Le marronnier de la fin avril (deuxième édition)

Vous connaissez la musique, passons. Ah, et ce n’est pas  exhaustif, comme d’hab’ (le temps libre pas extensible, tout ça); de toute façon, vu que le nombre de minutes d’animations produites chaque année au Japon a probablement triplé en 15 ans, tout voir relève de la gageure (et c’est un très joli mot). Bref.

Akashic Records of Bastard Magical Instructor: Suite à une pénurie de prof de sorcellerie, un proviseur décide de recruter le Vash the Stampede de la magie, un mec nommé Glenn, qui se retrouve à jouer les Onizuka dans une école consacrée aux arts mystiques où, comme par hasard, se trouvent des pointures parmi les élèves, à la merci des interventions extérieures. Et sinon, c’est aussi le genre d’école où les nanas portent systématiquement deux à trois fois moins de tissu sur le dos que les mecs, profs comme élèves… Diantre, quelle créativité artistique… Allez, on oublie.

L’Attaque des Titans, saison 2: À première vue, c’est à l’image de la première saison (enfin, la partie pas chiante de la première saison, s’entend), aussi bien sur le plan technique que sur le plan scénaristique. Bref, ça promet du lourd… mais je n’en ai strictement plus rien à cirer. Est-ce que c’est parce que le manga a pris beaucoup d’avance (et une avance pas forcément passionnante, en plus) ou parce que 4 ans d’attente ça fait beaucoup (d’autant qu’il y a quand même eu quelques titres mémorables entre-temps), ou encore parce qu’on a bouffé du SnK à toutes les sauces depuis deux ou trois ans jusqu’à saturation (entre préquelles, spin-off, side stories, etc.)… difficile à dire. Peut-être un peu de tout ça. Quoi qu’il en soit, je pense que je vais continuer le manga jusqu’à son terme, mais je n’en suis plus assez fan pour doubler cette lecture par le visionnage de son adaptation animée. Quand bien même serait-elle excellente. Désolé.

Kenka Banchô Otome – Girl Beats Boys: Hinako débarque dans un lycée pour mecs en se faisant passer pour son sosie masculin, Hikaru. Mais le bahut est réputé pour ses grosses bastons, et pour ses gros durs (à grand cœur parce que japanim’ pour ado, tout ça). Mais vu que Hinako ne s’en laisse pas conter en matière de fight, elle va tenter de s’imposer au pays des gros bras; comme indiqué dans le titre, quoi. Pour l’instant, rien de bien neuf, c’est un peu comme du Ôran High School Host Club en mode bourrin/baston mais pas trop, avec une héroïne très lisse au milieu de racailles de bac-à-sable. Et c’est assez quelconque, sans être détestable.

Love Kome – We Love Rice: Des variétés de riz personnifiées en lycéens entrent à l’académie de l’Épi de Riz à une époque où ladite céréale perd du terrain au Japon face à la diversification des cultures. Un groupe de cinq de ces variétés va donc former un boys band pour essayer de redorer son blason. Alors, si le concept en soi est tellement awkward qu’il frise le génie, force est de constater que, d’une, ce n’est pas le premier anime à proposer des personnages personnifiant des produits de consommation courante, et de deux, ce genre d’anime devient vite très très chiant; couplé avec des logiques de débuts en J-Pop bas de gamme, c’est encore pire.

Love Tyrant: « Vous imaginez si on remplaçait le Death Note par un Kiss Note? Comment ce serait trop lol! » Voilà, en gros, à quoi on peut résumer le truc. Deux constats. 1: Death Note, ça remonte à près de quinze ans (vous venez de prendre un méchant coup de vieux dans la tronche? Bien fait). 2: ça aurait pu être super drôle (et ça l’est, d’ailleurs, même, par moments) si le scénario ne s’était pas senti obligé de partir régulièrement en mode harem archétypal à deux balles. Après, ce n’est certainement pas l’anime le plus détestable dans le genre, mais bon…

Ôshitsu Kyôshi Heine: Un des multiples anime fujoshi-bait de l’année et dont la seule « originalité » est de ne pas jouer la carte de la J-Pop. Formidable. Le pitch? Un précepteur, dont la compétence est inversement proportionnelle à la taille, va devoir prendre en charge les rejetons du roi local, quatre bishônen archétypaux comme pas possible et que le spectateur aura oublié dès l’épisode terminé. Comme l’anime dans son ensemble, en fait.

