Out Run a 30 ans

Chose promise, chose due: parlons un peu de Out Run; parce que l’arcade, c’est cool.

Yû Suzuki est un des plus grands noms de Sega, principalement réputé pour Shenmue en Occident et la série des Virtua Fighters au Japon… ce qui est extrêmement réducteur, puisque sa ludographie est juste gigantesque et presque sans faute (le « presque » étant là seulement parce que les deux  premiers Shenmue furent en leur temps un véritable gouffre financier). On y trouve moult jeux qui firent date et marquèrent parfois durablement le monde vidéoludique en arcade, comme After Burner, Virtua Racing, Daytona USA, Virtua Cop ou encore Scud Race (à mon avis le meilleur jeu de bagnoles jamais produit par Sega et qui paradoxalement n’a jamais été porté sur d’autre support que ses bornes dédiées; un vrai gâchis). Une majorité de jeux de caisses dans cette courte liste, dont le premier opus fut, en 1986, Out Run.

Out Run, pour autant, n’était pas un jeu de course. Certes, vous aviez bien un point de départ et une ligne d’arrivée (plusieurs, en fait; cinq pour être précis), mais point de concurrent à l’horizon: votre seul adversaire était, ici, le temps. Parce que oui, le temps est une pute et ça n’a jamais été aussi vrai que dans ce jeu: le timing pour atteindre certains check points était pour le moins serré et il n’était pas rare de voir sa jolie simili-Ferrari piler à quelques mètres du « time extended ».

Enfin bref, Out Run, c’était une longue balade à toute vitesse avec une jolie blonde à ses côtés, qui nous faisait traverser des paysages divers et variés, inspirés de charmants lieux d’Europe. Autant dire un jeu novateur pour l’époque, avec maints petits détails très inspirés, comme la possibilité de changer la musique comme on changerait de station de radio; ça n’a l’air de rien, aujourd’hui, mais c’était une première (enfin, disons plutôt que je ne connais pas de jeu d’arcade qui en faisait autant alors).

Le succès fut au rendez-vous et Out Run fut porté un peu partout (sauf chez Nintendo, mais la Famicom eut droit à ses clones du jeu), sur console et micro (oui, à l’époque la norme d’IBM et le DOS n’étaient certainement pas aussi dominants que les PC-Windows de maintenant et du coup, on évitait de dire « PC » pour désigner un ordinateur personnel; et on évitait aussi de dire « ordinateur » sans « micro » devant, vu qu’un « ordinateur » tout court, c’était un truc de la taille  d’un mobile home, parfois plus; d’où le diminutif « micro » et ça vous fait une belle jambe de savoir ça).

Pour ma part, c’est sur Atari ST et Amiga 500 que j’ai découvert que le jeu existait en dehors des salles (même si je n’avais aucune de ces deux machines; ça sert, les copains, des fois). Et c’est aussi sur ces deux versions que je pense avoir passé le plus de temps, tout bien considéré, même si au final, ma version « vintage » préférée demeure celle de la Megadrive.

Qui dit succès dit généralement postérité: Out Run connut plusieurs suites/spin-offs plus ou moins inspirés, comme Battle Out Run (en 1989) ou Out Runners (1992). Il réapparut également à plusieurs reprises, dans des compilations de Sega ou en stand-alone, sur diverses plateformes (la dernière version en date se trouvant sur 3DS) ainsi qu’en tant que « jeu dans le jeu » dans Shenmue II (salle Pine Game Arcade à Hong Kong), aux côtés de Space Harrier (Shenmue II n’est d’ailleurs pas le seul jeu dans ce cas).

Ce n’est qu’en 2003 que sortit un Out Run 2, en réalité moins une suite qu’une sorte d’excellent remake 3D du premier opus sous la houlette de Yû Suzuki himself. Une version up-gradée de ce dernier vit le jour pour le vingtième anniversaire de la franchise (Out Run 2006: Coast 2 Coast), laquelle fut trois ans après encore up-gradée et portée sur XBLA & PSN sous le titre Out Run Online. Depuis, point de nouveau jeu, mais toujours des portages, des émulations ingame ou des easter eggs plus ou moins appuyés (comme le circuit DLC de Sonic & All-Stars Racing Transformed)…

… et des vinyles des OST du jeu (cf l’image en en-tête). Je ne déconne pas, la société DATA-Discs a réellement obtenu les droits pour presser des vinyles des OST de vieux jeux de Sega, comme Streets of Rage, Shinobi III ou dernièrement Golden Axe I & II (que je m’en veux un peu d’avoir raté vu qu’il est maintenant en rupture de stock).

Alors, que vaut cet OST d’Out Run? La face A nous propose les trois thèmes de la version arcade sous leur forme originale (ce qui n’est pas rien quand on sait que Magical Sound Shower est considérée comme l’une des meilleures musiques de jeu de tous les temps), plus le thème de fin du jeu. La face B propose quant-à elle Step on Beat (nouveau thème introduit dans la version Megadrive) et les discutables nouveaux thèmes de la version 3DS. Bon, ok, on va rester sur la face A pour l’écouter en boucle.

Au revoir; à bientôt.

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