Re:Zero – Sisyphe, pauvre con

L’été vient de s’achever et il serait temps de dresser un petit bilan du trimestre d’animation passé. Las, j’ai accumulé pas mal de retard dans la grande majorité des séries que je suivais (boulot + déménagement + vie sociale + etc.) et il n’y en a guère que deux ou trois que j’ai visionné dans leur totalité (et puis certaines ne sont tout simplement pas censées se terminer maintenant, aussi). Re:Zero – kara Hajimeru Isekai Seikatsu fait partie de ces quelques exceptions. Commencée début avril, elle avait été LA bonne surprise d’un printemps pour le moins morose (voire pourrave); qu’en a-t-il donc été par rapport à la saison suivante, beaucoup mieux fournie en termes qualitatifs?

Petit résumé rapide: Subaru Natsuki, en revenant du konbini du coin, se retrouve catapulté dans un monde de fantasy à clichés. Et il y meurt. Puis, comme si tout ça n’était qu’un vulgaire Action-RPG hardcore à la Dark Souls, il ressuscite à son dernier « point de sauvegarde auto ». Et re-meurt. Voilà, vous avez compris le principe: toute la narration de la série tourne autour des morts et résurrections de Subaru et sa capacité à apprendre de ses erreurs; ou pas.

Mais bon, ce n’est pas comme si Subaru avançait sans but: il y a cette fille aux cheveux argentés, Emilia, demi-elfe aux magies bourrines, protégée d’un noble mage et prétendante à la couronne locale, à laquelle certaines puissances occultes semblent vouloir du mal. D’ailleurs, il n’y aura jamais qu’Emilia dans le cœur de Subaru, et si on avait pu craindre un moment une dérive harem (puisqu’il tente régulièrement de s’attirer les sympathies d’autres femmes), cette crainte s’est avérée infondée. Tant mieux.

Re:Zero est une réussite. Si sur la question du design, elle s’avère très peu novatrice et même d’un profond classicisme, c’est au niveau de la narration et du traitement des personnages qu’elle arrive à tirer son épingle du jeu. Et pas qu’un peu: Subaru est profondément humain, oscillant entre le détestable et l’admirable, le ridicule et l’héroïque, le stupide et le calculateur; chacune de ses morts apporte son lot d’espoirs et de résignations, voire de désespoir, mais il tient le choc car il sait que son abandon signifierait la fin d’Emilia.

Orgueilleux au point d’en être trop souvent prétentieux et imprudent (ce qui le mène régulièrement à sa perte), Subaru évolue au fil de ses morts vers une forme de maturité, tout en gardant son enthousiasme communicatif (et ce malgré quelques passages à blanc pour le moins déprimants).

Même s’il y a des redondances dans l’événementiel (c’est le principe des récits à la Un jour sans fin/Endless Eight/All you need is Kill), il n’y a pas vraiment de répétition: même dans les boucles les plus récurrentes, Subaru, en dépit de sa naïveté, est suffisamment lucide pour apprendre à avancer vers un chemin différent, en tenant compte des rapports de force ou des rapports humains; car oui, il lui faut également tenir compte du contexte politique local, des craintes superstitieuses des uns et des intérêts économiques ou stratégiques des autres.

Bon, par contre, c’est vrai, certaines de ses réactions sont viscéralement stupides; mais bon, une mort bien sentie avec l’humiliation qui va bien, et ça repart. À ce sujet, certaines morts sont… très connes, je ne vois pas d’autre mot. Enfin, je ne vais pas spoiler.

Parce que Re:Zero est une série à voir; il y a eu ces dix dernières années une pléthore de séries inspirées de la pratique des RPG (MMO ou non) et si certaines tiraient leur épingle du jeu, celle-ci se situe encore un cran au-dessus. Les aspects « mécanique de RPG » sont ici relativement discrets, et seuls les éléments de lore (qui pourraient d’ailleurs très bien être ceux d’un roman de fantasy lambda) ainsi que les repop à la dernière save de Subaru pourraient nous y renvoyer.

Cette dernière mécanique est d’ailleurs suffisamment bien amenée pour que l’on n’ait pas systématiquement envie de gueuler à son voisin « putain, tu joues comme un pied, file-moi le pad » avant de se rappeler qu’on n’est pas en train de jouer; contrairement à Edge of Tomorrow (enfin, moi, c’est l’effet que le film m’a fait). Même lorsque Subaru est vraiment très très con.

Je suis en général méfiant vis-à-vis des adaptations de web novels & light novels, mais celle-ci fait pour l’instant partie des exceptions; enfin, je m’avance peut-être: les premières saisons de Sword Art Online & Log Horizon laissaient présager du meilleur et rien ne dit que la suite de Re:Zero, s’il y en a une, sera du même acabit. Après, peut-être que la série qu’on vient d’avoir couvre l’ensemble de l’histoire, je n’en sais rien, je n’ai pas vérifié (j’en doute quand même vu le nombre de questions encore en suspens à la fin).

Si Ofelbe avait la bonne idée de tenter d’acquérir les droits du LN, ce serait l’occasion de vérifier.

Au revoir; à bientôt.

Out Run a 30 ans

Chose promise, chose due: parlons un peu de Out Run; parce que l’arcade, c’est cool.

Yû Suzuki est un des plus grands noms de Sega, principalement réputé pour Shenmue en Occident et la série des Virtua Fighters au Japon… ce qui est extrêmement réducteur, puisque sa ludographie est juste gigantesque et presque sans faute (le « presque » étant là seulement parce que les deux  premiers Shenmue furent en leur temps un véritable gouffre financier). On y trouve moult jeux qui firent date et marquèrent parfois durablement le monde vidéoludique en arcade, comme After Burner, Virtua Racing, Daytona USA, Virtua Cop ou encore Scud Race (à mon avis le meilleur jeu de bagnoles jamais produit par Sega et qui paradoxalement n’a jamais été porté sur d’autre support que ses bornes dédiées; un vrai gâchis). Une majorité de jeux de caisses dans cette courte liste, dont le premier opus fut, en 1986, Out Run.

Out Run, pour autant, n’était pas un jeu de course. Certes, vous aviez bien un point de départ et une ligne d’arrivée (plusieurs, en fait; cinq pour être précis), mais point de concurrent à l’horizon: votre seul adversaire était, ici, le temps. Parce que oui, le temps est une pute et ça n’a jamais été aussi vrai que dans ce jeu: le timing pour atteindre certains check points était pour le moins serré et il n’était pas rare de voir sa jolie simili-Ferrari piler à quelques mètres du « time extended ».

Enfin bref, Out Run, c’était une longue balade à toute vitesse avec une jolie blonde à ses côtés, qui nous faisait traverser des paysages divers et variés, inspirés de charmants lieux d’Europe. Autant dire un jeu novateur pour l’époque, avec maints petits détails très inspirés, comme la possibilité de changer la musique comme on changerait de station de radio; ça n’a l’air de rien, aujourd’hui, mais c’était une première (enfin, disons plutôt que je ne connais pas de jeu d’arcade qui en faisait autant alors).

