Le marronnier du 31 décembre (troisième édition)

C’est la période des marrons glacés, et qui dit « marron » dit « marronnier » (et oui, cette introduction est absolument pourrie, merci de le remarquer). Comme d’hab’, récapitulatif de l’année passée en mode bilan culturel, mais pas trop.

Jeux vidéo

Cette année, je me suis payé une PS4 (merci les campagnes de promo FNAC pour liquider les stocks du modèle de base obsolète depuis la sortie de la Pro). Et croyez-le ou non, mais je m’en suis plus souvent servi pour Netflix ou Crunchyroll que pour la demi-douzaine de jeux que j’ai dessus; réunis. Pourtant, si je suis passé à la current gen, c’était dans l’idée de me mettre à certains titres à peu près unanimement considérés comme incontournables; surtout un en fait: Persona 5 (car, con comme je suis, je n’ai réalisé qu’après coup qu’il était aussi sorti sur PS3).

Et très franchement, je n’ai pas DU TOUT été déçu: le jeu est génial. On y retrouve tout ce qui a fait le succès des épisodes 3 & 4 (mes préférés), et le choix, comme fil conducteur, de la grande tradition des voleurs de fiction est une bonne idée en soi. En jouant sur les imaginaires communs, il a entrainé un certain nombre de partis pris esthétiques plutôt bien vus sur la thématique. Le design des donjons, par exemple, renvoie à diverses représentations traditionnelles de lieux de larcins dans la culture pop du XXe siècle, comme le musée d’art si cher à Cat’s Eyes. Le design des costumes de combat des persos renvoie également à ces imaginaires communs (comme leurs personas), dans une vision kitch qui rappelle très fortement celle du monde de la TV du quatrième épisode.

Et pourtant… j’ai lâché le jeu à peu près à la moitié (à vue de pif). Si Persona 5 est qualitativement encore meilleur que ses prédécesseurs… ben j’ai fini par me faire chier quand même à force d’y jouer. Je pense tout simplement que je dois faire mon deuil des J-RPG traditionnels, tout aussi iconoclastes soient-ils: ce n’est simplement plus du tout mon genre de jeu. Ce qui est dingue, c’est que la question ne se serait même pas posée il y a encore douze ans (quand je sortais juste de la fac): c’était avec les jeux de combats et les RTS mon type de jeu préféré. Aujourd’hui, je ne sais même pas si je serais capable de terminer ma dernière partie en date de Final Fantasy VII sans me forcer (sans déconner, je ne suis pas encore sorti de Midgar, et j’en ai déjà tellement marre que je n’y ai pas touché depuis des mois).

En revanche, j’ai beaucoup moins de mal avec les Action-RPG, et c’est avec plaisir (mais tardivement) que j’ai pu découvrir en fin d’année le dernier Ys en date (merci chères frangines pour le cadeau). De cette série, je ne me rappelle finalement que de l’épisode V, essayé sur SFC il y a longtemps, et bien sûr jamais terminé. Ys VIII: Lacrimosa of Dana est donc le premier A-RPG sur lequel j’ai passé autant de temps depuis… un bon moment. Même s’il est techniquement archaïque (portage de PS Vita oblige), il est cependant plus que correct. Bonnes maps, bon gameplay bien punchy, bonnes musiques… il n’y a finalement que les personnages et les petits mobs qui ne soient pas franchement extraordinaires, mais on fera avec. Pareil que pour les clichés du scénario, dont on s’accommodera parce que le jeu commence par un naufrage, comme Zelda: Link’s Awakening (et puis, en termes de cohérence, il est plus facile d’accepter une île comme espace de jeu fini/clos qu’un soi-disant royaume entier en fait plus petit qu’un département français).

Sinon, toujours sur PS4 et pour rester dans la catégorie des jeux sortis cette année, j’ai tenté de jouer à Mass Effect: Andromeda, et arrêté au bout d’une trentaine de minutes; parce que sincèrement, la franchise ne méritait pas ça. OK, Mass Effect 3 était très discutable, surtout en termes d’écriture (dialogue et scénario), mais il restait globalement agréable à jouer et relativement cohérent (malgré sa fin calamiteuse et ses multiples incohérences). Là, rien que le début me donne envie d’aller voir ailleurs, que ce soit pour sa réalisation bâclée (ces animations… mais ces animations…) ou son écriture bancale. Enfin bref. Je n’exclus cependant pas de lui donner une seconde chance un peu plus tard, si je me retrouve dans une phase de masochisme sévère.

