Vrac de trucs japonais terminés (bis; et pas de manga ce coup-ci)

Pas de manga, mais en même temps, à part le (très bon) one shot Our Summer Holiday de Kaori Ozaki, aucun de ceux que je suis n’est arrivé à son terme depuis la dernière fois. Après, je n’ai pas fait non plus beaucoup d’efforts de découverte de trucs nouveaux, même en format court. Bref. Passons.

Light Novels

Durarara!!; volume 3: ça correspond à la dernière partie de la première saison de la version animée, soit l’arc Yellow Scarves. Un arc qui a le mérite d’étoffer le personnage de Masaomi Kida et d’expliquer sa profonde méfiance à l’endroit d’Izaya Orihara; et qui marque également une rupture/inflexion dans les relations que peuvent entretenir les trois personnages principaux, sans que ça change beaucoup de choses contextuellement parlant. Il s’agit probablement de l’arc le plus proche, narrativement et thématiquement, d’Ikebukuro West Gate Park, puisqu’il y est beaucoup question de gangs de couleur et de manipulations, tandis que le surnaturel y passe un peu au second plan; ça ne veut pas dire que Celty et Anri en soient absentes (la seconde y joue même un rôle de premier plan), mais force est de reconnaître que les enjeux se situent ici avant tout sur le plan relationnel, que ce soit pour le trio principal, pour le duo Celty/Shinra, ou pour l’antagonisme Izaya/Shizuo (sur lequel vient se greffer Simon). Ce volume est également l’occasion d’en révéler un peu plus sur la bande de Kyôhei Kadota (notamment Walker, qui semble quand même plus glauque que dans l’adaptation animée).

DanMachi, volume 4: ça continue sur sa lancée, avec une certaine amélioration mais pas de gros sursaut qualitatif. L’introduction du personnage de Welf Crozzo est bénéfique dans pratiquement tous les domaines; déjà parce que ça permet enfin à Bell d’interagir durablement avec un personnage non-féminin (ce qui n’avait jusqu’ici jamais été le cas); ensuite parce qu’il apporte une forme d’objectif à l’équipe, qui jusqu’à présent se contentait de leveler (après, l’objectif en question se limite à du farm, donc bon…); enfin parce qu’il a une maturité un peu plus affirmée que Bell, Lili et Hestia, avec un background suffisamment construit pour nous en apprendre d’avantage sur l’univers de DanMachi, notamment sur ce qui peut se passer au dehors d’Orario. Pour l’instant le meilleur volume de la série, bien que les deux petites historiettes présentées sous forme de nouvelles à la fin ne soient pas d’un grand intérêt. Mais j’ai toujours un souci avec ce LN, car l’auteur semble se borner a narrer une partie role-playée de MMO. Après tout, pourquoi pas: Les Chroniques de la Guerre de Lodoss ne sont au fond que l’adaptation romanesque d’une campagne de JDR papier; mais dans Lodoss, on n’avait pas vraiment à se coltiner les phases chiantes (leveling, farm, craft, PMT…) qui n’ont d’intérêt que par leur interactivité (et encore); alors que dans DanMachi, même s’il y a bien un vernis de romance/harem/drama, c’est à peu près tout ce qu’on a eu jusqu’ici (et seul le complot de Freyja vient de temps à autres briser cette routine ronronnante; mais vu la gueule des motivations apparentes de la déesse… paie ton intérêt).

Re:Zero, volume 1: ç’avait été une petite baffe en animé, l’impact est un peu moindre sur papier. Pourtant, l’histoire est sensiblement la même pour le moment: il est en effet question dans ce volume de la première « boucle » de Subaru Natsuki dans son nouveau monde, boucle qui correspond peu ou prou à une suite de die & retry, et l’anime se montrait semble-t-il fidèle à l’œuvre originale (encore que je dis ça, mais à la base, c’est un web novel, donc le LN est aussi une adaptation). De fait, vu le côté lapidaire de la version écrite, l’intensité des passages les plus violents en est quelque peu amoindrie, sans que je sache très bien si ça vient de la version originale ou de la traduction française. Il s’agit cependant d’un des meilleurs LN disponibles en français à l’heure actuelle, et il serait très dommage de passer à côté.

Roman

Orange, volume 1: c’est très bien (dans son genre et vu le lectorat visé), mais je ne comprends pas l’utilité de la publication de ce roman. L’intérêt d’une adaptation peut se situer dans le fait qu’elle apporte une nouvelle vision/lecture/interprétation, ou qu’elle complète l’œuvre (par des ajouts ou des points de vue différents), ou qu’elle essaie de cibler, avec une même histoire, un public différent de celui de l’œuvre originale. Or, ici, le roman passe son temps à référencer le manga (on a même régulièrement droit à des planches d’Ichigo Takano insérées telles quelles) et se contente de le paraphraser, sans plus-value. À la limite, si ça peut encourager des lecteurs/lectrices de manga allergiques à la littérature (il y en a, et pas qu’un peu) à s’y mettre, pourquoi pas; mais un spin-off, une préquelle, ou n’importe quoi offrant autre-chose que le manga en texte (souvent mot pour mot) aurait été plus pertinent pour ça. À titre personnel, je pense m’arrêter là et faire l’impasse sur les volumes suivants (sauf si leur contenu apporte réellement quelque chose par rapport au manga, contrairement à celui-ci).

Anime

Girl beats Boys: pour une série fauchée adaptée d’un otome-ge, à tonalité gentillette et à durée d’épisode réduite (8min), c’est plutôt… pas trop mal, en fait. Ou du moins, vu les handicaps de départ, je vois mal comment ça aurait pu être mieux. Certes, je pense que ç’aurait été beaucoup, beaucoup plus pertinent et intéressant de se focaliser sur un seul des mecs (genre Totomaru, le rigolo de la bande, ou Kira, avec lequel Hinako a déjà un passé), plutôt que de rusher le truc en turbo. Parce que là, on dirait un Kenichi (sans le côté build-up, avec 90% de scènes en moins et dont l’humour se serait fait la malle) dans lequel on aurait introduit de force un reverse-harem (qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un, vu que, jusqu’au dernier épisode, seul Kira a réellement conscience que Hinako/Hikaru n’est pas un mec; les autres suivent parce qu’elle leur a collé une raclée). Autant dire pas franchement indispensable.

Love Tyrant: mouaif. Honnêtement, je pense que cette série arrive beaucoup trop tard; genre dix ou quinze ans trop tard. C’est que, des romcom balayant sensiblement le même champ de thèmes et d’archétypes, il y en a eu un bon paquet, depuis vingt ans. Sans les personnages de Guri et Akane, j’aurais jeté l’éponge depuis un bail, mais la première est tellement barrée et la seconde tellement cinglée qu’elle justifieraient presque à elles seules de regarder l’anime. L’ennui, c’est que les autres persos sont assez nazes, à part l’ange creepy qui vient s’incarner dans le chat. Les ressorts narratifs sont tellement évidents qu’on n’est jamais vraiment surpris (dans un sens ou dans l’autre), les réactions des persos sont totalement téléphonées et, en dehors des blagues de situation… bin il n’y a pas grand-chose à dire, en fait. Typiquement un anime qui se tient en tant que divertissement en période de vaches maigres, mais qu’on aura complètement oublié dès la prochaine saison. Comme 90% de la production animée de ces dix dernières années, en fait…

Au revoir; à bientôt.

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