Rattrapage de séries TV (bis; que du DC, cette fois-ci)

Plus de trois mois après mon premier post du genre, quelques retours sur les séries du Arrowverse (à ne pas confondre avec le DCEU) que je n’avais pas encore vu (ou du moins dont je n’avais pas vu assez pour en parler). Go.

Flash (saisons 1 & 2)

Barry Allen n’a pas franchement eu de bol dans son enfance: sa mère a été assassinée dans de mystérieuses circonstances et son père injustement accusé du meurtre. Le seul point positif de cette histoire, c’est qu’il a été élevé par un policier qui l’a toujours considéré comme son propre fils et l’a coopté pour entrer dans la police, en tant que consultant scientifique. Car Barry est un intello pur jus, un véritable geek, dont la vie change du tout au tout lors de l’accident provoqué par la mise en service de l’accélérateur de particules local: frappé par la foudre, il devient un véritable bolide et entend bien en profiter pour combattre le crime avec ses nouveaux pouvoirs (et l’aide des geeks de S.T.A.R. Lab). Mais il n’a toujours pas abandonné l’idée d’innocenter son père.

À l’image d’Arrow, Flash démarre sur les chapeaux de roues, pour s’oublier un peu à partir du premier tiers de la deuxième saison. Disons que l’épisode cross-over avec Arrow passe très mal (ce qui était d’ailleurs le cas dans le sens inverse, également), mais ce n’est pas le seul problème: l’identité de secrète de Zoom, le main antagonist de la saison, se grille au premier coup d’œil, et la trame scénaristique use et abuse des effets/conséquences des voyages temporels (je sais que c’est un lieu commun dans Flash, mais quand même).

Du reste, Grant Gustin fait totalement le job dans le rôle principal, et les seconds rôles comme les antagonistes tiennent généralement la route (la plupart du temps; sauf, étrangement, en cas de cross-over). Nous parlons là d’une série qui s’est offert les services dWentworth Miller et Dominic Purcell (dans le rôle de Captain Cold & Heat Wave), de John Wesley Shipp (qui incarnait Barry Allen dans la série de 1990 et rempile dans le rôle de son papa), de Mark Hamill (qui campe le Trickster avec le même brio qu’il campait le Joker dans la série animée Batman de Paul Dini & Bruce Tim) et de Michael Ironside (pour jouer le père de Captain Cold, un choix idéal au regard de sa carrière cinématographique). Chapeau.

Legends of Tomorrow (saison 1)

Imaginez que le Docteur ait été remplacé par un abruti fini doublé d’un incompétent total (et le Tardis par une poubelle volante). Imaginez, maintenant, qu’il décide, pour buter un mec qui fait de gros dégâts dans le futur, d’aller recruter les seconds couteaux des autres séries DC (même pas l’équipe B ou C, plutôt l’équipe Z: Dead Canary, Shitstorm, Iron-Antman, etc.). Imaginez, ensuite, des scénaristes considérant que Terminator Genisys & Suicide Squad sont de bons films et qu’ils ont plein d’excellentes idées à reprendre, dans le désordre, tant qu’à faire. Imaginez, enfin, un budget cascades & effets spéciaux rogné (ou confié à des bras cassés). Normalement, si votre imagination fonctionne correctement, vous devriez avoir un aperçu mental de ce qu’est Legends of Tomorrow: un fiasco.

Rien n’a de sens ni de logique, les scènes de fight sont ridicules, la majorité des persos sont cons comme la mort (ou font systématiquement et précisément ce qu’il ne faut pas faire au moment où il ne faut pas le faire à l’endroit où il ne faut pas le faire), l’antagoniste principal est moisi (avec en plus un vrai nom de merde; Vandal Savage; Méchan Pabeau était indisponible?) et l’histoire empile les clichés contextuels de films/séries à base de voyages temporels, en les foirant au passage (on a même droit à un passage au Far West). C’est bien simple: on a là un condensé de tout ce qu’il est possible de rater en faisant une série TV de SF, du scénario bancal au jeu d’acteur dépourvu de la moindre conviction en passant par des designs miteux (nan mais Chronos, quoi… ce Boba Fett du Tiers Monde…) et une accumulation d’idées toutes plus connes les unes que les autres. Ça pourrait, dit comme ça, ressembler à un gros nanar, mais on est en fait beaucoup plus proche du navet.

Il y a, cependant, une chose à sauver de ce désastre: le duo de Prison Break. Wentworth Miller et Dominic Purcell font manifestement de leur mieux pour essayer de rattraper le truc… mais semblent du coup un peu hors sujet (en fait, c’est surtout que leurs persos sont les plus cohérents du lot, donc ça crée déjà un décalage avec les autres; en revanche, leur « intégration » à l’équipe au démarrage est tout sauf cohérente, elle). C’est con à dire, mais si la série s’était focalisée sur ces deux-là, en essayant de les étoffer au mieux, au lieu d’en suivre quasiment une dizaine, elle s’en serait certainement mieux sortie. Un vrai gâchis. Enfin, peut-être que c’était juste un faux départ et que ça s’améliore dans les saisons suivantes…

400 Days

Oui, effectivement, ça n’a rien à voir avec les séries de DC, mais bon, c’est aussi sur Netflix, et on y retrouve trois acteurs récurrents d’Arrow et Flash (en l’occurrence Caity Lotz, Brandon Routh et Tom Cavanagh). Hm? Ça ne justifie rien du tout? Tant pis, il faudra faire avec.

Pour la petite histoire, un quatuor d’astronautes (trois hommes, une femme) s’enferme volontairement dans un bunker souterrain coupé du monde pendant 400 jours pour expérimenter un peu ce que donnerait un voyage vers Mars, avant de passer aux essais spatiaux. Sauf que plusieurs choses ne se passent pas vraiment comme prévu. S’agit-il d’une mise-en-scène pour tester leurs compétences et réactions en cas de problème grave, ou bien…

Si la première moitié du film est constituée comme un huis clos très classique (dans la forme comme dans le fond), la deuxième adopte des formes de post-apocalyptique assez intéressantes, bien que pas super innovantes: tout se déroule dans l’obscurité ou la pénombre, avec des personnages super creapy (Tom Cavanagh semble taillé pour ce genre de rôle) en mode survie du plus apte. Pourtant, au final, le film est dérangeant sans vraiment l’être, ne s’éloignant jamais des sentiers battus: c’est une série B honorable, mais il ne faut pas en attendre davantage, sous peine d’être immanquablement déçu. Quelque part, je me demande si un format sériel n’aurait pas été plus approprié pour cette histoire; il aurait certes fallu la développer un peu plus (tout comme ses personnages, d’ailleurs), mais ç’aurait été tout à fait faisable.

Au revoir; à bientôt; et joyeuse Tanabata à ceux qui peuvent en profiter.

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