Vrac de trucs japonais terminés (neuvième édition)

Comme d’hab’, de l’animation, un LN et un peu de manga. C’est d’ailleurs par ça qu’on va commencer.

Manga

Errances d’Emanon: Emanon est une conscience qui s’incarne de mère en fille depuis l’apparition de la vie sur Terre. Cependant, dans son incarnation présente (née dans les années 1950), elle a étrangement eu un frère jumeau, ce qui est une première sur trois milliards d’années. Séparés à l’âge de trois ans, elle se met, quinze ans plus tard, à sa recherche, afin de déterminer le pourquoi de son existence. Si Souvenirs d’Emanon était centré sur le point de vue de son narrateur masculin, Errances d’Emanon adopte dès la fin du premier chapitre celui de son personnage principal. On y découvre plusieurs facettes nouvelles de l’immortelle, notamment le fait qu’elle joue un rôle « écologique » important et qu’elle a pour fréquentation régulière une mystérieuse femme nommée Hikari (laquelle semble en savoir pas mal sur l’avenir). Et on apprend accessoirement qu’elle aime bien les romans de Curt Siodmak (plus connu pour son abondante filmographie, puisqu’on lui doit une bonne partie des scénarios des Universal Classic Monsters  des années 1940). Quoi qu’il en soit, et bien que l’ouvrage soit présenté comme un one shot, il appelle pourtant clairement une suite vu la façon dont il se termine. Suite qui a priori n’existe qu’en roman au Japon…

Mobile Suit Gundam – The Origin vol. 24: l’histoire s’est terminée dans le précédent volume, et il faut bien admettre que la sortie de celui-ci n’allait pas nécessairement de soi (pour rappel, ce manga est très loin de figurer parmi les meilleures ventes de Pika; l’éditeur a donc d’autres priorités). Il est ici question de quatre chapitres indépendants, deux flashbacks et deux flashforwards, qui s’avèrent très inégaux. Le premier, centré sur Side 7 juste avant l’attaque de Char, s’avère plutôt correct, mais ce qu’il raconte est assez insignifiant; ou ressemble à de la redite. Le deuxième, le meilleur du lot, dresse un portrait des débuts de la révolte étudiante qui a abouti à la révolution de Zeon, à l’époque de la naissance de Char; il est malheureusement trop court pour développer un propos qui aurait largement mérité une sérialisation complète. Le troisième est centré sur Kai, après la guerre, et montre comment, au cours d’un vrai-faux match de polo, un petit groupe de zeonistes échoue à ramener Seyla sur Side 3; très dispensable, à part pour sa fin, malgré un propos qui aurait gagné à un traitement moins « paraphrase de page Wikipedia » (ce n’est probablement pas le cas, je sais, mais c’est l’impression que ça m’a laissé). Quant-au dernier, il évoque un passage d’Amuro sur Terre, chez Hayato qui va épouser Frau, tandis que les anciens larbins de M’Quve cherchent à se venger du Newtype de la Fédération. Comme le précédent, l’essentiel du côté dramatique est évacué en mode comique, avec en supplément une dimension méta/mise-en-abyme pas nécessairement bienvenue car traitée au premier degré. Enfin bref, c’est très loin d’être le meilleur volume de la série, même s’il aurait été regrettable de ne pas l’avoir en VF, après la publication des 23 autres. Quant-à l’avenir de Gundam en manga en France, il n’est pas vraiment rose, a priori: École du Ciel reste le dernier titre en cours chez Pika (et dernier titre en cours tout court en France), mais vu le rythme de publication de Haruhiko Mikimoto, on n’est pas près d’en voir la fin, même avec la meilleure volonté éditoriale du monde.

Anime

Angolmois: une histoire évidemment sans surprise, fiction historique oblige, mais cependant prenante. Dommage que la réalisation et la mise-en-scène s’érodent progressivement quand on approche de la fin. Rien de honteux, mais la baisse de qualité technique est tangible. Quoi qu’il en soit, Angolmois reste malgré tout un des meilleurs animés du trimestre passé, qui était pourtant assez faste. Comme quoi.