Le succès fut au rendez-vous et Out Run fut porté un peu partout (sauf chez Nintendo, mais la Famicom eut droit à ses clones du jeu), sur console et micro (oui, à l’époque la norme d’IBM et le DOS n’étaient certainement pas aussi dominants que les PC-Windows de maintenant et du coup, on évitait de dire « PC » pour désigner un ordinateur personnel; et on évitait aussi de dire « ordinateur » sans « micro » devant, vu qu’un « ordinateur » tout court, c’était un truc de la taille  d’un mobile home, parfois plus; d’où le diminutif « micro » et ça vous fait une belle jambe de savoir ça).

Pour ma part, c’est sur Atari ST et Amiga 500 que j’ai découvert que le jeu existait en dehors des salles (même si je n’avais aucune de ces deux machines; ça sert, les copains, des fois). Et c’est aussi sur ces deux versions que je pense avoir passé le plus de temps, tout bien considéré, même si au final, ma version « vintage » préférée demeure celle de la Megadrive.

Qui dit succès dit généralement postérité: Out Run connut plusieurs suites/spin-offs plus ou moins inspirés, comme Battle Out Run (en 1989) ou Out Runners (1992). Il réapparut également à plusieurs reprises, dans des compilations de Sega ou en stand-alone, sur diverses plateformes (la dernière version en date se trouvant sur 3DS) ainsi qu’en tant que « jeu dans le jeu » dans Shenmue II (salle Pine Game Arcade à Hong Kong), aux côtés de Space Harrier (Shenmue II n’est d’ailleurs pas le seul jeu dans ce cas).

Ce n’est qu’en 2003 que sortit un Out Run 2, en réalité moins une suite qu’une sorte d’excellent remake 3D du premier opus sous la houlette de Yû Suzuki himself. Une version up-gradée de ce dernier vit le jour pour le vingtième anniversaire de la franchise (Out Run 2006: Coast 2 Coast), laquelle fut trois ans après encore up-gradée et portée sur XBLA & PSN sous le titre Out Run Online. Depuis, point de nouveau jeu, mais toujours des portages, des émulations ingame ou des easter eggs plus ou moins appuyés (comme le circuit DLC de Sonic & All-Stars Racing Transformed)…

… et des vinyles des OST du jeu (cf l’image en en-tête). Je ne déconne pas, la société DATA-Discs a réellement obtenu les droits pour presser des vinyles des OST de vieux jeux de Sega, comme Streets of Rage, Shinobi III ou dernièrement Golden Axe I & II (que je m’en veux un peu d’avoir raté vu qu’il est maintenant en rupture de stock).

Alors, que vaut cet OST d’Out Run? La face A nous propose les trois thèmes de la version arcade sous leur forme originale (ce qui n’est pas rien quand on sait que Magical Sound Shower est considérée comme l’une des meilleures musiques de jeu de tous les temps), plus le thème de fin du jeu. La face B propose quant-à elle Step on Beat (nouveau thème introduit dans la version Megadrive) et les discutables nouveaux thèmes de la version 3DS. Bon, ok, on va rester sur la face A pour l’écouter en boucle.

Au revoir; à bientôt.

Spin

N’ayant pas pu mettre la main cet été sur le deuxième tome de Legend of the Galactic Heroes pour cause de rupture de stock, je me suis rabattu sur un titre qu’on me conseillait de longue date (et qui squattait ma PAL depuis un bail): Spin, de R. C. Wilson.

Tyler Dupree et ses amis les jumeaux Lawton ont été témoins dans leur enfance d’un changement radical pour l’ensemble de la planète: l’apparition du Spin, une membrane qui emprisonne la Terre dans un flux temporel ralenti. Alors que les années s’écoulent sur la planète bleue, le Soleil, lui, vieillit à une vitesse vertigineuse d’un point de vue terrien et l’extinction de l’humanité (et de toute forme de vie terrienne) semble approcher à grands pas. Circa 4 x 109 ap. J.-C.: Tyler couche par écrit les souvenirs de sa vie, intimement liée à celle des jumeaux Lawton, traumatisés chacun à leur façon par l’apparition du Spin.

L’ensemble du roman sera donc structuré en une alternance entre moments présents (les chapitres intitulés « 4 x 109 ap. J.-C. » donc) et les flashbacks de Tyler, dans lesquels ce dernier peut témoigner de la vie de Jason & Diane Lawton. Le premier, devenu un véritable génie de l’ingénierie, cherchera de manière quasi-obsessionnelle par tous les moyens possibles et imaginables à comprendre le Spin (et accessoirement trouver un moyen de s’en débarrasser), les causes de son existence et les motivations de ses constructeurs potentiels, les Hypothétiques. La seconde, terrifiée par ce changement soudain, se réfugiera quant-à elle, comme de nombreux terriens, dans la religion, rejoignant un culte chrétien nouvellement créé pour l’occasion.

Cette dichotomie entre les jumeaux constitue pour ainsi dire le moteur du roman, avec au beau milieu un Tyler tiraillé entre son meilleur ami et la fille dont il est amoureux. Le premier est à la fois rationnel et obsessionnel, extrêmement intelligent et conscient de l’être au point de se montrer parfois condescendant voire ouvertement méprisant, mais fidèle en amitié au point de ne se livrer qu’à Tyler; la seconde souffre d’un profond complexe d’infériorité vis-à-vis de son frère mais se rebelle contre sa famille et notamment son père: l’adoption d’une religion oscillant entre le mouvement hippie et le millénarisme évangéliste constitue à ce titre un magnifique pied de nez à son paternel plein aux as et une jolie tache sur la photo de famille.

Car les Lawtons sont riches, bien introduits dans la haute société états-unienne pré-Spin et encore plus post-Spin, et par conséquent extrêmement influents. De fait, Jason n’a aucun mal à se retrouver en première ligne pour tout ce qui concerne le Spin, et Tyler avec lui. Du trio, ce dernier est peut-être le plus équilibré (et donc le meilleur narrateur possible auquel le lecteur pouvait s’identifier): intelligent sans être un génie, lucide tout en faisant parfois preuve d’une grande naïveté, il semble indispensable aux jumeaux, comme une sorte de repère inébranlable. Le père de ces derniers l’a d’ailleurs bien compris et agit en conséquence.

Car E. D. Lawton a beau être beaucoup moins directement présent dans le roman que ses enfants, il n’en demeure pas moins un personnage essentiel, une figure de pouvoir sachant tirer profit de la moindre opportunité. Il est surtout celui qui a façonné Jason à l’image de ce qu’il estimait nécessaire pour assumer son héritage tout en dédaignant sa propre fille, reléguée à un rôle subalterne de pauvre conne tout juste bonne à marier à un bon parti. De fait, durant une grande partie de l’histoire, les actes des jumeaux se trouvent largement conditionnés par la figure de leur père, qu’ils agissent à la manière dont ce dernier souhaitait les voir agir ou au contraire en réaction, par rébellion.

Le Spin apparaît quant-à lui surtout comme un déclencheur, un McGuffin exacerbant des traits ou des réalités présents bien avant son existence, dans la vie du trio. Incompréhensible et implacable, il fait irruption sans aucun signe avant-coureur sans que l’on comprenne bien pourquoi. Le « pourquoi » demeurera d’ailleurs une interrogation constante jusqu’à la fin, que je ne vais pas spoiler ici mais que je trouve, personnellement, très pertinente.

En bref, si vous aimez la SF d’anticipation, vous devez lire Spin. Il y a dans l’écriture de R. C. Wilson un petit quelque chose qui rappelle J. Brunner (dont je vous conseille d’ailleurs vivement les romans Tous à Zanzibar et  Eclipse Totale), et tout ce qu’il faut pour ouvrir une belle saga. Car ce n’est là que le premier tome d’une trilogie dont il me tarde de lire la suite.

