Vrac de trucs japonais terminés (ter; ça fera le bilan anime de l’été dans la foulée)

Vous connaissez la musique, passons aux choses « sérieuses » (du moins aussi sérieuses que puissent être des trucs culture pop jap’).

Manga

Ex-Humans: erf. Je n’arrive même pas à comprendre pourquoi je suis allé jusqu’au bout, tellement c’est quelconque. Je ne peux même pas invoquer le prétexte du plaisir coupable, vu que ce n’est pas à proprement parler mauvais ou nanardesque. C’est juste une énième histoire darkouille où l’humanité fait face à un ennemi inconnu tout en devant faire face à ses ennemis intérieurs tandis qu’un personnage masculin perd son amour, mais en fait non, mais fait si, mais en fait non, mais en fait il a acquis des pouvoirs, mais en fait elle aussi, mais en fait c’est pas vraiment elle, mais en fait si, mais en fait non… arrêtez-moi si je vous saoule, hein. Le pire, c’est que ça ne fait que cinq volumes; je ne veux même pas imaginer ce que ça aurait donné en long cours…

Big Order: ouais, là aussi, je me demande pourquoi je suis allé jusqu’au bout. Ayant beaucoup aimé Mirai Nikki, j’avais pas mal d’attentes au sujet de ce titre; et autant dire qu’elles n’ont pas été comblées. Pourtant, ça ne démarrait pas si mal que ça, même si niveau originalité, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. Au départ, ça me faisait étrangement beaucoup penser à X de CLAMP, avec un personnage principal dépassé par le pouvoir dont il a hérité et qui ne souhaite au fond que le bien commun, balloté par les événements au milieu d’enjeux et de factions dont il ne voudrait même pas entendre parler si on lui en laissait le choix. Sauf que le récit s’enlise très vite, devient rapidement chiant et finit par tourner à l’énergie éolienne générée par les retournement de veste des différents personnages. Le tout s’achevant en mode evangelio-narutesque d’un ridicule fini.

Anime

Classroom of the Elite: pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de franche réussite. L’aspect « réflexif » de l’histoire se bornera à des citations de manuel de philo crachées en guise de titres d’épisode, et l’essentiel du scénario se limitera à montrer Ayanokoji et sa meilleure pote du moment tenter de rattraper les conneries des autres membres de sa classe (qui pour un certain nombre d’entre-eux en tiennent quand même une sacrée couche) ou déjouer les magouilles d’une autre classe. Sans réel suspens, d’ailleurs; ni réel intérêt, en fait. Si c’est juste pour voir des teubés dans la merde à cause de leur propre connerie se faire sauver par des copains cyniques qui s’arrangent avec les règles, autant regarder une émission politique ou les débats à l’Assemblée nationale, ça fonctionne pareil et au moins, c’est un peu drôle.

Fastest Finger First: comme dit précédemment, c’est sans grande prétention et je suis bien forcé d’admettre que c’est parce que j’aime bien les quiz que j’ai adoré cet anime. Ça ne veut pas dire qu’il est mauvais, bien au contraire: dans le genre « anime de sport sans sport »  (anime où il y a un club et des compétitions/tournois, quoi), c’est un des meilleurs que j’ai pu voir (même s’il est incomparable avec Hikaru no Go). Ou plutôt, il serait un des meilleurs s’il ne s’arrêtait pas pile au moment où l’histoire décolle. Un peu comme pour All Out!, qui stoppe subitement au moment où l’équipe commence à se roder et doit entrer en compétition. J’ai du mal à saisir l’intérêt de la chose. OK, la mode est aux cours courts (haha), mais tant qu’à faire, autant élaborer un scénario qui colle au format, pas juste le début d’un truc « interrompu » qui devrait faire le double ou le quadruple d’épisodes pour réellement pouvoir déployer son potentiel, ou même ne serait-ce que couvrir ses propres enjeux (d’autant qu’il y a des ellipses). FFF est donc franchement sympa, mais aussi beaucoup trop court. Difficile, par conséquent, de le recommander (à moins qu’une suite ne soit prévue, mais je n’en ai pas eu connaissance).

Gamers!: pourquoi avoir continué à regarder alors que ma première impression était juste exécrable? Eh bien parce que j’ai constaté, en lurkant ici ou , que les avis étaient très contradictoires, et j’ai du coup voulu lui donner sa chance. Sauf que j’aurais pas dû. Parce que ça pue quand même pas mal, au final. Je le dis et je le répète: le jeu vidéo est au mieux secondaire dans cette histoire (c’est un peu comme si Suzuka s’était appelée Sprinters). On pourrait parler, à la place, de manga, de cinéma ou de confection de kebab que ça ne changerait quasiment rien, si ce ne sont quelques lignes de dialogue et deux ou trois passages (sauf dans le dernier épisode, un « hors série » où on tente démagogiquement de justifier la politique économique d’enculé pratiquée par certains éditeurs en mode cirage de pompes). Après, si le confinement à un simple niveau contextuel était compensé par l’intérêt de l’histoire… mais même pas! Parce que l’histoire de Gamers!, c’est juste celle d’une mauvaise rom-com dont les seuls ressorts narratifs résident dans des quiproquos tellement appuyés que c’en devient limite douloureux, et dont près de la moitié des personnages ne servent juste… à rien.

