Le marronnier de la fin juillet (bis)

Comme d’hab’, quand on n’a pas d’idée (mais du temps libre pour écrire de la merde), on fait des marronniers. Même chose que l’année dernière, donc: petit aperçu de quelques-uns des anime nouvellement arrivés dans nos contrées ce trimestre. Et encore une fois, l’exhaustivité n’est pas mon truc, donc jetez un œil chez Pazu pour un panorama plus large.

A Centaur’s Life: bon, bah le titre annonce la couleur, c’est de la slice of life de créatures mythiques… dans un environnement lycéen; à la Freaky Girls, donc. Et je suis très mitigé sur cette série pour le moment. Parce que, d’un côté, son background est gigantesque: on a une sorte d’uchronie dont la déviation par rapport à notre ligne temporelle se situerait quelque part au Paléozoïque, donc un potentiel absolument énorme. Mais d’un autre côté, ce background est juste mis au service d’un K-On-like où, la majeure partie du temps, on pourrait remplacer les persos par des 100% humains sans que ça change grand-chose (tout au plus a-t-on eu pour l’instant de timides allusions aux « handicaps » induits par certaines spécificités, comme pour les sirènes). Donc quelque part, c’est du gâchis, et je crois que je vais en rester là.

Castlevania: l’intrus du post, déjà parce que c’est US, mais aussi et surtout parce que c’est fini. Complètement dispensable, déjà parce que c’est plutôt bof niveau réalisation, mais aussi et surtout parce que ça ne raconte rien. Ce qui peut se comprendre, déjà parce que c’est très court (4 épisodes de 24min, paie ta première saison), mais aussi et surtout parce que ça n’a pas d’ambition réelle (autre que surfer sur la nostalgie des joueurs, s’entend). Et à titre perso, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour la regarder, déjà parce que j’avais mieux à faire que de mater ça d’une traite, mais aussi et surtout parce que je me suis endormi plusieurs fois devant. De plus, j’ai eu un mal de chien à accrocher aux persos, déjà parce que Dracula est cucul comme pas possible, mais aussi et surtout parce que Trevor Belmont est con comme un manche en plus d’être totalement ridicule (tantôt beaucoup trop maladroit, tantôt Mary-Sue). Alors non, je ne conseille pas, déjà parce que je n’aime pas, mais aussi et surtout parce que je n’aime pas.

Chronos Ruler: Kiri et Victo combattent au quotidien les Hora, créatures démoniaques se nourrissant du « temps » des humains qui, dévorés par les regrets, choisissent de passer avec eux un contrat qui les ramènera en arrière. Écrit comme ça, ça semble plutôt sympa à première vue, mais quand on commence à regarder… En fait, j’ai rarement vu une série aussi inégale en termes de réalisation; et je ne dis pas ça parce que c’est manifestement de la CG (en plus, pour une fois, les animations faciales n’ont pas l’air systématiquement creepy), c’est surtout que, par moment, les impacts et les mouvements semblent d’une mollesse ahurissante, quand à d’autres il sont super percutants, ou bien paraissent totalement à côté de la plaque. Vraiment très étrange. Mais bon, de toute façon, ça ne pisse pas bien loin, vu que le récit est quand même super bateau (une sorte de FMA en naze, sans le côté initiatique et avec de l’humour Kev Adams dedans, à base de manger des pâtes par le nez, haha, lol, mdr).

Classroom of the Elite: à Tokyo, dans un futur proche, Kiyotaka Ayanokôji, un mec plutôt falot, inexpressif et peu sociable (à son corps défendant, apparemment), intègre un lycée pas comme les autres, car élitiste ++ et dans lequel les élèves sont payés… sous certaines conditions, et dans une logique de compétition. Car il s’avère que le bahut est plus strict qu’à première vue, adepte de la carotte et du bâton, et que la prof principale est une sadique qui aime bien que ses élèves se retrouvent dans la mouise, surtout si c’est du fait de leur propre négligence. Difficile de voir pour le moment où tout ça va nous mener, mais le démarrage n’est pas inintéressant et pose des questionnements éthiques plutôt pas mal vus, même si le traitement est pour le moment simple voire simpliste (pas mal de clichés, à commencer par le héros, super balaise mais qui choisit de ne pas le montrer). On est cependant assez loin de la comédie, légère ou lourde, à laquelle ce genre de pitch pourrait nous amener (façon BakaTest, par exemple), bien qu’il ne soit pas dépourvu d’une forme d’humour un peu pince-sans-rire. À suivre, peut-être, même si je reste un peu dubitatif quant-à la capacité du truc à se tenir sur la durée, ou ne pas partir dans un délire à clichés neuneus.

