Le marronnier de la fin janvier

Allez, comme d’hab’.

A Place Further Than the Universe: un groupe de filles s’active pour réaliser le rêve de l’une d’entre-elles: aller en Antarctique. Ce qui tombe bien puisqu’une expédition civile est en préparation; mais en faire partie ne sera pas une mince affaire. Sur le papier, ça semblait très sympa, d’autant que le design avait l’air de vouloir emprunter sa luminosité à Tsuki ga Kirei. Mais dans la pratique, c’est déjà beaucoup moins la fête: les personnages sont justes des fonctions, et pas des fonctions scénaristiques, des fonctions archétypiques. En gros, c’est juste un K-On où la musique a été remplacée par une expédition vers le continent austral. Les passages « didactiques » ressemblent d’ailleurs un peu à ces reportages de No-Life où des idols surjouent la naïveté, la surprise, l’enthousiasme et l’intérêt pour ce qu’on leur demande de montrer. Du coup, tout semble tellement factice et artificiel dans l’écriture qu’il est difficile de ne pas sortir régulièrement du truc. Pourtant, les décors et paysages sont superbes, c’est vraiment dommage que le scénar’ et les persos ne suivent pas.

Basilisk – The Ôka Ninja Scrolls: 10 ans après les événements du manga (et de la série des années 2000, apparemment), la nouvelle génération des clans ninjas de Kôga et d’Iga doit faire face à une menace commune, sur fond de complot politique au sein du shogunat Tokugawa. Pour l’heure, rien qui trahisse vraiment l’esprit de l’œuvre d’origine (enfin, je parle du manga, vu que je n’ai pas regardé l’ancienne série): des persos creepy se battent avec des logiques claniques, et un côté cynique/violent assumé. Un peu l’anti-Naruto, en fait (on ne va pas s’en plaindre, même si, par conséquent, les personnages sont tout sauf attachants). Niveau réal’, ça a l’air de suivre, pour le moment (même si on sent bien une tentative d’économie de moyens). Par contre, qu’est-ce que c’est lent… Parce qu’au bout de quatre épisodes, l’histoire n’a toujours pas décollé.

DARLING in the FRANXX: sur une terre du futur ravagée par des monstres gigantesques, l’humanité vit recluse et protégée par les Franxx, grosses machines humanoïdes qui nécessitent deux pilotes en osmose parfaite. Hiro était censé devenir pilote de Franxx, mais ne s’est pas montré à la hauteur et est donc considéré comme un échec; jusqu’à ce qu’il rencontre Zero Two, justement à la recherche d’un partenaire depuis que le dernier en date s’est mis à bêtement agoniser, comme les précédents. Niveau originalité, évidemment, ce n’est pas tout à fait ça, mais ç’aurait pu être bien pire. Car dans le visuel comme dans l’histoire et le contexte, on rencontrera pêle-mêle des éléments rappelant Pacific Rim, Evangelion, Fafner, Eureka seveN ou Star Driver: il y a quand même bien plus mauvais, comme inspiration. On pourra cependant lui reprocher son « symbolisme » lourdingue, accompagné de certains dialogues aussi subtils que ceux d’un American Pie. Et une relative inconstance dans le rythme, parce que si le premier épisode était très bon, le deuxième était déjà beaucoup plus chiant et le troisième très « classique » dans son déroulement. Même si c’est vrai que c’est prématuré à avancer avec aussi peu d’épisodes disponibles.

Death March to the Parallel World Rhapsody: Ichirô Suzuki, dé-bugger pro, se tue au travail pour une entreprise de développement de MMO, jusqu’au jour où il se retrouve catapulté dans ce qui semble être la fusion entre les deux derniers jeux sur lesquels il a travaillé. Nouvel isekai-RPG du trimestre, mais qui se démarque très fortement de la concurrence sur de nombreux points. Déjà, c’est une adaptation de light novel, ce qui est très rare. Ensuite, le perso principal n’est pas du tout cheaté, avec un grand manteau noir et une coupe de cheveux qui ne rappellent absolument pas le héros d’une autre célèbre franchise du même genre. Enfin, l’essentiel de ses interlocuteurs sont des interlocutrices, ce qui est évidemment aussi très nouveau dans le genre. Et… comment? Des sarcasmes? Allons, comme si c’était mon genre…

