Nights into Dreams a 20 ans

Le saviez-vous? Nights into Dreams a été mon premier jeu sur Saturn, généreusement offert par mes parents pour Noël 1996 (les deux jeux suivants ayant été, de mémoire, Dragon Ball Z Shin Butôden et Dragon Force). Vous vous en foutez? Cool. Alors on continue.

Claris & Eliott n’ont pas vraiment de bol dans la vie. Enfin, selon des standards de petit bourgeois de merde, s’entend: la première flippe à mort pour son audition de chanteuse soliste et le second est triste parce que les grands font rien qu’à l’embêter sur le terrain de basket du quartier (oui, pas sûr que si ça s’était déroulé en Somalie ou en Afghanistan, les préoccupations auraient été les mêmes). Toujours est-il que leurs angoisses les poursuivent jusque dans leurs rêves… ce qui les amène à rencontrer Nights, une créature onirique qui s’est donné pour mission de chasser les Nightmaren qui pourrissent le monde des rêves. À charge pour les deux gamins de lui filer un coup de main s’ils veulent se débarrasser de leurs cauchemars.

Nights, c’était une petite baffe dans la gueule à son époque. Vendu par la presse comme un jeu de plateforme en trouadé… on se rendait rapidement compte qu’on passait plus de temps en vue latérale sans toucher une seule plateforme qu’autre chose: pour éviter le réveil géant qui provoquait le « night over », il valait mieux laisser Nights s’incarner dans la forme onirique de son personnage qu’essayer de courir au sol (où on ne pouvait pas faire grand-chose de toute façon).

Et à partir de là, on virevoltait en ramassant des trucs ou en traversant des anneaux, chaque niveau étant composé de quatre routes à parcourir en temps limité, le gros réveil et le « night over » pendant au bout du nez des retardataires. Une fois cela accompli, il fallait tabasser un boss (aucun ne posant de difficulté particulière) en un minimum de temps, afin d’obtenir un boost pour son score général.

Parce que le jeu imposait un certain scoring pour progresser, et si vous n’aviez pas une note minimale de C à tous les niveaux, bin vous ne pouviez tout simplement pas accéder au niveau final. Sauf que malgré ça, il était très possible de finir la totalité du jeu en moins d’une heure en étant bon, vu que chaque personnage ne comptait que 3 niveaux seulement. Le tout pour se terminer par un générique de fin musicalement sympathique mais vocalement ignoble, car chanté par des mioches ayant une interprétation très personnelle de l’expression « justesse de ton ».

Alors… eh bien esthétiquement parlant (et même techniquement, compte tenu de son époque et de son format), le jeu était une sacrée réussite, avec un gameplay atypique mais suffisamment beginner friendly pour toucher un public jeune (sa cible principale), accompagnant la sortie d’un pad à stick analogique fort utile. Mais bordel, ce que c’était court… Trop court. Et avec une replay value pas franchement terrible, en plus.

Suffisante, cependant, pour rencontrer à l’époque un certain succès et maintenir durablement la franchise à peu près à flot, malgré une période d’absence d’une dizaine d’années. S’il ne bénéficia pas d’un portage sur PC en son temps, Nights eut droit à un épisode sur la désastreuse Tiger R-Zone à la fin des années 1990. Ainsi qu’à une désastreuse suite sur Wii en 2007, que tout le monde préfère oublier.

Il eut ensuite droit à un remake sur PS2 en 2008, porté en version HD sur Steam, PSN & XBLA en 2012, version qui comporte également Christmas Nights, une version promotionnelle modifiée du premier niveau de Claris aux couleurs… d’Halloween, évidemment, sortie originellement sur Saturn en décembre 1996. Encore récemment, Nights venait taper l’incruste dans quelques jeux Sega (Sonic & Sega All-Stars Racing, Sega Superstars Tennis…). Il serait donc un peu de mauvaise foi de la considérer comme complètement morte (au contraire de Last Bronx, par exemple).

Bref, Nights into Dreams est un jeu très sympathique, malheureusement trop court; pour ma part, je l’avais lâché une fois plié pour me taper en boucle la démo de Panzer Dragoon II Zwei fournie avec la console. Mais bon, pendant les soldes, c’est encore aujourd’hui un investissement intéressant. Surtout si vous avez des gosses.

Au revoir; à bientôt.

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