Vrac de séries terminées (deuxième édition)

… dont une qui aurait pu figurer dans le dernier vrac de trucs japonais. Faut bien varier un peu. Oh, et je ferai certainement un post complet sur The Rain plus tard (parce qu’elle le vaut bien et qu’il va quand même falloir que j’arrête d’être une feignasse).

Arrow (saison 6)

De retour à Star City après les événements tragiques de la fin de la saison 5, Oliver Queen retrouve ses tranquilles fonctions de maire. Sauf que le FBI le trouve assez suspect pour ouvrir une enquête sur son compte (eh bah purée, il était temps), car il pourrait bien être Green Arrow. C’est d’ailleurs ce que semble corroborer une photo que l’agence a récemment reçu. Or, celle-ci a en fait été envoyée anonymement par Cayden James, qui tient Oliver pour responsable de la mort de son fils et qui a rassemblé autour de lui Black Siren, Anatoly Knyazev et un chef de la pègre locale nommé Ricardo Diaz. En s’y mettant tous ensemble, ils entendent bien se débarrasser une bonne fois pour toute de l’archer vert.

Décidément, la série fondatrice du Arrowverse n’en finit plus de s’enliser. Le pire, c’est qu’on a pourtant été à peu près débarrassés des flashbacks chiants, et que cette fois-ci, les antagonistes sont relativement convaincants; surtout Diaz. Problème: il arrive beaucoup trop tard, après des menaces bien plus conséquentes (comme Ra’s al Ghul ou Damien Darhk), et peine donc à s’imposer comme adversaire mortel. La chose est valable pour les trois autres, d’ailleurs: ils auraient tous fait de bons main antagonists dans les saisons 2 ou 3, mais après le coup de la menace nucléaire…

Qui plus est, rien de ce qu’on a vu dans cette saison n’est réellement neuf: il s’agit d’une redite, dans le désordre, des saisons passées, jusque dans les choix de scénarisation douteux (exception faite du cross-over avec des extraterrestres; moui). Avec masse d’incohérences au passage, mais on va dire que plus un show dure longtemps, plus ça devient compliqué de ne pas se planter. Enfin, il y a quand même des trucs à la limite du pardonnable, et on se demande comment le secret de l’identité de Green Arrow arrive encore à tenir.

Quoi qu’il en soit, malgré la chute vertigineuse de l’audimat depuis trois saisons (on n’est maintenant même plus à la moitié de ce qu’elle faisait à l’époque de la première), elle a été renouvelée pour une septième. Mais vu qu’on déjà largement dépassé le stade de la saison de trop… bref.

Flash (saison 3)

Après son combat contre Zoom, Barry Allen a pris la décision de retourner dans le passé pour sauver la vie de sa mère. Il génère donc une nouvelle réalité, Flashpoint, qu’il corrige au bout de quelques mois pour cause de conséquences négatives trop nombreuses. Las, le retour à la normale est incomplet, et les conséquences de ses actes pèsent lourd sur la nouvelle ligne temporelle: Drago Malfoy occupe désormais son bureau, Cisco a perdu son frère, Caitlin a récupéré les pouvoirs de Killer Frost, Iris et Joe ne se parlent plus, etc. Et c’est le moment que choisit pour apparaître un nouveau villain, Alchemy, qui s’amuse à rendre leurs pouvoirs aux métahumains du Flashpoint (redevenus humains tout court) à l’aide de la pierre philosophale.

Le paradoxe temporel, c’est un peu l’ADN de Flash, donc ç’aurait été évidemment dommage de passer à côté. Maintenant, j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre comment le temps marche dans cet univers (ce qui était déjà un problème dans Legends of Tomorrow). En fait, je pense que les scénaristes aussi, et ça expliquerait pas mal de choses. Genre pourquoi le début de saison ressemble à un mélange à cohérence aléatoire entre Sliders et Dr Who.

De plus, ça se répète beaucoup par rapport aux saisons précédentes, avec un petit jeu de chaises musicales au niveau des rôles: Harrison Wells devient le rigolo de la bande, Cisco tire la gueule la moitié du temps, Caitlin devient bipolaire et Malfoy Julian s’arroge le rôle du mec mesquin et méprisant de service. Ceci étant dit, l’histoire s’améliore au fil des épisodes, notamment à partir du moment où l’objectif de Barry Allen sera d’éviter à tout prix un événement futur apparemment inéluctable. Même si l’identité du véritable antagoniste principal se grille en fait très rapidement tout en étant maintenue secrète pendant un bon moment.

