Power Rangers, le film (enfin, le dernier en date, quoi)

Alors, je l’ai vu ce matin, mais je me rends compte que je n’ai finalement pas grand-chose à dire dessus. Du coup, ça va aller vite (enfin, plus vite que d’habitude, je veux dire).

Jason, jeune connard de lycéen, doit passer une bonne partie de l’année scolaire en colle après avoir introduit un taureau dans les vestiaires du bahut. Il y croise Billy, aussi surdoué qu’inadapté, et Kimberly, bimbo rebelle. Plus tard, il rencontre, en suivant Billy dans une mine désaffectée, Zack et Trini, deux marginaux de leur âge. Suite à un malencontreux accident, le club des cinq se réveille doté d’une puissance surhumaine et, en explorant ladite mine, tombe sur le vaisseau d’Alpha 5 et Zordon; ces derniers les informent qu’ils ont été recrutés pour devenir les Power Rangers, afin de barrer la route à Rita Repulsa, une ancienne Power Ranger renégate qui avait tenté d’éradiquer la vie sur Terre et disparu lors de la crise Crétacé/Tertiaire. Coup de bol, c’est justement le moment que choisit Rita pour être repêchée par le père de Jason, sortir de son hibernation forcée de 65 millions d’années et mettre en œuvre son plan diabolique. Le hasard fait parfois bien les choses: imaginez si elle s’était pointée, genre, un million d’années avant.

En fait, je m’attendais clairement à aller voir une merde, mais si on est effectivement assez loin du chef d’œuvre, ce n’est pas non plus in-regardable pour autant: Power Rangers est au fond plus proche du nanar friqué que du navet imbouffable.

L’histoire est finalement une origin-story, quasiment une introduction à la série du début des années 1990, où tout a été, dans une certaine mesure, modernisé: il y est question de harcèlement scolaire, de difficultés d’intégration ou de problèmes sociaux divers, tout ce qu’il y a de plus actuels. Toutefois, les aspects sérieux/dark du film sont avant toute chose un prétexte à la mise-en-place ultérieure du carnaval sentai, dans lequel les acteurs s’en donnent à cœur joie. Avec un cabotinage nanardesque en roue libre (mention spéciale à Elizabeth Banks qui en fait des caisses dans son costume de Rita Repulsa).

Du reste, côté visuel, si l’image n’est pas dégueu, certaines séquences ont été tournées et montées comme des clips musicaux bas de gamme, quand d’autres adoptent un rythme beaucoup plus lent (et plus soigné). Ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais ça laisse l’impression que le film a toujours le cul entre deux chaises (ou entre deux montages, en fait).

Les scènes de combat sont quant-à elles des scènes de super sentai classiques, mais avec du fric; chorégraphiées comme telles, mais tellement blindées d’effets spéciaux cool que, du coup, ça passe sans problème sur grand écran pour peu qu’on adhère au genre Michel Baie.

Maintenant, il ne faut pas se leurrer: le film est et reste un film d’exploitation sans autres ambitions réelles que de jouer sur la fibre nostalgique des spéctateurs de la série du début des années 1990, tout en tentant de racoler un nouveau public, plus jeune.

Et par conséquent, il ne restera probablement pas longtemps dans les mémoires; sauf si on en vient à inventer une nouvelle catégorie d’Oscar pour le placement de produit le plus lol, auquel cas, Power Rangers et Krispy Kreme devraient l’emporter haut la main pour l’année 2017.

Au revoir; à bientôt.

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