Le marronnier de la fin janvier

Même chose que l’an dernier, nouvelle saison, nouveaux anime, blabla, tout ça. Bon. On commence?

Chain Chronicle: je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadé en le regardant que c’était une adaptation d’un JRPG des années 80/90 (ou d’un truc approchant genre Dragon Force). Enfin, si, je sais pourquoi: tout dans le background rappelle les JRPG lambda de ces années-là, avec pour seule originalité le fait que celui que l’on croit être le héros/sauveur/messie/Keanu Reeves perd dès le premier épisode son combat final contre le seigneur du MAAAAAAL (mais vu qu’un « vrai » héros prend la relève quelques minutes après et qu’on devine très vite que c’est lui qui, au final, vaincra le seigneur du MAAAAAAL, tandis que le précédent passera, lui, au service du seigneur du MAAAAAAL, je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’originalité). De plus, l’anime me fait beaucoup penser à une de ces adaptations, disons, discutables de RPG ou assimilés des années 2000, comme celle de Tales of Phantasia ou celles des jeux d’Idea Factory: même sensation d’histoire rushée, de présentation de persos bâclée parce qu’il n’y a pas le temps de les introduire correctement, de rythme haché parce qu’un scénario de jeu N’EST PAS un scénario de série (encore que je ne sais pas si c’est très fidèle de toute façon)… Mais j’avais tort: c’est une adaptation de tower defense. Et du coup, ça explique pas mal de choses. Notamment pourquoi c’est bof bof pour le moment, sans être totalement catastrophique. Mais ça n’explique pas pourquoi Crunchyroll diffuse dans la foulée aussi bien la série TV que les films… sous une forme sérialisée en épisodes de 25min. Sachant que les différences entre les deux sont minimes, ça fait un peu double-emploi, là, non?

ChäoS;Child: aussi nommée « Quelqu’un a vu mon manuel de ponctuation? Non? Ah. On fera sans », cette série est l’adaptation du visual novel éponyme, suite de ChäoS;Head (putain mais vous le faites exprès, c’est pas possible…), lui-même adapté en anime il y a quelques années… et que je n’ai pas vu. Alors, peut-être qu’il faut l’avoir terminé pour saisir toutes les subtilités, tout l’intérêt de ChäoS;Child. Ou peut-être que c’est juste simplement chiant, allez savoir. Quoi qu’il en soit, j’ai un peu de mal à accrocher à ce thriller à base de crimes post-catastrophe sur fond de légendes urbaines et de journalisme lycéen. Mais plus que l’histoire, je crois que c’est la narration qui me pose problème: j’ai l’impression d’être en train de regarder quelqu’un jouer à un VN en lisant à voix haute. Ceci étant dit, à sa décharge, dans ce genre d’histoire, c’est rarement le début qui est le plus intéressant. À suivre, donc.

Freaky Girls: Tetsuo Kobayashi, professeur de biolo, voulait, quand il était étudiant, rédiger un mémoire sur le thème des ajin, mais n’avait pu le faire, faute d’ajin sous la main. Or, il se trouve que quatre ajin viennent d’arriver pour travailler dans son lycée: une succube prof de maths et trois élèves, respectivement une vampiresse survoltée, une dullahan timide et une yuki-onna… timide aussi. Le spectateur suivra donc les aventures quotidiennes du professeur Kobayashi et de ces ajin, qui, bien qu’officiellement acceptées, ont parfois un peu de mal dans le monde actuel. Et je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pensais voir un énième animé à gag de situation, et il y a un peu de ça, c’est vrai. Car il s’agit certes de slice of life teintée d’humour, mais la « monstruosité » est ici traitée dans une perspective métaphorique, abordant de manière détournée la question de l’acceptation des minorités ou des handicaps, plus globalement de la « différence » et des difficultés de certaines personnes à mener une vie « normale » dans un monde normé selon des critères qui leurs sont a priori défavorables. Alors, c’est vrai que ça tourne par moment à la leçon assenée à coups de pioche, mais l’ensemble est suffisamment plaisant et mignon pour que la pilule passe. Une bonne surprise, donc. Par contre, c’est moi ou les titres pour l’exploitation internationale sont clairement plus désobligeants que l’original?