Au revoir; à bientôt.

8 ans de blogging… ou pas

… et par intermittence, en plus. Bref. Même si le présent blog n’a pas encore achevé sa première année d’existence, j’ai ouvert mon premier blog il y a huit ans. Et c’était déjà un blog de la lose. Petit retour, plus ou moins nostalgique.

Mon premier blog, donc, a été ouvert le 17 septembre 2008 sur une plate-forme rattachée à un site amateur de J-RPG (enfin pas que; disons que c’était le principal fond de commerce). Mais bon, vous savez ce que c’est: c’était mon premier blog, donc ça partait un peu dans tous les sens. Mais genre vraiment. J’y écrivais évidemment à propos de jeux vidéo (mais paradoxalement très peu de RPG, et quasiment jamais de J-RPG), de mangas, d’anime, de romans, de séries TV, de cinéma, de Magic the Gathering… et de tout un tas d’autres trucs qui n’avaient pas grand-chose à voir, genre des posts en mode « my life » où je parlais de mes vacances, ou d’autres en mode « serious business » où j’essayais de parler d’histoire médiévale (vu que c’est un peu devenu mon boulot); je me demande si je n’avais pas posté un ou deux machins à caractère vaguement politique aussi, d’ailleurs. Enfin bref.

Ce blog n’a pas fait long feu. Dès le début de l’été 2010, j’avais commencé à sérieusement lorgner du côté de Blogger/Blogspot et WordPress, avec l’idée de continuer sur une nouvelle plate-forme: créer un blog rattaché à un site spécialisé dont on est membre depuis plusieurs années a son lot d’avantages comme son lot d’inconvénients. Exemple ? Avantage: il y avait déjà une communauté de lecteurs potentiels toute constituée (et pour le coup assez active à l’époque). Inconvénient: c’était un peu un circuit fermé; beaucoup, en fait. Vu que ce n’était pas l’activité principale du site, les possibilités de personnalisation étaient pour le moins restreintes et les flux de syndication n’étaient pas vraiment au top, ce qui hypothéquait d’office la possibilité de se faire indexer sur un agrégateur et limitait donc la visibilité (parce que, même sans nécessairement faire dans le genre « putaclic » ou autre, quand on écrit sur un blog, c’est pour être lu; enfin en principe).

Cependant, j’ai attendu un peu de voir les possibilités offertes par Blogger et WordPress avant de franchir le pas… probablement trop longtemps, en fait. Pour la petite histoire, je n’étais plus franchement en bons termes (euphémisme) avec la communauté du site où se trouvait mon blog d’origine. Déjà parce que j’étais entré dans une phase clairement imbuvable. Ensuite parce que la plupart des membres que j’appréciais le plus se faisaient de plus en plus rares quand ils n’étaient pas tout simplement partis voir ailleurs; de ceux qui restaient, il y avait une petite minorité de personnes avec lesquels je m’entendais assez bien, et une majorité avec laquelle le courant ne passait tout simplement pas ou plus (ou que je ne connaissais pas et n’essayais pas non plus de connaître, il faut bien l’avouer).

Le déclic a été un énième différend qui s’est réglé en engueulade assortie d’un bannissement temporaire, lequel s’est mué en départ définitif: d’une certaine manière, c’était la meilleure occasion possible de mettre les voiles avec une satisfaction à peu près unanime de tous les côtés; d’autant que, ne jouant plus que très occasionnellement à des J-RPG (pour ne pas dire quasiment jamais), rester sur un site spécialisé dans ce domaine n’était pas franchement pertinent (au passage, si vous aimez les RPG occidentaux je vous conseille vivement d’aller faire un tour sur RPG-France; oui, c’est HS, mais c’est pour la bonne cause).

De ce blog, il ne doit plus rester aujourd’hui qu’une page blanche sobrement assortie d’un « Closed » (comme les waters; oui, c’est une blague de chiottes), le webmaster du site n’ayant pas jugé utile à l’époque d’implémenter une fonction de type « supprimer le blog » à son interface. Au final, je ne suis resté en contact qu’avec le fondateur du site en question, son frère exportateur de geekeries japonaises vintage et un sympathique vieillard amateur de métal (qui passent ici de temps à autres; coucou les copains!), et ai coupé les ponts avec les autres (c’est vrai que certains figurent encore dans mes listes de contacts PSN & XBLA, mais vu qu’on ne s’adresse  pour ainsi dire jamais la parole, c’est tout comme). Ah pardon, il y a Mikaya, aussi; chacun porte sa croix. Bref.

Passé sur Blogger (pourquoi Blogger plutôt que WordPress? Je l’ai joué à pile ou face; véridique), il fallait repartir du bon pied, en commençant par essayer de faire un truc plus cohérent : plus question de billets en mode « my life » ou autres, tout devrait tourner autour du jeu vidéo, du manga et de l’animation. Et un peu les comics/BD aussi, quand même. Ça laissait pas mal de latitude tout en évitant de partir dans tous les sens.

Mais quand on passe d’un système avec peu de personnalisations formelles possibles à un système qui en est bourré… eh bien on fait un peu n’importe quoi: la présentation de ce nouveau blog est donc très longtemps restée un énorme bordel bourré de widgets inutiles et saloperies en tous genres. Soit à peu près l’exact inverse de l’austère précédent, maintenant que j’y pense. Je m’étais aussi un peu lâché en termes de contenu: c’était, entre autres, l’époque où Tonkam commençait à publier les mangas de Piyoko Chitose; ça ne pouvait pas se rater, quand même !

C’était aussi l’époque où Google ne masquait pas systématiquement les mots-clefs de recherche de ses utilisateurs, et j’avoue que ça m’a flanqué quelques frayeurs, avec des « il encule un fruit » ou des « gundam baise pute merde » plutôt flippants quand on essaie d’imaginer la gueule de celui qui a pu vouloir chercher ça (pour le deuxième, j’ai ma petite idée; pour le premier, je soupçonne un membre d’un mystérieux culte vegan particulièrement hardcore). Mais bon, vu que les pages les plus visitées étaient mes posts sur les mangas de Satoshi Urushihira & autres joyeusetés plus ou moins hentaiesques, niveau référencement, ce n’était pas tellement étonnant en soi.

Après, il n’y avait pas que du racolage cucul, non plus. Pour autant que je me souvienne, j’avais pas mal écrit sur les deux principales franchises de Bioware du moment, vu que c’était un peu mon obsession de l’époque. Même quand ça ne se justifiait pas vraiment (genre un post pour chaque DLC qui sortait, même les plus anecdotiques à 3 skins et 2 armes). Je ne pense pas que je referais ce genre de trucs maintenant, surtout après la douche froide qu’a été Dragon Age: Inquisition (maintenant que j’y pense, je n’ai pris aucun DLC dessus et n’ai même pas tenté le multi; à titre de comparaison, je me suis coltiné tous les DLC des jeux Bioware précédents et totalise plus de 550h de multi sur Mass Effect 3, en dépit de sa qualité très discutable). Les temps changent, comme on dit; et les goûts personnels avec, certainement.

