Vrac de trucs japonais terminés (huitième édition)

Beaucoup de séries se sont terminées il y a quelques temps déjà, et j’ai la flemme de faire un post pour chacune (d’autant que la plupart n’en nécessite pas plus). Et il y a deux ou trois autres trucs sur papier, aussi.

Anime

Bôei-bu HAPPY KISS!: c’était très con et totalement WTF, donc évidemment sympa (mention spéciale à l’épisode où les héros sont transformés en petits vieux). Après, ça ne va pas pisser bien loin, hein, c’est juste une bonne grosse « parodie » qui joue avec des codes visuels ou scénaristiques d’anime (magical girls principalement, mais pas que) ou de tokusatsu. Donc rien de révolutionnaire en soi, ni rien de vraiment mémorable (et maintenant que j’y pense, je suis incapable de ne serait-ce que citer le nom d’un seul des personnages, là, comme ça). Juste un bon moment passé à rigoler comme un con devant sa TV, et c’est toujours ça de pris.

Caligula: la série ne payait pas de mine, mais s’en est plutôt bien sortie au final, malgré un ton très consensuel et un message de fond un peu bidon (en gros, le même que celui de Ready Player One). Elle aura au moins eu le mérite d’éviter la plupart des écueils qu’on croirait désormais inhérents aux fictions sur des univers virtuels; et c’est déjà pas mal. Même si, évidemment, on n’aura pas échappé au gimmick de l’IA qui perd les pédale, mais vu que la couleur est annoncée en fanfare dès les premiers épisodes, la pilule passe plutôt bien.

Darling in the Failure: bah oui, malgré un départ prometteur, la série s’est enlisée (euphémisme), pour ne redresser que ponctuellement la tête jusqu’à un rush final qui balance tout à la va-vite en cinq épisodes. C’est peut-être, de ce semestre, le titre sur lequel il y aurait le plus à dire, ne serait-ce que pour la déception qu’il a été. Car, quand on entend que le studio Trigger va réaliser un anime qui semble faire la synthèse des robot-anime de Gainax, il y a de quoi être enthousiaste. Mais quand la montagne accouche d’une souris « romcom neuneue graveleuse » dès le deuxième épisode… voilà, quoi. C’est d’autant plus rageant que la série s’est avérée à peu près irréprochable sur le plan technique, visuel comme sonore (avec un second opening qui restera ce que l’anime aura proposé de meilleur). Mais la narration bide complètement. Proposer plusieurs niveaux de lecture n’est intéressant qu’à condition de ne pas répéter ce qui a déjà été balancé au premier degré; or, c’est précisément ce qu’a fait Trigger ici. Du coup, les métaphores n’ont aucune espèce d’utilité, vu qu’elles paraphrasent le texte (sans subtilité, d’ailleurs); à moins que ce ne soit l’inverse; pire, ça donne un effet d’accumulation répétitive, avec l’élégance d’une blague de cul faite par un mec bourré un soir de match. Il en ressort un scénario franchement vulgos, d’une lourdeur pachydermique et d’une lenteur chélonienne. Sans mentir, je suis persuadé que l’histoire pouvait tenir en six épisodes de 24min chrono, sans perte importante. Surtout que ce qui aurait pu voire dû être développé a été expédié au pas de course. Un sacré échec, donc. Et d’autant plus incompréhensible qu’il arrive plus de quinze ans après Eureka seveN, série brassant des thématiques souvent guère éloignées mais avec nettement plus de pertinence et surtout beaucoup moins d’allusions beaufs et sexistes.

Food Wars! – The Third Plate: la preuve en image qu’adopter un rythme saisonnier pour adapter un manga à long court n’est pas nécessairement pertinent. Notamment avec le « dernier » épisode qui ne marque ni une fin d’arc, ni un cliffhanger, juste la suite du début d’un truc qui pourrait, à terme, devenir intéressant. Bref.