Tenté aussi des jeux à tendance plus « rétro » (c’est la mode), déjà avec la SNES Classic Mini, mais aussi avec Sonic Mania et le remake de Wonderboy III. Le second est conceptuellement une vraie réussite: pouvoir changer en pleine partie des designs de la version d’origine à la refonte « cartoon » moderne ou l’inverse, pourvoir faire de même avec les musiques, tout en conservant le gameplay et le level-design originel, c’est la petite feature qui peut faire la différence entre un bon remake et un excellent remake. Sachant que le jeu, en mode original, est aussi génial que dans mes souvenirs. Et vu que je ne l’ai jamais terminé, eh bien c’est l’occasion.

Quant-à Sonic Mania… j’aimerais sincèrement être plus enthousiaste vis-à-vis du jeu. Visuellement, c’est un upgrade des Sonic qu’on a laissé lorsque la Megadrive a cédé sa place à la Saturn, et en termes de gameplay, c’est juste les sensations d’antan. Niveau level-design aussi, c’est vraiment du bon vieux Sonic, avec des refontes des classiques Greenhill Zone, Chemical Plant et consorts. Bref, c’est LE Sonic 4 qu’on attendait sur Saturn, ce qui est d’ailleurs totalement revendiqué par l’équipe de dev’, jusque dans les options (vous avez remarqué le petit pad Saturn?). Et c’est bien le problème: 20 ans de perdus. 20 ans pendant lesquels Sega s’est chié dessus davantage qu’il n’a réussi à renouveler sa franchise, et qui sort maintenant son « jeu de la dernière chance » en se contentant… de faire simplement ce qu’on attendait à l’époque des 32Bits.

Alors ouais, évidemment que je me suis rué dessus, surtout pour seulement une vingtaine d’euros (même si c’est du démat’)… mais je ne peux pourtant pas m’empêcher de penser à cet énorme gâchis: en 1997, la Sonic Team avait toutes les compétences pour sortir un jeu de cet acabit, même s’il aurait certainement fallu passer par la case « 2D mais en 3D » (comme Nights, en fait); la Saturn avait en plus une certaine tradition du jeu de plateforme (les deux Clockwork Knight, les deux Bug!, Astal, Rayman, Gex…); et il y avait fondamentalement une réelle demande à l’époque, une demande si forte qu’elle est encore palpable de nos jours, au point qu’elle a fini, 20 ans après, par aboutir à ce jeu. Encore une fois, un vrai gâchis.

Sur PC, comme les années précédentes, mes activités ludiques se sont limités à des jeux plus ou moins anciens (The Guild II, Tropico 5, Skyrim, Civilization V & VI, Final Fantasy VII…), et les seules « sorties » de l’année auxquelles j’ai vraiment pas mal joué ont été Guild Wars 2: Path of Fire et Endless Space 2. Vu que j’ai déjà eu l’occasion (plusieurs fois) de dire combien j’aimais le premier, je ne vais pas en rajouter (même si j’en aurais envie). Pour le second, je pense qu’il va me falloir encore quelques dizaines d’heures de jeu de plus pour avoir un avis pertinent dessus. Mais, ce que je peux dire pour le moment, c’est que j’aime bien.

Endless Space 2 reprend les points forts du premier épisode en les améliorant, avec un côté diplomatique peut-être plus prononcé (même s’il y a à mon avis plusieurs rééquilibrages à effectuer). L’ennui, c’est que ça se fait encore au prix d’une uniformisation générale du fonctionnement des diverses formes de vie intelligentes. C’était déjà le cas dans l’épisode 1 avec les bâtiments, quasiment identiques d’une civilisation spatiale à l’autre, tendant parfois au ridicule; c’est désormais aussi le cas sur le plan de la gestion politique; un peu comme si nos modèles terriens devaient impérativement s’imposer à tous les êtres galactiques.

Et c’est à mon sens le gros point noir de la série, car nuisant sévèrement à la crédibilité générale de cet univers: que des êtres végétaux comme les Persistants ou « simili-minéraux » comme le Peuple de la Faille puissent être sensibles au bonheur pourvu par les mêmes supermarchés que les Humains me dépasse (et ce n’est pas le seul truc absurde). L’autre gros point problématique du jeu, ce sont les pirates, tantôt tellement nuisibles qu’ils en sont mortellement dangereux pour votre empire, tantôt tellement nazes qu’ils en sont d’une flagrante inutilité, sans réel milieu. Après, vu qu’on peut tranquillou les supprimer dans les options, je ne vais pas trop me plaindre de ce point. Et puis au fond, Endless Space est et reste une très bonne franchise, et cet épisode lui fait honneur, avec un gameplay amélioré depuis le premier, un système de quêtes très bien vu et un design toujours au top.