Enfin voilà. Ce blog a continué son petit bonhomme de chemin… et est mort tranquillement, avant le deuxième anniversaire de son lancement; il aura donc duré moins longtemps que celui qu’il était censé remplacer (mais aura eu plus du double de visites, donc pas de regret de l’avoir déménagé). Passé décembre 2011, après un calendrier de l’avent nostalgico-vidéoludique qui m’avait pris pas mal de temps, il n’a plus été que très occasionnellement mis-à-jour, de manière probablement peu pertinente. La cause principale? Un blog pâtit en général beaucoup des problèmes personnels et/ou professionnels de celui qui le tient, tout simplement. Le manque de motivation s’ajoutant à cela, l’extinction des feux devient évidemment inéluctable à moyen terme, parfois moins. Et c’est justement ce qui s’est produit.

Il n’en reste aujourd’hui plus rien, si ce n’est quelques articles sur des romans (version US) de Dragon Age, cédés à Dragon Age Univers. Non, je n’ai pas fait de sauvegarde. Enfin si, mais je l’ai effacée (volontairement; par contre, je me souviens plus pourquoi; est-ce que c’était un soir où j’étais bourré?), donc c’est tout comme. Mon précédent compte Twitter a suivi peu de temps après (j’en ai rouvert un depuis, mais pour ce que ça me sert…).

Finalement, sur les huit ans qui se sont écoulés depuis l’ouverture de mon premier blog, seuls cinq (et encore) ont réellement été des années de blogging (d’où le « ou pas » du titre, en fait). Cette nouvelle version du blog de la lose n’a rouvert ses portes qu’en novembre dernier, soit plus de trois ans après la mort de la précédente (une éternité, à l’échelle du net); dans une très compréhensible indifférence, vu que j’ai l’impression que l’essentiel des gens qui me lisaient à l’époque où Sarko était encore président sont juste passés à autre chose (difficile de leur donner tort: c’est bien de mûrir, aussi). Enfin, il reste quand même cinq ou six piliers de comptoir plus ou moins assidus depuis le début, voire avant (pas vrai, Abienesst?).

Pas eu envie de revenir sur Blogger: mon opinion de Google n’a fait que se dégrader au fil des ans (elle n’était déjà pas folichonne à l’origine, en plus). En brave mouton, je me suis contenté de faire comme tout le monde: aller chez WordPress. Ce que je ne regrette pas, d’ailleurs: l’interface est plutôt intuitive et laisse suffisamment de liberté pour qu’on se sente pas enfermé. Le résultat, vous l’avez sous les yeux. Ce n’est pas la grande classe, mais bon, ce n’est déjà pas si mal (pour un mec qui est une quiche aussi bien en code qu’en design, s’entend; merci les thèmes gratuits).

Je ne sais pas vraiment ce qui m’a poussé à revenir au blogging après cette longue « pause » (néanmoins très constructive par ailleurs, mais c’est une autre histoire), tout bien considéré. Peut-être juste un retour de motivation, ou un regain d’intérêt pour les vieilleries qui me passionnaient quand j’étais plus jeune, ce qui expliquerait la multiplication de billets commémoratifs ici; et encore, je vous ai épargné les 50 ans du film Batman ou les 30 ans du film Transformers (par contre, vous n’échapperez pas aux 30 ans d’Out Run la semaine prochaine, c’est obligé: la madeleine, tout ça).

Ou peut-être est-ce un accès de nostalgite aiguë pour l’époque où Ryoweb et Soviet Voice étaient encore actifs, où le Raton Laveur écrivait plus d’un post par an et où le principal agrégateur de blogs sur les manga/anime s’appelait Blogchan. Bref, l’époque où j’ai commencé à bloguer, un temps révolu.

C’est qu’il y  a eu du changement, depuis 2008. Outre les nombreux lieux physiques et virtuels qui ont fermé leurs portes entre temps (même si ça a aussi marché dans le sens inverse), les habitudes ont également pas mal évolué, j’ai l’impression: l’oral a semble-t-il pris la main sur l’écrit, avec la multiplication des vlogs, et le format blog a l’air de s’être un peu ringardisé (ça tombe bien, je suis un vieux con). quant-à savoir si c’est un bien ou un mal, ça… Mais finalement, j’ai surtout l’impression qu’un gros morceau de la sphère « otaque » française active en blogging il y a dix ans est passée à autre chose, ou n’a tout simplement plus assez de temps à consacrer à cette PASSION chronophage; ce qui n’est pas surprenant en soi, d’ailleurs.

Quoi qu’il en soit, merci d’être passé, et surtout d’avoir pris le temps de lire jusqu’ici (on dirait un vieillard sénile qui radote sur un banc public en alpaguant tous les passants et clodos du coin pour taper la causette; oh, un punk à chien ! Hey mec, t’as cinq minutes? J’ai de la 8-6 si tu veux!).

Au revoir; à bientôt; et Koki encule Shinobu (les vrais comprendront).

Vrac de mangas terminés (quater)

Encore un post en mode fainéant, mais bon, vous avez l’habitude, maintenant.

Bloody Monday – Last Season: l’idée de mêler les principes de base de thrillers complotistes à des logiques de coming of age fictions pouvait paraître saugrenue. Et elle l’était dans une certaine mesure, puisque la première saison ressemblait à une sorte de Six Compagnons du XXI° siècle en plus hardcore, quand la dernière part en mode Die Hard geek avec de jeunes futurs mariés… sauf que ce n’est pas vraiment nouveau, en soi. Après, ce ne serait pas un problème si le manga avait une identité propre, ou juste un truc d’un peu original à proposer derrière, n’importe quoi… mais non. Bloody Monday est une longue suite de poncifs, clichés et lieux communs, largement éculés; les plot-twists sentent tellement le déjà-vu qu’on les voit arriver à dix kilomètres, et les seuls points qui auraient mérité un certain développement (comme le tour politique de l’histoire sur la fin) sont expédiés en quelques planches (il est d’ailleurs significatif que Last Season, qui avait peut-être le plus à dire du fait de la maturité des persos, soit des trois arcs celui qui compte le moins de volumes). Pas grand-chose à dire dessus, au final, si ce n’est que vous avez certainement déjà vu tout (je dis bien absolument tout) ce qu’il y a dans ce manga plusieurs fois ailleurs, au cinéma, à la TV, en romans, en BD…

Knights of Sidonia: c’est en règle générale un type de SF que j’aime beaucoup. Mais étrangement, j’éprouve un sentiment mitigé vis-à-vis de la dernière série de Tsutomu Nihei, ce qui est d’autant plus surprenant que j’avais bien accroché à Blame! et Snikt! (bon, ok, ce n’est pas le même genre de SF non plus). L’auteur a une indéniable pâte, très personnelle et a priori très adaptée pour ce genre de récit orienté space opera, mais l’inexpressivité des visages est pour le moins déroutante. Si dans Blame!, ça passait comme une lettre à la poste, ici… on a un peu l’impression que l’auteur essaie de tordre son style pour lorgner vers des logiques scénaristiques classiques de rom-com (harem, surtout), et ça ne marche simplement pas. Dommage, parce que l’univers est très intéressant, les personnages malgré tout attachants et le mecha-design une belle réussite. Dommage, également, que la fin soit aussi rapidement expédiée.

