Vrac de films récents (en VOD)

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Parce que j’ai une flemme monumentale de faire un post pour chaque. C’est comme ça.

TAU

Julia fait les poches de la jeunesse dorée de son pays (les USA?) quand elle sort en boîte, histoire de pouvoir un jour se payer les études de musique dont elle rêve. Las, elle est un jour enlevée et séquestrée par Alex, richissime savant fou qui capture des cobayes désœuvrés et les place sous la garde de son IA personnelle, TAU, en vue de sinistres expériences sur le cerveau.

Ce long métrage pose en réalité deux questions: quand Maika Monroe arrêtera-t-elle de ruiner sa carrière dans des projets moisis et pourquoi Gary Oldman est-il venu gâcher son talent dans ce truc? Parce que, clairement, ni l’un ni l’autre n’arrivent à le sauver (en fait, je pense même paradoxalement que le surjeu de Oldman contribue au manque de crédibilité de l’ensemble).

Au fond, le film se pose en sorte de mix entre 2001, l’Odyssée de l’espace et 10 Cloverfield Lane: une jeune femme persécutée par un psychopathe dans un espace clos dominé par une IA meurtrière. Et sur le papier, ça avait l’air plutôt cool, notamment quand on regardait le staff de plus près: Maika Monroe peut être brillante dans un thriller horrifique, Gary Oldman est… Gary Oldman, Ed Skrein est un abonné aux rôles de connard qu’il joue plutôt bien (genre dans Deadpool, par exemple), et la musique est signée Bear McCreary (compositeur sur Battlestar Galactica et Terminator: The Sarah Connor Chronicles; entre autres). Sauf qu’il y avait une inconnue: le réalisateur Federico D’Alessandro, dont c’était le premier long métrage.

Et c’est à ce niveau que ça flanche. En fait, les plans sont pour certains excessivement millimétrés, et pour d’autres étrangement nanardesques (notamment dans les moments où Aries est activé), mais ils baignent toujours dans une lancinante atmosphère de déjà-vu. Le scénario aussi, d’ailleurs. Surtout, il est vraiment très difficile d’y croire tant TAU semble très mal conçu, que ce soit en tant qu’IA ou en tant que personnage; et à une époque où la SF essaie de se renouveler tout en gérant l’héritage asimovo-dickien, autant dire que ce film sonne comme un anachronisme (malgré son vernis de modernité apparente).

Bref, malgré quelques qualités qu’il faut bien lui reconnaître, le film est globalement médiocre et oubliable. Et ce n’est pas comme si Netflix n’avait pas mieux à proposer dans son catalogue.

Extinction

Peter, ingénieur et brave père de famille, fait des rêves plutôt inquiétants, montrant l’humanité aux prises avec un envahisseur meurtrier particulièrement bourrin. Poussé par sa femme et son patron à aller rencontrer un spécialiste, il s’avère qu’il n’est pas le seul à avoir de telles « visions » et qu’il ne s’agit pas de simples rêves: un beau soir, l’invasion commence.

Bon, et puisque le film tourne principalement autour d’un gros twist, je vais devoir spoiler pour en parler (mais en même temps, le truc est tellement gros qu’on le devine dès l’apparition des envahisseurs): les protagonistes principaux sont des androïdes qui ont chassé leurs créateurs, pris leur place, oublié (volontairement; sauf quelques uns) et encaissent le retour violent et vengeur de l’humanité sur Terre.

Et on a encore là une approche complètement bancale de l’intelligence artificielle. À tous les niveaux, que ce soit sur le plan diégétique ou sur le plan conceptuel même. La faute, vraisemblablement, à la quasi-absence d’interaction non-violente avec des humains biologiques, puisqu’il n’y en a, hors flashback, qu’un seul qui leur adressera la parole.

Mais s’il n’y avait que ça… Non parce que le scénario n’a juste aucune crédibilité, du début de l’invasion manifestement menée par un stratège bourré au rhum vieux martien (mais vu que la résistance est quasi-inexistante, ça marche) à la fin miteuse comme pas possible, qui jamais n’arrive à donner au spectateur un sentiment d’ampleur planétaire de la catastrophe. En fait, le film n’essaie même pas, et se rapproche furieusement des productions The Asylum de commande pour Syfy. Avec un meilleur niveau technique, parce qu’il faut pas déconner quand même.

Quoi qu’il en soit, on est très loin de l’incontournable (en fait, je pense que c’est même plus mauvais que TAU), et que l’on cherche une histoire d’invasion ou une fiction sur l’émancipation/domination des machines… bin ce ne sont pas les bons titres qui manquent.

Starlight Promises

Shôma est resté sans nouvelle de son ami d’enfance Atsushi pendant des années. Aussi quelle n’est pas sa surprise quand il reçoit de ce dernier un message l’invitant à une fête de Tanabata dans un village paumé. Il y rencontre Shiori, qui est, comme lui, venue pour la Tanabata, mais aucune trace de son ami. Quoi qu’il en soit, il semble que les autorités du village, bien plus avancé technologiquement qu’à première vue, aient décidé de faire d’eux les Orihime et Hikoboshi de la cérémonie.

L’idée de base est franchement intéressante, puisqu’il s’agit essentiellement d’intégrer dans un monde rural pétri de traditions des éléments high-tech sublimant lesdites traditions. La question du deuil et du déni, soit le cœur de l’histoire, y trouve une résonance dans un cérémonial proche de l’O-Bon où une IA spécifiquement dédiée joue le rôle de connexion entre le monde des vivants et celui des morts (de la même manière que le Bouvier et la Tisserande parviennent à se rencontrer exceptionnellement lors de la Tanabata).

Le problème, c’est que, dans la mise en forme, ça part un peu dans tous les sens, et que se développent des sous-intrigues qui diluent le récit aux dépends d’éléments plus importants. Le coup des fantômes du château, par exemple, était très dispensable (il sert juste à rajouter une vague tension) car inutile à l’histoire principale (sans conséquence réelle, en fait); à côté de ça, l’aspect IA émergente (oui, c’est le seul trait commun aux trois films de ce post) est au mieux survolé.

La direction artistique semble vouloir lorgner du côté des récents Shinkai (sauf que là, pas de romance), mais la réalisation a par moments un peu de mal à suivre. Rien de vraiment scandaleux, ceci dit (juste quelques « détails » dans les animations contextuelles); un peu à l’image de A.I.C.O., la précédente œuvre de Kazuya Murata. De fait, il s’agit du plus intéressant des trois longs métrages de ce post, à tous les niveaux et en dépit de ses défauts (ou de son peu d’ambition). Comme quoi…

Au revoir; à bientôt.

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