Vrac de séries terminées (cinquième édition; avec des petits morceaux d’animation dedans)

Alors, alors…

Supergirl (saison 2)

Kara Danvers découvre un module kryptonien dont l’occupant est endormi. Mais en attendant son réveil afin de déterminer son identité, elle a fort à faire. Déjà gérer le départ de sa patronne Cat Grant, qui a bien besoin de prendre du recul; surveiller la Luthor Corp., ensuite, qui vient de changer de direction après l’emprisonnement de Lex; et enfin protéger la présidente des États Unis, hautement favorable à l’extension du droit d’asile aux populations extra-terrestres. Et ce alors que le mystérieux groupe Cadmus multiplie les attaques contre celles-ci.

On m’avait promis, certifié, assuré, que cette deuxième saison était bien meilleure que la première. Sauf que non. Tous les travers de la précédente s’y retrouvent, à l’exception du syndrome du « méchant de la semaine » (qui cède sa place à une intrigue plus continue, sur l’origine et les motivations de Mon-El, le fameux rescapé, et sa relation avec Kara). Alors, encore une fois, cette série déborde des meilleures intentions du monde, et entend délivrer un message progressiste des plus pertinents (surtout à l’heure actuelle). Mais comme tout est traité frontalement, sans recul, au premier degré et de manière simpliste (façon film de propagande des années 1950), pour la réception du message, c’est déjà moins ça.

Évidemment, tout n’est pas raté: le traitement de la romance Alex/Maggie sonne étonnamment juste par rapport au reste, par exemple. Mais 90% du temps, on a l’impression que le message est balancé à la gueule du spectateur sans nuance ou ne serait-ce que réflexion, comme un prêche à la messe par le curé le plus incompétent du monde. De manière générale, on atteint parfois des niveaux de ridicule assez hallucinants, surtout dans les derniers épisodes. Bref, le scénar’ se prend régulièrement les pieds dans le tapis.

Le jeu d’acteur est lui étrangement inégal. Les mecs semblent juste poser (à part Chris Wood et Jeremy Jordan, qui cabotinent à fond) quand les actrices semblent elles beaucoup plus impliquées (et justes). Niveau casting, d’ailleurs, on reste dans la même veine que la saison précédente, avec toujours cette volonté (appréciable) de référencer les anciennes productions TV DC. C’est ainsi que viennent s’ajouter Teri Hatcher et Kevin Sorbo, à savoir respectivement Lois et pas-Clark dans Lois & Clark (Sorbo ayant été évincé au profit de Dean Cain; également présent dans la saison 2 de Supergirl, vu qu’il revient pour quelques épisodes).

Quant-aux effets spéciaux… eh bien, nous vivons une étrange époque où un show TV pourtant relativement friqué n’arrive pas à produire de la 3D du niveau des productions de jeux vidéo AAA d’il y a dix ans. Pour tout dire, on a par moment l’impression d’avoir affaire à de la cinématique de PS2. Les martiens blancs sont juste… moches. Et ils ne sont pas les seuls.

Bref, si on est assez loin des profondeurs atteintes par Gotham, ce serait mentir que de prétendre que Supergirl est l’une des meilleures séries de super héros qui soient.

Daredevil (saison 3)

Aussi étonnant que ça puisse paraître, Matt Murdock a survécu à la chute sur sa gueule d’un gratte-ciel dans The Defenders (c’est même plus du bol, à ce niveau). Bon, au passage, il a été grièvement blessé et y a laissé une partie de ses pouvoirs, mais on ne peut pas tout avoir, non plus. L’ennui, c’est que Wilson Fisk, depuis sa prison, ourdit son retour et entend bien exploiter les failles du FBI à cette fin. Daredevil va donc devoir renfiler le costume, diminué.

En ce moment, c’est un peu la descente aux enfers des séries Marvel/Netflix. Déjà parce que les deuxièmes saisons de Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist se sont avérées au mieux décevantes, et ensuite parce que les saisons 3 des deux dernières ont été purement et simplement annulées (quant-à savoir s’il s’agit de les remplacer par une hypothétique future série Heroes for Hire ou d’une disparition totale, l’avenir nous le dira). Eh bien la saison 3 de Daredevil, si elle limite quand même un peu la casse, ne va cependant pas arranger les choses pour autant.

