Le marronnier de la Saint-Valentin

Histoire d’enfoncer une porte ouverte, nous sommes aujourd’hui le jour le plus maudit des célibataires de la planète (et de pas mal d’intégristes religieux aussi, mais c’est une autre histoire). Sauf de ceux qui s’en foutent royalement a priori, mais que le matraquage marketing vient harceler toutes les trois minutes (ça, plus les réseaux sociaux, les collègues au boulot, les amis en couple, les blogueurs sans idées, etc.), au point que beaucoup finissent par rejoindre la cohorte des aigris (ou par dater Tali dans Mass Effect 2 & 3).

À la base, j’étais censé écrire un truc sur Genital Jousting, « jeu » en early access qu’un « pote » m’a offert pour mon anniversaire et auquel je n’avais pas touché depuis novembre dernier (bien évidemment, avec des amis pareil, pas besoin d’ennemi). Sauf que le jeu est extrêmement mal branlé, et qu’au bout d’à peine quelques minutes, je n’en avais juste plus rien à foutre. Jouer avec des bites ne me pose en général pas vraiment de problème, mais là… non, juste non. En trois mots, c’est moche, injouable et vomitif. Moche parce que… moche. Injouable parce que… bah injouable, quoi (genre Surgeon Simulator, pour situer sur l’échelle du bâclage de gameplay). Et vomitif parce que, bruitages aidant, j’avais l’impression de jouer tantôt avec des morceaux d’intestin d’un cancéreux en phase terminale, tantôt avec des limaces mutantes.

Alors bien sûr, vous me direz, il ne fallait évidemment pas attendre mieux de la part d’un jeu dont le concept de base est juste de jouer avec des teubs de toutes les couleurs (comment c’est trop lol). Et vous avez totalement raison. Parce que, au moins, Surgeon Simulator est rigolo (pendant 20 minutes; après, c’est chiant). Ça, c’est juste… navrant. Effrayant de se dire qu’il aura fallu 3,8 milliards d’années d’évolution pour en arriver à ce truc, truc qui a dû germer dans l’esprit d’un collégien affecté d’un vague retard mental (vous savez, celui qu’on a tous connu, qui passait ses heures d’étude à mal dessiner des bites et des nichons sur son cahier de brouillon).

Dire que les évaluations sur Steam sont pour le moment positives à plus de 90%… Remarquez, je suis peut-être complètement passé à côté du truc (peut-être que je suis juste un vieux con, incapable d’apprécier les « petites choses de la vie » ou incapable de saisir je ne sais quelle subtilité cachée); ou alors je viens de trouver un argument supplémentaire pour justifier ma misanthropie naturelle. Au choix. Et je me rends compte que j’ai consacré au jeu bien plus de place ici qu’il ne le méritait, alors passons.

Traditionnellement, cette date est l’occasion de mettre en avant eroge de qualité, anime ou mangas certifiés R18 ou productions cinématographiques jamais diffusées dans aucune salle (les cinémas porno ayant tous fermé leurs portes depuis un bail dans notre beau pays); ou quelques romcom et drames sentimentaux, c’est selon. L’ennui, c’est que cette année, eh bien je ne suis pas vraiment étouffé par les idées de rechange.

Le dernier « eroge » auquel j’ai touché était un jeu de mahjong tout moisi dont le nom m’échappe (mais vous ne perdez rien, je vous assure), et pour le reste des trucs pour adultes, bin je n’ai pas souvenir d’avoir vu/lu un truc marquant depuis la parodie porno de Star Wars avec Allie Haze (qui date d’il y a cinq ans; et qui même sans ses scènes de fesses arriverait à se tenir comme nanar parodique; mention spéciale à Kenobi qui perd contre Vader parce qu’il a oublié de recharger son sabre).

Pour ce qui est des trucs softs, vu que j’ai un peu tendance à dire tout le bien que j’en pense au fur à mesure que je les lis/regarde, eh bien il ne me reste pas grand-chose pour étoffer ce genre de post-marronnier. Du moins pour les trucs mémorables et relativement sous-estimés (je ne vais par exemple pas me faire chier à écrire un truc sur, au hasard, Glasslip, qui est certes mignon, mais ne va pas casser trois pattes à un canard). Certes, j’aurais pu le faire pour Golden Time, mais mon dernier visionnage en date remonte à quelques années déjà et il faudrait que je la revoie; si j’en ai le temps.

Aussi vais-je me contenter de rappeler à votre souvenir le post de Dear Noctis sur Nostroblog il y a deux ans, de signaler l’existence de celui de Benjamin Benoit sur Pixels (au passage, pourquoi Qualia plutôt que L’étranger de la plage?) et vous inviter à voir ou revoir The Fountain de Darren Aronofsky, certainement l’un des films les plus appropriés pour une soirée à thème « love beyond time » (à moins que vous ne lui préfériez Requiem for a Dream, pour son optimisme béat).

Au revoir; à bientôt; et joyeuse Saint-Valentin; ou joyeuses Lupercales, si vous êtes plutôt du genre furry.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Mikaya dit :

    « Sauf que le jeu est extrêmement mal branlé » !! ça m’a tué direct !!! lol
    trop triste que tu ne puisses pas sortir un truc sympa sur cette simulation d’intestin cancereux :p

    T’es quand même vachement soft pour ce post 😀 tu es presque poétique… et j’ai toujours pas vu « the fountain ».
    Allez, happy saint valentin ma couille, jte kiff 😉 !!

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    1. tommyloser dit :

      « jte kiff »
      J’en connais une qui va apprécier quand je vais le lui rapporter… :p

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