Dernier post annuel, en forme de bilan

(si vous vous demandez quel est le rapport entre le titre et l’image, la réponse est: aucun; je ne savais pas trop quoi mettre, du coup je vous ai mis une photo de ma crèche de Noël de cette année)

Bien bien bien… cette année (de merde) touchant à sa fin, il est donc temps de se livrer au marronnier habituel qui consiste à dresser des bilans sur tout et n’importe quoi. Et vu que je suis un bon gros consommateur de trucs plus ou moins culturels, vous vous doutez qu’il ne sera pas question de géopolitique ou d’œnologie (bien que je le regrette sincèrement pour ce dernier point). Ceci étant dit, afin d’éviter un deuxième post-fleuve chiant comme celui d’avant-hier, on essaiera de se limiter à une petite sélection de trois titres marquants de différents types de médias.

Et pour commencer… je fais l’impasse sur les jeux vidéo. Non que je n’y ai pas touché cette année, mais, n’ayant pas de console current gen et ne disposant que d’un i5 assorti d’une GTX660 et de pas beaucoup de RAM, je suis totalement passé à côté des AAA de cette année. Vous me direz que j’aurais pu y jouer en inferior version, mais après m’être coltiné Dragon Age: Inquisition sur XBox 360, j’estime avoir fait suffisamment d’économies de laxatif pour ne pas avoir envie de réitérer. Après, c’est sûr, il n’y a pas que les AAA dans la vie, mais… bin je me rends compte que les seuls jeux sortis cette année auxquels j’ai joué, à moins que j’en oublie, sont au nombre de quatre en comptant le très sympathique mais néanmoins archaïque Yatagarasu (qui accuse son âge mais n’a été porté sur Steam qu’en juillet dernier), les trois autres étant Please, Don’t Touch Anything, Emily is Away et Sid Meier’s Starships (sérieux? C’est réellement vendu comme un « vrai » jeu, ce truc? J’ai le sentiment d’en avoir totalement fait le tour en une partie d’essai! Et dire que ça aurait fait une bonne extension à Civilization: Beyond Earth…).

Le bon côté de la chose, c’est que j’ai pu consacrer pas mal de temps à des jeux un peu plus anciens (Civilization V, Skyrim, Tropico 5, Ultra Street Fighter IV…), voire beaucoup plus anciens, comme Age of Empires II HD (au passage, l’extension The African Kingdoms est construite sur le modèle de la précédente, et ses ajouts sont davantage des corrections « d’oublis » que des éléments susceptibles de révolutionner l’équilibre du jeu ou le gameplay; du coup, les Huns et les Goths demeurent les civilisations les plus pétées), ou Suikôden premier du nom (le seul JRPG que j’ai réussi à mener à son terme sans m’emmerder comme un rat mort en l’espace d’une demi-douzaine d’années…). Donc, niveau pertinence pour un bilan annuel, on repassera, et au final, la seule sortie qui aura réellement marqué mon expérience de jeu aura été celle de Heart of Thorns, la première extension de Guild Wars 2, sur laquelle il faudra que je revienne une autre fois (pour faire court, ça vaut le coup; vraiment).

Cinéma & webséries (et assimilés)

Bon, là, ça va aller assez vite, puisque si je ne dois en retenir que trois, ce sera It Follows, Birdman & Kung Fury, sur lesquels je me suis déjà suffisamment étendu. Après, ce ne sont pas les seules franches réussites de l’année non plus: Chappie vaut carrément le coup et Le Tout Nouveau Testament fut un bon moment de rigolade (avec un Benoît Poelvoorde magistral dans son rôle de dieu connard misanthrope).

2015 fut également l’année de la sortie du génial Les Dissociés, où Raphaël Descraques et le staff de Golden Moustache démontrent une nouvelle fois leur talent. Je vous parlerais aussi volontiers de Rock Macabre, la « websérie » (de trois épisodes) en forme de comédie musicale de FrenchBall, mais… François Descraques + Florent Dorin + PV Nova + Éléonore Costes + Clara Doxal… comment ça pourrait ne pas être cool?

Et bien sûr, comment ne pas évoquer la sortie que tout le monde attendait, à savoir Star Wars VII? Un peu comme Terminator: Genisys, le film arrive alors que sa franchise revient de loin, après une « prélogie » catastrophique et des séries animées au mieux discutables. Aussi un film simplement médiocre mais respectant un minimum son esprit aurait contenté la majorité des fans, donc le contrat est rempli. De plus, n’oublions pas que Star Wars au cinéma, c’est également un rituel social, une suite de moments de fraternisation entre fanboys/fangirls, comme cet instant d’hilarité générale qui secoue la salle lorsque apparaît la trombine du fils caché de Loki et du professeur Rogue. Et puis… on réalise après coup qu’on a sacrifié Mara Jade, Thrawn, les jumeaux Solo et Ben Skywalker pour ça. Hémorroïdes.

Anime

Rétrospectivement, j’ai le sentiment d’être passé à côté de pas mal de trucs cools, comme Gangsta ou ‘F’ the Perfect Insider (ils sont sur ma liste à voir), mais pour autant, je n’ai pas non plus l’impression d’avoir perdu mon temps (sauf avec G no Reconguista). Du coup, si je devais n’en garder que trois, ce serait Gundam Build Fighters Try, Parasite et Ace of Diamond (saison 2). Vu que j’ai déjà dit pas mal de bien des deux premiers, je ne vais pas en rajouter.

