Zelda a trente ans

Ça n’a rien d’un scoop, vu que tout le monde en parle, mais oui, cette bonne vieille franchise vient de fêter ses trente bougies. Et c’est plutôt cool, vu que les licences de cette époque à avoir survécu avec autant de succès jusqu’à nos jours doivent pouvoir se compter sur les doigts d’une main de lépreux, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose (mauvaise parce que c’est toujours triste de voir des titres disparaître, bonne parce qu’un peu de renouvellement n’a jamais fait de mal).

Pas grand-chose à dire qui n’ait été dit, cependant. À titre personnel, Zelda fut l’un des jeux qui a le plus marqué mon expérience de joueur pour plusieurs raisons. D’une part, c’était une époque où les jeux auxquels je jouais ne brillaient pas par leurs qualités techniques et esthétiques, que ce soit sur le plan visuel ou sonore (je jouais sur MO6, aussi; presque exclusivement à des jeux Infogrames, d’ailleurs), points sur lesquels le titre de Miyamoto excellait (ça peut faire sourire rétrospectivement, mais si on recontextualise, ça n’a rien de spécialement illogique). D’autre part, j’ai découvert le jeu tardivement, alors que j’étais dans ma période HeroQuest/Chevalier du Labyrinthe/Bilbo le Hobbit, et donc à fond dans ce qui pouvait toucher de près ou de loin la fantasy. Du coup, j’étais servi avec ce jeu.

Après… c’était un peu aussi le GTA de son époque, et pas seulement pour son côté bac-à-sable:  il y a une réelle immoralité dans ce jeu, en dépit de tous les éloges, et je m’étonne qu’il n’ait pas encore fait l’objet d’un épisode d’Alain Soral Gaming, puisque Link se voit proposer de mettre le feu aux forêts (apologie de la pyromanie), tuer tous les animaux qui passent (apologie du braconnage), piller des donjons (apologie du trafic de matériel archéologique) et même faire péter des bombes (apologie du terrorisme). Immoral, vous dis-je et j’en suis, rétrospectivement, profondément choqué.

Blague à part, c’était assez cool de se balader dans un monde à peu près ouvert et de pouvoir interagir avec son environnement (certes de manière limitée, mais tout de même). Bon après, ce n’était pas Skyrim avant l’heure non plus, hein. Avec son désert grand comme un bac-à-sable et ses étangs à fées de la taille d’un pédiluve, le Hyrule de cette époque ressemblait plus à une sorte de Parc Astérix sans montagnes russes et avec des monstres qu’à autre chose. Et puis, le Ganon de cette époque avec sa tête de phacochère zombie était plus risible que charismatique. Il n’empêche que la sauce prenait, et plutôt bien. Peut-être à cause du contexte de l’époque où, limitations techniques obligent, on pouvait difficilement attendre mieux: le sentiment de liberté et l’impression de pouvoir explorer son petit univers dans ses moindre recoins étaient bien là.

Je suis assez content que la franchise ait pu assurer sa pérennité, vu qu’on a eu droit à des pelletées d’épisodes sympas (pour seulement une poignée de très mauvais, ce qui est un ratio très correct pour une franchise de cet âge) accompagnés de collectors des plus séduisants.

Au revoir; à bientôt, et joyeux Zeldanniversaire (c’était pourri, je sais).

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