GDGD Dogs!: c’était court, mais bon. Typiquement le genre de manga dont les couvertures ne reflètent pas le contenu: on croirait un énième reverse harem alors que c’est à peu près l’exact inverse (vu que l’héroïne n’hésite pas entre les mecs, elle les conchie tous, sans exception). Les meilleurs gag-mangas sont ceux qui savent s’arrêter à temps, et avec trois volumes, celui-ci réussit à faire le tour de son sujet tout en casant quelques petits trollages bien sentis (coucou les LN!). Les aventures du petit groupe de bras cassés du cursus spécialisé en manga s’achèvent donc sur un lieu-commun, mais Ema Tôyama a su éviter ou détourner la plupart des clichés relatifs au thème. Ce qui est déjà pas mal.

Anus Beauté: publier en France une rom-com à vocation didactique en 2 volumes, c’était un pari risqué mais totalement réussi. Alors, oui, évidemment, si on occulte le thème principal du manga (les hémorroïdes), l’histoire n’a rien de palpitant ni d’original; sauf que c’est le cas de 99% des mangas du genre, et que lui, il ne s’étale pas sur plus de 10 volumes pour arriver à la fin que tout le monde attend… fin d’ailleurs esquivée par l’auteur, qui préfère mettre en avant les questions d’ordre médical plutôt que les relations affectives entre les personnages. Donc oui, ce manga est une réussite, ne serait-ce que parce qu’il arrive à se montrer efficacement instructif sans être complètement chiant (ou démago; oui, j’ai une dent contre Au cœur de Fukushima, pourquoi?). Après, c’est sûr que si les histoires de maux de fesses ne vous font ni chaud ni froid…

Enfin, concernant les nouvelles sorties de la rentrée… pas grand-chose à dire, en fait: Le mari de mon frère se détache nettement du lot et mérite toute votre attention. Mais bon, le manga fait déjà pas mal parler de lui, et je n’ai pas grand-chose à rajouter, si ce n’est « lisez-le ».

Au revoir; à bientôt.

X-Men vs. Street Fighter a 20 ans

Ça fera bientôt trois semaines que je n’ai rien écrit ici, plus par manque de temps qu’autre chose. Et histoire de faire un peu dans l’originalité, un post anniversaire (soyons fou), sur un jeu de baston particulièrement mémorable; enfin, pour moi, parce que j’ai un peu l’impression qu’il est plus ou moins tombé aux oubliettes. Bref, X-Men vs. Street Fighter sur CPS2.

Alors que l’arcade prenait de plus en plus méchamment dans son cul (la faute à de gros changements dans les habitudes des joueurs mais aussi à des éditeurs/développeurs/constructeurs aux stratégies suicidaires ou dotés du discernement d’une taupe), les jeux de bastons en 2D continuaient néanmoins de sortir à la chaîne chaque année: le succès de Street Fighter II continuait encore 4 ans après sa sortie à faire rêver ceux des développeurs qui n’avaient pas encore succombé aux sirènes des gros tas de polygones moches avec une caméra qui part en vrille.

Capcom avait l’avantage d’être le créateur de la franchise mythique, ce qui, d’une part, l’auréolait d’une certaine crédibilité pour ce genre de jeu, et d’autre part lui fournissait une marque déclinable à toutes les sauces. C’est ainsi qu’on eut droit au film, puis au jeu tiré du film; au film d’animation, puis au jeu (pourri) tiré du film d’animation; à des manga et séries animées oscillant entre le discutable et le très discutable; à des préquelles vidéoludiques (dont l’excellent deuxième épisode, Street Fighter Zero 2, qui a fêté ses 20 ans en février dernier); et enfin à des cross-over, notamment avec la franchise X-Men, dont Capcom avait acheté les droits d’adaptation à Marvel.

X-Men, dans les années 1990, jouissait déjà d’une forte popularité (du moins auprès des lecteurs de comics, parce que le grand public s’en foutait un peu, je pense). Il faut dire que la franchise bénéficiait alors de l’héritage de Chris Claremont, avec des arcs mémorables comme Days of Future Past ou la Dark Phoenix Saga, et qu’une série animée (de qualité certes très inégale) l’avait un peu plus popularisée. Profitant de la hype, Capcom avait sorti sur CPS2, respectivement en 1994 et 1995, un jeu de baston X-Men et un autre estampillé Marvel Super Heroes, deux excellents jeux de combat en leur temps. Sachant que Gouki avait tapé l’incruste en perso caché dans le premier, les bases d’un cross-over entre la série phare de Capcom et la célèbre franchise de comics étaient posées.

Et débarqua donc il y a vingt ans dans les salles d’arcade japonaises ce tag-battle, visuellement très proche du premier jeu de baston X-Men, avec ses persos gigantesques et ses furies qui prenaient plus de la moitié de l’écran. Avec un total de 16 persos (17 en comptant Gouki), le roster se tenait dans les standards de l’époque et présentait suffisamment de variété pour que chacun trouve chaussure à son pied, avec un panel intéressant de mutants et sapiens (on regrettera cependant l’absence remarquée de Psylocke, Colossus, Honda et Sagat).

Il fallait donc choisir deux persos dans cette liste que l’on pouvait faire alterner en combat pour comboter ou sortir une fury en duo dévastatrice (genre une optic blast qui prenait deux tiers de l’écran et un hadôken en mode kamehameha). Et en solo, le big boss du jeu était Apocalypse.

Pour rappel, le jeu est sorti juste quelques mois après la fin, en comics, de l’arc Age of Apocalypse, donc autant dire qu’il était raccord avec son temps et que le choix était pour le moins pertinent. Il inaugurait surtout ce qui allait devenir une tradition dans les cross-over Marvel/Capcom: le boss final qui prend plus de la moitié de l’écran. Bon, il faut bien dire qu’il n’était cependant pas très difficile à battre.

Enfin, puisque le jeu semble avoir rencontré un certain succès en arcade, il fut porté sur Saturn et PlayStation. La première version n’était pas très loin de l’arcade perfect, grâce à une cartouche qui permettait d’étendre un peu la puissance de la bécane de Sega (laquelle a toujours été 2D friendly). Mais la deuxième… ouch… C’est vrai que la PS1 n’a jamais été réputée pour ses portages de jeux de baston en 2D; enfin si, mais dans le mauvais sens (Samurai Shodown 3 avait d’ailleurs été un véritable désastre). Mais là, au-delà de la suppression de frames d’animation, des ralentissements ou bugs graphiques divers… ce n’était tout simplement plus le même jeu: avec l’abandon, pour des raisons purement techniques, du tag battle, le jeu devenait un simple 1 vs. 1 et votre partenaire se voyait réduit à l’état de vulgaire « striker ».

Ceci étant dit, cela n’a pas vraiment nui à la postérité du jeu, puisqu’il a été rapidement suivi d’un relativement décevant Marvel Super Heroes vs. Street Fighter (pas non plus mauvais et avec de bonnes idées de gameplay, mais avec un roster pour le moins discutable), puis d’un très bon Marvel vs. Capcom et d’une « suite directe » à ce dernier, Marvel vs. Capcom 2 (qui proposait un roster de malade à 56 persos); peut-être l’épisode le plus joué en compétition, d’ailleurs, puisqu’il a figuré parmi les jeux de l’EVO pendant quasiment une décennie, avant que son successeur, Marvel vs. Capcom 3, ne prenne le relais en 2011 (soit plus de dix ans après). Et depuis Ultimate Marvel vs. Capcom 3 (fin 2011), plus rien: Disney, actuel propriétaire de Marvel, ne semble plus avoir l’intention de travailler avec Capcom pour le moment. Dommage.