Godzilla: Planet of the Monsters: pour résumer, les kaiju ont gagné et chassé les humains de la Terre, ainsi que les immigrés aliens qui y vivaient. Mais vu que les « êtres civilisés » n’arrivaient pas à trouver de nouvelle planète habitable à coloniser, ils reviennent penauds sur Terre quelques milliers d’années après, en espérant que les grosses bouffioles se sont éteintes entre temps. Mais pas de bol. Bon. En gros, c’est Godzilla dans After Earth, sans les côtés les plus cons du dernier, mais pas franchement super futé non plus. Et en CG, mais étonnamment, ça ne fait pas mal aux yeux (au contraire, j’ai trouvé la direction artistique et la réalisation très soignées). Après, c’est surtout une introduction à un nouveau cycle, qui appelle donc plusieurs suites. Il y a aussi des rumeurs de préquelle, d’ailleurs (enfin, il y a déjà un roman pour ça). Quoi qu’il en soit, le long métrage ne se suffit pas à lui-même. Aussi peut-être vaut-il mieux attendre la sortie des autres avant de porter un jugement dessus, mais pour le moment… meh.

Hakata Tonkotsu Ramens: l’arrondissement de Hakata, dans la ville de Fukuoka, compte un nombre de tueurs par habitants légèrement supérieur à la moyenne, ce qui a tendance à un peu modifier le fonctionnement quotidien de la ville. C’est dans ce charmant environnement qu’évoluent le détective fan de baseball Zenji Banba, l’assassin travesti chinois Lin Xianming, l’incompétent total Saitô, le hacker/broker Enokida… le tout sur fond d’histoire de vengeance, de complot politique et de mafias/yakuzas. L’intérêt de ce genre d’histoire, vu mille fois, tient principalement à son traitement et à ses personnages. Las, le premier, sans être scandaleux, n’a rien de bien original (formellement, il y a beaucoup de ressemblances avec Durarara!!, surnaturel en moins); et les seconds… on va dire que c’est très inégal: Zenji & Lin ont un gros capital sympathie, mais Saitô est juste insupportable. Faut voir comment ça évolue par la suite, mais pour l’instant, ça se contente de tenir la route sans casser trois pattes à un connard.

HAKYÛ HÔSHIN ENGI: le manga dont est tiré l’anime est une très libre adaptation de L’investiture des dieux. Et ce manga avait déjà fait l’objet, à la fin des années 1990, d’une adaptation en anime. La comparaison étant incontournable, crevons l’abcès. En fait, sur le plan technique, il n’y a même pas de comparaison possible tant la nouvelle mouture est meilleure: ce n’est pas qu’elle soit un modèle de réalisation (loin de là, même), mais la vieille était déjà limite pour l’époque et a super mal encaissé les affres du temps (notamment sa CG, déjà très crade au moment de sa diffusion). Par ailleurs, cette dernière avait pris pas mal de libertés avec le manga, au point de changer complètement de fin, là où la nouvelle se révèle pour le moment beaucoup plus fidèle… et c’est bien là le problème. Parce qu’il arrive parfois qu’un récit qui passe sans trop de problèmes en BD passe très mal en format TV. Les premiers épisodes donnent donc la très désagréable impression que l’histoire est inutilement rushée, avec un sérieux problème de rythme qui ne laisse aucun temps à ses personnages et à son univers pour se poser, en courant une demi-douzaines de lièvres à la fois. Je m’attendais à être déçu, mais peut-être pas à ce point.

Hitori no Shita – The Outcast (saison 2): chaque série qui parle d’arts martiaux finit toujours par arriver à un moment où il y a tournoi. Pour Hitori no Shita, c’est là. Voilà. Aucun progrès par rapport à la première saison, ça reste super cheap et pas bien inspiré.

How to Keep a Mummy: le père de Sora Kashiwagi, voyageur de l’étrange, a envoyé à son fils resté au Japon sa dernière trouvaille égyptienne: une momie. Qui ressemble plus à un animal-mascotte qu’à un zombie conscient réveillé par la lecture d’un papyrus impie. On a donc de la slice of life avec des éléments de surnaturel kawaii. Et moi qui croyais qu’on avait touché le fond avec Nyarlathotep en lycéenne… OK, c’est tout gentil, tout mignon, mais c’est quoi l’intérêt du truc?

