Vrac de mangas terminés (quinquies)

Décidément, l’année 2016 aura vu se terminer un bon paquet des mangas que je suivais. Et cette fois-ci, il sera question de gros morceaux (enfin, deux gros morceaux; les autres sont un peu passés inaperçus, j’ai l’impression).

Naruto: fun fact: si on inverse les deux chiffres du numéro du dernier volume, on obtient celui du volume où ça aurait dû se terminer. Ça a l’air d’un troll dit comme ça, mais force est de constater que la situation dans laquelle se retrouvent Naruto et Sasuke dans le volume 72 est sensiblement la même que celle du volume 26, si bien qu’on se demande pourquoi il aura fallu attendre si longtemps pour… une ellipse temporelle à laquelle il était apparemment impossible d’échapper. Ce qui nous fait presque deux tiers de planches en trop (avec ce que ça implique de personnages inutiles, d’intrigues nulles, de surenchère de puissance, etc.). Et ça se sentait: je soupçonne qu’une bonne majorité des « idées » de la quarantaine de derniers volumes ont été soufflées par un responsable éditorial soucieux de rentabiliser le plus longtemps possible sa poule aux œufs d’or, vu le nombre de facilités et de ficelles ostensibles qui y ont été utilisées. Un peu comme un gigantesque filler sur papier. Bon, je ne vais pas m’étendre plus longtemps, vu que c’est un manga qui a déjà fait couler beaucoup (trop) d’encre (virtuelle ou non), et je me contenterai d’un seul mot: enfin.

Kuroko’s Basket: autre poids lourd du Weekly Shônen Jump, même si ses ventes ont été en France incomparables avec celles du précédent. 30 volumes pour une série sportive, c’est beaucoup, mais pas très loin de la norme pour un titre à succès, surtout quand il s’agit de basket (à titre de comparaison, Slam Dunk en comptait un de plus et Dream Team n’est toujours pas terminée après 45 volumes; et je ne parle même pas de Dear Boys et ses multiples « acts » à plus de vingt volumes chacun). Quoi qu’il en soit, on ne pourra pas dire que le manga sera beaucoup sorti des sentiers battus: la plupart des matchs auront suivi le même schéma… tout comme les antagonismes, d’ailleurs, puisqu’on aura toujours eu droit à des adversaires qui méprisaient le club de Seirin au début (sauf Kuroko, et encore, pas tout le temps) avant de réaliser que wow, ils sont forts, de perdre, pour enfin respecter cette petite équipe. Jusqu’au dernier match, qui n’aura évidemment pas échappé à la règle et se sera contenté d’étaler la recette un peu plus en longueur. Notons que c’est également le même schéma qui est reproduit dans le spin-off Extra Game, avec cette fois-ci une GM reformée contre une équipe américaine composée de connards.

Spiral – Les liens du raisonnement: pour être tout à fait honnête, je suis incapable de dire à partir de quel moment j’ai commencé à décrocher, pour finalement n’en avoir plus rien à foutre de ce qui pouvait arriver aux personnages dans le dernier volume. À la décharge du manga, il faut bien dire que le rythme de publication TRÈS lent adopté par Pika n’a clairement pas aidé sur la fin. Le problème avec Spiral, c’est que Narumi, le petit génie de la déduction, est finalement surtout doué pour lire le scénario en cachette des autres personnages et que ses anticipations sont parfois tellement forcées que c’en est presque drôle (on se croirait par moment dans Code Geass, c’est dire). D’autant que la fin manquait cruellement d’intensité.

Au cœur de Fukushima: le moins connu des quatre et pourtant celui sur lequel j’aurai peut-être le plus à dire. Mon plus gros souci avec ce titre est que je ne sais pas vraiment comment le prendre. Je n’ai pas trop l’habitude de lire autre chose que des fictions en manga, à part peut-être quelques « biographies » (quant-à savoir si une biographie en manga relève davantage de la fiction que du documentaire, c’est un autre débat). Et les témoignages en BD (en général), ce n’est pas trop mon truc non plus (le dernier en date que j’ai lu doit être Persépolis de Marjane Satrapi, et ça remonte loin). Bref, je suis un peu embêté, car incapable de déterminer, faute d’élément de comparaison, si l’aspect « ennuyeux » du titre est intrinsèquement lié à son genre ou à un problème de rythme. Kazuto Tatsuta a travaillé au « nettoyage » de sites plus ou moins contaminés et livre donc une description de son expérience. Expérience qui tourne très vite à l’exposé didactique à tendance démago. Démago parce que les trips du genre « les-médias-nous-mentent-vous-inquiétez-pas-on-gère » n’ont de pertinence que si on cite nommément et précisément les médias, entreprises ou personnes concernées, ne serait-ce que pour pouvoir vérifier. Même si dire dans les médias (parce que l’auteur est bien publié quelque part par quelqu’un) qu’il faut se méfier des médias ajoute un petit côté ironique à la chose,  l’ensemble laisse la désagréable impression de se retrouver avec un manga de commande, ce qui n’est pourtant apparemment pas le cas. L’auteur semble d’ailleurs vouloir tellement ménager les personnes qui pourraient se reconnaître et rester dans le vague que la lecture en devient souvent fade; si bien que le manga n’est intéressant que pour la partie « description du boulot dans la pratique » où le lecteur peut découvrir que la décontamination de site est un boulot comme un autre, juste beaucoup plus « sécurisé » (ce qui est peut-être vrai, ou peut-être pas: l’auteur nous a bien dit de nous méfier de ce qui se dit  dans les médias, et j’ai la flemme d’aller vérifier).

Au revoir; à bientôt.

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