Quant-au troisième, eh bien il se situe dans le haut du panier des séries sportives et s’il n’évite pas certains stéréotypes du genre, il en évite la plupart des écueils. Difficile de détailler sans spoiler, mais sachez juste que la victoire de l’équipe principale n’est jamais vraiment acquise, un peu comme dans Haikyû! (dont je n’ai pas encore vu la deuxième saison, d’où son absence ici), ce qui relance régulièrement l’intérêt de l’histoire. Après, je vous dirais bien que c’est un anime destiné aux fans de baseball… mais vu que je n’en suis pas, j’en déduis qu’on peut parfaitement accrocher même en n’y connaissant rien du tout.

Du reste, l’année a été marquée chez les nostalgiques de ma génération par le retour au cinéma et à la TV de deux franchises phares des années 1980/90. DBZ avec La Résurrection de ‘F’ et Dragon Ball Super, tous deux d’une qualité plus que discutable (j’ai lâché la seconde tellement je trouvais ça… du niveau d’un filler de la première série de DBZ, en fait). Saint Seiya avec les deux ratages complets qu’ont été La Légende du Sanctuaire et Soul of Gold; la franchise n’est d’ailleurs pas gâtée en ce moment, puisque niveau manga, ce n’est pas beaucoup mieux, entre l’effroyable Next Dimension et le très dispensable Episode G – Assassin (et dire qu’on se plaignait d’Omega…). Et puisqu’on en parle…

Manga

Pour simplifier les choses, compte tenu des différences de rythmes et types de publications, on va faire en sorte de ne garder qu’un one shot, un manga terminé cette année (en France), et un manga qui débute. Donc dans l’ordre:

The Legend of Zelda – A Link to the Past de Shotarô Ishinomori, sans surprise (la madeleine, tout ça).

La fille de la plage d’Inio Asano. Si je vous disais que ce court récit de tranche de vie en deux volumes est à mi-chemin entre un film de Gus Van Sant et un roman de Ryû Murakami, on serait encore loin du compte. La fille de la plage est une œuvre magistrale et dérangeante au possible, dressant le portrait d’une adolescence meurtrie et tourmentée. De tous les mangas que j’ai lu cette année, il est celui qui m’aura le plus profondément affecté, comme une sorte de pendant négatif à Solanin du même auteur. Si je n’en ai pas encore parlé jusqu’ici, c’est qu’il est difficile de lui rendre les honneurs qu’il mérite sans le spoiler totalement, et je suis intimement persuadé qu’il est assez dense pour faire l’objet d’une étude universitaire en bonne et due forme. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que c’est une œuvre qui a ses moments sordides, et, de fait, elle n’est clairement pas à mettre devant tous les yeux.

Unlucky Young Men de Kamui Fujiwara & Eiji Ôtsuka, ou la description des événements de la fin des années 1960 au Japon dans une tonalité proche de ce qu’on pouvait lire dans 1969 de Ryû Murakami (encore lui). Outre le fait qu’il rappellera aux franco-français nombrilistes que nous sommes que ce fut un phénomène international et en aucun cas limité à Mai 68, ce manga propose une suite de personnages oscillant entre le malsain et le troublant, dépeignant un Japon révolu et révolté, fasciné par la culture occidentale comme par l’idéologie marxiste, tiraillé entre ses carcans sociaux et les aspirations libertaires et/ou égalitaires. Bref, c’est un manga a découvrir, qui plus est publié chez nous dans une édition de grande qualité (collection Latitudes, chez Ki-oon).

Le reste (BD, comics, light novels…)

Bon, vu que c’est un peu une catégorie foutoir, on va tranquillement abandonner l’idée des « trois titres marquants », d’autant que, comme pour les jeux vidéo, j’ai été plutôt à la traine. Niveau comics, pas vraiment de grosses lectures, vu que j’ai un peu raté ce qui a été apparemment le meilleur des sorties DC/Urban Comics (entre autres). Côté Marvel, rien de profondément marquant, et même si la fin de l’arc des jumeaux Apocalypse de Uncanny Avengers est assez mémorable, on peut difficilement le qualifier d’audacieux sans faire preuve d’une totale mauvaise foi. J’ai un peu de mal avec All New Xmen et Uncanny Xmen, qui semblent un peu tourner en rond pour le moment, et le recueil Civil War – Prélude tenait plus de la blague qu’autre chose.

Niveau BD franco-belge, là encore, je ne la ramènerai pas trop. Je signalerai juste la fin de l’excellent Skraeling de Thierry Lamy & Damien Venzi, chez Ankama, ainsi que l’inauguration chez les Humanoïdes Associés d’un nouveau cycle de La Caste des Méta-Barons, sobrement intitulé Méta-Baron, suite du cycle originel et dont le premier tome met en scène un nouvel adversaire de Sans-Nom, Wilhelm-100; ce n’est pas à la hauteur de La Caste, mais ça reste du Méta-Baron (Jodorowsky rules).

Quant-aux light novels… je n’en ai lu qu’un seul, le premier tome de Log Horizon. Si on garde à l’esprit que c’est du roman pour ado, ça passe, mais il ne faudrait pas trop essayer d’y voir autre chose. Ce n’est pas inintéressant, mais ça ne va pas casser trois pattes à un canard non plus. L’édition française est dans l’ensemble correcte, ce qui permet au moins de l’apprécier dans de bonnes conditions.

Enfin, pour ce qui est du domaine musical, j’ai déjà dit que je m’abstiendrai d’en parler, sauf exception très occasionnelle.

Bien, voilà qui est fait. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon réveillon et une année moins pourrie que celle-ci en général.

Au revoir; à bientôt.

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