Room Mate: Il m’est déjà arrivé (souvent même) de dire que j’avais l’impression, en regardant un film ou une série, de reluquer au dessus de l’épaule de quelqu’un en train de jouer. Ce qui est en général frustrant, mais passons. Et bah putain, j’aurais mieux fait de fermer mon claque-merde, parce que c’est EXACTEMENT ce que propose Room Mate: un VN otome-ge même pas adapté, juste balancé tel quel à l’écran (mais entièrement doublé et pas totalement statique, quand même). Je cherche encore l’intérêt du truc. Enfin, je serais encore en train de chercher si j’en avais quelque chose à foutre, disons plutôt.

StarMyu, saison 2: Encore un anime boys band J-Pop, évidemment situé dans un environnement lycéen blindé de pognon à en étouffer un trotskiste. Je suis mal placé pour en parler; déjà parce que je ne suis clairement pas le public visé (en plus, je n’ai même pas regardé la première saison), mais aussi et surtout parce que je me suis littéralement endormi pendant l’épisode 2 tellement je me faisais chier devant mon écran. Du coup, je me suis arrêté là; définitivement.

SukaSuka: L’humanité a été décimée par les « Bêtes » il y a 500 ans, et notre espèce n’est désormais officiellement plus représentée que par Willem, paria qui tente tant bien que mal de passer inaperçu parmi les humanoïdes vivants sur des îles célestes. Il se voit confier par une ancienne compagnonne de route, Trolle anthropophage, la mission de garder des armes surpuissantes ayant l’apparence de filles plus ou moins jeunes. Quand j’ai lu le pitch, j’ai pensé à Somali et Larme Ultime. Quand j’ai vu le truc, j’ai pensé à aller voir ailleurs. Allez comprendre.

The Silver Guardian: Nouvelle co-production sino-japonaise, après les discutables Hitori no Shita: The Outcast, Bloodivores et Spiritpact. Cette fois, c’est un clone fauché de Sword Art Online. Super. C’est la fête. Woohoo.

Tsugumomo: Les tsukomogami sont des matérialisations sous forme humanoïde d’objets divers. Il se trouve que le héros de l’histoire, Kazuya, possède un obi hérité de sa mère décédée, obi qui prend la forme de la jolie Kiriha, avec laquelle il va devoir faire face à toutes sortes d’êtres spirituels plus ou moins malveillants. Rien de bien novateur déjà à la base, mais en plus, l’anime semble s’évertuer à nous vomir à la gueule son fan-service toutes les minutes à grand coup d’humour bien gras (niveau « Frank Dubosc » sur l’échelle de Jean-Marie Bigard). Mon sac poubelle commence à méchamment déborder, là.

Tsuki ga Kirei: Rom-com scolaire archi-classique, mais qui s’avère plutôt élégante dans son traitement, visuel comme scénaristique. Un héros un peu bras cassé et timide qui veut devenir écrivain, une héroïne sportive et angoissée comme pas possible, des couleurs pastel/aquarelles partout, une luminosité rare… c’est tout sauf original, mais c’est un peu l’anime feel good du moment. Faute de mieux, peut-être; enfin, il faudra faire avec.

Tout ça pour dire que la pêche du printemps n’est pas franchement excellente cette année encore (même si pour le coup, mon désintérêt actuel pour la franchise SnK pèse pas mal dans la balance; après, j’ai aussi fait l’impasse sur Alice & Zôroku et Kabukibu!, peut-être que je rate quelque chose, je n’en sais rien). Espérons juste que ce sera mieux cet été; et en même temps, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu une pelle de meilleurs animés diffusés durant les quinze dernières années, pour beaucoup accessibles en streaming légal (parfois même gratuitement, comme Eureka seveN sur Viewster). Donc le temps gagné à éviter la production actuelle peut très bien être exploité à découvrir ou redécouvrir des perles.

Au revoir; à bientôt.

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