Elegant Yôkai Apartment Life: Yûshi Inaba devait s’installer à l’internat de son nouveau lycée pro, mais pas bol, il a été ravagé par un incendie. Fauché comme les blés et n’ayant pas spécialement envie de se reposer plus longtemps sur ses oncle & tante (il est orphelin), il saisit l’opportunité quand on lui propose une pension à très bas prix… car la baraque est hanté par toutes sortes d’esprits. De la slice of life avec des esprits (donc niveau originalité, on repassera) dans une perspective « à la Clamp » (drama en moins) avec des persos sans grande personnalité mais pas détestables pour autant non plus… un peu passe-partout, en fait, le genre de truc qu’on oublie après visionnage, vu que son ambition ne vole jamais bien haut et que ça a un peu été vu et revu, parfois en mieux voire beaucoup mieux.

Faster Finger First: Shiki Koshiyama est un intello pur jus, mais qui n’a jamais réellement réussi à s’impliquer dans les activités des clubs, durant sa scolarité. Tout du moins, jusqu’à ce qu’il croise la route de Mari Fukami, une fan acharnée… de quiz. Et oui, cette série est un anime « sportif » (ou du moins qui en reprend les codes) sur les quiz: héros débutant mais avec un gros bagage de compétences et qui s’adapte à la vitesse grand V, compétitions (ou assimilées), exposés de règles et de stratégies, rivalités en mode shônen nekketsu… plutôt audacieux, compte tenu du thème, et contrairement à Cheer Boys!!, l’anime semble réellement s’intéresser à la discipline dont il parle. Première bonne surprise du trimestre, donc, mais je ne suis pas impartial, vu que j’ai une certaine affection pour ce genre de jeu. On va donc dire que, pour le moment, ça me plait, au lieu de dire que c’est bien.

Fox Spirit Matchmaker: le truc Tencent du trimestre. Cette fois-ci, c’est une histoire d’esprits-animaux qui viennent se mêler des affaires des hommes, avec des exorcistes et de l’humour de situation meh. Je ne crois pas avoir vu une seule idée pour le moment, tout le scénario semble être construit sur un empilement de clichés, avec une réalisation tout juste dans les standards les plus moyens (ce qui est tout de même un progrès par rapport aux productions précédentes du studio, il faut bien le dire). Et l’impasse est déjà en vue…

Gamers!: un mec introverti et plutôt gros joueur est approché par l’idole du lycée pour intégrer son club de jeu vidéo, sauf que, même s’il joue beaucoup, il n’est pas très bon (voire même carrément nul). Ç’aurait pu être un nouveau Genshiken, ou à défaut un truc un peu méta sur l’e-sport ou la pratique (générale) du jeu, ou une approche, même naïve, de la ludologie. Mais non, le jeu vidéo y est juste un prétexte à une vague romcom un peu débile, avec un personnage principal juste insupportable par sa médiocrité (dans tous les sens du terme) et des personnages secondaires pas bien meilleurs. En fait, ce qui me dérange le plus dans le début de cette série, c’est qu’elle ne semble même pas s’intéresser, ne serait-ce que superficiellement, à ce qui devrait être son objet: la place accordée au jeu vidéo, qui devrait être centrale, se limite à du contextuel (passages obligés à la salle d’arcade, au magasin, à la salle du club…) et du placement de produit (coucou, ArcSys!); des gens jouent, c’est cool, mais OSEF, parce que l’accent est directement placé sur le relationnel, et ce relationnel est à peu près le même que ce qu’on nous sert depuis vingt ans dans les romcom basiques qui sortent chaque année. Bref, c’est quand même très limité, et décevant quand on y pense, mais on commence à avoir l’habitude.

In Another World with my Smartphone: Toyâ Mochizuki est mort, tué par erreur par Dieu, qui y est allé un peu trop fort avec la foudre; mais comme ce dernier a quelques remords, il lui propose de ressusciter dans un autre monde magique, où il pourra reprendre sa vie où elle s’est arrêtée, et Toyâ n’y pose qu’une seule condition: pouvoir y utiliser son GSM comme avant (mais pas pour contacter la famille ou les amis, ça ne se fait pas, de rassurer ou consoler les gens qu’on aime, évidemment). Et voici le jeune homme débarquant dans un univers de fantasy standard moyen de JRPG standard moyen où un groupe de meufs standard moyen viendra tourner autour de ce héros standard moyen. Un isekai avec un harem, quelle originalité… surtout quand ledit héros est juste une putain de Marie-Sue en mode « deus ex-machina » permanent! En plus, ils ne se sont clairement pas foulés pour le design, en se contentant de reprendre celui de Kirito de SAO en changeant juste la couleur du manteau. Poubelle.

