Gundam Thunderbolt, part. 2

Le dernier épisode de ce deuxième arc de Gundam Thunderbolt ayant été récemment diffusé sur la chaîne Youtube de GundamInfo, petit retour rapide. Rapide parce que, bon, ça ne fait jamais que quatre épisodes seulement, donc on ne va pas s’étendre inutilement.

La Guerre d’Un An est terminée, et malgré l’opiniâtreté de Daryl et ses potes, la Fédération l’a emporté sur Zeon. Io Fleming, libéré, a repris du service et doit rejoindre une unité sur Terre, afin de régler quelques problèmes. Certains des survivants de Zeon n’ont pas vraiment accepté l’idée de la défaite et continuent de trainer leurs machines sur les champs de bataille. L’occasion pour lui de retrouver de vieilles connaissances, de rencontrer de nouvelles têtes, et de se confronter à un mystérieux culte fanatique dans les mers du sud.

Donc… si techniquement, on est totalement dans la même veine que la première partie, force est de reconnaître que, niveau écriture (dialogues, histoire & personnages)… ce n’est plus vraiment ça. Déjà, les nouveaux persos ne sont dans l’ensemble pas très futés, surtout Bianca, mais on a connu bien pire dans la saga. Io, qui accuse encore le coup de sa défaite contre Daryl, est devenu assez aigri, et donc un peu chiant. Côté ex-Zeon, on est déjà mieux loti, notamment avec un newtype qui ne sera ni le psychopathe de service, ni un deus ex-machina ambulant (ça nous change), mais qui manque de profondeur, et Daryl, égal à lui-même: diminué mais agissant au mieux dans un contexte très défavorable, surtout compte tenu de l’état de Karla.

Niveau histoire, on ne va pas se mentir, il ne se passe pas grand-chose: on navigue d’un champ de bataille à un autre, en quête de l’engeance derrière tout ça (révélée dans les dernières minutes du dernier épisode, pour le cliffhanger), en se prenant parfois les pieds dans le tapis (c’est quoi cette manie de ressusciter des persos morts…). Mais les scènes de bataille sont géniales. Non, vraiment, sans ironie, elles comptent parmi les meilleures des anime relatifs à l’UC et rien que pour elles, l’anime vaut le coup d’être vu.

Un autre élément appréciable du scénario tient au fait d’avoir en antagoniste une secte de fanatiques, surtout quand on découvre qui la contrôle et comment il réussit à manipuler les foules. Cela se manifeste en particulier lors de la dernière bataille où les sacrifices sont nombreux et a priori absurdes, mais en réalité calculés.

Niveau mecha-design (parce que c’est bien ce qu’il y a de plus important dans une série Gundam), on reste globalement fidèle à l’esprit de la Guerre d’Un An, avec une esthétique très vintage, de vieilles machines qui reviennent et des MSV. Mais l’Atlas Gundam est trop cheaté. On dirait un MS de l’époque de Z voire ZZ, niveau puissance, pas un truc conçu avant l’UC0083. Un bel anachronisme, en quelque sorte.

Niveau musical, enfin, on reste dans la lignée de l’arc précédent, avec parfois quelques choix étranges, mais qui s’insèrent plutôt bien; mieux que certains choix d’écriture, tout bien considéré.

C’est donc une suite en demi-teinte, loin d’être mauvaise mais pas aussi bonne, qui nous est livrée ici. Ce qui est toujours mieux que Twilight AXIS, dont je cherche encore l’intérêt (enfin, si, je le vois bien, l’intérêt: vendre des maquettes; mais il n’y a que ça).

Au revoir; à bientôt.

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