Le marronnier de la fin janvier (anime principalement, mais pas que)

La fin du mois de janvier est traditionnellement l’occasion de donner ses premières impressions sur les séries du nouveau trimestre. Du coup, même si certains le font mieux que moi, je m’y mets quand même. Sauf que bon, ce n’est pas très facile de tout suivre, et ça ressemblera donc plus à un truc du genre « rentabilisons notre abonnement à Crunchyroll » qu’à autre chose. Pourquoi Crunchyroll seulement? Déjà parce qu’il faut beaucoup de temps libre ou d’organisation pour tout regarder, et ce n’est pas tellement mon cas (pour les deux). Et parce que les titres les plus intéressants de chez Wakanim & autres sont aussi… sans surprise: quand on voit les manga dont ils sont tirés, il aurait franchement fallu que l’adaptation ait été refilée à un ramassis d’incompétents pour que Erased ou Dimension W version anime soient mauvais; ce n’est pas le cas et c’est donc très cool (et à voir), mais pas surprenant en soi. Alors autant s’attarder sur des titres adaptés d’œuvres moins connues, ou originaux (si si, ça se fait encore).

Qui plus est Crunchyroll a une tradition de catalogue bancal assez amusante, puisque d’excellents titres y côtoient des choix extrêmement discutables. Voyons donc s’ils auront fait aussi fort cette année que l’an passé, en commençant par les séries qui continuent leur petit bonhomme de chemin, avant de passer aux nouvelles.

Ace of Diamond: toujours aussi sympa, le rythme semble tenir sur la durée. Plutôt bien joué, pour une série de sport.

World Trigger: d’une certaine manière, c’est Naruto en mieux et dans un trip de SF d’anticipation, où les ninjas auraient troqué leur place avec des pseudo-militaires en herbe, le tout sur fond de guerre des mondes (parallèles); ça passe forcément mieux, vu qu’il n’y a ni Sasuke-like, ni Naruto-like, et que le seul gros filler qu’on ait eu pour le moment se soit avéré quand même moins pourri que ce qu’on nous sert habituellement dans ce type d’anime. Mais ça ne va pas chercher très loin non plus, et sa seule originalité est de n’avoir ni générique de début, ni générique de fin, mais un générique de milieu d’épisode. Conceptuel.

MS Gundam – Iron Blooded Orphans: là, j’avoue que je suis très partagé sur cette série. Elle présente certaines tares de base, à commencer par un « hair-design » qui n’a pas grand-chose à envier à la très décriée Gundam AGE et des longueurs relativement pénibles, mais également un mecha-design intéressant et quelques très bonnes idées… assez mal exploitées pour le moment, il faut bien le dire. Je pense que j’y reviendrai une fois que le premier run sera terminé (vu qu’on semble parti sur une série en plusieurs saisons façon Gundam 00). Disons que je doute qu’elle devienne une des séries-phares de la franchise, mais que ça se laisse regarder, et c’est déjà un GROS soulagement après G no Reconguista. À noter que Crunchyroll a systématiquement une semaine de retard sur la diffusion, au contraire de Wakanim & Daisuki.

Active Raid: mélange improbable entre Windspector et Patlabor, j’avais un peu peur au départ que la série se prenne pour Code Geass (avec Taniguchi aux commandes, on ne sait jamais), mais en fait non. Il s’agit ici de suivre une brigade high-tech suréquipée chargée de faire la nique aux délinquants qui détournent des exosquelettes à des fins criminelles, sachant que les membres de ladite brigade (la « huitième » comme ils disent) sont tous des originaux. C’est cousu de fil blanc et ne vole pas bien haut, mais c’est fun et c’est déjà bien.

Myriad Colors Phantom World: dans un monde où les êtres spirituels sont monnaie courante et interagissent avec les affaires humaines, les gens dotés de pouvoir de médium se doivent d’intervenir pour limiter la casse provoquée par les « Phantoms ». L’anime suit donc un petit groupe de lycéens plus ou moins bras cassés chargés de lutter contre ces créatures. Rien de bien original en somme. Et si je vous dis que le groupe a la forme d’un harem… Bref, c’est bof bof (et ça, c’est l’évaluation optimiste).