Grand Blue: Iori Kitahara a déménagé pour suivre ses études à l’université d’Izu, et se retrouve à devoir loger chez son oncle, vendeur de matériel de plongée. Et bien que ne sachant pas nager, il rejoint le club de plongée de la fac. Sympa, le pitch, pas vrai? Eh bien sachez que c’est qu’on nomme une escroquerie. Parce qu’il y a à peine plus de scènes de plongée dans la totalité de la série que dans le seul opening. Toute l’histoire n’est qu’une suite de blagues d’étudiants de plus ou moins bon goût, avec pleins de ressorts comiques de type quiproquo ou situation « cocasse » (souvent plus connes qu’autre chose). Bref, c’est une slice-of-life drôlatique, et on verra bien moins souvent les personnages enfiler leur combinaison pour nager que jouer au tennis, picoler des litres de vodka ou faire la fête à poil; voire les trois en même temps (oui oui). Parfois, c’est effectivement très drôle; et souvent, c’est juste très gênant.

HANEBADO!: tout simplement l’un des meilleurs anime de sport qu’il m’ait été donné de voir. Et l’un des plus singuliers: on est bien loin de la plupart des séries sur le tennis ou le ping-pong qui ont été réalisées depuis 40 ans. Il y a eu pas mal de choix intelligents, que ce soit en termes de réalisation ou de scénarisation (je songe notamment au virage « super connasse » pris par Ayano dans la seconde moitié). Et ici, pas d’affaiblissement sur la fin: le dernier épisode est certainement l’un des meilleurs de la série (on notera d’ailleurs que, jusqu’au bout, le staff aura tenté de nouveaux trucs). Bref, une pépite.

Planet With: du début à la fin, la série aura été un robot anime à l’ancienne, peut-être un peu rapide au regard des vieux standards, mais si on peut s’épargner les longueurs inutiles de pas mal de titres vintage, je suis preneur. Planet With trace droit au but, restant limpide sans léser aucun de ses personnages importants, ni aucun élément de scénario. De plus, la réalisation reste globalement à la hauteur, et il y a une réelle identité artistique, notamment dans le mecha-design. J’ai habituellement du mal avec la CG quand elle est trop ostensible, mais là, étrangement, non; j’imagine que c’est justement lié à ce mecha-design. Bref, c’est un robot anime cool, et c’est une espèce en danger critique d’extinction depuis plus d’une décennie; alors autant en prendre grand soin.

Seven Senses of the Re’Union: à la base, je n’avais pas spécialement prévu de la regarder, et ça n’aurait pas changé grand-chose si j’étais complètement passé à côté. L’histoire, en gros, c’est AnoHana au pays de SAO. En moins bien (pour les deux). Outre le fait que le perso principal soit déprimant comme pas possible, les autres sont essentiellement des têtes-à-baffes ou des poseurs (les deux n’étant pas incompatibles), dans un univers pas plus intéressant que la moyenne. Les antagonistes sont aux fraises, aussi (en plus d’être visuellement pourris). Après, j’imagine bien que c’est l’adaptation d’un ou deux volumes d’un LN qui en compte bien plus, qu’il s’agit ici surtout de poser l’histoire pour qu’elle se développe après, etc. Mais il y a tellement de séries du genre dans le même cas… Et je pense que c’est vraiment la dernière fois que j’en commence une, parce que les isekai-MMO bas de gamme, j’ai eu ma dose pour un bon moment.

Light Novel

Re:Zero vol. 4: Subaru, mal en point suite à son altercation avec les chiens de l’enfer, accompagne le marquis Roswaal et Emilia à la capitale. Cette dernière a en effet été conviée à une audience exceptionnelle, puisqu’elle fait partie des cinq candidates potentielles au trône vacant du royaume de Lugnica. Il s’agit pour l’heure du volume le plus « urticant » de la série de LN. Il ne s’y passe quasiment rien, exposition oblige, avec beaucoup de nouveaux personnages introduits. Lesquels sont dans leur majorité (à trois exceptions près, mais qui ne sont que très peu développés) soit insignifiants, soit insupportables (du moins pour le moment). Quant-aux anciens, ils sont globalement égaux à eux-même, sauf le héros, qui est encore plus en dessous de tout qu’à son habitude. Si bien que beaucoup de ressorts narratifs/retournements semblent particulièrement forcés, voire artificiels. Après, je ne peux pas dire que je ne m’y attendais pas: en cela, la série TV était très fidèle. Heureusement que ça rebondit après (même dès l’épilogue, en fait, où deux personnages montrent qu’ils sont un peu plus étoffés qu’au premier abord).

Au revoir; à bientôt.

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