Dragon Ball Z – Extreme Butôden

Ce n’est évidemment pas très Charlie de tirer sur une ambulance, vu que le jeu s’est déjà fait pas mal basher par ailleurs, mais bon, ça fait un petit moment que rien n’a été écrit sur ce blog et il faut bien faire du remplissage de temps en temps. Bref. Ce jeu est une petite déception. Petite, parce que bon, c’est un jeu DBZ, et si certains jeux tirés de la franchise avaient su s’en tirer avec les honneurs, il ne faut généralement pas trop s’attendre à tomber sur un chef d’œuvre. Mais quand même… les épisodes « Butôden » avaient plutôt positivement marqué leur temps, dans les années 1990, sur Super NES comme sur Saturn; le développement avait été confié à Arc System Works, désormais habitué des « bonnes » adaptations de franchises en jeux de baston (Hokuto no Ken sur Atomiswave, Under Night in Birth sur RingEdge 2 ou encore les Persona 4 sur Type X²); enfin, les premiers visuels laissaient entendre que le jeu exploiterait l’écran tactile plus ou moins à la manière d’un Jump Superstars. Et le résultat est juste… bof.

Un peu plus d’une vingtaine de persos jouables, c’est certes moins que sur la version Saturn, mais c’est très honorable, d’autant qu’il y a moult strikers… à débloquer. À des conditions parfois totalement débiles. Et c’est chiant. Donc on essaie juste de choper les plus fat (parce qu’en plus, ils sont déséquilibrés) en délaissant les autres. Quant-au casting directement jouable… mouais… il y a effectivement une certaine variété et ce serait faire la fine bouche que de prétendre ne pas trouver chaussure à son pied, mais… 4 occurrences de Gohan et 3 de Goku, ça fait proportionnellement un peu beaucoup.

Mais le vrai point noir du jeu, c’est le gameplay. On dirait un Tekken pour trisomique où on se contente, avec chaque perso, de reproduire les MÊMES enchaînements de coups à base des trois mêmes boutons. Et c’est chiant. Et incompréhensible: ce n’est pas comme si les développeurs n’avaient aucune expérience du jeu de baston (merde, on parle quand même des types qui ont pondu les Guilty Gear et les BlazBlue, quoi!), ou qu’il n’y avait jamais eu de jeu de baston plus élaboré que ça adaptant DBZ… mais non.

Alors évidemment, la direction artistique est fidèle, les rendus des Kamehameha & consorts sont assez impressionnants pour un petit écran, et globalement, sur le plan visuel comme sur le plan sonore, le résultat est très probant. Sauf que ça ne sert pas à grand-chose si le gameplay est aussi limité: on peut foutre la meilleure réalisation possible et imaginable, si le joueur se contente de balancer des strikers à la chaîne en reproduisant sempiternellement les mêmes combinaisons de boutons, c’est juste chiant. Et c’est assez désolant de se dire ça quand on pense à ce qu’aurait pu donner le même jeu avec un VRAI gameplay (même un truc newbie-friendly); ou juste avec une plus grande liberté de mouvement, comme dans les Super Sonic Warriors (également développés par Arc System Works, d’ailleurs).

Quant-au jeu bonus, portage de Dragon Ball Z – Super Butôden 2 (soit l’épisode a priori le plus populaire), il reste égal à lui-même: dispensable si on est insensible à l’effet nostalgie, et dans le cas contraire… l’absence des musiques originales (suite logique de l’histoire des plagiats imputés à Kenji Yamamoto) est un peu triste (d’autant que les nouveaux thèmes sont plutôt bof), et l’ergonomie de la 3DS (surtout en format XL) est assez problématique pour les parties de longue durée (ces putains de coins qui cisaillent le creux des mains…). Mais surtout, l’impossibilité de jouer à deux, pour un jeu de combat à l’origine conçu pour ça, c’était pas franchement indispensable et en réduit considérablement l’intérêt. Autant rebrancher sa Super NES, même si c’est pour se coltiner la VF atroce.

Bref, c’était pas la meilleure acquisition possible, même en étant fan ou nostalgique. Mais c’est quand même pas le pire jeu DBZ de tous les temps non plus, faut pas déconner.

Au revoir; à bientôt.

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