La direction artistique reste égale à elle même, à savoir colorée sans pour autant partir totalement dans le carnaval burlesque (enfin pas tout le temps, disons), mais les effets spéciaux sont très inégaux. Les passages « je cours très vite » avec le Flash alternatif de la Terre 3, notamment, font penser à de la cinématique de PS2; idem pour certains passages avec Kid Flash, ou avec Savitar. Les gorilles des épisodes 13-14 sont mieux modélisés, mais au niveau de l’animation du corps, ce n’est pas franchement ça.

Enfin, je ne vais pas non plus trop en dire du mal: des séries du Arrowverse que j’ai pu voir, c’est peut-être la meilleure. Mais c’est plus révélateur de la médiocrité des autres que de la qualité de celle-ci. D’ailleurs, une fois encore, le pire épisode de la saison est le huitième, à savoir le gros cross-over saisonnier.

Black Lightning (saison 1)

Jefferson Pierce est un ancien super héros doté d’un pouvoir de contrôle sur l’électromagnétisme. Mais il se faisait un peu vieux pour ces conneries et a raccroché les gants pour se consacrer, d’une part, à l’éducation de ses filles, et d’autre part, à son boulot de proviseur. C’est que, dans la ville de Freeland, la communauté afro-américaine n’est pas mieux lotie qu’ailleurs aux USA, et il est de son devoir de tirer les jeunes de la rue pour leur éviter de sombrer dans la criminalité. Las, un caïd du nom de Tobias Whale réapparait, le contraignant par ses actions à renfiler le costume du Black Lightning.

Il y a tellement de points communs avec Luke Cage qu’il est difficile de ne pas comparer les deux. Ceci dit, Black Lightning est beaucoup plus premier degré. Ce n’est pas incohérent en soit: Jefferson est un éducateur avant tout, donc logique qu’il adopte un discours éthique prêchi-prêcha, c’est son job. Mais c’est un peu plus chiant pour le spectateur que le « show don’t tell » auquel Luke Cage nous a habitué.

Sinon, niveau design des costumes et effets spéciaux… meh. Celui du Black Lightning est très kitsch (on dirait Jukebox-Man), et celui de Thunder pas beaucoup mieux. En revanche, le look des antagonistes est plutôt bien vu. Et plus généralement, ceux-ci sont le point fort de la série, bien qu’ils soient malheureusement trop monolithiques.

L’histoire en elle-même est d’ailleurs sans surprise, et on retrouve des ficelles déjà bien usées en blaxploitation ou ailleurs. Par Luke Cage, déjà (eh oui, encore): complot d’une agence gouvernementale qui mène des expériences pas cool, pègre qui fait des siennes en ayant un pied dans les affaires politiques, héros qu’on fait passer pour un criminel… La principale « nouveauté » introduite par la série tient à l’approche familiale du truc (mais je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement une bonne chose).

Bref, c’était pas mal, sans casser trois pattes à un canard. Ah, et ça a beau être tiré d’un DC Comics, ce n’est apparemment pas connecté au Arrowverse ou au DCEU. Tant mieux pour elle, quelque part.

Riverdale (saison 2)

Un mec encagoulé a tiré sur Fred Andrews, avant de s’en prendre à d’autres habitants de Riverdale. Son fils Archie, revanchard et désemparé, se tourne vers le père de Veronica Lodge, tout juste sorti de prison. Ce dernier a commencé à étendre son emprise sur la ville, en s’attaquant tout d’abord à South Side, et voit en Archie un moyen d’influencer encore davantage les choses en sa faveur. Betty, elle, enquête sur la « Cagoule Noire » qu’elle soupçonne d’être très proche d’eux, tandis que Jughead se focalise sur Hiram Lodge, qu’il soupçonne de… beaucoup de choses, en fait. Pendant ce temps, chez les Blossom, c’est un beau foutoir: le jumeau « maléfique » perdu de Clifford, Claudius, est réapparu comme par magie après la mort de son frère. Il commence à comploter avec Penelope, laquelle a bien l’intention de redorer le blason de sa famille; quitte à ce que ce soit aux dépends de sa fille Cheryl.

