Vrac de mangas terminés (quater)

Encore un post en mode fainéant, mais bon, vous avez l’habitude, maintenant.

Bloody Monday – Last Season: l’idée de mêler les principes de base de thrillers complotistes à des logiques de coming of age fictions pouvait paraître saugrenue. Et elle l’était dans une certaine mesure, puisque la première saison ressemblait à une sorte de Six Compagnons du XXI° siècle en plus hardcore, quand la dernière part en mode Die Hard geek avec de jeunes futurs mariés… sauf que ce n’est pas vraiment nouveau, en soi. Après, ce ne serait pas un problème si le manga avait une identité propre, ou juste un truc d’un peu original à proposer derrière, n’importe quoi… mais non. Bloody Monday est une longue suite de poncifs, clichés et lieux communs, largement éculés; les plot-twists sentent tellement le déjà-vu qu’on les voit arriver à dix kilomètres, et les seuls points qui auraient mérité un certain développement (comme le tour politique de l’histoire sur la fin) sont expédiés en quelques planches (il est d’ailleurs significatif que Last Season, qui avait peut-être le plus à dire du fait de la maturité des persos, soit des trois arcs celui qui compte le moins de volumes). Pas grand-chose à dire dessus, au final, si ce n’est que vous avez certainement déjà vu tout (je dis bien absolument tout) ce qu’il y a dans ce manga plusieurs fois ailleurs, au cinéma, à la TV, en romans, en BD…

Knights of Sidonia: c’est en règle générale un type de SF que j’aime beaucoup. Mais étrangement, j’éprouve un sentiment mitigé vis-à-vis de la dernière série de Tsutomu Nihei, ce qui est d’autant plus surprenant que j’avais bien accroché à Blame! et Snikt! (bon, ok, ce n’est pas le même genre de SF non plus). L’auteur a une indéniable pâte, très personnelle et a priori très adaptée pour ce genre de récit orienté space opera, mais l’inexpressivité des visages est pour le moins déroutante. Si dans Blame!, ça passait comme une lettre à la poste, ici… on a un peu l’impression que l’auteur essaie de tordre son style pour lorgner vers des logiques scénaristiques classiques de rom-com (harem, surtout), et ça ne marche simplement pas. Dommage, parce que l’univers est très intéressant, les personnages malgré tout attachants et le mecha-design une belle réussite. Dommage, également, que la fin soit aussi rapidement expédiée.

GDGD Dogs!: c’était court, mais bon. Typiquement le genre de manga dont les couvertures ne reflètent pas le contenu: on croirait un énième reverse harem alors que c’est à peu près l’exact inverse (vu que l’héroïne n’hésite pas entre les mecs, elle les conchie tous, sans exception). Les meilleurs gag-mangas sont ceux qui savent s’arrêter à temps, et avec trois volumes, celui-ci réussit à faire le tour de son sujet tout en casant quelques petits trollages bien sentis (coucou les LN!). Les aventures du petit groupe de bras cassés du cursus spécialisé en manga s’achèvent donc sur un lieu-commun, mais Ema Tôyama a su éviter ou détourner la plupart des clichés relatifs au thème. Ce qui est déjà pas mal.

Anus Beauté: publier en France une rom-com à vocation didactique en 2 volumes, c’était un pari risqué mais totalement réussi. Alors, oui, évidemment, si on occulte le thème principal du manga (les hémorroïdes), l’histoire n’a rien de palpitant ni d’original; sauf que c’est le cas de 99% des mangas du genre, et que lui, il ne s’étale pas sur plus de 10 volumes pour arriver à la fin que tout le monde attend… fin d’ailleurs esquivée par l’auteur, qui préfère mettre en avant les questions d’ordre médical plutôt que les relations affectives entre les personnages. Donc oui, ce manga est une réussite, ne serait-ce que parce qu’il arrive à se montrer efficacement instructif sans être complètement chiant (ou démago; oui, j’ai une dent contre Au cœur de Fukushima, pourquoi?). Après, c’est sûr que si les histoires de maux de fesses ne vous font ni chaud ni froid…

Enfin, concernant les nouvelles sorties de la rentrée… pas grand-chose à dire, en fait: Le mari de mon frère se détache nettement du lot et mérite toute votre attention. Mais bon, le manga fait déjà pas mal parler de lui, et je n’ai pas grand-chose à rajouter, si ce n’est « lisez-le ».

Au revoir; à bientôt.

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