D’autant plus dommage que cela implique que les anciens épisodes ne peuvent être réédités (physiquement ou virtuellement) sans l’accord de la firme aux grandes oreilles et aux dents longues. De fait, on n’est pas près de revoir X-Men vs. Street Fighter en version légale, ce qui est très regrettable puisque, contrairement à MvC ou MvC2, il n’a jamais été porté ailleurs que sur les consoles de son époque. Certes, il tient aujourd’hui difficilement la comparaison avec ses successeurs (à part son successeur direct), mais il reste toujours visuellement accrocheur et très plaisant à jouer.

Pour ma part, il s’agit peut-être du jeu auquel j’ai le plus joué en arcade, tous genres, époques et supports confondus; il faut dire que la salle d’arcade la plus proche de mon lycée (et qui a fermé boutique quelques années après) avait opté pour installer le jeu sur une borne Megalo de Sega, donc autant dire que les conditions de jeu étaient bonnes. Je suis incapable de dire combien de pognon j’y ai lâché; trop, j’en ai bien peur.

Au revoir; à bientôt.

Gundam Build Fighters Try – Island Wars

Plus d’un an après la fin de la série, Gundam Build Fighters Try a finalement eu droit à un épisode spécial, sorti aujourd’hui même, dans un format de 36 minutes (pub comprise) et, comme d’usage pour cette partie de la franchise, diffusé sur Youtube avec sous-titres anglais.

Après leur victoire en championnat, la team Try Fighters est invitée avec quelques autres gunpla-fighters à participer à un essai expérimental de la nouvelle mouture de Gunpla Battle, sur une île tropicale. Malheureusement, c’est le moment qu’a choisi la fille de Reiji & Aila pour se pointer sur Terre (roh, c’est bon pas la peine de crier au spoiler, c’est juste évident dès la seconde où on découvre la trombine de la gamine)… et l’expérience avec le nouveau cristal fabriqué par Nils Yajima tourne court.

Toute la première moitié de l’anime est une forme de parodie de rom-com où on retrouve à peu près tous les clichés possibles des arcs « de plage » et assimilés. Lieu de rêve montré comme une pub de TripAdvisor? Check. Mec qui bave devant des nanas en maillot avant de se faire remonter les bretelles? Check. Mec qui se retrouve avec un harem aux basques? Check. Nanas jalouses pour un oui ou pour non? Check. Moment accidentellement romantique malencontreusement interrompu? Check.

Bon, il n’y a pas que ça non plus, avec un début d’épisode plutôt bien inspiré s’ouvrant sur un match de tournoi entre la team Try Fighters et celle de Gyanko, et quelques clins d’œil à la franchise. Mais tout cela est expédié pour arriver au gros de l’épisode: la baston. Soit toute la deuxième partie.

Et ce n’est finalement qu’une revisite du dernier épisode de Gundam Build Fighters, avec le cristal qui s’emballe et des gunpla-fighters qui se jettent dans la bataille pour résoudre le problème. Avec une grosse surenchère de puissance qui emprunte pas mal des codes du super-robot (comme les pilotes qui beuglent le nom de leurs attaques) et rappelle beaucoup G-Gundam (ce qui n’a rien de surprenant en soi, puisque GBFT est peut-être la série de la franchise la plus proche de cette dernière; et puis Sekai est un disciple de Domon, après tout).

Alors, les gens qui regrettaient que le final de GBFT n’ait pas eu les mêmes ambitions que celui de GBF en auront pour leur argent (pas dur, c’est gratuit) avec ce « special » qui rapproche un peu plus la suite de l’originale. La question étant: cela était-il nécessaire? Parce qu’au fond, ça n’apporte pas grand-chose, il faut bien être honnête. Surtout si GBF en reste là ou n’exploite pas du tout par la suite le personnage de la fille d’Aila & Reiji (dont le nom n’est, maintenant que j’y pense, jamais prononcé de l’épisode).

GBFT – Island Wars était vendu comme un bonus à fan-service pour une série basée sur des jouets eux-mêmes basés sur une franchise de SF vieille de bientôt 40 ans; donc autant dire une longue page de pub. On ne pourra pas dire qu’il y a eu mensonge sur la marchandise, puisque le fan-service gunpla est bien le cœur de cet épisode. Après, ça tient techniquement la route, et à défaut d’avoir la moindre ambition de raconter quoi que ce soit, il a au moins le mérite de montrer du joli plastoc.

Mais quand même, ç’aurait été bien d’avoir une histoire digne de ce nom ou ne serait-ce qu’un embryon de quelque chose qui lui donne un peu d’enjeu. Parce que, même si la deuxième moitié de l’épisode est construite sur le modèle du final de GBF, le machin est balancé comme ça, à l’arrache, en rushant totalement le build-up, limité à quelques scènes plus ou moins inspirées d’Evangelion ou autres. C’est con à dire, mais il manque facilement un quart d’heure, voire une demi-heure à cet anime pour avoir une consistance réelle.

Bref, s’il est difficile d’être déçu vu les prétentions du truc, on peut en revanche lui reprocher son manque d’ambition: on est au niveau d’un film DBZ en termes de scénario; ni plus, ni moins.

Au revoir; à bientôt.

Suicide Squad

Un film avec des mecs sans foi ni loi en lieu et place des super héros au grand cœur habituel. C’est pas la classe, ça? Un putain de pied de nez aux conventions et la réponse de DC au phénomène MCU qui… que? Quoi? Deadpool? Jamais entendu parler.

Amanda Waller trouve que les meta-humains, c’est pas super lol: ok, Superman était dans le bon camp (celui de l’Amérique de Donald Trump) et Flash a l’air d’être un brave gars, mais qu’est-ce qui nous dit que le prochain ne sera pas dans le camp de Kim Jong Un, ou pire, militant écologiste? Du coup, elle profite de sa position au Pentagone pour monter une petite unité de connards balèzes composée de criminels renommés (Deadshot, Harley Quinn, El Diablo…) sous commandement militaire. Ainsi nait la Suicide Squad, dont le premier job consiste à stopper une archéologue possédée par l’esprit d’une enchanteresse voyageuse trans-dimensionnelle.

Bon, par où commencer? Le jeu d’acteur? Allez. On attendait Jared Leto et Margot Robbie au tournant parce que, hey, c’est quand même du Joker et de Harley Quinn qu’on parle. La prestation du premier n’est pas mauvaise, mais, outre le fait que passer après Heath Ledger, Mark Hamill et Jack Nicholson est plutôt ardu, il semble pour l’instant plus décidé à incarner une petite frappe déjantée qu’un vrai cinglé. Idem pour Margot Robbie, dont le personnage fait plus penser à Juliet Starling de Lollipop Chainsaw qu’à Jinx de League of Legends. Et ce sont malgré tout avec Amanda Waller (incarnée par Viola Davis) et Batman (qu’on voit quelques secondes) les seuls persos un minimum crédibles du film. Sérieusement.

