Rattrapage de séries TV (Marvel & DC)

Pour fêter l’anniversaire de la mort de Jules César (quoique, avec le passage au calendrier grégorien, ça compte?), quoi de mieux que de parler de super héros? Hm? Quel rapport? Aucun, j’avais juste envie de me la péter en mode « je sais lire une page Wikipedia tavu » avant de parler de quelques séries TV datant d’il y a un petit moment pour certaines, mais que je n’avais pas trouvé le temps de regarder jusqu’à il y a peu. Donc, oui, ce sera bien un post en mode rentabilisation de compte Netflix et non pas un truc vraiment intelligent et sérieux. Contents?

Arrow

Rappel du pitch: l’héritier richissime Oliver Queen, après avoir passé quelques années sur une île déserte pas si déserte, revient dans sa ville natale (Starling City) pour venger la mort de son père à coups de flèches dans le derche. Et accessoirement faire régner la justice, sauver les copains, etc.

Seule série DC du lot, celle sur laquelle j’avais été le plus hypé par le passé. Et ça démarre franchement bien, avec un perso principal ni trop dark, ni trop shiny, des persos secondaires dotés d’une personnalité réelle et une histoire qui si elle n’est pas d’une absolue cohérence tient toutefois à peu près la route (du moins au début). De plus, on retrouve dans les deux premières saisons quelques « audaces » visuelles, comme le fait d’alterner des séquences de vigilante fictions avec des séquences qu’on croirait tout droit tirées de soaps à la Dynasty (éclairages baveux compris); et il y a John ‘Harkness’ Barrowman dans le casting. Le problème, c’est que la série est affligée du syndrome de la suite de trop.

Soit en gros tout ce qui se déroule après le dernier épisode de la saison 2. Les flashbacks deviennent de plus en plus absurdes, les persos de plus en plus cons et l’écriture, de manière générale, de plus en plus idiote. Si les épisodes cross-over étaient dans un premier temps une bonne idée (notamment celui qui permet d’introduire Flash), arrivés à la saison 3, c’est du grand n’importe quoi. Et d’ailleurs, le fait que TOUS les persos principaux survivants de la première saison (sauf le papa flic) se découvrent une vocation héroïque tend à un tel ridicule que la série en perd toute crédibilité. Ça, plus les scènes de grosse baston où des mecs armés oublient qu’ils le sont pour se battre à mains nues, les morts qui ressuscitent, etc. (même si j’ai bien conscience que ce sont-là des lieux communs de comics de super héros).

Ceci étant dit, je suis quand même content d’avoir enfin vu cette série, car elle m’a permis de constater que, mis bout-à-bout, les épisodes mettant en scène la Suicide Squad auraient fait un bieeeeeeeen meilleur film que le navet de l’été dernier. Et que le Deadshot de Arrow est mille fois plus crédible que Will Smith.

Daredevil

Le pitch: Matt Murdoch, avocat catholique atteint de cécité, possède en compensation des sens tellement aiguisés qu’il en est surhumain. Puisque son sens de la justice n’est pas en reste, il va la délivrer dans les rues de Hell’s Kitchen, à New York, alors que la ville assiste à l’ascension de Wilson Fisk, le futur Kingpin.

Celle-là aussi, on me l’avait vendue comme un gros morceau. Et c’est le cas. Enfin, c’est le cas pour la première saison. Par la suite, ça se gâte un peu, puisque, là où la première saison se contente de nous montrer les difficultés de Matt Murdoch/Daredevil à gérer les deux aspects de ses activités (en sus de ses dilemmes moraux) pour défaire Fisk, la deuxième part un peu dans tous les sens.

En fait, j’en suis arrivé à la conviction que, plus qu’une saison de trop, la deuxième est plutôt une tentative ratée de fusionner ce qui aurait pu (et dû, IMHO) constituer deux séries différentes: Elektra et The Punisher (dans lesquelles DD aurait pu se contenter de jouer le rôle de connecteur).

Après, je pinaille, mais c’est cool quand même, hein. Les persos sont attachants (mention spéciale au jeu de Charlie Cox, qui incarne Matt), les antagonistes crédibles (surtout Fisk) et la photographie très bien foutue.

Jessica Jones

Re-pitch: adolescente, Jessica a, suite à un accident, perdu sa famille et gagné une force et une agilité surhumaine. Plus tard, elle a croisé le chemin de Kilgrave, un puissant manipulateur mental (dont le pouvoir s’apparente à du viol cérébral), qui lui a totalement pourri la vie. Désormais détective et alcoolique à Hell’s Kitchen, elle réalise que Kilgrave, qu’elle croyait mort, est de retour et obsédé par elle.

