Vrac de trucs japonais terminés (quinquies)

Histoire de bien commencer l’année, retour sur les derniers trucs japonais lus/vus en 2017 par ma petite personne. Pas de LN ce coup-ci, mais des mangas et des anime.

Mangas

Mobile Suit Gundam: The Origin: en voilà un dont, un temps, on avait pu désespérer de voir un jour le bout en français. Mais Pika a tenu ses engagements et terminé la série. On ne les en remerciera jamais assez. Parce que j’imagine que les ventes devaient être au mieux décevantes. Adaptation du premier Gundam (celui de 1979), The Origin a pris certaines libertés avec l’original. Rien de scandaleux, ceci dit: quand il ne s’agit pas d’ajouts purs et simples afin de développer le lore (notamment tout un flashback sur la jeunesse de Char), la plupart des modifications ont été opérées de manière à rendre le récit plus cohérent. Le voyage terrestre du White Base a ainsi été sensiblement modifié, et à raison: le « tour du monde » vu dans la série était assez absurde (même si ça corroborait l’idée d’un état major fédéral complètement con). Toutefois, visuellement, le manga est resté raccord jusqu’au bout avec les canons esthétiques de la fin des années 1970: mecha-design comme chara-design demeurent totalement fidèles à ceux de la série TV. Alors, autant dire que si l’on n’y adhère pas DU TOUT, on peut faire l’impasse sur le titre. Dans le cas contraire, c’est certainement la version la plus abordable de ce monument de la space opera japonaise: la série accuse sérieusement son âge, les films résumés aussi (mais un peu moins), le roman est TRÈS différent du reste dans son déroulement (la fin n’a même plus rien à voir, en fait) et les autres itérations en manga du récit « 0079 » ont très, très mal vieilli (elles n’ont de plus jamais été traduites dans une langue occidentale, à ma connaissance; le reste est officiellement trouvable au moins en anglais ou en italien). En un sens, ça en fait une lecture quasi-indispensable, sous peine de passer à côté de tout un pan de la culture SF nippone.

Suicide Island: sujet casse-gueule et traitement bancal. Je suis persuadé que l’auteur partait avec les meilleures intentions du monde et voulait traiter d’un problème de société particulièrement important au Japon (à savoir le suicide des jeunes). L’ennui, c’est que le postulat de départ choisi était déjà pas mal capillotracté: des rescapés de suicides sont abandonnés par les autorités sur une île déserte pour qu’ils reprennent goût à la vie en mode survival ou y laissent leur peau loin du regard de la société civilisée. Et ensuite, dans le traitement, c’est super naïf, très prêchi-prêcha, et souvent trop verbeux pour être pertinent. Le revirement des personnages, notamment, semble assez forcé la plupart du temps. Tout comme le « message » du manga, d’ailleurs, dans lequel j’ai du mal à voir autre chose qu’un jugement moralisateur simpliste, voire condescendant et culpabilisant, limite réac’. Bref, le sujet méritait mieux, à mon humble avis. Mais j’imagine aussi qu’il y avait des contraintes éditoriales derrière (on sent notamment une volonté de surfer sur le succès de Battle Royale; sans qu’il y ait pourtant beaucoup de rapport avec d’ailleurs, c’est paradoxal).

Anime

Jûni Taisen – Zodiac War: comme de juste, l’anime était une transposition en survival de la « course du zodiaque » et l’ending faisait donc bien du foreshadowing (finalement sans conséquence, vu que bon, le mythe de la course est vieux de plusieurs millénaires et qu’il ne fait qu’indiquer l’ordre d’apparition des morts à l’écran, non leur chronologie diégétique). Si l’idée de se focaliser sur un ou deux persos donnés par épisode, avec moult flashbacks, était intéressante sur le papier, dans les faits… c’était très inégal. D’autant plus inégal que les derniers à l’arrivée étaient finalement les moins intéressants du lot (et RIEN sur le lapin, alors que je suis persuadé que c’était le personnage sur lequel il y aurait le plus eu à dire). Quant-à la fin, c’est une arnaque, je ne vois pas d’autre mot. Clairement pas un mauvais titre, mais clairement pas un titre mémorable: c’est le genre  de série qu’on oublie complètement après visionnage.

Elegant Yôkai Apartment Life: encore plus anecdotique. Pourtant, l’idée de base était sympa: confronter un quotidien morne et chiant à l’imaginaire coloré des mythes traditionnels japonais (vu que Yûshi, le perso principal, cohabite avec des yôkai et autres figures folkloriques tout en menant la vie d’un lycéen standard moyen). Le tout en mode feel good. L’ennui, c’est… l’ennui, en fait. Il ne s’y passe pas grand-chose et l’anime est très descriptif: il passe son temps à se paraphraser, un peu comme s’il estimait le spectateur trop con pour comprendre ce qu’il voit sans qu’on le lui dise. De fait, c’est très verbeux et donc régulièrement chiant à suivre. Très moralisateur aussi, avec beaucoup d’enfonçage de portes ouvertes. Et c’est aussi trop long pour ce que c’est: Tsuki ga Kirei en disait dix fois plus en moitié moins de temps, et sans avoir à recourir au surnaturel. Bref, bof.

Kino’s Journey – the Beautiful World – the Animated Series: du début à la fin, l’anime s’est présenté comme une suite de séquences pouvant quasiment être comprises chacune indépendamment, dans un ordre indéfini (sauf exception), jamais plus longue qu’un épisode. Chaque séquence s’attachant à décrire l’interaction de la voyageuse (ou du voyageur, dans quelques cas) avec le nouvel environnement auquel elle se retrouve confrontée. Ça démarrait plutôt bien, mais j’ai l’impression que le scénario s’est un peu oublié en cours de route. Il faudrait que je voie la première version animée en entier pour ne pas dire de connerie, mais il me semble bien qu’elle était quand même plus travaillée sur ce point, et moins inutilement verbeuse. Certains personnages secondaires sont un peu trop présents, aussi (Shizu et Riku, surtout). Mais au final, cela reste une série correcte, sans être incontournable. Pour peu qu’on ne soit pas allergique à la CG, toutefois (j’avoue que pour ma part, j’ai été parfois à deux doigts d’abandonner à cause de ça).

Je ne vais pas revenir sur Recovery of an MMO Junkie, mais juste signaler que Crunchyroll a mis en ligne une version « de travail » du premier épisode, ce qui est très instructif (pour ma part, c’était la première fois que j’en voyais une). Fini aussi Love is like a Cocktail (sur lequel il n’y a rien à dire, si ce n’est que certaines recettes sont intéressantes) et THE IDOLM@STER Side M (sur lequel il n’y a rien à dire, si ce n’est que, contrairement à la plupart des séries du genre, ils y sont allés mollo sur la CG, principalement pour des plans larges et surtout confinés au dernier concert).

Plus qu’à espérer que ce nouveau trimestre d’animation soit plus intéressant (mais c’est mal barré pour l’instant).

Au revoir; à bientôt.

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