Pour 2018, je n’ai pas énormément d’attentes. J’attendais déjà, en 2017, des correctifs pour le pourtant très prometteur Civilization VI, et je les attends toujours. Ça, plus la politique de DLC de l’éditeur, m’a convaincu de retourner durablement vers l’épisode précédent, quitte à lorgner du côté de la foire aux mods (merci aux contributeurs du Steam Workshop). À l’occasion, en cas de soldes massives sur les nouveaux contenus et/ou d’amélioration substantielle de l’IA, je n’exclus pas d’y revenir; mais en l’état actuel des choses, c’est niet.

L’annonce d’une grosse compil’ Street Fighter m’a autant surpris que hypé, donc je la prendrai probablement (peut-être pas day one, ceci dit). Je suis aussi hype pour Tropico 6, même si je sens bien l’up-grade du 5 vendu plein pot (ce ne sera donc clairement pas un achat day one, et peut-être même pas un achat 2018). Dragon Ball FighterZ me fait beaucoup envie, mais là encore, la politique économique annoncée a bien douché mon enthousiasme de départ (j’étais parti pour une préco, mais je pense finalement attendre un petit moment après la sortie pour le prendre; quitte à attendre la fin de l’année pour me le faire offrir; voire encore après).

La « Definitive Edition » d’Age of Empires a attisé ma curiosité, mais j’attends de voir; si c’est juste une refonte graphique avec deux ou trois améliorations de gameplay, merci, mais j’ai encore l’édition originale des années 1990 sous la main et de toute façon, je préfère le deuxième épisode. Pour Megaman 11, je ne sais pas trop; on ne peut pas dire que le nouveau design fasse vraiment envie, mais c’est Megaman, quoi; faut voir. Jurassic World Evolution m’intéresse un peu, même si j’ai détesté le film.; c’est que Jurassic Park: Operation Genesis va sur ses quinze ans, mine de rien. Et c’est à peu près tout, maintenant que j’y réfléchis.

Signe des temps, j’en suis venu à me contrefoutre de l’annonce d’un quatrième Valkyria Chronicles, tout comme je me fous de la probable sortie d’un troisième Shenmue l’an prochain, d’un sixième SoulCalibur, d’un nouveau Daytona USA ou d’une « Arcade Edition » de Street Fighter V. Au final, ça nous fait un « à peu près certain » (même si je ne sais pas encore sur quel format; probablement PS4), deux « plus tard » et trois « peut-être » au grand maximum. C’est short. Mais ce n’est pas ma banque qui s’en plaindra.

Cinéma

Cette année fut particulièrement riche, avec pas mal de films attendus au tournant. Des suites, notamment, comme Logan, Alien Covenant ou Blade Runner 2049. Des reboots, aussi, comme Power Rangers ou Spider-Man: Homecoming. Et des adaptations, également, qui avaient plutôt intérêt à ne pas se planter, comme Valerian, La Tour Sombre ou Ça. Bon, autant dire que les résultats sont globalement aléatoires et qu’on a pu avoir droit à un large panel s’étendant de l’excellence à la chiasse, en passant par le bidule cool à regarder entre potes pour se détendre, le truc qui démolit positivement son passif, la série qui n’en finit pas d’agoniser, ou le machin trop sous-estimé parce que très mal vendu. Entre autres.

Parmi les bizarreries, on notera que la Warner aura pratiquement réussi à enterrer son DCEU à peine six mois après l’avoir quasiment sauvé du naufrage (comme quoi), ou qu’on peut faire un film Robin des Bois en appelant le personnage principal Arthur (comme quoi), ou qu’une franchise vieille de quarante ans est encore capable de s’auto-troller (comme quoi), ou que Darren Aronofsky est encore capable après toutes ces années de surprendre son monde (comme quoi).

Pour l’année prochaine, j’attends… ben à peu près la même chose, en fait. Très intéressé par Fireworks, j’espère juste qu’il y aura une salle pour le diffuser pas trop loin de chez moi. Je pense continuer d’aller voir les films du MCU avec la même régularité que les années passées, même si désormais, j’attends moins des gros cross over que des stand alone (et je suis donc plus intéressé par Black Panther, Venom ou Ant-Man & la Guêpe que par Avengers: Infinity War). En bon fanboy mouton de Guillermo Del Toro, j’irai évidemment voir La forme de l’eau (et Pacific Rim: Uprising, même s’il n’est plus à la réal’). J’ai cru comprendre qu’il y aurait aussi un nouveau film « Cloverfield » en 2018, et ça, ben ça ne se rate pas.

