Guild Wars 2 – The Head of the Snake

Bon bon bon… histoire de varier un peu et d’être un peu plus pertinent qu’avec un ou deux posts par an sur le jeu, essayons revenir sur la dernière mise-à-jour de Guild Wars 2, qui apportait avec elle le quatrième chapitre de la troisième saison de « l’histoire vivante » (sic), intitulé The Head of the Snake (oui, je joue en anglais, faites pas chier).

Comme je suis quelqu’un d’extrêmement gentil et serviable (et modeste aussi), si vous n’y avez pas encore touché et que vous voulez un petit avant-goût, voilà le trailer:

Un trailer absolument pas cliché et totalement pas déjà-vu, bien évidemment.

Bref, vous l’aurez compris: il annonce la couleur, et elle est plutôt bof, cette couleur.

Le lore de Guild Wars 2 n’a jamais vraiment brillé ni par sa profondeur, ni par son originalité, donc autant dire qu’il n’a peu ou prou aucun intérêt. On reprend ici l’histoire où on l’avait laissée… au premier chapitre. Oui, parce qu’il faut bien expliquer le devenir de Caudicus et de son pathétique complot pour détrôner la reine anti-charismatique au décolleté plongeant qui squatte Divinity’s Reach.

Et le plan, c’est: on profite d’une réception pour qu’une ministre PAS DU TOUT SUSPECTE tente d’assassiner publiquement la reine pendant qu’on bombarde la ville… Super plan, mec. La suite, pour faire vite, c’est « une zone est occupée par les mecs en manteau blanc, on les défonce, et on trace chez Caudicus » évidemment en massacrant ce qu’on trouve sur le chemin.

Alors, globalement, la saison 3 montre par rapport à la saison 2 un bien plus gros effort de développement de l’univers du jeu, puisque chaque nouveau chapitre s’accompagne d’une nouvelle map: après Bloodstone Fen, Ember Bay et Bitterfrost Frontier, lointaines contrées à forte identité visuelle, introduisant chacune leur lot de nouvelles mécaniques, place à Lake Doric, situé… juste à côté de la capitale. OK, au temps pour l’exotisme. Vous me direz, il fallait bien à un moment ou à un autre introduire les abords de Divinity’s Reach, vu que depuis la sortie du jeu, tout ce qu’on en avait vu, c’était Queensdale. Mais après les trois autres, ça laisse un étrange sentiment de bofitude.

Parce que cette zone n’apporte rien, d’un point de vue esthétique (en gros, c’est un mélange entre Queensdale et Harathi Hinterlands; avec à peu près le même bestiaire, d’ailleurs, si ce n’est évidemment la présence des tarés en blanc et de leur magie à la con venue de Bloostone Fen). Ce ne serait évidemment rien si elle avait autre chose à proposer, comme de nouvelles mécaniques ou des environnements, disons, particuliers… mais non. Pour seule nouveauté, on a une nouvelle capacité à activer quand on est down (et qui pour le coup est assez efficace; mais vu qu’elle n’a pour ainsi dire aucun effet face à un champion ou higher, autant dire que son utilité pratique est pour le moins réduite; au mieux permettra-t-elle de ne pas crever comme une merde face à une dizaine de mobs lambda hargneux; c’est la fête; et c’était une trop longue parenthèse).

Même pour les bosses, d’ailleurs, on ne peut pas dire que ce soit franchement la fête: les mêmes tronches déjà croisées en territoire White Mantle ou Harathi, parfois avec un petit boost au passage. En fait, c’est à se demander si cette zone n’a pas été lâchée avant d’être finalisée, malgré le « retard » de la release (dû aux conditions météo effroyables du côté de Seattle, donc difficile de formuler des reproches à l’équipe technique).

En effet, même en passant sur les MAJ correctives qui se sont succédées depuis (ça arrive à chaque introduction de nouveau contenu), la connexion aux autres maps est bâclée, techniquement (on peut entrer en Harathi Hinterlands depuis Doric Lake, mais pas l’inverse) ou visuellement (l’attaque sur le barrage n’a manifestement eu AUCUNE PUTAIN de conséquence sur Queensdale; d’ailleurs, il faudra qu’on m’explique comment fonctionne l’hydrométrie de ce monde).

Il y a par ailleurs de gros problèmes de level-design sur cette map, ne serait-ce que sur les emplacements des waypoints, contestables dans tous les sens du terme. Cela n’a l’air de rien, dit comme ça, mais dites-vous bien que si vous crevez et que les trois points sont contestés, vous n’avez plus qu’à quitter la map pour pouvoir repoper… ou attendre qu’un pigeon charitable altruiste vienne vous res’ (alors du coup, évitez de crever au milieu du camp centaure, la zone dans laquelle personne ne s’arrête à moins d’être en groupe de 34).

Quant-au mode story, c’est une promenade (chiante) durant les cinq sixièmes du chapitre, avant de passer sans prévenir en mode hardcore dans sa dernière partie (vu qu’on en a quand même pas mal chié à deux, j’imagine ce que ça peut donner en solo). Cette fin de chapitre, parlons-en. Et si vous n’aimez pas les spoilers, zappez le paragraphe suivant.

Il faut, quelle surprise, buter Caudicus, mais aussi, quelle surprise, mettre la main sur des infos tellement importantes qu’elles trainent nonchalamment sur le bureau du cuistre, lesquelles révèlent, quelle surprise, que le soi-disant Mursaat Lazarus n’est pas celui qu’il prétend être. Et fin; là-dessus. Wow. Je ne sais pas si je vais réussir à supporter un tel cliffhanger très longtemps, vite, la suite…

Enfin, cette mise-à-jour introduisait également un nouveau raid, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer et dont je ne parlerai donc pas, ainsi que le lot habituel de nouveaux gadgets, armes & équipements (certains design sont plutôt cools, comme celui du Bloodstone Savant’s Staff, d’autres sont franchement de mauvais goût, comme celui du HMS Divinity; la norme, quoi).

Bref, c’est une petite déception, qui ne tient pas la comparaison avec ses trois prédécesseurs directs… et qui n’a pas vraiment de conséquence en soi: GW2 propose maintenant un monde suffisamment vaste et varié pour que chacun y retrouve son compte en HL, et l’ajout d’une map globalement ratée ne va pas venir ruiner les acquis. De plus, si cette dernière est certes mal équilibrée et dépourvue d’originalité, elle n’est pas absolument mauvaise pour autant, et on y découvre, aussi, un ou deux petits coins bucoliques arpentés par de gros arbres quadrupèdes qui valent le coup d’œil.

Au revoir; à bientôt.

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