Le marronnier de la fin avril (troisième édition)

Marronnier très à la bourre, mais que voulez-vous, c’était un weekend à bonus d’exp en World vs. World sur Guild Wars 2, et j’aurais été con de ne pas en profiter. Bref, go.

Bôei-bu HAPPY KISS!: le temps a passé depuis les événements de Bôei-bu Love! et une nouvelle génération de héros a fait son apparition. Ils devront désormais affronter leurs homologues des ténèbres en prenant part à la terrible querelle de succession qui oppose… une loutre jaune extraterrestre à un renard bleu, pour le contrôle du trône sur lequel siège un ornithorynque vert conseillé par un maki violet. Voilà. C’est aussi génialement con que la première série, mais, évidemment, il faut adhérer à cet humour parfaitement débile. Ce qui est précisément mon cas.

Caligula: Ritsu est un lycéen un peu intello mais pas trop mal intégré quand même, qui mène sa petite vie tranquille jusqu’au jour où il découvre qu’il vit dans la Matrice/Existenz/le 13e étage. Il s’agit en fait du domaine de µ, une idol dont l’objectif affiché est de libérer ceux qui écoutent sa musique de leurs souffrances. Techniquement ou scénaristiquement, rien à redire, c’est rythmé et plutôt bien vu dans la mise-en-scène (bien que très classique). Sur le plan esthétique, on va dire que ça passe ou ça casse: le chara-design me fait personnellement beaucoup penser au travail de Kazuma Kaneko sur la franchise Persona; j’aime aussi certaines idées visuelles, mais pas du tout le look géométrique anguleux des « anomalies » (je ne sais pas trop comment les appeler). Enfin, pour un anime où la musique est censée jouer un rôle prépondérant, c’est assez pauvre à ce niveau (pire que Guilty Crown, en fait). Mais il n’empêche que ça se laisse regarder, à défaut de révolutionner son genre, et que je trouve ça assez sympa pour le moment.

Comic Girls: Kaos, alias Kaoruko Moeta, est une jeune autrice de manga à laquelle il manque tout un tas de trucs pour réussir; à commencer par une vie sociale. Son éditrice l’envoie donc dans un foyer où elle pourra côtoyer trois collègues du même âge qu’elle, chacune ayant sa spécialité, mais toutes de bon caractère. Bon, on ne va pas tortiller: c’est K-ON! au pays des mangas. Vu que c’est l’adaptation d’un 4-koma, il y a évidemment un côté méta au scénario, et on ne peut pas dire que le sujet soit traité par dessus la jambe (à ce niveau-là, c’est un peu l’anti-Gamers!). Mais ça ne vole quand même pas bien haut: on parle d’un anime dont l’ambition première est de montrer des filles mignonnes faire des trucs mignons, quitte à ce que ce soit aux dépends du propos de fond (quand il y en a un; et c’est rarement le cas).

Crossing Time: courts instants de tranche de vie supposément comiques de différents lycéens qui attendent tranquillement à un passage à niveau que la barrière se lève. Je ne sais même pas quoi en penser tellement c’est insignifiant, dans tous les sens du terme. Il faut dire que le format « 3 minutes » n’aide pas du tout.

Food Wars! The Third Plate (partie 2; oui, j’ai rattrapé mon retard): l’heure est aux examens pour la bande de Sôma, et ce ne sera pas une mince affaire avec l’orientation prise par la nouvelle direction de l’école de cuisine Tootsuki, prête à toutes les bassesses pour dégager les indésirables (en l’occurrence eux). Et il y a déjà un problème à la base: comment croire qu’un établissement capable de faire de telles crasses ouvertement puisse hésiter à simplement virer sans ambages les élèves dont il ne veut pas, quitte à inventer un prétexte à la con pour sauver la face? Mais bon, au-delà de ce sérieux problème de cohérence, ça reste du nekketsu pas trop désagréable à suivre, et il y a deux ou trois astuces sympas distillées ici ou là (genre comment faire des pâtes avec des patates; si si, ça peut servir).

GeGeGe no Kitarô: de nos jours, les Japonais ont un peu oublié l’existence des yôkai; mais ceux-ci sont toujours là, et lorsque l’un d’entre-eux s’amuse à transformer les gens en arbres en plein coeur de Shibuya, la jeune Mana décide de faire appel à une légende, nommée Kitarô. Continuation/modernisation de l’œuvre de feu Shigeru Mizuki, l’anime a la lourde charge de s’adapter au public actuel tout en conservant l’esprit de l’œuvre d’origine (je passe sur l’aspect de mise-en-abîme qui traverse ces quatre premiers épisodes). Et il s’en tire plutôt bien, en fait. Bon, ça veut aussi dire que, niveau structure, chaque épisode (sauf exception) devrait adopter une forme relativement archaïque: intrigue à base de méchant hebdomadaire qui vient mettre sa zone, gens qui souffrent, Kitarô qui a un peu de mal, puis qui gagne (avec le pouvoir de l’amitié parce qu’il n’est évidemment jamais seul, même si c’est lui qui fait le plus gros du taff). Pour peu qu’on adhère, c’est semble-t-il une série honorable. Dans le cas contraire, passer à côté n’a rien de scandaleux, je pense (mais ne pas connaître le manga, si; ce n’est pas négociable).

