Vrac de trucs japonais terminés (pas que des mangas, du coup)

En fait, je me rends compte que je lis de moins en moins de mangas, que beaucoup de titres que je suivais se sont terminés l’an dernier et que, parmi ceux que je suis encore, beaucoup ne sont pas près d’arriver à leur terme, vu qu’ils se trainent un rythme de publication lent, voire très lent, voire très très très lent (coucou École du CielBerserk, Hunter X Hunter…), ou alors ont une publication française qui a quasiment rattrapé celle du Japon (sans compter ceux dont on sait très bien qu’ils ne se termineront jamais; pas vrai, Clamp?). Du coup, les billets foutoir de l’année passée en mode « full mangas terminés » ne sont plus vraiment possibles avec la même régularité, au point où j’en suis. En revanche, comme je lis ou regarde encore d’autres trucs en provenance du pays des chiottes à jets d’eau tiède, il y a moyen de faire des tirs groupés; alors go.

Mangas

Erased: oui, je vous rappelle que mon dernier « vrac » remonte à novembre, du coup, je remonte sur les trois derniers mois. Erased est beaucoup de choses: un thriller sur une affaire de meurtres d’enfants (et de journaliste), une histoire de voyage temporel, une œuvre à la construction au final assez « ludique » (vu que le héros revit les événements différemment en fonction de ses choix jusqu’au succès)… et dotée d’une fin assez convenue, il faut bien l’admettre; on ne pourra pas lui reprocher de manquer de logique, mais elle peut laisser sur sa faim. Ceci étant dit, il reste un des meilleurs mangas de son genre à l’heure actuelle, surtout à une époque où « thriller manga » est devenu synonyme de « survival ras-du-front » (bien que Kei Sanbe ait démontré qu’il avait aussi un certain talent pour ce genre d’histoire avec Le Berceau des Esprits) ou de « huis clos avec des teubés » (pour ceux qui se demandent, non, je n’aime pas les œuvres de Toshiki Tonogai). Reste que, parmi les œuvres de Kei Sanbe, je préfère toujours L’Île de Hôzuki à Erased; c’est comme ça.

Assassins: c’est… mignon? Le truc, c’est que le manga se pose à la base comme un thriller (encore un), s’appuyant sur une affaire de corruption policière et de témoins à faire disparaître: le jeune héros de l’histoire est le seul survivant de sa famille, ne devant son salut qu’au fait que sa voisine est une tueuse à gage (le hasard, tout ça). Mais il s’avère que le manga prend rapidement un tour très consensuel, même un peu niaiseux, où les antagonistes n’échouent que parce qu’ils sont leurs pires ennemis, tandis que la tueuse à gage gagne en humanité, devenant une sorte de Ryô Saeba tsundere. Une petite déception, finalement.

Mother’s Spirit: J’ai dû m’y reprendre à trois fois pour le lire. Ce n’est pas mal dessiné, l’histoire n’est globalement pas trop mal construite (même si les ficelles sont grosses comme des troncs de baobab), la relation sentimentale n’est pas rushée pour arriver au plus vite au lit, il n’y a pas de grosse erreur dans le travail éditorial (genre c’est pas Tonkam à la fin des années 1990)… mais c’est chiant. L’idée était de jouer sur l’archétype du bon sauvage qui débarque en pays civilisé pour apprendre (un grand merci à la colonisation pour les clichés bien débiles qu’on continue à se coltiner) et y découvrir l’amûr grâce à son prof-tuteur… sauf que… bin… des histoires construites sur ce lieu commun, il y en a eu un paquet et celle-ci est loin de figurer parmi les plus intéressantes. C’est assez plat, les personnages n’ont pas vraiment de saveur, il y a peu de recherche, juste un empilement de clichés… Bref.