HAKYÛ HÔSHIN ENGI: vouloir condenser en 24 épisodes (flashbacks/résumés compris) un manga comptant 23 volumes dans sa première édition en bunko, ça avait l’air complètement con sur le papier. Dans les faits, c’est encore pire… misère…

Yowamushi Pedal Glory Line: même constat que pour Food Wars!, l’histoire n’est clairement pas adaptée à ce type de périodicité, et cette « saison » s’achève sans s’achever, alors que la compétition principale bat encore son plein, que rien n’est joué, etc. C’est un peu comme commencer à lire un bouquin avant de se rendre compte que celui-ci s’arrête au beau milieu d’un chapitre, sans trop savoir quand on pourra lire la suite (ou même si on y aura droit). Frustrant.

Manga

Les Fleurs du Mal: une histoire d’ados plus ou moins marginaux qui font les conneries à ne pas faire, avec les conséquences qui vont avec. Et c’est comme un mélange entre un film de Gus Van Sant et un roman de Ryu Murakami: un récit où les persos transpirent de toute leur humanité, au milieu des tourments qu’ils ont provoqués. C’est dans une logique de coming of age que l’on suit Takao chercher sa place, mûrir petit à petit, tisser des liens ou les rompre, hanté par la personnalité atypique de Sawa et sa vision misanthrope de la société. C’est le premier manga de Shuzo Ôshimi que je lis, aussi je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison, mais il faut bien admettre que son style, assez « brut » et néanmoins subtil, colle parfaitement à ce genre de scénario, où toute la palette des émotions humaines est étalée (et pas vraiment de manière glorieuse). Le genre de lecture qui ne laisse jamais vraiment indifférent, qu’on l’aime ou qu’on la déteste.

La Mélancolie de Haruhi – Brigade S.O.S.: un manga que j’ai suivi par défaut, puisque, suite au désastre éditorial qu’a été la tentative de publication du LN chez Hachette (où, manifestement, seul le traducteur avait compris ce qu’il avait entre les mains et s’était appliqué dans son boulot), il s’agissait du seul moyen francophone légal d’avoir la suite de l’histoire entamée en anime. Pour autant, les aventures de la Brigade S.O.S. méritaient à mon avis nettement mieux. Pas que le dessin ou la narration soient nécessairement mauvais, mais ils sont tout juste fonctionnels: pas la moindre audace visuelle, que ce soit en termes de découpage, de rythme ou d’esthétique générale, alors que c’était justement là que le manga avait son épingle à tirer du jeu. Parce qu’on parle quand même d’une histoire où une déesse qui s’ignore fonde un club de lycée afin de rameuter des extraterrestres, espers et voyageurs temporels pour tuer l’ennui, le tout alternant entre franche déconnade et paranormal à tendance dramatique. Mais au final, on a juste droit à un manga qui reste toujours le cul entre plusieurs chaises et qui ne se mouille jamais vraiment, aseptisé probablement dans l’espoir de satisfaire le plus grand nombre; mais qui finalement ne satisfait personne.

LN

Durarara!! vol. 4: les hasards du calendrier et des ventes de droits de diffusion auront fait que ce quatrième tome est sorti à peu près au moment où Netflix a mis en ligne la série animée qui en a été adaptée, en l’occurrence Durarara!! x2, après que Wakanim l’ait simulcastée il y a maintenant trois ans. Et, là encore, à deux ou trois détails près, l’adaptation s’avère très fidèle. Jusque dans sa temporalité hachée qui rappelle un peu Baccano! (série que je recommande chaudement, même si elle n’adapte qu’une infime partie d’un très long LN dont on ne verra probablement jamais la couleur dans nos contrées). Par rapport aux trois premiers tomes, celui-ci se démarque par l’introduction d’une bonne demi-douzaine de nouveaux persos importants, et notamment les sœurs d’Izaya Orihara, ainsi qu’Aoba, kôhai manipulateur de Mikado. Plusieurs personnages jusque-là assez effacés (comme Tom ou Yuhei) arrivent aussi sur le devant de la scène, mais ne viennent jamais supplanter Celty, Shizuo, la bande de Kadota ou le trio de Raira, qui demeurent le cœur de l’histoire. Ceci étant dit, il s’agit d’une phase introductive à un nouvel arc, et si l’histoire s’avère riche en révélations, elle reste pourtant dans une perspective d’exposition plus ou moins grand-guignolesque, afin de mettre en place une suite au enjeux plus importants qui ne devrait pas manquer de se déployer dans les deux prochains volumes.

Au revoir; à bientôt; et bonne fête nationale.

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