The Irresponsible Galaxy Tylor: Irresponsible Captain Tylor compte parmi mes anime de space opera préférés, juste parce que c’est très con; aussi était-ce avec un relatif enthousiasme tempéré d’appréhension que j’attendais cette suite indirecte. Résultat? NOOOOOOOO!

Keppeki Danshi! Aoyama-kun: Aoyama est un jeune footballeur d’exception, mais qui souffre d’une phobie pathologique de la saleté (ainsi que d’un tempérament glacial). De fait, outre son hygiénisme maniaque, sa façon de jouer s’en ressent totalement, tout comme sa façon de se comporter avec ses camarades (dont il évite machinalement le contact). Et c’est plutôt une bonne surprise, dans le sens où l’humour (con) passe assez bien et où les personnages sont assez attachants (Aoyama n’étant pas le seul névrosé de la bande). Pour le moment, donc, c’est assez cool, sans casser trois pattes à un canard. Et puis bon, c’est un peu aussi le meilleur ending du moment.

Konbini Kareshi: ah la la la… c’est vraiment pas de bol, quand on est une romcom, de tomber juste après la fin de Tsuki ga Kirei. M’enfin bon, ça n’aurait pas changé grand-chose de toute façon: les personnages sont plats/lisses/creux/adjectif-péjoratif-de-votre-choix, tout dans le déroulement est archétypal/stéréotypé/cliché/adjectif-péjoratif-de-votre-choix, et l’esthétique générale est impersonnelle/aseptisée/recyclée/adjectif-péjoratif-de-votre-choix. Bref, un anime dispensable/oubliable/négligeable/adjectif-péjoratif-de-votre-choix.

Saiyuki Reload Blast: suite des aventures de la bande de Sanzô, dans son voyage en occident en vue de mettre un termes aux exactions de Gyumaô. Et… bin Minekura, quoi: du piège à fujoshi de l’amitié virile tsundere, en mode fantasy chinoise (avec des flingues et un dragon-jeep). La relecture de la célèbre légende asiatique n’est pas inintéressante sur le principe, mais on a surtout vu pour l’instant le quatuor affronter des démons lambda pour protéger les villageois A, B et C, avant de changer de place pour recommencer. Donc pas encore franchement très palpitant pour le moment, malgré quelques très bonnes idées (comme l’inclusion dans l’épisode 3 de la tradition des tours du silence).

Tsuredure Children: vous vous souvenez des scènes post-générique de Tsuki ga Kirei? Eh bien, en gros, c’est ça: des suites de petites scènettes sans lien sur des amourettes, avec plein de clichés (le mec trop timide pour avouer quoi que ce soit, la fille trop entreprenante pour être prise au sérieux, le type qui a du mal à s’exprimer explicitement et qui côtoie une fille qui més-interprète tout, etc.). À la base, ça vient d’un gag-manga, donc techniquement, c’est le meilleur format possible; l’ennui, ce que je ne suis clairement pas un bon public pour ce genre d’anime et que je n’arrive pas du tout à m’y intéresser (même si j’aime bien l’esthétique très épurée). C’est comme ça, et c’est tant pis.

Voilà, fini. Pas commencé Knight’s & Magic, vu que je ne regarde plus maintenant mes séries animées que via PS4 et que pour Wakanim, il va falloir attendre août, mais l’intérêt du pitch me semble inversement proportionnel à la qualité du chara-design, super lambda (après, c’est encore un isekai adapté de LN, etc.). Je n’ai pas non plus commencé à regarder Fate/Apocrypha, pour la même raison (Netflix France n’est malheureusement pas très adepte du simulcast; mais bon, la patience est une vertu, il paraît). Pas tenté non plus Restaurant to Another World, mais c’est peut-être pas mal, je n’en sais rien.

Reste que je pense, encore ce trimestre, pouvoir sans perdre grand-chose me contenter de trois ou quatre titres de la saison, et peut-être en profiter pour regarder ou re-regarder des vieilleries (genre Eureka seveN, qui vient de débarquer sur Netflix; ça ne fera jamais que mon cinquième run). Dire qu’il y a dix ans, je pestais de ne pas avoir assez de temps libre pour voir tout ce qui m’intéressait…

Au revoir; à bientôt.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. VpViennetta dit :

    Un marronnier marron caca.
    OK, tirons la chasse et allons mater Eureka seveN (premier run, me concernant).

    Aimé par 1 personne

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