Je ne sais pas vraiment quoi penser du film sur Les Nouveaux Mutants; le trailer ne fait pas franchement envie, mais avec Maisie Williams, Anya Taylor-Joy et Charlie Heaton au casting… ça se tente, je dirais. Pour le nouveau Deadpool, c’est déjà tout vu; même chose pour le « biopic » sur Han Solo. Et étant très faible face à certaines franchises en dépit de la pourritude extrême qui a pu y sévir, j’irai aussi voir Jurassic World: Fallen Kingdom, The Predator et X-Men: Dark Phoenix (sans en attendre quoi que ce soit par ailleurs). Laissons aussi peut-être sa chance à l’adaptation de Gunnm par Robert Rodrigez, on ne sait jamais: le monsieur a été capable de sacrées fulgurances par le passé.

Je ferai en revanche peut-être l’impasse sur Ready Player One (dont la bande annonce me fait sincèrement pitié dans sa tentative de racolage à coup de clins d’œil à s’en déchirer la paupière; une démarche qui rappelle d’ailleurs beaucoup les effroyables Gamer et Pixels) et certainement sur les adaptations de BD de Dupuis (qui m’ont toujours laissé de glace jusqu’ici; pas de raison que ça change).

Manga

Année plutôt creuse pour moi, en la matière. Des mangas qui ont vu arriver leur conclusion en 2017 dans notre « beau » pays, je ne retiendrai finalement qu’une poignée de titres: Tokyo Kaido, Billy Bat, Le mari de mon frère, Dernière Heure, Mobile Suit Gundam – The Origin (sur lequel il faudra forcément que je revienne bientôt) et Erased. Ah, et le très bon Our Summer Holiday, parmi les one shots. Année plutôt creuse, ça ne veut pas dire année complètement vide, non plus. Et puis, au fond, ça n’engage que moi: c’est moins un jugement qualitatif général que le constat d’une évolution de ma consommation personnelle de BD, toutes origines confondues.

Niveau nouvelles découvertes qui vont se poursuivre, idem, pas grand-chose de mémorable, hormis Riku-Do, le très bon To Your Eternity et Mob Psycho 100 (dont j’avais surkiffé l’anime). Dans le même temps, j’ai bien conscience d’être passé à côté de titres appréciés et ayant de bons retours critiques (Le chant des souliers rouges, par exemple), mais j’avoue qu’ils ne m’attiraient globalement pas plus que ça. Logique que, pour d’autres, l’année passée puisse être considérée comme assez faste, en fait.

J’ai aussi entamé la version manga d’Alderamin on the Sky, faute d’avoir une VF pour le LN, vu que j’avais quand même envie de connaître la suite du récit conté dans la version animée. Même si, honnêtement, je préférais l’anime, le manga est éclairant sur pas mal de points. Déjà, l’inspiration « indienne » de l’œuvre y semble un peu plus prononcée, ne serait-ce qu’avec la carte du sous-continent (que je ne me rappelle pas avoir vu dans l’anime, ou ça m’a échappé), laquelle n’est ni plus ni moins que celle de l’Asie du Sud (et le palais en forme de Taj-Mahal, ce qui est un peu paradoxal, vu que le Taj-Mahal est un mausolée; à moins que ce ne soit un foreshadowing sur l’avenir de la dynastie au pouvoir). Bref.

2017 a également été une hécatombe en termes d’annonces de fins de commercialisation, avec beaucoup d’arrêts au premier janvier 2018 chez plusieurs gros éditeurs. La chose n’a rien de spécialement nouveau, et des arrêts de commercialisation, il y en a tous les ans. Mais cette année, ça a été en grande quantité, surtout chez Delcourt/Tonkam et Soleil (il y en a aussi eu chez Pika, Panini, Glénat, Kana et Doki-Doki, entre autres, mais incomparablement moins). Certaines autrices voient notamment leur bibliographie francophone fondre comme neige au soleil chez les libraires (Kaori Yuki, Yuu Watase…) quand des titres « iconiques » comme Ki-itchi ou Journaliste (sur lesquels Akata & Delcourt avaient beaucoup communiqué à l’époque de leur sortie) tirent leur révérence dans une indifférence à peu près générale.

Faut-il y voir la fin du rééquilibrage par rapport aux années 2000 et les publications massives de titres anecdotiques, clairement mauvais ou au succès commercial potentiel loin d’être avéré? Peut-être. Plus probablement s’agit-il simplement d’une phase « naturelle » du cycle de l’édition, où, dans l’impossibilité matérielle de tout réimprimer (surtout quand il n’y a pas vraiment de demande importante), il est contre-productif de chercher à conserver des droits d’édition ad vitam eternam. Quoi qu’il en soit, cela conforte malheureusement l’idée (pas nécessairement totalement infondée, d’ailleurs) que le manga obéit à des logiques de périodicité, et qu’une fois passé la date butoir, ben c’est périmé, il faut passer à autre chose, sans état d’âme. Après, on ne va pas se mentir: quand un titre comme D. N. Angel reste en hiatus pendant plus de quatre ans dans son pays d’origine, il ne faut pas s’étonner que l’éditeur francophone finisse par lâcher l’affaire (mais du coup, je flippe un peu pour Ultra Heaven).