IDOLiSH7: un énième titre à idol/talento, avec des séquences de concert en CG aussi dégueulasses que d’habitude. Sachant qu’on y retrouve de gros clichés de reverse-harem basique, avec des persos masculins archétypaux et un personnage féminin central fadasse au possible (la manager du groupe, en l’occurrence, une fille à papa sans réelle personnalité). Seule originalité du truc: le chanteur du groupe éponyme est asthmatique. Pas sûr que ça suffise à le rendre vraiment intéressant.

Junji Itô Collection: une série d’anthologie horrifique qui adapte un des plus grands mangaka en la matière. Rien que ça. L’ennui, c’est que le budget ne suit pas. Mais alors carrément trop pas. Au point que, niveau animation, on est quasiment dans du motion comic. Mais surtout, rien n’a été fait pour rendre le truc réellement effrayant ou ne serait-ce qu’inquiétant. Visuellement, ça se limitera à quelques designs creepy et c’est tout;  pour ce qui est du son et de la narration… en fait, j’ai eu l’impression de lire des scans des mangas sur un écran pendant que des gens lisaient les dialogues à côté de moi, tellement rien n’a été travaillé à ce niveau. Méga-déception.

Katana Maidens – Toji no Miko: des gros monstres moches surnaturels attaquent le monde, qui est défendu par des prêtresses du sabre. Sauf qu’il s’avère que la boss des prêtresses n’est pas ce qu’elle prétend être, et que deux des plus brillantes nouvelles recrues se retrouvent hors-la-loi pour l’avoir remarqué. En gros, c’est un mélange absurde entre Touken Ranbu, Shurato, Infinite Stratos et K-On. Et ça donne tellement, mais tellement envie d’aller voir ailleurs…

SANRIO BOYS: un lycéen découvre que sa passion « honteuse » pour un des nombreux personnages de la compagnie Sanrio est en fait partagée par quatre de ses camarades, lesquels assument mieux. Ils vont donc devenir potes. Juste un prétexte à 24 minutes de pub non-stop pour des produits type Hello Kitty. Au moins, Gundam Build Fighters avait un (bon) scénario avec des enjeux et des personnages un minimum construits (sans parler du côté méta). Hop, à la benne.

Violet Evergarden: à la fin de ce qui semble avoir été la Première Guerre Mondiale de cet univers, la jeune Violet, qui n’a jamais connu que le monde militaire, est démobilisée et doit s’insérer dans la vie civile. Ce qui n’a rien de facile quand on a été amputée des deux bras. Mais elle intègre néanmoins le centre postal du coin, grâce à un ami de son officier supérieur, où elle va tenter de devenir une sorte d’écrivain public. Techniquement et artistiquement, ça déchire: on est dans un mélange de steampunk et de dieselpunk servi par une réalisation de toute beauté, avec des plans et décors absolument splendides. Ce qui me pose problème, c’est plutôt la façon dont l’histoire est traitée. Tout était en place pour avoir, par exemple, une description pertinente de la difficulté pour des soldats de retourner à la vie civile après démobilisation et traumatismes. Mais non. Au lieu de ça, on se retrouve juste avec un classique « une machine (à tuer) veut apprendre à devenir plus humaine et comprendre ce qu’est l’amour » ; si ça c’est pas du gâchis…

Sinon, j’ai tenté de regarder un épisode de KARAKAI JOZU NO TAKAGI-SAN (sérieux, les mecs, votre caps-lock est bloqué? C’est quoi cette manie d’écrire des titres en full majuscules?), mais j’ai lâché au bout de dix minutes tellement je me faisais chier. Rendez-moi Tonari no Seki-kun, SVP.

Pas vu passer de nouveau titre qui aurait pu m’intéresser chez ADN & Wakanim. Le thème de Beatless (chez Amazon) aurait pu m’intéresser, mais vu les premiers retours (à peu près unanimement négatifs, pour ceux que j’ai pu lire), je préfère m’abstenir, ça a l’air d’être aussi peu ambitieux que Plastic Memories, en plus moche et plus con. Faut que je regarde Devilman Crybaby, quand même.

Sur ce…

Au revoir; à bientôt.

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