Vrac de séries terminées

J’aurais beaucoup de choses à reprocher à Netflix. Le fait que, régulièrement, les sous-titres sautent, par exemple (est-ce que ça vient de l’appli PS4?). Ou que, sur certains titres, on repasse inexplicablement sur de la VF par défaut à chaque épisode. Ou encore que les titres, arrivés à échéance de leur droits de diffusion, disparaissent sans prévenir du catalogue, même quand ils figurent dans la liste perso (je reçois au moins un mail par semaine pour me dire que telle ou telle œuvre a été ajoutée au catalogue, ce ne serait pas possible de faire de même avec celles qui vont en disparaître sous, je sais pas, 72h, par exemple?). Mais il y a une chose que l’on ne pourra pas leur reprocher, c’est de manquer de variété dans leur catalogue de séries orientées SF.

Jessica Jones (saison 2)

Après une première saison de fort bonne facture et un cross over au mieux médiocre, elle était attendue au tournant, et pas qu’un peu. Et… fail. Pas epic fail, mais fail quand même. La faute à plusieurs éléments. Déjà, la dimension « féministe » de la première saison n’est plus que l’ombre d’elle-même, l’essentiel des enjeux étant désormais d’ordre familial ou médical (donc beaucoup plus classiques). Ensuite, on suit parallèlement (avec évidemment des croisements) trois histoires: celle de Jessica confrontée à son passé et à son voisinage, celle de Trish qui veut devenir Hellcat (mais doit faire face à ses déboires pro, à sa mère tarée et à ses addictions), et celle de Jeri Hogarth dans son double combat contre sa maladie et son éviction professionnelle. Enfin, et c’est la plus grande malédiction de la majorité des productions Marvel (au ciné comme à la TV): le main villain n’est pas à la hauteur.

Après, j’ai bien conscience qu’arriver après David Tennant dans le rôle de Kilgrave, ce n’est pas une sinécure, mais quand même, un petit effort, c’était trop demander? D’autant que niveau direction d’acteur, c’est très aléatoire. Kristen Ritter et Carrie-Anne Moss s’en sortent très bien, mais Rachel Taylor et Jane McTeer ont beaucoup plus de mal (bon, on va dire que c’est quelque part cohérent avec leur état mental respectif, mais en termes de jeu… meh). J’ajouterai enfin que les nouveaux persos sont au mieux anecdotiques dans l’ensemble. Au final, si cette deuxième saison n’est pas aussi catastrophique que Iron Fist, elle est quand même très décevante.

Star Trek: Discovery (saison 1)

Michael Burnam, une humaine élevée dans la famille de Spock, est un officier brillant de l’équipage du Shenzhou. Du moins, jusqu’au jour où son insubordination lors d’une confrontation avec les Klingons aboutit à l’anéantissement du vaisseau, et à son arrestation. Toutefois, quelques mois après, elle est réintégrée à Star Fleet par le capitaine Lorca, à bord du Discovery. L’appareil teste en effet diverses technologies de pointe qui pourraient être décisives dans la guerre contre l’Empire klingon, et Burnam a une très bonne connaissance de ce peuple.

Je vais certainement me faire taper, mais je n’ai qu’une connaissance superficielle de Star Trek. Comme tout le monde, j’ai vu les films; mais pas la série d’origine, ni la série d’animation (pas encore, du moins: elles figurent toutes les deux sur ma liste « à voir » de Netflix); de même, je n’ai pas non plus vu en entier Next Generation, Deep Space Nine, Voyager & Enterprise (pareil, manque à combler). Aussi, mon avis va certainement beaucoup manquer de pertinence (je préfère prévenir).

Déjà, en termes de direction artistique, on est plus proche des films de J. J. Abrams que des films des années 1970/80, sans que je sache très bien desquels la série est une préquelle. Quoi qu’il en soit, sur le plan technique, c’est plutôt réussi, avec des SFX de qualité. Niveau choix de casting, rien à redire non plus (mention spéciale à Doug Jones, décidément brillant dès qu’il s’agit d’interpréter un personnage non-humain; oui, même dans Doom). Il y aurait en revanche plus à redire sur le plan de l’histoire, parfois inutilement alambiquée et avec certains éléments de scénario pas toujours bienvenus (genre le coup du voyage trans-dimensionnel pour rencontrer des doubles maléfiques), mais contextuellement parlant, ça reste cohérent, à peu de choses près.

Bref, c’est globalement une série très correcte, mais ça reste quand même en deçà de ce que j’ai pu voir de Next Generation.

Altered Carbon (saison 1)

L’Envoy Takeshi Kovacs est mort. Mais au XXVIe siècle, la mort définitive n’est plus nécessairement d’actualité: la conscience individuelle est en effet conservée dans un cortical stack qui, s’il reste intact, permet de transférer la personne dans un autre corps. Et c’est précisément ce qui arrive à Takeshi, qui se retrouve dans le corps d’un certain Elias Ryker, quand l’un des hommes les plus riches du monde s’attache ses services. Laurens Bancroft s’est, selon la police, suicidé; mais ramené à la vie avec quelques heures de souvenirs manquantes, il n’arrive pas à y croire, et demande donc à Kovacs d’enquêter.

Altered Carbon figure à l’heure actuelle parmi les séries de SF les mieux fichues de Netflix. Malgré quelques passages très discutables (les flashbacks sur les Envoys sont assez navrants) et des persos pas franchement très bien écrits (la sœur de Kovacs, notamment), l’ensemble tient très bien la route. Artistiquement et scénaristiquement très inspirée de Blade Runner, la série met en avant un personnage à mi-chemin entre le héros (au sens classique du terme) et l’anti-héros solitaire à la Deckard. Le tout au service d’une histoire certes complexe mais jamais réellement compliquée, reposant sur une intrigue policière suffisamment bien écrite pour qu’on y croie. D’autant que l’univers présenté est assez crédible, également.

La série a cependant beaucoup fait couler d’encre. Déjà autour d’un débat stérile sur son sous-genre d’appartenance, cyberpunk ou post-cyberpunk. Certains considèrent en effet que l’univers de la série n’est pas assez dystopique pour appartenir au premier (je ne sais pas ce qu’il vous faut: on est clairement dans un régime à tendance dictatoriale, pas chez Hamilton, là). D’autres pensent au contraire que l’avancement technologique est trop négativement présenté, notamment par le biais des Envoys, pour relever du second (parce que l’optimisme est une obligation pour appartenir à un courant de la SF?). Il faut parfois se faire à l’idée qu’une œuvre puisse avoir le cul entre deux chaises, et relever de plusieurs sous-genres différents, qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement incompatibles… Bref.

Surtout, ce qui a fait jaser au sujet d’Altered Carbon, c’est son statut d’adaptation. L’histoire est en effet tirée du roman éponyme de Richard K. Morgan, que je n’ai pas lu. Je ne jugerai donc de rien à titre personnel, mais je me permets de signaler que les retours de ceux qui l’ont lu vont du mitigé au négatif, compte tenu des multiples libertés qui ont été prises. Reste à voir comment ces libertés seront aménagées si adaptation des suites du roman il y a.

Sur ce…

Au revoir; à bientôt.

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