Le reste du casting a soit décidé de jouer n’importe comment, soit de ne pas jouer du tout. Les scénaristes ont semble-t-il cherché à jouer sur la dichotomie entre Deadshot, tueur à gage criminel, et Rick Flag, tueur aussi, mais soldat, donc officiel, peut-être avec la finalité de montrer que la différence n’est pas aussi flagrante qu’il y paraîtrait. Sauf qu’on n’y croit pas du tout. Déjà,  Will Smith en Deadshot, personne n’y croit une seconde. N’étant pas un assidu des DC comics, je suis incapable de dire s’il y est fidèle ou non, mais dans une équipe de villains, on attend autre chose comme simili-leader qu’un brave père de famille tout gentil.

D’ailleurs, dans une équipe de villains, on attendrait, je sais pas, des villains? Non parce que là, c’est juste un carnaval de méchants Disney (et encore, le Prince Jean et Madame Mime étaient plus méchants que certains d’entre eux). En plus, ils sont trop nombreux, trop rushés, trop… rien? À part Deadshot, Harley Quinn et El Diablo (qui frise le ridicule), qui ont droit au développement minimal d’une origin story, que sait-on des autres? Katana a perdu son mari, assassiné, Captain Boomerang est un con égoïste prétentieux, Killer Croc est moche et Slipknot est… hein, il y avait un perso qui s’appelait Slipknot, dans ce film? J’avais même pas remarqué. Bref.

Outre ces personnages pour le moins décevants, le film a droit à une narration pour moins… inégale, dirons-nous. En fait, c’est un peu comme si on avait, en vain, essayé de condenser trois ou quatre films différents en un: un qui tourne autour d’Harley Quinn et du Joker, un autre qui tourne autour de la vie de Deadshot, un autre qui raconte les magouilles d’Amanda Waller… le tout monté à l’arrache. De fait, le rythme est bancal et les relations entre les différents protagonistes semblent totalement forcées, au point que les dialogues des vingt dernières minutes sont à la limite du hors-sujet.

Suicide Squad est un ratage, non pas sur le plan technique (honorable) mais sur le plan de l’écriture (où le désastre est complet). Il avait pas mal de choses sur le papier pour réussir, mais le résultat n’est pas là, la faute, probablement, à la machine consensuelle hollywoodienne. Au final, c’est juste une origin story de plus, ratée car courant trop de lièvres à la fois et n’osant jamais franchir les limites de la bienséance, malgré quelques fulgurances visuelles qui auraient eu, elles, leur place dans un vrai bon film transgressif.

Oubliable, donc.

Au revoir; à bientôt.

Vrac de mangas terminés (ter)

C’est l’été, il fait chaud et en plus j’ai du boulot. Du coup, je me foule pas.

Jusqu’à ce que la mort nous sépare: Que ce fut long… Il faudrait être de mauvaise foi pour qualifier ce manga de réellement mauvais, mais que ce fut long… Après 26 volumes, Mamoru peut enfin ranger définitivement son sabre dans son fourreau et on ne s’en plaindra pas, parce que ça commençait vraiment à devenir laborieux sur la fin. Alors que le manga avait réussi à garder une certaine constance en mode « City Hunter sans l’humour avec un kendoka dark et une loli à pouvoirs », le dernier arc était une espèce de fourre-tout où l’on pouvait retrouver un best-of de pratiquement tous les problèmes susceptibles de se pointer dans ce genre de titre. C’est bien beau de vouloir faire revenir la majorité des persos croisés au fil de l’histoire, mais ça fait beaucoup trop d’un coup. Le boss de fin cheaté était aussi une facilité de mauvais goût. Et ce battle royale qui n’en est pas un et arrive comme un cheveu sur la soupe… Bref, l’arc de trop. Il fallait que ça se termine, c’est fait; n’en parlons plus.

Blue Spring Ride: Rom-com plutôt sympathique, rafraichissante, sans prétention… et sans grande originalité au final. Certes, c’est loin d’être mauvais, l’autrice étant plutôt douée dans sa partie, mais il manque ce petit « quelque chose » qui le rendrait totalement mémorable. Les thèmes de l’incertitude des sentiments, des blessures morales liées à la perte d’un être cher ou autres soucis d’adolescence sont des récurrences courantes dans les shôjo à environnement lycéen, et en la matière, celui-ci manque d’intensité quand on le compare à deux de ces concurrents directs terminés il y a peu: par rapport à Orange, les enjeux semblent dérisoires, et par rapport au Garçon d’à Côté, les personnages semblent bien plats. Pas une lecture que je déconseillerai, donc, mais clairement pas le shôjo de l’année.

Dédale: Courte série en deux tomes, sortis simultanément. Je l’ai pris parce que Morgan dit que c’est bien. Elle a raison: c’est bien. Voilà. Et non, je ne vais pas développer: allez lire ces deux volumes, simplement, au lieu de perdre votre temps ici; c’est le genre de manga qu’on peut acheter les yeux fermés.

Sur ce…

Au revoir; à bientôt.

Le marronnier de la fin juillet (jamais deux sans trois)

Blablabla… nouveau trimestre… blabla… nouveaux anime… blablablabla… marronnier… blabla… chat qui bouffe mon câble DVI/HDMI… blablabla… Mélenchon qui fait du Kung-Fu… blabla… non, mon bureau n’est pas une litière, putain!… blabla…

91 Days: Histoire de trafics et de guerre des gangs au temps de la prohibition… ouais pas très original si on est amateur de films de gangsters, mais en anime, ce n’est pas un thème très courant. Pour le moment, ça se veut d’ailleurs relativement fidèle aux poncifs du genre et c’est plutôt une réussite dans l’ensemble.

Active Raid Second: Suite d’Active Raid premier du nom (sans blague…), avec un début pas très éloigné (le même mélange de slice of life, d’humour et de police mécanisée à la Patlabor), des anciens personnages toujours aussi neuneus et des nouveaux du même acabit. Plus qu’à espérer qu’ils ne se chient pas sur le boss final comme dans la première saison et ce sera bon.

Alderamin on the Sky: Un petit groupe de jeunes gens dans un pays en guerre se prépare à entrer à l’académie militaire, sauf qu’ils font naufrage et se retrouvent avec l’héritière du trône en plein territoire ennemi. Oh, et il y a de jolies petites bestioles mignonnes qui font vaguement de la magie. A priori, cette série a tout ce qu’il faut pour devenir soit un nouveau Rokka no Yûsha (et ça, ce serait cool), soit un nouveau The Pilot’s Love Song (et ça, ce serait naze). Wait & see.

Amanchu!: Slice of life de deux lycéennes plongeuses, l’une chevronnée, l’autre débutante; l’une survoltée, l’autre posée; l’une extravertie, l’autre timide; l’une puérile, l’autre féminine. Comme dans le manga, le rythme de l’histoire est lent (voire très lent), contemplatif et très léger dans l’ensemble. Par contre… c’était vraiment nécessaire de garder le sifflet de Hikari? Même dans le manga, ça me cassait les oreilles (je ne croyais pas que c’était possible). Enfin bon, la réalisation suit pour les scènes sous-marines et les plans d’ensemble (certains sont d’ailleurs juste magnifiques), donc on ne va pas se plaindre, c’était le principal.

Ange Vierge: Oups! Excusez-moi, j’ai confondu mon compte CrunchyRoll avec mon compte xHamst… ah bah non, en fait… Comme quoi, un titre, ça peut être trompeur. Bref. En gros, ça ressemble à un mix entre Infinite Stratos et KanColle, avec une vague histoire de mondes parallèles et d’apocalypse en prétexte pour exhiber un gynécée de connasses dans une ambiance vaguement shôjo-ai. Aucun intérêt, a priori.

