Vrac de séries terminées (quatrième édition)

J’ai eu beaucoup de temps libre en septembre. Alors allons-y.

Grotham (saison 3)

Les « freaks » du Dr Strange (aucun lien) se sont échappés lors de leur transfert depuis Arkham et se répandent sur Gotham City. Dans le même temps, Oswald Cobblepot se lance, avec l’appui d’Edward Nygma, dans la politique, avec pour objectif de s’emparer de la mairie de la ville. Heureusement, James Gordon veille au grain.

Rien que le pitch pose problème: puisque Gordon gère dès maintenant, aucun besoin de Batman à l’avenir. Ce qui rend cette préquelle totalement contre-productive. Et sinon, tout ce qui merdait dans les deux saisons précédentes est ici multiplié par 12², avec un niveau d’incohérence assez remarquable.

Les rares personnages à peu près intéressants deviennent effroyablement stupides, et ceux qui l’étaient déjà deviennent parfaitement débiles. À cela, il faut ajouter certains choix de scénario juste absurdes et/ou inutiles (comme le vieillissement accéléré de Ivy),  quand il ne s’agit pas de sous-intrigue écrite avec le cul (comme la romance avortée et totalement forcée de Cobblepot avec Nygma).

Bref, cette série qui ne brillait pourtant pas par son excellence depuis le départ n’en finit pas de s’enfoncer dans la chiasse.

Iron Shit (saison 2)

Suite à la grande défaite de The Hand, Danny Rand n’a plus vraiment d’ennemi à sa hauteur, et se rabat sur quelques petites frappes de Chinatown. C’est sans compter sur son frère d’armes Davos (sérieusement?), qui estime avoir été spolié de l’Iron Fist et s’allie à Joy Meachum pour le récupérer.

Bonne nouvelle: Finn Jones a apparemment passé sa ceinture jaune, et les séquences de combat sont maintenant (un peu) moins ridicules que dans la première saison. Le reste est tout aussi raté, par contre (on ne peut pas tout avoir, non plus). En fait, c’est à croire que le scénario s’évertue à tout désamorcer à l’avance, sabotant de fait toute tentative de… de quoi, en fait?

Parce que pour être honnête je ne comprend pas ce qu’essaie de faire cette série, puisque le seul message de fond que j’arrive à y lire est « ne perdez pas votre temps avec moi, regardez plutôt une éventuelle future série Daughters of the Dragon » (car oui, Iron Fist saison 2 est juste un gros teasing/build up pour le duo Misty Knight/Colleen Wing).

Bon après, ce n’est pas non plus Gotham, il y a quand même deux ou trois trucs à sauver; Typhoid Mary, déjà; même si elle n’a en fait quasiment plus rien à voir avec son modèle d’origine (enfin, si, elle a toujours son problème de personnalités multiples; mais elle n’est plus mutante, n’a manifestement aucun pouvoir… enfin bref). Et c’est à peu près tout, en fait.

Ouais, pas terrible, au final. D’autant que la fin fait bien plus penser à un extrait de nanar qu’à un cliffhanger intéressant.

Disenchantement

La princesse Tiabeanie, alias Bean, passe sa vie à écumer pubs et tavernes de Dreamland, jusqu’au moment où elle se voit associer un petit démon familier, Luci, qui la motive pour faire encore plus de conneries. Malheureusement pour elle, elle doit être mariée sous peu au prince héritier d’un riche royaume voisin… sauf que la cérémonie est troublée par l’arrivée inopinée d’un elfe, Elfo. Le sang des elfes cachant le secret de l’immortalité, il devient très vite la cible du roi Zøg, prêt à tout pour récupérer le fluide vital du petit être, nouvel ami de sa fille Tiabeanie.

Et j’avoue ne pas savoir trop quoi penser de cette série. Attention, prise en elle-même, isolément, elle est très bien, sur pas mal de plans. Son humour un brin trashouille, ses persos sympas, son écriture bourrée de jeux de mots débiles, et même ses designs volontairement caricaturaux qui trollent les contes de fées… et c’est peut-être là un premier souci.

Car, quand on associe le nom de Matt Groening à un titre, on attend en général plus que ça. De la satire sociale et politique, par exemple. Or, ici, on reste dans un contexte décalé de parodie d’un univers mi-féérique, mi-D&D (façon Naheulbeuk). Ça reste donc vraiment très gentillet par rapport à ce à quoi le créateur des Simpson ou de Futurama nous avait habitué.

Mais surtout, c’est assez frustrant de voir cette histoire sous forme de série TV. Parce que je suis intimement persuadé que ça aurait fait un scénario de jeu vidéo juste génial, en RPG, Point & Click ou Visual Novel (même si j’ai bien conscience que le public touché aurait été bien moins nombreux, pour le coup).

Aussi, je ne suis probablement pas aussi enthousiaste vis-à-vis de cette série que je devrais l’être. Ceci étant dit, j’encourage quand même à la regarder, parce que c’est vraiment cool et qu’elle le mérite; contrairement aux deux bouses citées avant.

Au revoir; à bientôt.

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