Saiyuki Reload Blast: pas de « fin » à proprement parler, mais on commence à avoir l’habitude avec Saiyuki. Ça n’excuse rien, hein, mais ce n’est pas comme si on ne s’y attendait pas. La grosse « particularité » de cette itération, c’est de proposer un personnage féminin récurrent fort autre que Yaone (ou Gyokumen, mais bon, elle n’a jamais été très présente; et non, Kanzeon ne compte pas), en la personne de Sharaku Sanzô, pendant occidental de Genjô Sanzô, avec lequel elle partage une bonne quantité de traits de caractère (de la même manière que Yaone avait beaucoup en commun avec Hakkai, mais c’est une autre histoire). À la manière de la version animée de Senkaiden Hôshin Engi, les légendes originelles ont été ici tordues de manière à donner un rôle plus néfaste au « Ciel » (notamment avec le personnage de Nataku, mais si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’était déjà plus ou moins le cas dans le manga). Rien de vraiment gênant, en fait; ce qui l’est plus, c’est que la qualité d’animation de certaines scènes de fight (soit le cœur de l’anime) laisse clairement à désirer. Enfin, on a vu pire, mais quand même.

Eureka seveN: bah oui, j’allais pas me contenter de ça cet été, du coup, je l’ai rematé pour la cinquième fois, à l’occasion de son apparition sur le catalogue de Netflix. Et c’est bien. Pas parfait, il y a le honteux troisième opening sous-traité en Corée du Nord et une petite minorité d’épisodes à la réalisation finie à la pisse (comme le 39), mais dans l’ensemble, c’est toujours un plaisir à regarder. Par contre, c’est moi ou la traduction a été révisée par rapport à la version DVD de Beez? Si c’est bien le cas, quelqu’un aurait mieux fait de s’abstenir, parce que par moment, c’est à la limite du compréhensible quand il n’y a pas d’évidentes erreurs de compréhension (et pour que je les remarque, c’est qu’elles doivent être bien fat). De même, je ne comprends pas bien pourquoi la série a été artificiellement divisée en deux saisons factices par le site de streaming, ça n’a ni sens, ni intérêt, ni utilité. À part ça, je pourrai m’étendre des heures sur cet anime, sur ses références culturelles (voire contre-culturelles), son esthétique générale, ses références historiques à peine dissimulées, ses musiques géniales ou les messages progressistes qu’il véhicule… mais simplement, regardez-le, si ce n’est pas déjà fait. Sincèrement. Même douze ans après sa diffusion au Japon, elle reste pertinente, et une des meilleures séries de SF de ce début de siècle.

Roman

Your Name: signé Makoto Shinkai himself, ce roman est une novelisation du film du même nom (pourtant écrite avant la sortie de ce dernier, mais tout est expliqué en postface). Quoi qu’il en soit, la fidélité à l’histoire « originale » est de rigueur, et il n’y a guère que sur quelques points de détail que cette version textuelle s’éloigne; elle est notamment plus encline, dans sa seconde moitié, à s’appliquer à décrire le ressenti des deux personnages principaux. Toutefois, je ne sais pas si c’est dû à la traduction ou si c’est le style de Shinkai, mais l’écriture revêt parfois des aspects un peu puérils. Ce qui peut s’expliquer par le fait que toute l’histoire est racontée du point de vue des deux narrateurs adolescents que sont Mitsuha et Taki, remarquez. Mais du coup, ça passe forcément mieux à l’écran que sur papier, à l’image de certains light novels.

Au revoir; à bientôt.

PS: pendant que j’y pense, l’Université de Rennes (2) a lancé un appel à communication pour une journée d’étude sur, je vous le donne en mille, Evangelion. Elle devrait se tenir le 15 mars 2018 et les propositions de contribution sont à renvoyer avant le 15 décembre prochain (toutes les infos sont dans le lien). Je ne sais pas si l’accès sera public, mais j’avoue que ça m’intéresse beaucoup (en tant qu’auditeur, parce que ce n’est pas du tout mon domaine de compétence).

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Api dit :

    Quel dommage que tu n’aies pas apprécié Gamers (merci pour le partage, d’ailleurs). Je pensais moi aussi que l’animé allait se placer comme une série bourrée de références au jeu vidéo, mais dès la fin de la première moitié de la série, on devinait que ce ne serait finalement pas le cas (même si on peut se demander l’intérêt de nous avoir présenté les membres du club de jeu vidéo, du coup…). La série n’aurait sans doute pas dû se prétendre comme adressée aux gamers, mais en tant que comédie romantique, elle fait clairement le taf, et ça m’a rappelé School Rumble où les quiproquos s’enchainaient entre les personnages, même si Gamers n’a pas le grain de folie de cette dernière.

    Aimé par 1 personne

    1. tommyloser dit :

      Bah, peut-être que je suis simplement devenu très exigeant avec les rom-coms. ^^’
      Je n’avais pas vraiment fait le parallèle avec School Rumble, vu que la série présentait ses persos comme totalement barrés dès le départ, alors que Gamers! présente les siens comme des… gamers (ce qui en dit d’ailleurs assez long sur l’idée que s’en font les scénaristes, mais c’est un autre débat).

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