Hand Shakers: je ne sais pas bien ce qui s’est passé dans la tête des producteurs de ce truc. Peut-être qu’ils se sont dit que l’idée, vue récemment dans Twin Star Exorcists, de booster la puissance de ses héros quand ils se tiennent par la main était un concept à creuser et que ce serait hyper gravement cool de faire reposer une série entière sur le concept, en exagérant bieeeen le truc (si la main est trop longtemps lâchée, l’héroïne y passe). Bref, Hand Shakers est une histoire de duos qui se cognent dessus à coups de pouvoirs dans des sortes de kekkai. Le tout réalisé dans une CG baveuse (mais pas aussi crade que le dernier Berserk, faut pas déconner) et baignant dans une suite de fantasmes érotiques in-assumés (SM, toilette à deux, etc.), évidemment réduits à du fan-service débile ou de l’humour de situation con. Vous ai-je aussi précisé que les scènes d’actions ont été scénarisées et montées par un hyperactif sous speed? Non? Alors c’est fait. Le reste est sinon d’une extrême platitude et l’ensemble est à peu près dépourvu d’intérêt. Sauf si vous êtes dessinateur de doujinshi certifiés R18, auquel cas vous n’aurez qu’à poser le regard quelques minutes sur un épisode random pour trouver de l’inspiration pour votre prochaine œuvre.

Kobayashi-san Chi no Maid Dragon: dans la série des slices of life incongrues avec des créatures surnaturelles ou disparues, après « ma copine est un T-Rex« , « mon oncle est un électeur de Jean-François Copé« , « mes élèves sont des streums« , « mon mec est une sirène« , voici « ma maid est un dragon ». Sans déc’. Adaptée d’un gag-manga, cette série est construite selon le modèle: situation standard, blague parce que « ma maid est un dragon », DRÔLE HAHA MDR LOL PTDR, fin; puis retour à la phase 1 et on répète le cycle plusieurs fois; comme ça pendant chaque épisode. Alors, des fois, ça fait mouche et on rigole, mais les 2/3 du temps, c’est juste… embarrassant.

Marginal#4 – Kiss Kara Tsukuru Big Bang: de la merde. De la merde. DE LA MERDE. D-E L-A M-E-R-D-E!!!! Dans le genre, même Dream Festival! arrivait à faire mieux! Et c’était nul!!!

Masamune-kun’s Revenge: quand il était gamin, Masamune était petit et gros, et donc l’objet d’humiliations et vexations diverses; notamment du fait d’une fille de son âge, Aki Adagaki. Depuis, il a grandi, changé de patronyme, fait pas mal de bodybuilding, mangé équilibré à chaque repas en comptant chaque micro-calorie ingérée une par une, donc obtenu un corps de bishônen mégabogoss, et finalement intégré le même lycée que sa Némésis d’enfance. Son objectif: la séduire, pour se venger. Voilà. On a donc affaire à une romcom archiclassique dont même le point de départ n’a pas grand-chose d’original. Sérieusement, Japon: c’est quoi ton problème avec l’enfance? Dès qu’il est question de sentiments (affectifs, notamment), il y a toujours un truc anecdotique de l’école primaire ou maternelle qui revient en pleine adolescence dans la gueule des protagonistes, voire après… Mais qu’est-ce qu’un lycéen normal pourrait bien en avoir à foutre? Là, on a un mec obsédé par l’idée de se farcir une nana qu’il déteste juste parce qu’elle l’a envoyé (violemment) bouler quand ils étaient mioches! Après, oui, il en a souffert parce qu’il a pris cher avec ses camarades de classe de l’époque, mais c’est du passé, non? En plus, on nous le fait bien comprendre en nous le présentant dans les premières minutes. Bon, de toute façon, on se doute bien comment ça va finir: les deux antagonistes vont en arriver à se trouver des sentiments réciproques pendant que le reste du harem pleurera « mais tant mieux, s’ils sont heureux » (parce que, évidemment, il y a un harem…). Et du coup, pas sûr que ça vaille le coup de continuer à regarder. À part peut-être pour la maid névrosée, qui est plutôt rigolote.

Minami Kamakura High School Girls Cycling Club: l’autre anime sur le cyclisme du trimestre. Celui qui suinte le moe de partout. Jusqu’à l’écœurement. Après, c’est du J.C.Staff, donc difficile d’en attendre beaucoup de toute façon (mais comme pour Amanchu!, tout ce qui est décor est très joliment exécuté; par contre la CG est parfois assez infâme). Enfin, si c’est l’aspect compétitif du vélo qui vous intéresse, tournez-vous plutôt vers Yowamushi Pedal – New Generation, parce que j’ai l’impression qu’ici, le cyclisme est plus un prétexte à mettre en scène de la slice of life de jolies filles archétypales et de beaux paysages de Kamakura en mode « image d’Épinal » (même s’il y a de petits conseils en fin d’épisode auprès de vrais pros). Du moins dans les premiers épisodes, possible que ça évolue positivement par la suite.

School Girls Strikers: un nouvel Infinite Stratos-like plein de CG qui… euh… je… non, désolé, je ne peux pas continuer. Pardon. Chaque année, une demi-douzaine de nouveaux Infinite Stratos-like au moins fleurissent sur les écrans de TV japonais. C’est beaucoup. C’est trop. Alors s’il vous plaît, donnez. Aux associations qui œuvrent à la légalisation de l’euthanasie. S’il vous plaît.

