Rattrapage de séries TV (ter; en vrac)

Troisième article de la catégorie « rentabilisons un compte Netflix » avec un succinct retour sur quelques séries plus ou moins récentes.

Arrow (saison 5)

Alors que ses anciens compagnons de combat ont décidé d’abandonner la vie de vigilante pour reprendre une vie normale, Oliver Queen mène de front sa double carrière de maire et d’Arrow. Cependant, la charge est tellement forte qu’il se retrouve à devoir recruter une nouvelle équipe d’élite pour faire face à un nouveau seigneur du crime particulièrement retors.

Ça s’essouffle, ça s’essouffle. Cette fois-ci, les bad guys sont, quelle originalité, des « proches » de personnes mortes à cause d’Oliver, que c’est totalement nouveau dans la série… Et niveau « nouvelles têtes », ce n’est pas brillant non plus, puisque la nouvelle équipe de sidekicks d’Arrow est composée d’une simili-Théa conne et bipolaire, d’un clone de Diggle latino agressif, d’une version masculine de Felicity en gay caricatural et de PQman (triple épaisseur, pour stopper les balles et les radiations nucléaires), tous d’un hallucinant charisme, vous vous en doutez.

Niveau écriture, on a commencé à toucher le fond dans la saison précédente, et on reste à peu près au même niveau. Oliver est devenu une vraie girouette, les autres personnages ont perdu l’essentiel de leur cohérence, et il y a toujours l’indispensable épisode cross over avec FlashLegends of Tomorrow et Supergirl; et des extraterrestres. Point positif: on en a a priori fini avec les flashbacks sur les cinq années d’absence du protagoniste principal, et ce n’est pas trop tôt. À moins que les scénaristes ne trouvent le moyen d’en créer de toutes pièces, on n’est jamais à l’abri d’une connerie; après tout, c’est à la même société de prod’ qu’on doit Legends of Tomorrow

Helix (saison 1)

Dans un labo médical planqué près du cercle polaire arctique se produit l’impensable: une fuite d’agent pathogène (c’est sûr qu’on ne l’avait pas DU TOUT vu venir). Une équipe mandatée par le CDC est dépêchée sur place pour analyser la situation et prendre les mesures qui s’imposent. Ladite équipe est composée du Dr Alan Farragut, de son ex, le Dr Julia Walker, du Dr Sarah Jordan (surnommée Potential Love Interest), et de persos secondaires dont le nom m’échappe, mais qu’on va appeler par commodité le Dr Victime et le Major Traitre, ce sera plus simple et c’est écrit en gros et en rouge sur leur front dès leur première apparition. La charmante équipe débarque sur place pour apprendre que le patient zéro n’est autre que le Dr Peter Farragut, frère du premier, amant de la deuxième, et… rien du tout pour les autres. Toujours est-il que ledit contaminé a un comportement pour le moins étrange, et que le responsable de la base, le Dr Hiroshi Hatake semble dissimuler pas mal de choses peu avouables (comme une collection complète de Dorothée Magazine; ignoble).

Ça ressemble à de la série de zombie et c’en serait indéniablement une si les infectés n’étaient pas manifestement vivants, dans un huis clos glacé avec une foultitude de gens qui ne sont pas ce qu’ils prétendent être (parfois à leur corps défendant) sur fond de complots à tiroirs. Niveau originalité, on repassera, et niveau cohérence… disons que certains trucs piquent violemment. Après, une fois qu’on est rentré dedans, la sauce prend plus ou moins (disons que ça va dépendre de votre seuil de tolérance), et si le jeu d’acteur n’était pas aussi inégal, ça passerait certainement beaucoup mieux.

Mais très franchement, si vous êtes en mal de huis clos dans le froid, allez regarder The Thing de J. Carpenter, plutôt; c’est mieux et moins long. Et puis il y a Kurt Russell dedans, quand même. Sinon, si vous tenez vraiment à vous taper une histoire d’épidémie mortelle dans un labo confiné, vous pouvez toujours lire La Variété Andromède, de M. Crichton, Helix est un quasi-plagiat au niveau de l’histoire; mais c’est quand même mieux raconté dans le bouquin. Ou si vous êtes fan de maladies graves, tentez Plague Inc: Evolved ou Pandémie, c’est super fun.

