Le marronnier de la fin juillet (troisième édition)

… ou du début de Thermidor, si vous êtes resté bloqué en 1805; pardon, en an XIII. Bref. J’avoue, je m’y prends un peu plus tard que d’habitude, mais… non rien, en fait, pas d’excuse, je suis juste une grosse feignasse.

Angels of Death: Rachel s’éveille après quelques problèmes d’ordre médical dans les sous-sols d’un bâtiment hantés par Zack, un serial killer armé d’une faux. Mais plutôt que de la tuer directement, il choisit de l’épargner temporairement, en échange de son aide pour s’échapper. Et c’est plutôt correct pour le moment, même si les personnages sont super archétypaux (et ils ne se sont pas franchement foulés sur le chara-design). Il faut dire qu’une bonne réal’ signée J. C. Staff, ça peut sauver pas mal de choses, et j’ai bon espoir que ça continue.

Angolmois: Record of the Mongol Invasion: à la fin du XIIIe siècle, Jinzaburô Kuchii, autrefois honorable samurai de Kamakura, est tombé en disgrâce et se retrouve exilé à Tsushima. Las, il s’avère que lui et ses compagnons d’infortune ont été envoyés là pour servir de chair à canon contre l’armée de Kubilai Khan, qui se prépare à attaquer l’archipel nippon depuis la péninsule coréenne. En général, je ne suis pas très fan des anime qui usent et abusent des effets de type papier de riz, encre de Chine ou aquarelle, car il s’agit souvent d’un cache-misère pour faire oublier soit la faiblesse générale de la technique, soit l’indigence du scénario (l’exemple le plus éloquent étant à mes yeux Soul Buster). Pas ici. On a un bon gros chanbara des familles qui donne le ton dès les premières minutes: ce sera brutal et épique. Même si le troisième épisode me semble un peu en deçà des deux premiers, je reste très optimiste pour la suite, et ce bien que, fiction historique oblige, la fin est au fond déjà connue (l’intérêt se situe ailleurs).

Asobi Asobase – Workshop of Fun –: Kasumi est studieuse et disciplinée, mais archi-nulle en anglais. Ce qui tombe plutôt bien, c’est qu’elle est dans la classe d’Olivia, une occidentale qui pourrait l’aider à progresser. Las, cette dernière est surtout intéressée par les jeux, et Kasumi va bien devoir s’y mettre aussi si elle veut obtenir l’aide de sa camarade blonde (qui est en fait nulle en anglais) et de sa comparse Hanako (qui est plutôt gourde). Bien évidemment, c’est de la slice-of-life/gag, et plutôt réussie, d’ailleurs. À part sur le plan visuel, où le manque de moyens se ressent sur le dessin (à moins que ce ne soit une volonté artistique de faire du moche pour du drôle?). Ceci étant dit, je dois bien avouer que j’ai du mal à accrocher; on va mettre ça sur le dos des goûts et des couleurs (parce que je ne vois pas trop ce que ça pourrait être d’autre).

Banana Fish: Ash Lynx est l’un des plus gros chefs de gang new-yorkais et collabore de temps à autres avec la mafia. Problème, cette dernière est liée à l’apparition d’une nouvelle drogue, le Banana Fish, qui a laissé son frère militaire catatonique après l’avoir fait violemment vriller contre sa propre unité. Arrive sur ces entrefaites un photographe/reporter japonais accompagné de son assistant, Eiji, qui sympathise très rapidement avec Ash. L’anime est adapté d’un shôjô phare des années 1980 (autrefois commercialisé chez nous par Panini, mais ce n’est plus le cas à l’heure où j’écris ces lignes). Et ça se sent. Parce que tout dans le chara-design rappelle cette époque, sauf qu’il y a eu au passage une tentative d’actualisation contextuelle (on a ainsi des écrans plats et des GSM, entre autres). Problème: on se retrouve avec une espèce de décalage anachronique entre les personnages et l’univers qui sort parfois le spectateur du récit. Du reste, c’est le seul vrai reproche que j’ai à faire, car l’histoire, glauque, est pour l’instant bien fichue, les personnages, bien que stéréotypés, sont attachants et la réalisation, signée MAPPA, suit. Justifie-t-il pour autant de prendre un abonnement à Amazon Prime Video… j’ai bien envie de dire que oui, en fait. Même si c’est prématuré au vu du peu d’épisodes disponibles (mais ce n’est pas non plus comme si le reste du catalogue était dépourvu d’intérêt, de toute façon; par contre, le système de sous-titrage n’est clairement pas optimal).

Fate/EXTRA Last Encore: loin des Guerres du Graal traitées dans les précédents anime, Hakuno est un étudiant qui « hante » SE.RA.PH, un univers virtuel qui part en vrille suite à un problème d’origine inconnue. Il devient par la force des choses un Master qui ne devrait pas exister, celui d’une Saber haute en couleurs (le rouge, surtout). Mais qu’est-ce que ça pue! Bon, déjà, niveau direction artistique et technique, j’ai rarement vu un anime de la franchise aussi moche (après, je n’ai pas tout vu, non plus, hein). Quant-à l’histoire… sérieusement, il y a vraiment un scénariste qui a été payé pour écrire ça?

Free! – Dive to the Future –: Haruka et Makoto sont maintenant à l’université, où ils retrouvent quelques connaissances avec qui partager leur passion de la natation. Et il se trouve que, dans une université concurrente, est inscrit leur ami d’enfance Ikuya, nageur émérite qui est maintenant en froid avec eux. Pendant ce temps, Rin s’entraine en Australie en attendant de revenir au Japon affronter Haruka, et l’ancien club de ce dernier recrute de nouveaux membres pour palier le départ des deux sempai. Redite? Probablement, en partie. Free! n’a de toute façon jamais vraiment brillé par son originalité, mais plutôt par la qualité de sa réalisation. Et c’est toujours le cas. Juste que, si l’histoire continue d’être insignifiante, je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de pousser jusqu’à la fin.