Battery: Takumi Harada est un petit con arrogant persuadé que personne n’est assez bon pour réceptionner ses lancers au baseball et que son petit frère à la santé fragile, Seiha, est incapable de jouer à son sport de prédilection. Jusqu’à ce qu’il déménage et rencontre Gô Nagakura, un lycéen enjoué qui arrive le réceptionner et essaie de le convaincre que son frangin n’est pas un bras cassé. L’histoire tourne pour le moment autour de ces trois personnages, le duo Takumi/Gô aux personnalités antagonistes en étant le moteur principal. Un peu décevant pour le moment, mais bon, c’est chaud de passer après Ace of Diamond et j’ai l’impression, au vu du rythme assez lent dans l’ensemble, que le baseball y est plus un prétexte à la mise-en-scène de relations humaines qu’autre chose, ce qui ne peut s’apprécier que sur la durée.

Berserk: MES YEUX! PUTAIN MES YEUX! Comment était-il possible de chier à ce point la réalisation? On dirait des clips en MMD! Hors de question que je continue à m’infliger ce truc! Putain, c’est Berserk, merde, un peu de respect, quoi!

Bôei Bu Love! Love!: Dans la veine de la première saison, avec un nouveau duo d’antagonistes principaux narcissiques au possible, donc toujours extrêmement con. Et donc à voir, forcément.

Cheer Boys!!: Au début, je me disais que coller un chara-design de Hiroyuki Asada sur une série sur le cheerleading, c’était un peu comme essayer d’installer une carrosserie de Lamborghini sur une 4L. Mais en fait, ça va, les personnages sont plutôt attachants (même si certains relèvent un peu de la psychiatrie) et l’histoire tient bien la route: on est clairement sur de l’anime de sport tout ce qu’il y a de plus classique, les seules originalités étant la discipline concernée (faut dire que choisir le cheerleading masculin comme thème pour série animée, c’est assez couillu) et le fait que l’histoire se déroule dans une université et non dans l’enseignement secondaire auquel on est généralement habitué. Si ça implique une plus grande maturité dans le traitement des personnages par la suite, je suis preneur.

DAYS: Bon, là, c’est clair, niveau originalité, on repassera, puisqu’on a affaire à une énième série sur le foot construite sur les poncifs habituels… mais hé, tant que la réalisation suit, de quoi se plaindre? Pour l’instant, sans pour autant être du niveau d’un Kuroko ou d’un Haikyû, on peut dire que ça roule. Espérons que ça continue comme ça.

Fudanshi Kôkô Seikatsu: J’ai habituellement une profonde sympathie pour les anime qui traitent des fandoms des manga, anime ou jeux-vidéo, même (surtout) quand ils essaient de mettre en avant leurs travers. Mais là, non. Je le trouve même limite malveillant vis-à-vis du public dont il entend parler, en fait, très loin d’un Fudanshism ou d’un Otaku Girls. Si au moins c’était un minimum drôle… À oublier, donc.

Fukigen na Mononokean: « Ça vous dirait qu’on fasse xxxHolic, mais en bien? » a dû être la question du scénariste à l’équipe technique, parce que, grossièrement, c’est ça: de la slice of life d’exorciste sympa. Rien de révolutionnaire, ceci dit, mais ces trois premiers épisodes permettent de passer un bon moment.

Handa-kun: C’est… pas vraiment ce à quoi je m’attendais. N’ayant pas lu le manga, je suis incapable de dire si l’anime en suit la trame ou le parodie. Le scénario, censé raconter l’adolescence mouvementée de Handa avant qu’il ne devienne calligraphe pro, est en fait pour l’instant construit sur une suite de quiproquo que n’aurait pas renié Full Metal Panic? Fumoffu!: Handa étant socialement inadapté, il lit presque systématiquement de travers les paroles et réactions de ses camarades, et ces derniers ne sont pas en reste, eux-mêmes pas franchement futés et incapables de comprendre cet original. On est assez loin de Barakamon, et c’est un peu dommage. M’enfin bon, c’est amusant quand même.

Hybrid x Heart Magias Academy Ataraxia: Alors là, j’avoue que je suis bluffé. On dirait que des mecs ont voulu faire un dôjin R18 de Infinite Stratos (encore lui), mais en légal. Sauf qu’ils n’ont pas dû réussir à obtenir les droits; du coup, ils ont changé les noms, modifié un peu le scénar’, et en ont profité pour augmenter la capacité pulmonaire des héroïnes et rendre les armures de combat plus vulgos sexy (vous comprenez, dans l’original, on aurait pu les confondre avec des burkas). Parce que c’est exactement ce qu’est cet anime au nom à rallonge: une version de Infinite Stratos où le héros doit se taper TOUTES les nanas pour recharger leurs batteries (sinon elles crèvent en combat). Le tout avec une censure plus ridicule qu’autre chose, comme si le staff était incapable d’assumer. Allez, à la benne.

Mob Psycho 100: L’histoire d’un héros lycéen exorciste surpuissant travaillant pour un charlatant dont il est persuadé qu’il est un génie des sciences occultes; le tout traité à la One Punch Man, donc tous les persos sont cons comme pas possible (fantômes compris). Et c’est cool. Franchement cool.

New Game!: Un K-On du pauvre au pays des développeurs japonais. Si cet anime était un tant soit peu réaliste, ça expliquerait énormément de choses sur la qualité et la créativité des jeux nippons actuels…

Orange: Adaptation animée correcte d’un bon manga… alors oui, c’est cool, mais dans ces conditions, ne vaut-il pas mieux aller voir du côté du matériau original?

OZMAFIA!!: Pas joué au jeu, donc incapable de dire s’il est fidèle; ou même s’il y a un quelconque lien avec l’histoire, vu que ça ressemble plus à une espèce de parodie à fan-service. Du coup, bah je ne suis clairement pas le public visé, donc autant dire que cette série ne me fait ni chaud ni froid.

Taboo Tattoo: Je ne connaissais pas le manga avant de regarder ces trois premiers épisodes, donc je serai bien en peine de dire si c’est fidèle ou non… mais c’est un déroulement très classique: le héros acquiert accidentellement un pouvoir de taré, ça se tape sur la gueule avec d’autres persos dotés de pouvoirs de tarés (mais moins tarés que le sien), et il y a une vague histoire de complot international derrière tout ça; avec des tarés. Alors évidemment, ça ne fait pas super envie présenté comme ça, mais très franchement, c’est rafraichissant, à défaut d’être original. Un peu comme Twin Star Exorcists, en fait.

Bon, sinon, il y a aussi quelques séries sympa qui continuent sur leur lancée, comme Re: Zero, sortie un peu de nulle part et qui s’avère une excellente surprise, ou Jojo – Diamond is Unbreakable. Et puis, il y en a d’autres qui s’avèrent franchement honteuses, comme Gundam Unicorn RE:0096, qui non seulement n’apporte rien par rapport à la série d’OVA qu’elle adapte (pas même un meilleur développement des séquences rushées, alors que c’était précisément là-dessus qu’on l’attendait), mais en plus se retrouve avec un re-montage dégueulasse, ajoutant à la paresse l’incompétence. C’est d’autant plus décevant que sur le plan technique, le matériau de base était excellent.

Bon, sur ce, je vous laisse, mon chat recommence à faire des siennes.

Au revoir; à bientôt.