All-New X-Men: Apocalypse Wars

Pour une fois, parlons de comics (et je réalise que c’est le premier post que je consacre entièrement à de la BD américaine; Champomy!). Ceux qui me connaissent IRL savent que j’ai une affection toute particulière pour les X-Men, franchise de comics phare de mon adolescence. D’ailleurs, sur les dix derniers comics que j’ai acheté, dix sont des X-Men (voui). Et parmi ceux-là, trois sont des volumes « kiosque » frappé d’un « Apocalypse Wars » (et d’un petit numéro/3). Vu que le dernier volume est sorti il y a tout juste deux jours, c’est une bonne occasion de revenir dessus.

Petites précisions: s’il y a bien une numérotation « Apocalypse Wars » sur la couverture, il s’agit en réalité des numéros 5 à 7 de l’édition kiosque française d’All-New X-Men entamée cette année, mais qui regroupent en sus de All-New X-Men des chapitres de Uncanny X-Men et Extraordinary X-Men; vous suivez?

La partie All-New X-Men est centrée sur Evan, alias Genesis, le clone d’Apocalypse, et Hank McKoy version jeune. Ce dernier a requis l’aide du Dr Strange après un échec patent de sa tactique, laquelle a abouti à l’hospitalisation de Cyclops, et se retrouve en possession du Masque d’Horus. Ledit masque catapulte Hank et Evan en Égypte ancienne, au temps où En Sabah Nur était juste un adolescent turbulent à la peau bleue vivant sous la coupe tyrannique de son père Baal.

La partie Uncanny X-Men est, elle, centrée sur une petite équipe menée par Magneto pour retrouver Archangel après une « vision » de Psylocke montrant Dark Angel dévastant la ville de Green Ridge. Il s’avère que derrière toute cette histoire se trouve Genocide, le fiston radioactif d’Apocalypse. Pendant ce temps, Monet et Creed vont faire un tour chez les Morlocks où les choses ne tournent vraiment pas rond, à cause d’Emplate, frère de la première et mutant cannibale.

La partie Extraordinary X-Men, enfin, raconte comment 600 embryons de nouveaux mutants ont été expédiés dans un futur dominé par Apocalypse, avec à leur poursuite une petite équipe dirigée par Colossus et composée de Anole, Glob Herman, Ernst et No-Girl. Mais lorsque Storm parvient à leur faire parvenir des secours, c’est pour découvrir qu’ils ont passé plus d’un an dans cet enfer où les mutants ont « perdu » le droit d’exister selon les lois du maître des lieux, et que Colossus est passé à l’ennemi en tant que « War » aux côtés des autres cavaliers (Moon Knight, Deadpool & Venom). Pendant ce temps (lol), sa sœur Magik prend sous son aile la jeune mutante Sapna et sollicite l’aide du Dr Strange pour évaluer ses compétences en magie.

Si toutes ces histoires démarrent à un point chronologique similaire, le « présent » où l’école Jean Grey, dirigée par Storm, a été transférée dans les limbes pour fuir le nuage tératogène, chacune dévie sur une époque différente avec pour seul trait commun Apocalypse (et encore, pour Uncanny X-Men, ce point est discutable). À aucun moment les faits relatés dans une partie n’influeront sur les autres, si bien que ces récits sont finalement à considérer comme totalement « séparés » (de l’aveu même de l’éditeur, d’ailleurs). On pourrait de fait s’interroger sur la pertinence de ce qui n’est, finalement, qu’une vague opération éditoriale (pour surfer sur la très relative popularité d’Apocalypse après le film de la 20th Century Fox?), mais passons.

Mettons de côté Uncanny X-Men, dont l’utilité dans ce « cycle » m’échappe un peu (même s’il n’est pas dénué d’intérêt); ne serait-ce que parce que Monet est un personnage qui me gave. La partie All-New X-Men a le mérite de nous montrer les états d’âme d’Evan, toujours à se chercher des divergences avec ce qu’il considère comme sa nature profonde et qui tombe des nues lorsqu’il découvre que le véritable Apocalypse n’était pas très différent de lui au même âge, à des lieux du tyran en devenir qu’il imaginait (ce qui l’amène par conséquent à s’interroger sur sa propre évolution personnelle).

Mais la partie la plus intéressante de ce cycle est assurément celle d’Extraordinary X-Men. Déjà parce qu’elle montre un futur « apocalyptique » où des « mondes-bulles » cohabitent par la grâce de leur créateur qui a choisi d’accorder son salut aux peuples les « plus aptes » dans un darwinisme débridé. Le deuxième volume, en montrant (en accéléré) le « road trip » de Anole, Glob Herman, Ernst et No-Girl, offre un panorama de ces mondes absolument désespérants pour les mutants dont le voyage tourne au survival: du monde où des créatures magiques essaient de bouffer tout ce qui passe à portée à celui où des Moloïdes infestent le cadavre de Galactus en passant par le monde hi-tech des dernières IA créées par Tony Stark, ils offrent en quelques planches une vision qui oscille entre le cauchemardesque, le burlesque et l’exotique.

Surtout, le revirement de Colossus, qui semble bien engagé pour rester un certain temps dans le mauvais camp, en tant que pièce maîtresse du Clan Akkaba, ne sera sans doute pas sans conséquences, surtout pour Magik. D’autant que la mystérieuse Sapna nous est présentée comme beaucoup plus dangereuse qu’elle ne le semblait aux yeux d’Illyana.

Au final, cet arc/cycle Apocalypse Wars a peut-être plus d’intérêt pour ce qu’il promet (l’évolution d’Evan, le risque Colossus, le devenir de Sapna, éventuellement les rapports naissant entre Creed-qui-n’est-plus-vraiment-Sabretooth et Monet…) que pour ce qu’il a montré. Au fond, ce n’est peut-être pas plus mal, mais il n’empêche qu’on en garde l’impression de se retrouver à la fin avec un « to be continued » au lieu d’une conclusion en bonne et due forme. Peut-être quelques chapitres supplémentaires n’auraient-ils pas été de trop.

Au revoir; à bientôt.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s