X-Men: Genèse Mortelle

Alors qu’on ne l’attendait plus, l’annonce récente d’un nouvel épisode de Marvel vs. Capcom s’avère pour le moins réjouissante. Ce qui l’est moins, c’est que le MCU, selon certaines lancinantes rumeurs, serait largement mis en avant aux dépends de la Terre 616 des comics. Et que du coup, les X-Men devraient en être les parents pauvres (à part Wolverine dont la place est à peu près acquise, il est très incertain qu’ils se fassent une place dans un roster déjà annoncé comme restreint de toute façon). Qu’à cela ne tienne, ce sera donc (encore) de X-Men qu’il sera question ici.

Alors que Wanda Maximoff, suite aux événement de House of M, a réduit la mutanité à peau de chagrin, certains des X-Men sont victimes d’étranges hallucinations, tandis qu’un mystérieux mutant surpuissant fait son apparition. Ce dernier semble en vouloir aux disciples de Charles Xavier et capture Scott & Rachel Summers, avant de tuer Sean Cassidy. Banshee avait en effet découvert toute la vérité sur lui grâce à un enregistrement laissé par Moira McTaggert, qui accuse nommément ce « bâtard » de Xavier. Qui est-il? Que veut-il? Pourquoi semble-t-il s’intéresser aux Summers? Et quel rapport avec l’île de Krakoa, si importante aux yeux de ce mutant?

Scénarisé par Ed Brubaker et dessiné par Trevor Hairsine (que je ne connaissais pas jusqu’alors, mais je le regrette parce qu’ils font vraiment du bon boulot), ce récit date de 2006. Pourquoi n’en parler que maintenant, me demanderez-vous; eh bien parce qu’il a fallu attendre juin dernier pour avoir droit à une édition reliée en un volume chez Panini. Putain, dix ans… Mais passons.

Ayant un peu suivi les publications estampillées « Marvel Now! » et notamment les Uncanny Avengers, je me demandais pourquoi Banshee version cavalier en voulait à Havoc, et on a ici une réponse assez claire avec l’arrivée du mutant Vulcan, un véritable monstre de puissance tout droit venu de l’Empire Shi’ar… sauf qu’ayant totalement zappé Starjammers (je sais juste que Corsair est papa Summers), je ne suis pas très au fait de ce qui a pu s’y passer. Quelque part, heureusement que E. Brubaker (qui est également apparemment très impliqué dans l’écriture de la storyline de l’Empire) a inclus dans Genèse Mortelle un certain nombre de flashbacks.

Pas seulement sur ce qui a pu se passer dans l’espace, d’ailleurs: il est évidemment beaucoup question de l’île de Muir et des mutants recrutés par McTaggert, avant les événements fatidiques de l’île de Krakoa. Et c’est finalement à une réécriture de l’histoire de ceux-ci que se livrent les auteurs, mettant un peu à mal les souvenirs des lecteurs les plus anciens.

L’arc Krakoa avait en effet une certaine importance, puisqu’il introduisait Nightcrawler, Storm & Colossus (Wolvy & Banshee étant déjà un peu connus) et montrait la constitution d’une nouvelle équipe de X-Men (c’était il y a plus de quarante ans; ça flanque un coup de vieux, pas vrai?). Eh bien Genèse Mortelle nous dit en substance que tout ne s’est pas déroulé exactement de cette façon, qu’un certain nombre de choses nous ont été cachées, et que Charles Xavier est un connard.

D’ailleurs, c’est devenu un peu la mode chez Marvel, d’essayer de démonter ce personnage, qui jusque-là n’avait surtout pas eu vraiment de bol avec sa famille (Legion) et mal choisi ses fréquentations (Magneto). En dix ans, on a découvert qu’il avait eu un fils caché psychotique avec Mystique (All-New X-Men), qu’il avait un lien avec le cas Mathew Malloy (Uncanny X-Men) et donc son implication directe dans cette histoire avec les mutants de l’île de Muir (et le pétage de plombs de Vulcan en conséquence dramatique).

Genèse Mortelle est une histoire rondement menée, déjà parce qu’elle propose un antagoniste que l’on voit se développer sous nos yeux alors que l’on découvre les petits secrets de Xavier & McTaggert. Mais il n’y a pas que ça: Charles Xavier devient réellement détestable ici, et on comprend un peu mieux l’évolution cynique de Cyclops par la suite, au regard de ces événements. De plus, outre Vulcan, Genèse Mortelle introduit également quelques nouveaux personnages, chacun accompagné de son petit flashback biographique, notamment Darwin. Vous savez, ce mutant qui peut s’adapter à tout (mais pas à Sebastian Shaw) dans X-Men: First Class. Je me demandais d’où il sortait. Maintenant je sais. Cool, non? Bref.

Genèse Mortelle est à lire, pour peu que les X-Men vous intéressent (et que vous ne soyez pas trop regardant sur la qualité de la traduction française, parfois discutable). Nul doute qu’un fan appréciera de le retrouver sous le sapin s’il ne figure pas déjà dans sa bibliothèque.

Au revoir; à bientôt.

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