Quant-à l’année 2018… eh bien, je n’en attends pas grand-chose, à vrai dire, que ce soit en nouvelles publications ou en titres arrivant à leur conclusion. La fin de MPD Psycho, peut-être (depuis le temps), celle de I am a hero évidemment, le volume d’Orange centré sur Suwa, éventuellement King of Eden (mais Ki-oon a déjà un certain passif en matière de pseudo-thrillers ratés malgré promesses de monts et merveilles, donc je suis devenu très circonspect avec leurs annonces); et c’est finalement à peu près tout.

Enfin, pour être tout à fait honnête, ce n’est pas bien grave: j’ai déjà bien suffisamment de séries en cours à continuer et qui semblent pas encore proches de leur terme (même si dans certains cas, ça tourne carrément à vide pour rallonger artificiellement la durée de publication); je pense même en lâcher quelques unes qui trainent trop en longueur à mon goût.

Comics & BD

Tir groupé, vu que je ne me limite plus désormais qu’à quelques titres chaque année. Restrictions budgétaires, tout ça; et puis, même avec des médiathèques correctement fournies à proximité, il est de toute façon impossible de tout lire, que ce soit faute de temps ou parce que les fonds ne sont de toute façon pas exhaustifs quoi qu’il arrive (même avec la BD en priorité absolue et un très très gros budget; ce qui n’arrive pour ainsi dire jamais).

Côté franco-belge, j’ai beaucoup aimé le cycle du « Prince des Ténèbres » de Jour J (série d’uchronies très inégale de manière générale, mais ce cycle en particulier est vraiment bon), reste circonspect mais quand même confiant vis-à-vis d’Amazonie (le nouveau cycle dérivé de Kenya, de Leo, qui me fait penser à une sorte d’étrange mélange entre X-Files et Fitzcarraldo) et ai pris une grosse claque avec Ces jours qui disparaissent. Le désormais culte Murena a repris cette année son chemin malgré la disparition, en 2014, de Philippe Delaby, avec l’arrivée de Theo Caneschi au dessin (qui fait du très bon boulot). Côté américain, j’ai bien aimé le dernier Young Avengers (même si j’avais préféré les précédents) et la suite de The Wicked + The Divine (mêmes auteurs, d’ailleurs). Et c’est à peu près tout. Non pas tout ce qu’il y a eu de bien, mais tout ce que j’ai lu de marquant. Sur un total de pas beaucoup, de toute manière, donc mon avis reste au final très peu pertinent.

Du coup, pas vraiment d’attente pour l’année à venir. Civil War II ayant de toute façon été une belle déception, je préfère ne plus attendre grand-chose côté Marvel, j’ai trop de retard côté DC pour me permettre de tout rattraper en un an et je ne suis plus assez dans le bain franco-belge pour émettre une opinion pertinente sur d’éventuels espoirs à venir. C’est comme ça. Bon, il y a aussi quelques titres déjà sortis sur lesquels il va falloir que je me penche plus avant, quand même (Carthago, Extraordinary X-Men…).

Anime (TV)

L’année 2016 avait été marquée par une saison estivale très fournie contre un début d’année très pauvre. 2017 a peut-être été plus régulière, mais au final avec très peu de titres originaux vraiment marquants. La fin de Gundam IBO, la diffusion de Tsuki ga Kirei (une très bonne surprise), et… c’est tout ce qui me vient à l’esprit, maintenant que j’y réfléchis. Pour le reste (soit les adaptations ou produits dérivés), quelques très bons trucs, et beaucoup de trucs plus ou moins anecdotiques; genre Fastest Finger First, que j’aime bien mais qui n’a rien d’extraordinaire, ou Recovery of an MMO Junkie, qui est certes très sympa et pertinent dans son propos mais qui n’a formellement rien de vraiment exceptionnel. Les meilleurs titres s’appuient quant-à eux, de ce que j’ai pu en juger, sur un matériau d’origine déjà de qualité (je pense à The Ancient Magus Bride, L’ère des Cristaux ou L’Attaque des Titans, par exemple). L’ennui, c’est que, du coup, j’ai plutôt envie d’aller à l’œuvre adaptée qu’à l’adaptation: si on peut boire à la source plutôt qu’au robinet, autant ne pas se priver; quand bien même le robinet en question serait-il en or massif.