Alors, oui, cette deuxième saison part dans tous les sens. Il y a certes toujours une connexion clairement établie entre toutes les intrigues et sous-intrigues, mais ça fait beaucoup d’éléments à intégrer en masse. Et encore, je ne vous ai fait que la version courte, parce qu’il y a aussi des sous-intrigues avec les Serpents de South Side, avec le fils caché d’Alice Cooper (pas le chanteur), avec le shérif Keller et la maire McCoy, etc. Ceci étant dit, vu qu’aucune n’est d’une complexité byzantine, c’est largement intelligible.

Après, à l’image de la première saison, ça reste un teen-drama, donc ça ne va jamais voler très haut, et il y a des passages hallucinants de connerie. Genre quand Archie se la joue menace de gitan sur Youtube. Mais, encore une fois, il y a Cheryl. Et mon plus grand regret est qu’elle ne soit pas LE personnage principal de l’histoire. Je ne vais pas spoiler pour ceux qui ne l’ont pas vue, mais juste dire qu’elle a droit à quelques beaux moments de gloire après s’en être pris plein la gueule. L’introduction du personnage de Toni Topaz pour lui donner la réplique était certainement la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Les autres « nouveaux » personnages ne sont pas particulièrement brillants, en revanche; Chic, notamment, est joué par un acteur qui est en surjeu permanent (si bien qu’il n’est jamais crédible). Même s’il s’agit d’un cas extrême: la plupart des acteurs font très bien leur job, et ça fait toujours plaisir de revoir Luke Perry, Molly Ringwald ou Shannon Purser, même s’ils ne jouent pas des rôles de premier plan.

À voir maintenant si la troisième saison suivra le même chemin.

Mob Psycho 100

Shigeo Kageyama, alias Mob, est doté de pouvoirs psy impressionnants, mais malheureusement pour lui, ça ne suffit pas à le rendre populaire auprès des filles. De fait, il complexe un peu vis-à-vis de son petit frère, doué en tout, et s’est tourné vers le brillant exorciste Reigen (en réalité un escroc un peu neuneu, mais au grand cœur), et travaille pour lui en dehors des cours. Cependant, deux organisations semblent œuvrer dans l’ombre pour rassembler les personnes dotées de pouvoirs, avec des intentions diverses.

Adaptation du manga de ONE, le drama a évidemment pris quelques libertés avec l’histoire d’origine, le plus souvent à bon escient. Le fait d’avoir supprimé pas mal de persos secondaires globalement inutiles, déjà. Ou d’avoir fusionné Tome Kurata et Ichi Mezato, deux persos féminins aux rôles complémentaires. D’autres idées sont un peu plus discutables, comme le fait de donner beaucoup plus d’importance qu’elle n’en mérite à Tsubomi, personnage relativement pénible et passablement con.

Le plus gros changement se situe au niveau de Reigen, désormais doté d’un certain background (une expérience douloureuse de salary-man) qui le rend bien plus attachant que son équivalent de papier. En outre, cela lui donne plus de consistance et une importance narrative encore plus grande, lui qui était déjà sur le format originel quasiment un personnage principal en second.

Ceci étant dit, les effets spéciaux sont tellement low cost qu’on a l’impression de se retrouver parfois devant un épisode de la Flanders Company. Or, ce qu’on accepte d’une websérie fauchée est déjà beaucoup plus difficile à avaler de la part d’une production professionnelle (surtout que TV Tokyo, on ne peut pas dire que ce soit une chaîne sans pognon). Smile, notamment, est modélisé de manière totalement dégueulasse.

Enfin, je dis ça, mais vu qu’une grosse autodérision traverse l’ensemble de la série, et que, de toute façon, on est et reste du début à la fin dans une comédie, forcément, ça passe beaucoup mieux. Aussi, même si ma préférence va à l’anime, le drama offre une relecture du manga pas désagréable, tout en respectant les grandes lignes de l’histoire, autant que son esprit. J’ai passé un bon moment devant.

Et voilà pour ce petit bilan, garanti 100% adaptations de BD.

Au revoir; à bientôt.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s