Haikyû!! Karasuno Kôkô vs. Shiratorizawa Gakuen Kôkô

Le dernier bébé de Production I.G vient tout juste d’arriver à son terme, ce qui constitue un bon prétexte pour revenir dessus, rapidement, vu que cette « troisième saison » a compté entre deux et trois fois moins d’épisodes que les précédentes, et que, comme son nom l’indique, elle ne s’est focalisée que sur un seul et unique match (certes plus long que ses prédécesseurs).

Sachant que c’est un des titres les mieux connus en France à l’heure actuelle, que la première saison a même eu droit à une diffusion télé sous nos cieux et que le pitch d’un anime de sport collectif est très souvent le même (en gros, des lycéens s’entrainent pour devenir numéro un du Japon et gagnent des matchs), je ne vous ferai pas l’offense de vous faire un résumé de l’histoire des deux cours précédents. Quant-à celui-ci, on pourrait le résumer comme suit: l’équipe de volley du lycée Ducorbeau (© AB Production) affronte le meilleur bahut de la préfecture. Voilà. Même pas besoin d’une deuxième phrase.

Haikyû!! compte à l’heure actuelle parmi mes mangas préférés, j’aime beaucoup ce que fait en général Production I.G (studio qui ne m’a pour l’instant jamais déçu; mais je dois être très bon public) et les précédentes « saisons » de la série m’avaient totalement convaincu que la franchise pouvait dignement succéder à Kuroko sur le trône des meilleurs anime à sports de balle. Bref, sur le papier, Haikyû!! Karasuno Kôkô vs. Shiratorizawa Gakuen Kôkô devait tout avoir pour me plaire… et je mentirais en disant que j’ai passé un mauvais moment.

Techniquement, la série reste au top (malgré quelques faiblesses ponctuelles) et elle a réussi à conserver son dynamisme sur la durée, mais 10 épisodes pour un seul match… c’est long… Alors oui, ce n’est pas la première fois qu’un match en anime dure des plombes, c’est même devenu un lieu commun (et il y a bien pire en matière de matchs interminables); mais justement, c’est devenu un lieu commun, et un peu d’originalité n’aurait pas fait de mal. D’autant plus que, au fond, cet arc n’a pas grand-chose à dire, en fait.

Enfin, si, il dit la même chose que 90% des anime du même genre, à base de dépassement de soi, de volonté qui permet de déplacer des montagnes (ou à défaut de se qualifier pour les nationaux) et de « il ne suffit pas d’être surdoué pour gagner » entre autres récurrences. Mais il ne dit finalement que ça.

Toutefois, et c’est sa principale qualité, cet arc laisse le beau rôle à Tsukishima plutôt qu’au duo de Naruto/Sasuke de service (qui n’en demeurent pas moins centraux). C’était un personnage sous-exploité, confiné à une sorte de stéréotype de mec un peu lunaire, froid et réfléchi tout en se montrant volontairement arrogant et horripilant. Il se trouve qu’il gagne en consistance au cours de ce match, de la même manière que son acolyte Yamaguchi auparavant.

Du coup, on retiendra surtout que ces épisodes ont consisté presque entièrement en un match épique, comme toujours gagné sur le fil (mais sans prolongations qui durent trois mois, toujours ça de pris) et avec la mise en avant d’un personnage qui jusque-là n’avait eu que peu d’occasions de briller. Et qu’ils auraient très bien pu constituer un arc final honorable si l’adaptation animée avait dû s’achever ici pour une raison x ou y; il se trouve que ce n’est pas le cas et qu’il y a une scène « post-générique » dans le dernier épisode pour annoncer la suite

Plus qu’à attendre de voir, d’une part, si elle sera à la hauteur (il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas si l’équipe actuelle rempile), et d’autre part, quelle place cette suite laissera à l’arc qui vient de se terminer et qui pourrait très bien se révéler au final juste transitionnel par rapport à l’ensemble de l’histoire (comme une simple étape vers des matchs jouant de plus en plus à la surenchère), malgré une mise-en-scène full of epicness.

Au revoir; à bientôt.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. VpViennetta dit :

    Je ne sais pas ce que tu en as pensé, mais j’ai trouvé les ultimes points de ce match moins épiques que ceux contre Aoba Jôsai. Pourtant, la longue phase de matchs d’entraînement de la saison 2 m’avait bien gonflé. Finalement, je ne saurai dire laquelle de ces deux saisons j’ai préférée. Ça n’a pas énormément d’importance, remarque, tant la série reste jubilatoire. 😀

    Et, en parlant de récurrence, on perçoit encore dans la série ce calque « Slam Dunk » dont quasiment tous les anime du genre ont du mal à se libérer. Ushijima, dans le look jusque dans l’attitude, c’est Maki de Kainan, quoi. Shiratorizawa, c’est Kainan d’ailleurs : ce qu’ils représentent dans la préfecture, la tronche et la personnalité de leurs joueurs (le survolté simplet, l’as inébranlable, etc.).

    Le problème de Slam Dunk, c’est qu’il n’a pas d’adaptation animée aussi pêchue que Haikyû, Kuroko et consorts pour se remettre au goût du jour et mettre tous le monde d’accord.

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    1. tommyloser dit :

      Effectivement, le dernier match contre Aoba Jôsai était plus « intense » et je pense que c’est lié au fait qu’il y avait une rivalité profonde et installée entre Kageyama et Oikawa; rien de tout ça ici, à part un petit échange vaguement hostile entre Ushijima et Hinata. Il a d’ailleurs fallu introduire pratiquement toute l’équipe de Shiratorizawa (ce qui a probablement affecté le rythme). Du reste, comme tu le dis, c’est tellement jubilatoire que ce n’est pas bien grave. ^^

      Ma lecture de Slam Dunk remonte à très loin, du coup, je n’avais pas fait le rapprochement. C’est intéressant que tu le soulignes. Il faudrait que je le relise. 🙂

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