Pour en revenir aux titres originaux (ouais, j’aime les sujets qui fâchent), c’est con à dire, mais ce que j’ai vu de meilleur cette année, ce sont des anime vieux de dix ans ou plus, comme Eureka seveN ou Gurren Lagann (les deux ont d’ailleurs popé sur le catalogue de Netflix, ce qui évite d’avoir à ressortir les vieux DVD). Et ce alors qu’il n’y a jamais eu autant d’animation japonaise produite chaque année, avec un niveau de qualité technique qui n’a jamais été aussi satisfaisant globalement. Au point que ce qu’on acceptait de séries phares il y a 20/30 ans est aujourd’hui pointé du doigt, moqué ou provoque de mini-scandales (comme le drama autour de la réalisation de certains épisodes du début de Dragon Ball Super, certes ratés mais pas franchement plus que certains épisodes de Dragon Ball Z). Bref.

Quoi qu’il en soit, je me dis que, soit il y a tellement de trucs à voir que j’en ai tout simplement loupé ce qu’il y avait de meilleur, soit il y a tellement de trucs à produire que les pros ne savent plus où donner de la tête et qu’ils se contentent dans une majorité de cas de cloner des concepts scénaristiques/artistiques ou d’adapter des mangas/LN/etc. à succès, eux-mêmes assez souvent peu inspirés et suivant des modèles ayant largement fait leurs preuves (comme la flopée d’isekai MMO/fantasy à laquelle on a droit depuis quelques années, les multiples séries à idol/talento qui débarquent chaque trimestre, etc.). Les (excellentes) exceptions existent toujours, mais soit elles se font plus rares, soit elles sont beaucoup moins visibles.  Autant dire que, niveau prise de risques, ce n’est pas franchement folichon dans l’ensemble. Pour l’émergence de futurs « anime originaux cultes » (quoi que cette expression veuille dire), c’est plutôt… handicapant.

2017 aura aussi été marquée par la fin de Daisuki. La fermeture d’un diffuseur légal n’est jamais une bonne nouvelle, d’autant que son catalogue ne manquait pas d’intérêt, même si, sur la fin, c’était vraiment devenu le désert. D’ailleurs, le catalogue anime de Viewster s’est aussi beaucoup réduit ces derniers mois, ce qui n’augure rien de bon. Dans le même temps, le nombre d’anime dispo sur Netflix a spectaculairement augmenté, comme une espèce de gros de jeu de vases communicants. Même constat chez Crunchyroll, qui ne se contente pas de garder en stock ce qu’il a simulcasté, mais est allé jusqu’à déterrer des Gundam des années 1990/2000 (entre autres); dont G-Gundam, qui n’avait jusque-là jamais bénéficié de distribution officielle en France. On ne va pas s’en plaindre.

Pour 2018, peu d’attentes particulières, vu que, de toute façon, on aura encore une grosse masse compacte de titres qui vont débarquer chaque trimestre, avec deux ou trois sortant du lot mais tellement noyés dans le tas que leur visibilité et viabilité à long terme restera limitée. Il faudra donc continuer à trier en début de saison, en espérant finir par tomber sur les quelques-uns qui sortiront un peu du lot. Ceci étant dit, j’attends quand même avec impatience le prochain Gundam Build Fighters et espère qu’il sera à la hauteur des deux précédentes séries (je ne compte pas Battlelogue, qui ressemble plus à une suite de clips promotionnels qu’à une vraie série; ni les autres ONA, très discutables). En dehors de ça, il n’y a que quelques titres annoncés pour le premier semestre qui ont réellement attisé ma curiosité: la suite de Full Metal Panic! et le remake de Ginga Eiyû Densetsu (ouais, pas très original, j’avoue). Je regarderai aussi la suite de Yowamushi Pedal, tant qu’à faire, j’ai bien aimé la dernière mouture (c’est surtout la manière abrupte dont elle ne s’était pas conclue qui m’avait refroidi). Peut-être également Beatless et la refonte de Hôshin Engi, mais j’ai peur d’être déçu, pour le coup.

Séries TV

J’avais plus ou moins cessé d’en regarder régulièrement jusqu’à cette année, durant laquelle j’ai pu retrouver le temps pour rattraper une partie de mon retard tout en découvrant des sorties récentes fort sympathiques. Beaucoup de trucs issus de comics dans le lot, mais les plus belles surprises ont été la première saison de The Expanse (la deuxième est plus décevante) et Stranger Things. Beaucoup aimé Colony, également. Plus déçu par The Mist, mais il faudrait quand même être de mauvaise foi pour la qualifier de ratage complet. Donc oui, j’ai une très nette préférence pour les séries de SF.