Godzilla 2: La ville à l’aube du combat: le Godzilla vaincu dans le premier épisode n’était qu’un jeune spécimen, et il se trouve que l’originel, beaucoup plus gros, s’est réveillé et menace directement l’équipe de « reconquête » de la Terre. Découvrant un écosystème ayant évolué sous l’influence des kaiju, cette dernière entre en contact avec des humanoïdes vivant en harmonie avec celui-ci (les Houtuas), et retrouve, par la suite, les ruines du centre militaire où était fabriqué Mecha-Godzilla. J’avais été relativement indulgent avec le premier, vu que ce n’était au fond qu’une (trop) longue séquence d’ouverture, mais le deuxième se contente de continuer dans la même lignée de resucée de poncifs éculés et de rebondissements qui tombent à plat. Je n’en reviens pas d’attendre désormais davantage des productions nord-américaines que des productions japonaises pour les films de kaiju

HANEBADO!: Ayano est un petit génie du badminton, qui a fini par apprendre à détester ce sport. Cependant, il se trouve que la capitaine du club de badminton de son nouveau lycée n’est autre qu’une ancienne adversaire, qu’elle a massacré lors de leur dernier match, et qui a bien l’intention de prendre sa revanche. D’autant que son talent a tapé dans l’œil du coach. Succès. Enfin, les quatre premiers épisodes, s’entend. Je n’ai pas lu le manga dont l’anime est tiré, et a priori, il prend beaucoup de liberté avec l’original; mais des libertés comme ça, j’en redemande. Déjà, il est très appréciable que la série nous épargne (dans les trois premiers épisodes, du moins) le fan service habituel sur ce genre de production à thématique de sport féminin. Je trouve aussi très intéressante l’idée d’animer certains échanges en un plan unique, là où, pour donner du dynamisme, on multiplie en général les « cut » au maximum. Sans que ça ne nuise au rythme, en plus. Bref, la série a quelques atouts dans sa manche, et c’est plutôt cool.

How Not to Summon a Demon Lord: non. C’est non. Je commence vraiment à en avoir MARRE des isekai-MMO sans idée. Donc ce sera irrévocablement sans moi.

ISLAND: Setsuna se réveille, amnésique, sur une plage de l’île d’Urashima. Cette dernière, pétrie de mystères, est le lieu de vie de plusieurs filles autochtones avec lesquelles il sympathise et… et… et merde, encore un harem à la con. Je passe.

Planet With: Sôya Kuroi, orphelin et amnésique, est un peu troublé par des rêves de destruction par un gros dragon bourrin, mais ça ne l’empêche pas de mener sa petite vie paisible. Du moins, jusqu’au jour où les extraterrestres débarquent avant d’être défaits par les sentai du coin. Lesquels, de fil en aiguille, deviennent les ennemis qu’il devra abattre avec l’aide d’une maid et d’un chat anthropomorphe qui se transforme en robot. Si ça a l’air complètement con sur le papier, dans les faits, c’est juste génial. Le côté humoristique est évidemment prononcé, mais son volet « dramatique » n’est pas en reste et l’anime est beaucoup plus prenant que je l’aurais pensé au premier abord (perso, je n’en attendais rien, donc c’est une bonne surprise). Maintenant, des robot anime décevants qui démarraient plutôt bien, il y en a eu pas mal, par le passé; alors ne crions pas victoire trop vite. Mais on a le droit d’être optimiste, pas vrai?

The Master of Ragnarok & Blesser of Einherjar: Yûto s’est retrouvé catapulté dans un autre monde grâce à un miroir magique. Avec son savoir du XXIe siècle, il va mener un clan de ce qui ressemble à l’Âge du Bronze vers la conquête du monde connu. Et bien entendu, il est entouré de jolies guerrières qu’il ne laisse pas indifférentes. Ouais. Autant dire que c’est très bof et à peu près dépourvu d’intérêt. Encore.

Cette fois encore, aucune exhaustivité (j’ai mes limites; et autre chose à foutre, aussi), mais je trouve que cette saison est relativement riche, qualitativement parlant, en comparaison de certaines saisons passées (ne serait-ce que l’été dernier). Et pour en rajouter une couche, Netflix a récemment boosté son catalogue en matière d’animation, avec des titres comme AnoHana ou Lastman. Bref, si vous ne saviez pas quoi faire de votre été… hm? Sortir? La plage? Voir des potes? Allons, soyez un peu sérieux.

Au revoir; à bientôt; et bonne journée du carthame.

Publicités

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. VpViennetta dit :

    Ah, merci pour la découverte Hanebado! Effectivement, ça démarre plutôt bien.
    Concernant les sous-titres sur Prime Video, on arrive à s’habituer (je pense). L’ergonomie du lecteur m’ennuie davantage (via Android TV) : trop d’input à réaliser pour des actions simples (deux pour faire pause !), sélection de la piste audio et des sous-titres parfois chaotique, etc. Pour l’instant, on a clairement affaire au Netflix du pauvre. C’est peut-être différent sur un PC ou sur console, j’ai pas testé. Tu passes par quel appareil toi ?

    J'aime

    1. tommyloser dit :

      PS4. À vue de pif, ça marche de la même façon que sur une smart TV, vu que j’ai relevé les mêmes soucis que toi (sauf le sélection de la piste audio, pour le moment du moins). Et oui, c’est effectivement un Netflix du pauvre. J’espère qu’il y aura des corrections lors des prochaines MAJ. :/

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s