Light Novels

DanMachi, volume 3: bof, rien à dire de plus que pour le deuxième volume, ça suit le même chemin; on passe un temps dingue sur un combat contre un minotaure, symboliquement important mais gâché par un abus d’onomatopées qui réduisent son intensité… L’adaptation en série animée est tellement plus prenante…

Log Horizon, volume 3: là, par contre, c’est l’inverse. Je sais bien que comparer une adaptation à l’œuvre d’origine est exercice assez con en soi, vu que les formats sont radicalement différents. Seulement voilà: il y a des formes de récits qui passent mieux sur écran que sur papier. Bien que je sois intimement persuadé que Log Horizon appartient à cette catégorie, il se trouve que ce volume 3 édité par Ofelbe compile les volumes 5 & 6 japonais, et que l’arc couvert par le volume 5, déjà relativement chiant à l’écrit, s’avère encore plus chiant à regarder (une vague histoire de complot neuneu qui aurait tout juste sa place dans un spectacle théâtral de fin d’année de CM2); quant-à la suite, elle a été adaptée dans le deuxième run de l’anime, lequel n’arrive pas au niveau de son prédécesseur, avec son rythme haché et sa narration éclatée. Le fait est que le contenu du volume 6 japonais, qui se concentre presque exclusivement sur Akiba et principalement sur Akatsuki, ne sort jamais son lecteur du récit pour cause d’abus de « pendant ce temps à Vera Cruz« . De plus, il s’avère que certaines améliorations ont été effectuées sur les illustrations; pas en termes qualitatif (le trait de Kazuhiro Hara n’était de toute façon pas mauvais sur les volumes précédents), mais en termes éditoriaux, sur l’emplacement des illustrations vis-à-vis du texte et sur le choix des scènes représentées, plus pertinents. Bref, si la première moitié est bof, la seconde est déjà plus intéressante (malgré un humour parfois lourdingue).

Anime

All Out!!: euh… c’est tout? Non parce que cette série de rugby lycéen (qui d’ailleurs se torche parfois avec les règles) se termine au moment où elle devrait commencer, soit juste AVANT les qualif’ pour le championnat. De ce que j’ai cru comprendre, le manga ne compte pas une quantité hallucinante de chapitres, aussi peut-être s’agit-il simplement de laisser le temps à celui-ci de prendre de l’avance pour revenir à la charge ensuite (ce qui est toujours mieux que multiplier les fillers). Alors, c’est vrai que Haikyû!! ne comptait qu’une dizaine de volumes reliés au Japon quand la diffusion de la série TV a commencé. Mais son rythme de prépublication est hebdomadaire, quand celui de All Out!! est mensuel. On n’est donc pas près d’avoir la suite en anime (si suite il y a bien).

Chain Chronicle: si on laisse de côté l’aspect technique (honorable) pour ne se concentrer que sur le scénario et les designs, le moins que l’on puisse dire est que Chain Chronicle est désuet. Ou vieillot, ce qui revient à peu près au même. Binarité générale, persos féminins outrancièrement sexualisés, histoire archi-classique de héros de tous horizons qui se rassemblent pour sauver le monde, ressorts narratifs éculés… tout, dans la structure comme dans la forme, est daté, et rappelle les vieux J-RPG de fantasy des années 1980-90 (je me répète, mais ça me fait fortement penser à Dragon Force). Et même il y a 20 ans, son histoire aurait été considérée comme périmée (Escaflowne date de 1996, pour rappel), alors sortir ça dans la seconde moitié des années 2010, c’est un bel anachronisme. Et ça laisse une impression bizarre.

Twin Star Exorcists: une série dans l’ensemble assez inégale, où les deux protagonistes principaux vont se rapprocher petit à petit alors qu’ils se détestent au départ, sur fond d’exorcisme flashy et de lutte contre des êtres malfaisants; ouais, originalité de ouf. Certains épisodes sont beaux, d’autres assez dégueux, mais pas vraiment plus que la norme, de manière générale. L’histoire souffre de certaines lenteurs et d’arcs inutiles (tout comme un certain nombre de personnages, d’ailleurs); 50 épisodes, c’était probablement trop. Trop pour une série qui, au final, s’avère plutôt quelconque et ne restera vraisemblablement pas dans les mémoires. Au contraire de la géniale Spiritpact… non, je déconne (et je ne vais pas en parler ici vu que mon avis n’a pas changé depuis la dernière fois).

Sur ce…

Au revoir; à bientôt.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s