Seiren: Kamita Shoichi est un lycéen lambda amateur de dessin qui peine à se trouver une orientation post-lycée et se retrouve avec un harem aux basques. Voilà, je crois que c’est assez bien résumé. Bon, ok, je fais mon connard. Même si les génériques jouent la carte du graveleux, le fan-service est quand même moins abusé que dans pas mal de ce qui peut se faire dans le genre (disons qu’il n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe en mode YOLO; c’est juste un mec qui a les fantasmes de son âge); et puis, en matière de qualité de traitement (narratif, notamment), on n’est quand même pas au niveau de ce que peuvent donner les adaptations des romcom de Akamatsu & Seo (et maintenant, vous savez pourquoi Fûka ne figure pas dans ce post; j’ai juste préféré éviter de m’infliger ça). Enfin, je dis ça, mais avec seulement quelques épisodes visionnés, il est difficile de juger, et ça peut très bien partir très vite en vrille. Mais bon, pour le moment, c’est mignon, sans être révolutionnaire en quoi que ce soit.

Spiritpact: jusqu’ici, toutes les collaborations sino-japonaises qu’il m’a été donné de voir en animation se sont avérées, au mieux, des trucs sans intérêt. Pas de changement en vue avec Spiritpact, la série étant dotée d’une réalisation assez limitée et s’annonçant bateau comme pas possible, malgré un pitch de départ pourtant pas si pourrave que ça: Keika Yô, dernier rejeton raté d’une longue lignée de conjurateurs, meurt connement dans un accident et se retrouve sous forme spectrale à assister l’exorciste Ki Tanmoku. Sauf que, évidemment, on n’échappe à aucun poncif du genre et que le seul truc « original » que les scénaristes ont trouvé à ajouter, c’est une touche « fujoshi-bait » dans la relation Keika/Ki. Au moins, dans Tôkyô Babylon, l’homosexualité de Subaru était assumée (enfin, rien ne dit que ce ne sera pas le cas ici, mais la finesse de l’histoire est pour le moment tellement pachydermique…).

Yôjo Senki – Saga of Tanya the Evil: dans une ambiance uchronique de Première Guerre Mondiale (décalée dans les années 1920), la bataille fait rage sur le Rhin, où l’Empire (l’Allemagne, quoi) a engagé l’armée républicaine (française, quoi) dans les tranchées. Avec des mages, qui font office d’aviation. Et la jeune Tanya Degurechaff est l’une de ces mages, un officier parmi les plus brillants. Un nouvel Izetta? Eh bien pas exactement. Déjà parce que le point du vue adopté est très différent, et surtout parce que la magie n’est pas le fait d’un ou deux individus isolés et anachroniques, mais bien une force de frappe constituée en force armée institutionnalisée. De plus, la personnalité de Tanya est pour le moins intéressante: patriote glaciale et cynique, ses méthodes expéditives et brutales lui valent le surnom de Diable du Rhin et semblent terrifier jusqu’à son propre camp. Peut-être parce qu’elle n’est pas vraiment la fillette dont elle a l’apparence… Bref, c’est pour l’instant fort sympathique, avec des combats aériens très convaiquants.

Yowamushi Pedal – New Generation: j’avais beaucoup aimé la première série. Du moins, jusqu’au moment où un scénariste zélé avait jugé pertinent de faire un épisode ENTIER sur un dépassement à vélo. En entrainement. Je veux bien que, pour éviter les fillers et laisser le temps au manga de prendre de l’avance, il faille diluer un peu la sauce; mais là c’était abusé. Bref, j’avais lâché le truc. Et puis j’ai voulu commencer à regarder New Generation, qui a, en gros, les qualités du début de la première. Les senpai de troisième année prennent le large, et le duo Teshima/Aoyagi est devenu, à force d’entrainement, plutôt balèze: ce sont désormais eux les piliers du club de cyclisme de Sohoku. Chez Hakone, même topo, avec en sus l’arrivée dans l’équipe d’un ami de Teshima, grimpeur émérite. Nouvelles rivalités qui viennent s’ajouter aux anciennes, vélo, courses, Onoda complexé, etc. La même chose que la première, quoi. Il faudra juste espérer qu’elle ne tire pas autant sur la corde.

Enfin, vous aurez noté que ce petit panorama est très loin d’être exhaustif (manquent par exemple des séries déjà commencées depuis un bail et qui continuent leur petit bonhomme de chemin, comme le dernier Gundam ou Twin Star Exorcists). Mais il se trouve que Pazu a déjà écrit deux posts (ici et ) sur les anime de la saison; leur lecture devrait donc pallier mon incompétence (revendiquée), pour ceux que ça intéresse.

Au revoir; à bientôt.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Mikaya dit :

    Pourquoi choisir quand on peut tout voir !!! XD gégé le visionnage, j’en verrais pas un seul de cette liste cette année je pense XD !!!

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