Le marronnier de la fin octobre (à la bourre)

Le dernier trimestre de cette année 2016 étant déjà bien entamé, petit retour sur les nouvelles séries animées nippones qui ont commencé leur diffusion depuis quelques semaines déjà. Voui, je sais, je suis en retard, j’ai été pas mal pris ces derniers temps. Du coup, évidemment, c’est trèèèèès loin d’être exhaustif (je me suis épargné les trucs que j’étais à peu près sûr de détester d’office, comme Anime de Training! EX ou Okusama ga Seitokaichô!+). Comme d’habitude, en fait.

All Out!!: première fois que je vois un anime sur le rugby, et c’est assez réussi pour le moment, même si on n’a pas pu échapper au gimick du premier match en défaite cuisante qui va galvaniser le héros débutant et le faire s’entrainer comme un porc. J’apprécie surtout le chara-design et ses persos ni trop caricaturaux (comme dans Eyeshield 21), ni trop « filiformes » (comme dans 99% des séries de sport japonaises), seulement dotés d’une musculature de… ben rugbymen, quoi. À suivre.

Bloodivores: dans un futur proche où un traitement industriel foireux a transformé une petite minorité de la population en « bloodivores » (en gros, ils ont parfois des crises de soif de sang et, plus rarement, des pouvoirs psy), un braquage réalisé par quatre ados contaminés tourne mal et les voilà accusés du meurtre de 15 personnes. Arrêtés et condamnés à mort, ils se retrouvent finalement tous internés dans un survival avec des monstres vampiriques. Alors, j’imagine que l’anime voulait peut-être parler de thèmes fort pertinents, comme l’oppression des minorités, le racisme ou autres, mais c’est tellement raté dans la réalisation et la scénarisation qu’on peut, aussi, aller voir ailleurs.

Bungô Stray Dogs (S2): cette nouvelle saison s’ouvre sur un flashback à propos du passé de Dazai dans la mafia portuaire, soit quatre ans avant sa rencontre avec Atsushi, à une époque où l’organisation était attaquée par les sbires de Mimic, un groupe d’anciens soldats dirigé par… André Gide. Plus ou moins centré dans un premier temps sur Odasaku, le mafieux doté du pouvoir de lire l’avenir sur quelques secondes, il est douteux que cet arc soit représentatif de l’ensemble de la saison. L’ambiance y est en tout cas plus pesante que dans la première pour le moment et Dazai y révèle un visage pour le moins sinistre.

Cheating Craft: dans un futur de plus en plus élitiste, le système des examens scolaires est devenu tellement pété qu’on ne peut plus les réussir qu’en étant un génie des études ou de la triche, et c’est dans ce dernier domaine qu’excelle Mumei, le « héros » de l’histoire. Et bien évidemment, chaque examen est une sorte de bordel grand-guignolesque tape-à-l’œil. Soit, en gros, une sorte de BakaTest sans les « summons » et où l’humour ce serait fait la malle avec le fric, ne laissant plus assez de moyens que pour une dizaine de minutes par épisode. Très dispensable, donc.

Dream Festival!: version otome de Love Live!, c’est… nul? Je ne vois pas vraiment d’autre mot, tellement les persos sont navrants et le scénario minable (un mec lambda ramassé dans la rue fait de son mieux pour devenir idol, mais c’est dur, oulàlà…). La seule originalité du truc tient aux « costumes à débloquer » que ramassent les persos une fois on stage, donnant lieu à une scène de transformation qui aurait totalement eu sa place dans Bôei Bû Love!. Et qui se termine par une séquence DÉGUEULASSE en MMD où on peut les voir se trémousser en couinant de la j-pop bas de gamme. Les mauvaises langues diront que c’est aussi moche que la dernière itération animée de Berserk. Je leur répondrai que Guts, lui, au moins, ne chantait pas.

Drifters: une poignée de grands hommes des temps anciens (dont beaucoup de Japonais) reviennent à la vie dans un monde de fantasy où ils vont devoir participer activement à une guerre contre le Roi Noir, qui lui a réussi à débaucher, entre autres, Jeanne d’Arc et Anastasia Romanova. L’avantage de cette série, c’est que ses héros sont de « gentils » connards, prêts à défendre la veuve et l’orphelin… si ça implique de buter plein de gens et de tout faire cramer. J’ai envie de dire qu’elle est à regarder rien que pour voir Hannibal Barca en vieillard grabataire qui se pisse dessus.