Golden Kamui: Saichi Sugimoto est un vétéran de la guerre russo-japonaise de 1904-05, surnommé « l’immortel » compte tenu de son incroyable capacité à sortir vivant de véritables boucheries. Établi en Hokkaidô mais fauché, la découverte d’un morceau de carte au trésor tatouée sur un ancien prisonnier lui donne un nouvel objectif dans la vie: retrouver le pactole, avec l’aide de la jeune chasseresse aïnou Ashirpa. Le manga est un très bon titre, et c’est en toute logique que l’anime suit le même chemin. Cependant, de nombreux aspects de la culture aïnou sont évoqués dans l’histoire, donnant une dimension anthropologique à un récit fictionnel qui du coup gagne en intérêt culturel ce qu’il perd en rythme (c’est évidemment moins flagrant dans le manga, un média écrit étant plus propice à ce genre de digressions). Toutefois, ça ne se fait jamais aux dépends de la cohérence générale, contrairement à ce qu’on voit d’habitude avec « l’effet Wikipedia » (maintenant, faut voir si la tendance se confirme).

Gundam Build Divers: Gunpla Battle Nexus Online est devenu le VRMMO le plus apprécié dans le monde, et c’est en voyant la finale du Gunpla Force Battle Tournament que Riku Mikami a décidé de s’y mettre. Avec son ami Yukio, il y parfera son talent de Gunpla builder et fera la connaissance du flamboyant Maggie, de la mystérieuse Sarah, du PK Do-Ji… Aucun lien avec les Gundam Build Fighters pour le moment (à part le Gunpla) et… c’est assez naze, en fait. Peut-être que c’est simplement un démarrage laborieux et que ça va décoller par la suite, mais pour l’heure, c’est zéro ambition + c/c de concepts super éculés. En gros, la série s’avère juste être un mélange entre Beyblade et Sword Art Online, avec du plamo mais sans réel enjeu et tellement blindée de clichés assumés que c’en devient gênant. D’autant que la scénarisation peine vraiment à dynamiser son histoire. Quand on se remémore le souffle épique qui avait traversé les GBF, on ressent une douleur lancinante dans le fondement…

Hinamatsuri: la jeune télékinésiste Hina pope un jour YOLO dans l’appart’ d’un yakuza au grand cœur (ou pas) qui va la prendre sous son aile; à moins que ce ne soit l’inverse. Quoi qu’il en soit, certaines personnes sont manifestement à sa recherche. Ça ne va pas casser trois pattes à un canard, mais ce n’est pas honteux pour autant et même parfois assez drôle. Si le personnage de Hina est assez antipathique, celui de son substitut paternel de service s’avère, lui, plutôt attachant. Après, la série ne tourne pour ainsi dire qu’à l’humour de situation, donc si on y est hermétique… voilà, quoi.

Isekai Izakaya: nouveau représentant du sous-genre « isekai-resto » après le très anecdotique Restaurant to Another World, Isekai Izakaya suit sensiblement le même chemin. À savoir: un restaurant japonais voit sa devanture s’ouvrir sur un monde de fantasy et accueille ses habitants comme clients qui découvrent avec stupeur et bonheur la qualité de la gastronomie nippone. Manifestement conçu dans un but « promotionnel » général avant les JO de Tokyo de 2020, l’anime n’a pas grand intérêt tout bien considéré, à part pour les trucs de cuisine (mais à ce moment-là, autant suivre une vraie émission de cuisine, en fait).

Libra of Nil Admirari: dans une sorte de Japon uchronique du début du XXe siècle, des livres maudits circulent discrètement dans la capitale, semant la mort parmi leurs lecteurs. Le jeune frère de Tsugumi Kuze a été victime de l’un d’entre eux, qui a laissé cette dernière avec une séquelle bien utile: elle est désormais capable de les détecter à l’œil nu. Si le pitch est plutôt cool au premier coup d’œil, dans la pratique, c’est beaucoup plus meh: on se croirait presque dans une adaptation d’otome-ge tant l’anime tente d’adopter des codes formels de reverse-harem. Surtout, le rythme est très lent, ce qui rend l’ensemble par moments assez chiant, d’autant que les aspects purement techniques ne sont pas… optimaux, disons. Même si c’est plutôt joli sur le plan visuel.

