Un peu d’indépendance, ça ne fait pas de mal

Entre deux sessions de Guild Wars 2 et de Civilization V, il m’arrive de jouer à des trucs… des trucs. Des jeux généralement sans grande prétention, parfois (souvent en fait) un peu fauchés, ce qui permet d’excuser à peu près n’importe quoi ou presque (le « presque », c’est pour les jeux comme Kung Fury: Street Rage pour lequel j’ai l’impression qu’on se fout ouvertement de ma gueule). Allez, petit tour d’horizon de quelques jeux auxquels j’ai joué dernièrement.

Kung Fury: Street Rage, pour commencer directement par là où le bât blesse: la règle générale a très longtemps voulu qu’à de notables exceptions près les adaptations de films soient un peu voire beaucoup de la merde. Eh bien c’est un peu le cas ici et je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi. En gros, pour vous faire une petite idée du jeu, imaginez que vous jouiez à Double Dragon, mais sans stick ni pavé directionnel. Voilà. Donc en gros, on passe son temps à appuyer en rythme et en alternance sur les deux principaux boutons de sa souris sans rien faire d’autre. Même dans les années 1980, ce jeu aurait été considéré comme une blague de mauvais goût. Et dire qu’on avait à peu près tout pour faire un bon beat’em all… Seul point à sauver: l’esthétique vintage, super léchée, qui vaut vraiment le coup d’œil, mais qui aurait gagné à servir un VRAI jeu. Même à seulement 3€, ce n’est pas un bon rapport qualité/prix quand on peut avoir pour 2€ de plus un portage de la trilogie Double Dragon d’origine (portage certes très discutable car buggé de partout, mais néanmoins plus intéressant que Kung Fury: Street Rage). Déception, donc.

Streets of Fury EX: un Guardian Heroes-like avec des acteurs digitalisés à la Mortal Kombat se déroulant à Paris et permettant d’incarner Benzaie & Bob Lennon. J’ai besoin d’ajouter quelque chose? Foncez.

Fist of Jesus – The Bloody Gospel of Judas: en ramenant Lazare à la vie, Jésus se chie un peu dessus et le transforme en zombie. Et comme tout zombie qui se respecte, il s’attaque à tout le monde et contamine ses semblables. Jésus et son meilleur disciple vont devoir unir leurs forces pour libérer la Judée. Alors, visuellement, c’est plutôt moche (disons qu’il faut aimer le flash, quoi), mais rien que l’idée d’incarner Jésus & Judas pour savater du revenant à coup de poisson et de croix, c’est plutôt cool et bien débile. Le pied, donc. Enfin, ça le serait si certaines hit-boxes n’étaient pas totalement farfelues et si le jeu proposait un mode multiplayer (même pas en local…): pour 9€, c’est à la limite de l’acceptable. N’empêche, j’aime bien ce jeu. Et je vous invite à jeter un coup d’oeil au court métrage, à mi-chemin entre peplum, film de zombie et western (si si).

AdVenture Capitalist: free-to-play dont les micro-transactions sont particulièrement négligeables pour l’expérience de « jeu », donc difficile d’en dire du mal. Son principal souci (outre son esthétique discutable)? Bin le côté « jeu » est assez inexistant, en soi, comme tout clicker, finalement: vous cliquez, prenez le pognon, recliquez, prenez le pognon, investissez et payez pour qu’une IA clique à votre place (« embaucher », qu’ils appellent ça in game), histoire de gagner encore plus de pognon à réinvestir pour gagner encore plus de pognon à réinvestir pour gagner encore plus de pognon à… répétitif et donc a priori chiant. Mais du coup, puisque vous gagnez du pognon en n’en foutant pas une (ou presque) et en laissant les autres bosser à votre place, ça fait du jeu une approche ludique à la fois simple et réaliste des grands principes du capitalisme. Alors rien que pour le côté pédagogique, il vaut le coup d’être cité (ah, et il est blindé d’easters eggs, aussi).

Yatagarasu – Attack on Cataclysm: les jeux de fight amateurs qui ne se pètent pas les dents à l’arrivée ne courent pas les rues et Yatagarasu en fait partie. La recette de la réussite? Bin rester bloqué dans les années 1990. Et je ne plaisante pas, c’est un peu comme si les 15 dernières années n’avaient pas existé tant le jeu s’évertue à rester dans les clous posés par Capcom & SNK à cette époque. On y retrouve donc tous les ingrédients d’un jeu de baston « classique », avec ses clones de personnages existants chez la concurrence (Kou & Crow sont des ball/dragon à la Ryu/Ken, Kotaro est un mélange improbable entre Athena & Nakoruru, Juzumaru est un Fei-Long version aïnou, Chadha est un mix entre Hugo & Zangief…), son scénario digne d’un nanar, son intérêt à peu près inexistant en solo mais énorme en multi… Son plus gros défaut vient de la différence de définition entre les sprites bien pixelisés et les décors, plutôt beaux mais  ultra-statiques (certains auraient plus leur place dans une expo AOJI que dans un jeu de combat, d’ailleurs); si on passe outre ce désagrément, le jeu est franchement plaisant… mais trop cher: 15€, c’est le prix de vente de base de KoF 98 UM, KoF 2002 UM ou encore Guilty Gear XXAC+R sur Steam, trois jeux quand même meilleurs que Yatagarasu… À vous de voir si vous êtes suffisamment nostalgique des bons vieux jeux de fight.

Au revoir; à bientôt.

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