2018 ne devrait a priori pas connaître de gros changement, du moins pour les trucs que je compte continuer à suivre. En fait, tant que Stranger Things et Colony continuent sur leur lancée sans trop perdre sur le plan qualitatif, ça m’ira. J’ai commencé Star Trek Discovery, mais je ne peux pas dire que je trouve ça super intéressant pour le moment (malgré la présence au casting de Jason Isaacs, Anthony Rapp et Michelle Yeoh dans les premiers épisodes).

Je vais probablement lâcher du lest sur les séries super-héroïques, vu qu’il y a eu pas mal de trucs assez décevants en la matière ces derniers temps (Iron Fist en tête, mais The Defenders et Legends of Tomorrow ne sont pas loin derrière). Ce n’est pas comme si le choix était réduit au point de devoir se montrer super indulgent et accepter n’importe quoi: il y a tellement de trucs au minimum corrects qui sortent chaque année qu’on peut bien se permettre de faire la fine bouche. J’attends quand même les prochaines saisons de Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage (ce sont d’ailleurs les seules du MCU que je compte continuer à suivre); pour ce qui est du Arrowverse… disons que je pourrai en faire mon deuil sans trop d’états d’âme (même si me ferait un peu chier que Flash parte définitivement en vrille). Ceci dit, si j’ai le temps, je ne me priverai pas de regarder des trucs nazes, hein; ça s’appelle du masochisme.

Romans & Light Novels

Côté LN, pas grand-chose de neuf pour moi en 2017: je me suis contenté de continuer les séries que j’avais entamé l’an passé (à savoir Log Horizon, DanMachi et Durarara!!). Une seule petite exception: Re:Zero, dont j’avais adoré l’adaptation animée et dont j’apprécie pas mal l’original, pour le coup. En 2018, ce devrait être sensiblement la même chose, à moins qu’un éditeur ne crée la surprise en traduisant Rokka no Yûsha ou Alderamin on the Sky, que je ne manquerai pas alors de me procurer. Mais je n’ai lu aucune annonce allant de ce sens, de toute façon.

Côté roman, j’ai été plutôt surpris par la bonne qualité du dernier roman estampillé Mass Effect en date, ce qui s’avère d’autant plus surprenant qu’il n’est pas signé Drew Karpyshyn; c’est assez prometteur pour la suite, d’autant qu’un deuxième volume a été publié en VF le mois dernier, malgré la mise en stase de la franchise dans son format vidéoludique d’origine. Qui sait, elle survivra peut-être grâce au papier? C’est tout ce qu’on peut espérer, en tout cas.

2017 aura été l’occasion de découvrir des titres que j’avais jusque-là négligés (vu que j’ai pour habitude d’attendre des éditions de poche) ou dont je ne connaissais pas l’existence (merci, les copains, de partager le contenu de vos bibliothèques). Aussi l’occasion de terminer enfin un bouquin de Maurice Dantec, mais je ne peux pas dire que ça m’ait donné envie de découvrir le reste de la bibliographie de l’auteur. Les deux premiers romans de The Expanse restent l’une de mes plus belles découvertes de l’année, même si elle est évidemment tardive, même au regard de l’adaptation française de l’œuvre (commencée en 2014, tout de même).

J’attends d’ailleurs toujours impatiemment une édition de poche en VF du troisième tome; faute de sortie dans le courant du premier trimestre 2018, je pense que me tournerai simplement vers la version originale (la patience est une vertu, mais la mienne a quand même ses limites). Et bien sûr, je vais continuer de suivre Legend of the Galactic Heroes dans sa version américaine; là encore faute de VF.

Musique

On m’a offert le vinyle de l’OST d’Akira en version symphonique, ce qui explique l’image d’en-tête. Et c’est bien. Voilà.

Le blog

Il a soufflé sa deuxième bougie en novembre et devrait pouvoir tenir encore un peu, je pense. Pas de gros changement en vue pour l’année à venir, a priori. En termes de contenu, j’imagine que la part des mangas/comics/BD devrait encore se réduire à l’avenir, vu que j’en achète beaucoup moins qu’à l’époque où j’ai commencé à bloguer et que, globalement, je lis de moins en moins ce genre de medium. De même, la part occupée par les jeux vidéo ne devrait pas aller croissant, ma consommation ayant fortement baissé ces dernières années (de plus, elle a perdu en variété; donc oui, je vais continuer à poster sur Guild Wars 2; ce n’est pas négociable).