Ojisan to Marshmallow: slice of life construite autour d’un mec de la quarantaine ou cinquantaine qui aime se gaver de marshmallow et subit les avances de sa secrétaire. Si seulement c’était un minimum drôle…

Sekkô Boys: OVNI. Imaginez un otome-anime où le personnage principal, féminin, se retrouverait à manager un groupe d’idols masculines en vogue. C’est fait? Maintenant, remplacez les idols par des bustes de plâtre. Eh bien Sekkô Boys, c’est ça. Un OVNI, donc. Et plutôt fun, d’ailleurs (une manière de faire remarquer à tous les talento qu’ils ont autant de personnalité qu’un morceau de plâtre?).

Oshiete! Galko-chan: euh… au départ, j’ai cru que c’était une blague, mais en fait non. L’anime met en scène trois stéréotypes nommés tels quels: Galko la « gal » (aka pouf’), Otako l’otaque et Ojô la « princesse » dans leur vie de tous les jours, en tentant de répondre de manière… marrante? (je crois que c’était l’objectif, en tout cas) à des questions existentielles du type « c’est vrai que les filles à gros seins ont des aréoles plus grosses que les filles à petits seins? » ou « si on met un tampon, on perd sa virginité? ». Je trouverais ça franchement pathétique, lèverais les yeux au ciel en soupirant que « merde, on en est encore là en 2016 » et cracherais ouvertement mon mépris sur cette bouse… si je ne savais pas que ces questions se posent effectivement le plus sérieusement du monde pour un certain public adolescent, public manifestement directement visé par cet anime. Du coup, je peux difficilement critiquer ça, ce serait comme reprocher à Dora l’Exploratrice d’être infantilisant ou à Adibou d’avoir des mécaniques de jeu simplistes. Aussi, je me contenterai juste de regretter que l’approche soit aussi sexiste et d’arrêter sur le champ de m’infliger ce truc.

Schwarzes Marken: après un Muv-Luv Alternative – Total Eclipse dont seuls les deux premiers épisodes valaient le coup d’être vus, la franchise se voit dotée d’un nouvel opus, centré sur une unité de l’Allemagne de l’Est en 1983, toujours dans le même monde uchronique envahi par les BETA. Pour l’instant, je n’ai vu qu’un seul point positif: son mecha-design. Le reste est aussi crédible que Jean-François Copé et ne présente juste AUCUN intérêt. Pour le moment, du moins, mais avec le précédent Total Eclipse, on est en droit de douter que ça arrive un jour.

Au moins, ça permet de faire un peu de tri et de ne garder qu’une demi-douzaine de séries à suivre (Ace of Diamond, World Trigger, le Gundam du moment, Active Raid, Sekkô Boys et peut-être Schwarzes Marken, vu que même si c’est naze, les mechs sont jolis). En dehors des anime, pas grand-chose à dire, si ce n’est conseiller deux nouveaux manga fort intéressants.

Le premier est Underwater, qui met en scène la jeune Chinami, collégienne qui, suite à une perte de connaissance, se retrouve transportée dans un paisible village où elle recontre un gamin nommé Sumio. Ce dernier semble fasciné par une cascade dans laquelle vivrait un dieu-dragon. Slice of life matinée de fantastique, Underwater bénéficie d’un trait doux fort approprié dont le seul défaut est… son format. En effet, le grand format choisi par Ki-oon (collection Latitudes oblige) fait évidemment honneur au tracé, mais les trames pointillées ont un rendu par moments assez dégueulasse. Fort heureusement, on passe facilement outre.

Le second est Les enfants de la Baleine, fresque initiatique dans un monde envahi par les sables et où les humains doivent survivre dans de grands vaisseaux-cités. L’histoire se focalise sur le personnage de Chakuro, narrateur du récit atteint d’hypergraphie et « marqué » (en gros, doté de pouvoir psy, mais en contrepartie d’une espérance de vie courte). Dans un vaisseau naufragé, il rencontre une fille anonyme quasiment dépourvue d’émotions qui semble chercher un vaisseau nommé Phaleina. Las, ses compatriotes agressifs décident de s’en prendre à la Baleine de Glaise, le vaisseau de Chakuro, qui serait sans défense sans une petite bande de réprouvés (à laquelle le narrateur se rallie). Excellent titre pour le moment (2 volumes parus en janvier) qui promet pour la suite, servi par un dessin élégant se rapprochant un peu du Nausicaä de Miyazaki.

Au revoir; à bientôt.

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