Haikyû!! Karasuno Kôkô vs. Shiratorizawa Gakuen Kôkô: dernière « saison » de Haikyû!! en date, techniquement égale aux précédentes. Malheureusement, le sous-titre semble annoncer la couleur: si le rythme actuel se maintient, on ne devrait pas avoir autre-chose que le match Karasuno/Shiratorizawa. Autant dire qu’après Kuroko S3 (toujours Production I.G, d’ailleurs), ça fleure un peu le déjà vu, mais tant que la série conserve son dynamisme, on fera avec.

Keijo!!!!!!!!: dans un futur proche, les sports de combat n’ont plus vraiment la cote, vu qu’une discipline en particulier est venue les coiffer au poteau. En effet, le keijo jouit d’une popularité gigantesque dans le monde entier. Qu’est-ce que le keijo? Un sport où des filles s’affrontent sur des plateformes sur l’eau et doivent éviter d’en tomber, avec pour consigne de n’utiliser ni les bras, ni les jambes… mais leur cul. Voui. C’est tellement con et assumé que ça en devient… artistique. On y retrouve tous les poncifs d’anime de baston détournés en mode postérieur, parfois même étonnamment aux dépends du fan-service, d’ailleurs. Et c’est vraiment drôle, pour le coup.

Kiitarô Shônen no Yôkai Enikki: slice of life de quatre minutes (générique compris) suivant le quotidien d’un gamin qui peut voir les yôkai et de son amie esprit au milieu de créatures du folklore japonais. Ça ressemble à une sorte d’encyclopédie humoristique de monstres en mode kawaii. Et ça sent le truc fauché réalisé avec trois bouts de ficelles, mais ça a au moins le mérite d’être relativement sympathique (à défaut d’être réellement intéressant). Pas suffisamment pour que je continue à la suivre, cependant.

Lostorage incited Wixoss: Suzuko vient de re-déménager dans la ville où elle a passé son enfance, sauf qu’elle n’y a plus vraiment d’ami (à part une dénommée Chinatsu qui a quelques emmerdes). Du coup, pour s’en faire, elle s’essaie à la contrefaçon de Magic the Gathering du moment, Wixoss. Sauf que le JCC en question est peut-être un peu plus qu’un jeu. Et ça aurait pu être cool, si l’héroïne n’avait pas été une pleureuse énervante et que les adversaires (potentiels ou non) rencontrés n’étaient pas de gros clichés ambulants. Ce qui rend visionnage assez chiant, d’autant que les duels ne sont pour l’instant pas particulièrement épiques (et vu que de toute façon les règles ne sont qu’à peine effleurées, c’est très difficile de s’y intéresser).

Majestic Prince – Wings of the Future: ok, je triche, ce n’est pas une nouvelle série, mais un simple téléfilm servant vaguement d’introduction à un film censé sortir début novembre. Si la série se focalisait sur la Team Rabbit, c’est désormais la Team Fawn qui se retrouve sous le feu des projecteurs, héritant des quatre derniers mechs à la mode et… purée, c’est QUOI ce mecha-design??? Non mais sérieusement, il y en a même un qui tire avec sa bite! Bon, on passerait outre s’il y avait dans cet épisode spécial ne serait-ce que… euh… quelque chose? Parce que c’est vide, mais vide…

Magic-kyun! Renaissance: Kohana Aigasaki débarque en tant que nouvelle élève dans une école dédiée aux arts magiques (dans le sens où dans ce monde, les œuvres d’art sont réellement un fait magique; pas dans le sens Dr Strange). Elle y fera la connaissance de six garçons particulièrement talentueux dans leur domaine de prédilection et devra faire ses preuves. Pourquoi s’emmerder à situer l’action à NippoPoudlard si c’était juste pour y coller un reverse-harem lambda? Pourquoi nous parler de beauté artistique (et mettre des décors absolument magnifiques) si c’était pour caser des effets 3D hideux et de la j-pop dégueulasse? Pourquoi, même, insérer de la magie quand celle-ci se limite 99% du temps à des effets visuels de type « Petit Chef » ou autres? Pourquoi l’héroïne est-elle une Marie Sue horripilante? Pourquoi je pose ces questions alors qu’en fait j’en ai rien à foutre vu que je ne vais pas continuer à m’infliger ce truc? Autant de mystères qui trouveront peut-être leur réponse, ou pas. Et de toute façon, on s’en cogne.

