Vrac de mangas terminés

Il est possible que vous l’ayez remarqué: nous sommes aujourd’hui le premier mai. Oui, c’est fou. Mais qui dit « premier mai » dit aussi « rien-foutisme ». Alors je ne vais pas me fouler. Petit panorama rapide de quelques titres terminés récemment (pour Le monde selon Uchu, c’est par ici).

Le Garçon d’à Côté: découvert par sa version anime avant même de connaître l’existence du manga, il m’avait conquis d’avance (et ce malgré un titre francophone digne d’un mauvais sitcom d’AB Production; on ne peut néanmoins pas reprocher au traducteur d’avoir mal fait son boulot, cependant). C’est à la fois mignon et très très con, donc cool. Bon, après, techniquement, ça fait un petit moment que l’histoire est effectivement terminée: le treizième volume, c’est juste du rab de side-stories avec les persos secondaires. À lire, si on est amateur de rom-com qui ne se prennent pas trop au sérieux et se la jouent humour de situation débile à base de persos un peu teubés.

Ultimo: je m’étonne un peu d’avoir réussi à aller jusqu’au bout  tellement le scénario prenait des travers tominoesques. La com’ autour d’Ultimo insistait très lourdement sur la participation de Stan Lee à la conception du manga, mais j’ai surtout eu l’impression d’y lire la plupart des travers reprochés à Monsieur Caméo, plutôt que les qualités de ses meilleures créations. C’est très fouillis, les personnages sont trop nombreux et sous-exploités dans leur grande majorité, et finalement, le scénario cumule les tares d’une mauvaise série de comics à superhéros avec celles d’un médiocre shônen nekketsu inspiré de tokusatsu. Clairement pas un titre que je conseillerais, donc.

Pandora Hearts: un titre qui a à peu près toutes les qualités et tous les défauts d’un Kaori Yuki standard; sauf que ça s’étale sur 24 volumes (dont un dernier qui compte double). C’est très, très joliment dessiné, mais les multiples détours paumants de l’histoire ne m’ôteront pas l’idée que tout ça aurait pu être traité de manière beaucoup moins alambiquée en moitié moins de volumes, sans rien perdre de son intérêt par ailleurs. Ça reste néanmoins très correct, voire très bon sur un certain nombre de passages; surtout si on apprécie le mélange de fantasy et d’esthétique victorienne, assez peu courant en shônen, il faut bien le dire (mais Square-Enix est un éditeur habitué des approches peu conventionnelles).

Unlucky Young Men: extra, de bout en bout. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais du premier volume en décembre dernier, eh bien le second se situe dans la même lignée. J’ai souvent du mal avec les fictions historiques car elles ont généralement des prétentions pédagogiques qu’elles sont incapables de remplir ou qu’elles mettent tellement en avant que ça alourdit la narration au point de rendre le truc limite imbuvable (et oui, c’est bien à Cesare que je pense en écrivant ça). Mais dans le cas d’Unlucky Young Men, il s’agit d’une fiction située en un lieu et une époque bien connue des auteurs, de la slice of life de gens du peuple assez éloignée de la « grande histoire » (que je déteste cette expression…) et à peu près dépourvue de célébrités historiques. Alors, évidemment, le regard est forcément biaisé, mais c’est justement là que se situe l’intérêt de ce genre d’histoire, d’autant que les révoltes étudiantes de la fin des années 1960 au Japon ne sont pas un thème particulièrement courant (du moins dans nos contrées). C’est bien dessiné, bien narré, bien scénarisé… bref, bien tout court.

Voilà voilà.

Au revoir; à bientôt.

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