Love To-LIE-Angle: alors, pour résumer, vous prenez Love Hina et vous remplacez Keitarô par une fille; c’est tout. Sous forme d’anime fauché à épisodes courts (suffisants pour aligner des instants embarrassants pour l’humanité toute entière, cependant). Comme si les fonds de chiottes de l’animation japonaise ne débordaient déjà pas assez…

Magical Girl Boy: Saki Uno, lycéenne apprentie-idol, découvre que sa mère était autrefois une magical girl et se voit confier les mêmes pouvoirs par une mascotte cheloue à look de yakuza. Sauf que, évidemment, afin d’optimiser ses capacités physiques, elle se transforme également en mec au passage. Et on a là un sérieux concurrent pour Bôei-bu! C’est tellement con que j’adore, d’autant que les personnages sont particulièrement teubés. Maintenant, ça n’empêche pas l’existence de quelques passages chiants (comme le long flashback inutile de l’épisode 3).

Major 2nd: suite de Major (sans blague…) dont on retrouve le fils du héros, Daigo, passionné comme son père par le baseball, mais n’ayant pas hérité de son talent. Dégouté de ne pas être à la hauteur, il semble avoir jeté l’éponge, jusqu’à ce qu’il rencontre le rejeton du rival de son paternel, joueur-né mais dépourvu de passion pour son sport de prédilection. Ce n’est pas un secret, j’ai une certaine affection pour les séries sportives; probablement parce que le sport est souvent moins chiant en fiction qu’en vrai. L’ennui, c’est que Major 2nd a été plutôt chiche en sport proprement dit jusqu’à présent: on a pour l’heure eu trop de séquences de blabla à mon goût, aux dépends des entrainements et des compétitions. Ce n’est pas illogique en soi, vu la tournure choisie, mais du coup, ces trois premiers épisodes ne devraient pas être représentatifs de l’ensemble, a priori. Difficile de se faire un avis pour le moment, donc.

My Sweet Tyrant: slice of life mettant en scène un vrai connard tsundere fou amoureux d’une fille qui lui colle aux basques en permanence et qu’il traite de tous les noms, et… était-ce vraiment nécessaire?

Yotsuiro Biyori: une fratrie de quatre frères reprend le salon de thé familial, mais ils ont plusieurs défauts rédhibitoires: accueillants, aimables, honnêtes, perfectionnistes et toujours à la recherche du bien-être de leur clientèle, ils n’ont absolument aucune chance de réussir en France. Par chance, ils sont au Japon; donc ça va. Et l’anime aussi, ça va: l’orientation contemplative de l’histoire sied plutôt bien à son rythme lent et le niveau technique est relativement correct. Maintenant, c’est quand même très plat et pas franchement enthousiasmant (les personnages, en particulier, manquent pour le moment cruellement de consistance). Peut-être que c’est juste le début qui a du mal à décoller, qui sait.

You Don’t Know Gunma Yet: and I don’t really care. Parce que l’image qui en est montrée pour le moment n’est clairement pas à l’honneur de la préfecture en question; même si je ne doute pas qu’on est dans un scénario de type « Bienvenue chez les Ch’tis » à savoir: un mec débarque dans une région de mauvaise réputation, au début ç’a l’air pourri, puis en fait ça va, et à la fin c’est génial il veut rester. C’est… pas vraiment ce que j’ai envie de voir, en fait, d’autant que le budget alloué n’est clairement pas élevé. Merci, mais je passe.

Eh non, pas de GinEiDen ou de FMP. Pour le premier, ça tient à trois choses: d’une, il n’y a a priori pas d’appli ADN pour PS4 (et c’est le seul standard par lequel je regarde de l’animation désormais); de deux, je n’aime PAS DU TOUT le nouveau chara-design (beaucoup trop lisse et aseptisé); et de trois, avec du recul, je me suis dit que j’avais déjà vu (deux fois) les OVA, lesquelles n’ont pas suffisamment mal vieilli pour que la nécessité d’un remake soit impérieuse. Du coup, je vais me contenter de suivre les romans pour le moment (volume 6 le mois prochain aux USA). Je n’exclus cependant pas d’y jeter un coup d’œil plus tard.

Pour le second, ben déjà il n’y a pas de simulcast en France (ce qui est assez étonnant vu que Crunchyroll le diffuse en territoire britannique), et ensuite, c’est le genre de série que j’ai envie de regarder d’une traite, comme les précédentes (donc ce sera une grosse session une fois finie; en espérant accessoirement une sortie DVD/BR rapide). Toutefois, sachant que je suis resté sur ma faim avec Second Raid, je suis assez circonspect: l’humour, qui était vraiment le trait le plus appréciable des deux premières séries, s’était fait la malle, et de ce que j’ai cru comprendre, il n’est pas prévu de le faire revenir. Dommage.

Bref; de cette liste de séries, je pense continuer à en suivre un peu plus de la moitié, ce qui est un très bon ratio comparé à l’an dernier (je crois que je n’en avais regardé que trois jusqu’au bout).

Au revoir; à bientôt.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Vu aucun des animes que tu cites … Damn, il en sort trop (et pourtant je m’y suis remis un peu… pas mal
    mais pas trop ^^)

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