MS Gundam – Iron-Blooded Orphans (S2): dans la droite ligne de la saison précédente pour le moment, rien de spécial à dire de plus (si ce n’est que les nouveaux persos inspirent plus la pitié qu’autre chose). Je la suivrai jusqu’à la fin, je pense (comme toujours quand il s’agit d’un Gundam), sur Daisuki; j’ignore s’il y a vraiment de grosses différences avec les autres simulcasteurs (apparemment, il y a toujours ce souci de décalage d’une semaine sur CrunchyRoll).

Nanbaka: un quatuor de prisonniers hauts en couleurs et dotés de capacités particulières essaient avec régularité de s’évader de la prison la plus sécurisée du monde, laquelle est gardée par une équipe composée de psychotiques et de teubés. Plutôt sympa pour le moment, mais j’ai un peu peur que ça devienne redondant sur la durée.

Shûmatsu no Izetta: une uchronie fantaisiste qui met en scène la future archiduchesse du Tyrol (oui, je sais, ça ne s’appelle pas comme ça dans la série, mais c’est bien là que ça se trouve), cherchant désespérément des alliés devant l’imminence de l’invasion allemande. Capturée par ceux-ci, elle parvient néanmoins à trouver l’aide qu’elle recherche en Izetta, la dernière sorcière du pays. Et franchement, je suis heureux que cette série existe. Déjà parce que pour l’instant, c’est bien, et ensuite parce que la personne qui a eu l’idée de faire chevaucher à Izetta un fusil antichar en guise de balai est un génie.

Soul Buster: après deux rêves bizarres, le lycéen Son Shin découvre, d’une part, que la période des Trois Royaumes a disparu des livres d’histoire, et d’autre part qu’il a hérité d’une carte lui permettant d’invoquer une guerrière de légende. Enfin, à vue de pif, c’est un Fate/Stay Night du pauvre où le staff tente maladroitement de compenser les déficiences techniques par des effets visuels divers (filtre papier de riz, taches d’encres…). Et c’est assez bof pour l’instant, sans être pour autant inregardable. Mais comme le temps libre n’est pas un tissu extensible…

To Be Hero: un père indigne, designer de cuvettes de chiottes, se fait aspirer par ses canalisations pendant qu’il chie et devient un super héros défenseur de la Terre (et accessoirement gros et moche au point que sa propre fille n’arrive plus à le reconnaître). Et oui, j’ai pesé chacun de ces mots avant de les écrire, et non, je n’exagère absolument en rien (comme si c’était dans mes habitudes, en plus…). C’est juste archi-con, comme une sorte de One Punch Man en mode scato-graveleux.

Trickster: vaguement inspirée d’une œuvre d’Edogawa Ranpo, cette série est pour ainsi dire un Bungô Stray Dogs futuriste, où une agence de détectives recrute des lycéens géniaux dans leur domaine pour résoudre diverses enquêtes et énigmes, liées pour certaines à un mystérieux transformiste. Paradoxalement, c’est au niveau de l’écriture que le bât blesse, avec des personnages assez simplistes pour le moment et des dialogues aux contenus trop redondants (et souvent insipides). Sinon, je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi elle me fait penser à N° 6, qui n’a pourtant strictement rien à voir (peut-être la fraternisation entre les deux persos masculins principaux, aux antipodes l’un de l’autre).

Yuri!!! on ICE: la claque. Je m’attendais à une sorte de Free!! sur le patinage (ou à défaut à un Cheer Boys!! en bien), mais c’est beaucoup, beaucoup mieux pour le moment. On y suit les mésaventures de Yuri Katsuki, patineur japonais de 23 ans qui vient de se gaufrer à tous les championnats et qui voit débarquer comme entraineur son ancien adversaire et numéro un mondial en retraite, Viktor Nikiforov (tu parles d’un nom prédestiné). Ce qui lui attire aussitôt la jalousie de Yuri Plisetsky, admirateur de Nikiforov et venant tout juste de passez chez les seniors. Et c’est pour le moment putain de bien. Pourvu que ça dure.

Voilà voilà. Du reste, je suis bien tenté par March Comes in Like a Lion, mais on verra ça plus tard.

Au revoir; à bientôt.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Mikaya dit :

    Vache, t’as pas chomé o_O

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