Stranger Things (saison 1)

Par une belle soirée de novembre 1983, dans une petite ville de l’Indiana, un groupe de gamins geeks termine une campagne de D&D chez leur MJ Mike Wheeler avant que chacun ne rentre chez soi. Sauf que le jeune Will Byers est introuvable le lendemain. Commence alors une enquête sur les circonstances mystérieuses de sa disparition, tandis que sa mère commence à perdre les pédales et qu’une gamine étrange fait irruption dans la vie de Mike. Elle prétend s’appeler « 11 » ce qui est plutôt cool quand on est MJ de D&D et germaniste, parce que ça se prononce « Elf » dans la langue de Wagner. Ah, et elle a des pouvoirs, au fait; et elle est terrifiée par la présence d’une créature qui se trouve quelque part, dehors.

Eh bah quelle claque! On me l’avait vivement conseillée et je comprends pourquoi: cette série est l’enfant caché de E.T. et X-Files. Il y a un côté très spielbergien dans cette fiction, déjà du fait de ses personnages principaux. Et surtout, l’ancrage dans les 80ies est particulièrement réussi, ce qui lui donne un côté madeleine, qui se regarde comme on se rematerait une série de son enfance (en beaucoup mieux, quand même: les séries auxquelles on avait droit en France dans les années 1980 étaient loin d’avoir ce niveau).

L’histoire est extrêmement prenante, le jeu d’acteur est super convaincant (Winona Ryder y est magistrale et les gamins sont, une fois n’est pas coutume, crédibles), l’esthétique générale est une vraie réussite (que ce soit sur l’aspect 80ies ou l’aspect SF) et même les clichés arrivent à faire mouche (je pense que le fait d’avoir recruté Matthew Modine pour jouer le scientifique connard doit peser dans la balance). Bref, regardez si ce n’est pas déjà fait. Quant-à moi, je vais ronger mon frein en attendant la deuxième saison.

The Defenders

Après ses déboires avec Daredevil et Iron Fist, The Hand, qui joue sa survie, lance une grande excavation au cœur de New York pour récolter une « substance » nécessaire à l’immortalité de ses cinq membres fondateurs. Sauf que, pour ça, il faut recruter du monde, et vu que l’organisation fait ça à Harlem, ça attire l’attention de Luke Cage, récemment sorti de prison grâce à Foggy (et qui croise Iron Fist lors d’une opération de nettoyage). Comme The Hand a également recruté de manière très insistante et intrusive un architecte bien rangé de la ville, cela convainc la famille de ce dernier de contacter Jessica Jones pour enquêter. Cette dernière voyant sa défense assurée par Matt Murdoch quand la police (dont Misty Knight) en a après ses fesses. Et tous sont copains avec Claire Temple. Le monde est petit, c’est fou.

Donc, premier vrai cross-over sériel de Marvel-Netflix (Daredevil saison 2 ne comptant pas vraiment), et… ça ressemble beaucoup, qualitativement parlant, à Iron Fist (sans être nécessairement aussi catastrophique, faut pas exagérer, non plus). Outre le fait que ce soit court (8 épisodes; en même temps, je ne suis pas sûr que le scénario nécessitait plus), c’est également assez vide. Même si les dialogues ont quelques beaux moments de gloire, ça reste dans l’ensemble assez bof et plutôt mal scénarisé (même au niveau des scènes de combat). D’autant que les persos ne sont pas franchement développés ici, ils ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient auparavant (Matt Murdoch s’en sort un peu mieux que les autres, mais ça ne va pas pisser bien loin; Danny Rand reste fidèle à lui-même, mais pour le coup, ce n’est pas un compliment).

Alors, évidemment, ils ont déjà fait l’objet d’un développement en bonne et due forme chacun dans leur série respective, sauf que justement: la comparaison devient du coup inévitable, et, ici, on a l’impression qu’ils ont juste été balancés là pour faire de la bagarre et basta. D’autant que le scénario type « Blanche Neige et les Sept Mercenaires » (« au début, ils se battent, et après, ils sont potes »), c’est bien gentil, mais ce n’est clairement pas un monument d’originalité. Parce que, si Luke Cage, Jessica Jones et Daredevil avaient une identité propre (même Iron Fist, d’ailleurs; c’est juste que c’est loupé), là, on dirait juste un fan-film adaptant le scénario d’Avengers le film en mode réduction de budget pour le compte d’une association de quartier new-yorkaise. Merde, vous aviez Sigourney Weaver dans votre casting, et c’est tout ce que vous avez réussi à en tirer? Sérieusement!

Bref, une sélection très inégale et dont je ne peux décemment guère conseiller qu’un seul titre: Stranger Things. Les autres sont beaucoup moins réussis, et c’est fort dommage. À force de tirer sur la corde…

Au revoir; à bientôt.

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