Niveau fréquentation, le nombre de vues a baissé par rapport à l’année précédente (de quelques centaines), le nombre de visiteurs ayant logiquement suivi de manière proportionnelle. Après, je ne sais pas très bien ce qui entre en ligne de compte dans les calculs statistiques de WordPress, vu qu’il m’est arrivé une ou deux fois d’avoir un nombre de likes supérieur à celui des visites, sur une même journée (à moins que ça ne signifie que les pages ont été likées sans même être ouvertes?). Quoi qu’il en soit, la tendance générale est à la diminution. Et ce n’est pas illogique en soi.

Déjà parce que le mois de décembre 2017 a été très léger par rapport à 2015 & 2016 (j’ai renoncé à préparer un calendrier de l’avent cette année, pour diverses raisons; la première étant que ça coûte du temps et de l’énergie, ce que je n’étais plus en mesure de fournir dernièrement). Or, c’est le mois où il y a habituellement le plus de visites; pas cette année. Ensuite, de manière plus générale, j’ai l’impression qu’il y a une baisse de fréquentation des blogs qui essaient de parler de culture pop (j’imagine que c’est un effet cumulé Youtube/Sens Critique/réseaux sociaux, même si je n’ai en fait aucune preuve de ce que j’avance; probable, aussi, que le référencement sur les moteurs de recherche n’est plus ce qu’il était). Enfin… je dois bien avouer que je n’ai pas vraiment cherché à me faire de pub, donc, je ne suis clairement pas en position de me plaindre. D’autant que bon, moins de lecteurs, ce n’est non plus la mort (il n’y a pas d’argent en jeu, aussi).

L’essentiel des visiteurs est évidemment francophone, principalement européens et nord-américains (même s’il y a parfois quelques domiciliés au Japon ou ailleurs qui viennent se perdre ici). Sans surprise, la plupart arrivent ici via Google, Sama, Nanami et le lecteur WordPress (la part des réseaux sociaux a bien diminué, mais il faut dire que j’y suis beaucoup moins présent qu’avant). Les articles les plus lus en 2017 avaient pour trait commun de traiter d’animation japonaise, ce qui n’est pas très surprenant; plus surprenant, en revanche, c’est celui sur Tsuki ga Kirei qui arrive en tête, une série que j’ai adoré mais qui est tout de même passée assez inaperçue (et c’est bien dommage, d’ailleurs). Celui sur Your Name a aussi bien marché (mais ça, c’est déjà plus logique).

Les marronniers et les « vracs de trucs japonais terminés » se portent plutôt bien, de manière générale, et comme l’an dernier, ce qui marche le moins, ce sont les posts sur les romans de SF ou de fantasy. Pourtant, je ne pense pas me tromper en disant qu’ils sont généralement plus constructifs que la plupart de ce qui se trouve ici. Il y en aura donc d’autres à l’avenir (je crois). De même, je vais continuer les post anniversaires, c’est un peu le machin récurrent du blog. 2018 sera marquée par les vingt ans de Panzer Dragoon Saga, Xenogears, SoulCalibur et la Dreamcast (entre autres), et il serait très dommage de ne pas arroser ça.

Quoi qu’il en soit, merci d’avoir pris le temps de lire ce pavé (je ne rappelle pas avoir autant écrit les années précédentes).

Au revoir; à bientôt; et bonne année 2018 (parce qu’il est plus que temps que cette année 2017 de merde se termine; oh que oui).

Edit 04/01/2018: un lien vers le post bilan 2017 de Mikaya, vu qu’il y a linké le mien. Échange de bons procédés, quoi.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Vache !! Ce bilan de folie l’ami !!!
    Très bon et j’ai tout lu ou presque XD !!
    en tous cas tu es comme moi pour le JRPG (P5 sorti sur PS3 ?? damn j’avais aussi loupé le truc) ou j’arrive plus à rien finir… et kiffer les action RPG beaucoup plus 🙂

    Ready Player one j’ai grave des craintes aussi et les titres que tu cites sont carrément les causes de ces dernières… Mais putain, y’a un RX-78 quoi !!! (oui bon, moi aussi je suis faible sur les licences que j’adore, je suis un fanboy de merde mais tu le savais déjà :p).

    Shape of water, dès la bande annonce et le fait que ce soit Guillermo sensei, m’a grave fait penser à Abe Sapiens !!! mais apparement c’est pas le cas #tristesse

    Bon, je t’ai linké sur mon blog comme chaque année 😉 j’espère qu’on pourra se voir en 2018 l’ami 😀
    Bonne année à toi et meilleur voeux bien sur 😀

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    1. tommyloser dit :

      Ouais, pour The Shape of Water, j’ai aussi pensé à Abe; l’esthétique Del Toro, quoi. 😉

      Merci pour le lien (même si je doute que beaucoup de monde l’utilisera XD).

      J'aime

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