The Story of Thor 2 a 20 ans

Vous aimez les dieux nordiques dotés d’un marteau foudroyant? Eh bien c’est vraiment pas de bol parce que les jeux de cette franchise n’ont strictement aucun rapport avec la culture scandinave, d’origine ou marvelisée. Aucun rapport avec Sentai School non plus, d’ailleurs, malgré le fait que ça se prononce « Toa » comme le laissent subtilement entendre les deux katakana sous le titre. Mais on s’éloigne un peu du sujet.

Du temps de la Megadrive, on avait vu sortir quelques titres tentant plus ou moins de compenser la présence de la franchise Zelda dans le camp d’en face: Landstalker, Soleil puis Story of Thor virent donc successivement le jour sur la 16Bits de Sega. Le dernier, qui s’éloignait quelque peu des sentiers battus de l’aventure-action pour lorgner du côté des beat’em all, avait notamment rencontré un succès autant critique que commercial, d’où l’idée d’en sortir une suite sur Saturn.

Enfin, pas vraiment une suite, une préquelle, en fait, contrairement à ce que laissait entendre le titre européen du jeu. Le joueur incarnait un dénommé Leon… pour se retrouver avec un pur Zelda-like au pays des Mille et Une Nuits. Ayant réussi à se hisser parmi les plus beaux jeux de la Saturn à cette époque, Story of Thor 2 envoyait une claque visuelle (et sonore) dès les premières minutes. Bon, après, en avançant un peu, on se trouvait parfois confronté à des ennemis fort pixelisés au rendu général assez moche, mais dans l’ensemble, il s’agissait d’un des plus beaux jeux de la bécane, toute période confondue.

L’histoire, anecdotique, servait de prétexte à écumer diverses régions/donjons pour y résoudre quelques énigmes (pas trop difficiles; Zelda-like, on vous dit) en vue d’y tabasser quelques bosses. Et ce afin de récupérer six esprits de la nature tellement sympas qu’ils vous prêtaient main forte lorsque vous les invoquiez à l’aide de votre joli bracelet en or: utiliser les pouvoirs de ce dernier sur une flaque faisait ainsi apparaître Dytto, la petite fée des eaux, tandis que le pointer sur une plante faisait émerger Bawu, la grosse plante carnivore, et ainsi de suite.

Chacun était évidemment doté de capacités propres indispensables à tel ou tel moment du jeu, que ce fût pour le combat ou débloquer un passage donné. Une fois récupéré Airl, le dernier esprit élémentaire, il vous fallait vous lancer à l’assaut d’Agito, le final boss, doté d’un bracelet en argent aux pouvoirs équivalents à ceux du vôtre et passablement vilain-méchant-pas-gentil, pour sauver votre nana (Zelda-like, qu’on vous dit). Et lui botter les fesses, pour une obtenir… une fin moisie.

J’ai rarement été aussi frustré de finir un jeu, en fait (quoique Mass Effect 3… mais là, il y avait des signes avant-coureurs pendant le jeu; ici, rien). Parce que dans l’ensemble, tout était plutôt bien mené, dans Story of Thor 2. Tout. Sauf la séquence de fin.

Du coup, est-il intéressant d’y rejouer aujourd’hui? Carrément: même de nos jours, il reste un des meilleurs jeux de son genre en 2D. Il n’est juste pas nécessaire de le finir. Ceci étant dit, je serais de mauvaise foi en qualifiant le combat final de mauvais; c’est ce qu’il y a après qui est très bof, et vu ce à quoi on avait pu avoir droit tout au long du jeu, le contraste était assez violent, même dans le contexte de 1996. Surtout remis dans le contexte de 1996, en fait (après Dragon Force et sa fin cinématique entièrement doublée, notamment).

Bref, je laisse le mot de la fin à papy AHL (et ouais, je quote Gameblog si je veux):

Au revoir; à bientôt.

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