Kilgrave est incarné par David Tennant. Y-a-t-il quelque chose à dire de plus? Bon, oui, bien sûr, qu’il y a dire. Kristen Ritter fait très bien son boulot dans le rôle de Jessica (qui n’est pas Jewel, comme se plait à nous le rappeler la série), à mille lieux de ce qu’on aurait pu attendre en guise de super héroïne: elle est trash, brutale, désabusée et souvent cynique. C’est lorsqu’elle choisit d’essayer de rentrer « dans la norme » que le retour de bâton est le plus violent: qu’elle aide son prochain et ça se retournera contre elle; qu’elle essaie de se lier à quelqu’un et ça se terminera mal; qu’elle joue dans les règles et elle se fera forcément doubler (ou entuber).

La série a une tonalité féministe très prononcée, avec des personnages féminins forts, qu’elles agissent dans les média, la médecine, le droit ou la baston. Car autour de Jessica gravitent des femmes à poigne, comme l’animatrice Trish Walker, et surtout l’avocate Jeri Hogarth, incarnée par Carrie-Anne Moss (mais si: Trinity dans Matrix), probablement mon perso préféré dans la série. À côté de ça, la majorité des mecs que Jessica aura l’occasion de rencontrer constitueront, à quelques exceptions, des menaces potentielles à un moment ou à un autre (avec ou sans Kilgrave, d’ailleurs).

C’est une série que j’aurais tendance à recommander, à condition de garder à l’esprit qu’on est assez éloigné des standards de super héros/vigilante habituels.

Luke Cage

Pépito (marre des Pitchs): après sa rencontre dévastatrice avec Jessica Jones et Kilgrave, l’indestructible Luke Cage s’est installé tant bien que mal à Harlem, où il vit de petits boulots type nettoyage et plonge. Las pour lui, il se trouve que le quartier est un brin pourri par les organisations criminelles locales, l’une d’elle ayant quelques liens avec le monde politique et les gens qui l’ont transformé en surhomme à l’épreuve des balles. Et il suffit d’un vol qui tourne mal au mauvais endroit et au mauvais moment pour qu’une étincelle vienne mettre le feu aux poudres; permettant ainsi à Luke Cage de devenir le héros iconique de Harlem (à ma connaissance).

Si Jessica Jones se posait en pamphlet féministe, Luke Cage joue la carte de la défense des droits civiques et de la blaxploitation (avec plein de caméos musicaux sympa). Mais là où Jessica Jones faisait essentiellement du show don’t tell, Luke Cage est beaucoup plus verbal et premier degré. Peut-être parce que le contexte le justifie totalement, je n’en sais trop rien, je n’ai jamais mis les pieds à Harlem. Quoi qu’il en soit, cela donne à la série une certaine pertinence (surtout au vu de l’actualité politique et sociale aux USA).

Comme Daredevil, Luke Cage insiste beaucoup sur le point de vue des antagonistes, et notamment du duo Cornell Stokes/Mariah Dillard, cette dernière étant un personnage particulièrement intéressant. Au départ, les discours qu’elle tenait, une fois mise dans la merde, me semblaient complètement cons, et je me demandais comment on pourrait être assez teubé pour penser que quelqu’un y croirait ne serait-ce qu’une seconde; et puis, j’ai écouté deux ou trois discours de François Fillon, ainsi que les réactions de ses soutiens; et en fait non, c’est juste réaliste. Même un peu en deçà de la réalité, mais que voulez-vous…

À côté de ça, certains personnages semblent tellement stupides que c’en devient drôle, mais dans l’ensemble, la série tient plutôt bien la route.

Maintenant que la MAJ est faite (c’est cool d’être insomniaque, parfois), je vais pouvoir entamer Iron Fist à la fin de la semaine.

Au revoir; à bientôt, et joyeuses ides de mars.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. VpV dit :

    Cette intro de génie 🙂

    T’as réussi à me faire lire, en diagonale de temps à autre, un article sur des séries dont je me fous éperdument. Respect.

    J'aime

    1. tommyloser dit :

      Oh, merci! 🙂
      Mais ne me jette pas trop de fleurs, j’ai les chevilles qui commencent à enfler et la flemme d’aller m’acheter une nouvelle paire de chaussettes.

      J'aime

    2. VpV dit :

      Loser, tocard ! 😀

      (Rétablissons une sorte d’équilibre)

      Aimé par 1 personne

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