Car pour tout dire, j’ai rarement vu une série super-héroïque aussi… chiante. Parce que, même quand on tombe sur un truc archi-nul, genre Legends of Tomorrow, il se passe des trucs, de quoi retenir l’attention du spectateur (et puis le côté nanar du machin est drôle, aussi). Là, ok, c’est beaucoup mieux niveau réal’ et jeu d’acteur, mais c’est d’un ennui… Au point que j’ai failli lâcher au troisième épisode (devant lequel je me suis d’ailleurs endormi).

Le plus terrible, c’est que l’histoire est bonne, et déborde d’excellentes idées (ne serait-ce que dans le traitement de Fisk ou les états d’âme religieux de Murdock), mais leur mise en forme semble naïve (voire caricaturale). Ou alors, elles sont sabotées au fur et à mesure. Par exemple, le personnage de Bullseye reste un point fort de la série… jusqu’au moment où il commence à se battre contre Murdock et devient passablement ridicule. La faute à une mise-en-scène pas franchement classe de son talent.

De plus, cette saison a le « défaut classique » des séries Marvel/Netflix, à savoir qu’elle pourrait très bien ne pas se nommer Daredevil, mais The Kingpin, Bullseye, Karen Page ou Agent Nadeem tant ces personnages sont finalement plus importants dans la narration que Daredevil lui-même, qui souvent devient très secondaire (Page a même droit à un épisode-flashback entier, quasiment sans interaction avec aucun des autres protagonistes).

Enfin bref, si la saison 3 de Daredevil n’est pas mauvaise à proprement parler (je rappelle qu’on vit dans un univers où Iron Fist existe), elle n’est pas à la hauteur des deux précédentes. Disney+ n’a même pas encore été lancé que la collaboration Marvel/Netflix a l’air de partir en vrille, et plus personne ne semble en avoir quoi que ce soit à foutre. Reste la prochaine saison du Punisher pour tenter de sauver la face.

Angels of Death

L’adaptation du jeu vidéo éponyme (auquel je n’ai pas joué) commencée le trimestre précédent s’est terminée, quelques semaines après la fin de la plupart des séries qui ont commencé avec elle. 16 épisodes, c’est un format assez incongru, mais ce n’est pas un souci en soi  (sauf pour les cons de blogueurs qui aiment faire des post en bloc pour cracher leur venin sur l’ensemble des derniers trucs japonais qu’ils ont vus/lus).

Alors, je ne sais pas, c’est peut-être très fidèle au jeu, aucune idée, mais le scénario est aussi con que la réalisation est bonne. Parce que niveau dessin, c’est fort joli, mais niveau écriture et mise-en-scène, c’est fort moisi. J’avais par moment l’impression de me retrouver devant une adaptation d’un de ces pseudo-thrillers/huis clos pour ados qui sortaient chez Ki-oon il y a quelques années.

Après, ce n’est pas effroyable non plus, hein, mais ça vole quand même bien bas, et les twists soit se grillent super facilement, soit sont tellement improbables (voire impossibles) que le truc perd d’un coup tout son peu de crédibilité. Mention spéciale à la fin, d’ailleurs, avec deux derniers épisodes ridicules à souhait.

Bref, ce n’était pas l’anime de l’année.

Castlevania (saison 2)

Trevor Belmont et Sypha Belnadeš ont tiré Alucard de son sommeil pour aller casser la gueule de son paternel, toujours un peu contrarié que l’Église ait jeté sa bien aimée sur le bûcher. Dracula a rassemblé autour de lui des équipages de tout ce que le monde compte de vampires, ainsi que deux humains, des « forgemasters » capables de ranimer des cadavres pour en faire des armes. Cependant, le camp des forces du mal est loin d’être unifié et le grand projet d’extermination de l’humanité lancé par le seigneur des ténèbres n’est pas du goût de tous.

Eh bah c’est beaucoup, beaucoup mieux que la première saison. À vue de nez pour deux raisons. La première, c’est que le trio de héros connait une évolution positive, vers un peu plus de maturité (à part peut-être Sypha): Alucard s’est condamné au parricide en choisissant le camp de l’humanité quand Trevor peine à assumer l’héritage des Belmont. La seconde, c’est que la série n’est plus principalement centrée sur Trevor Belmont: le camp ennemi est peut-être celui qui bénéficie du meilleur développement, même si, évidemment, pas mal de seigneurs vampires ne font que de la figuration (la plupart ne sont pas nommés, et n’ont même pas de texte); Isaak et Hector, les deux forgemasters, sont peut-être les persos plus intéressants de l’histoire, avec un vrai background.

Après, évidemment, si on veut pinailler, on peut toujours trouver deux ou trois trucs, comme le fait que les persos féminins sont largement sous-exploités (à part Carmilla) ou que, si la réalisation est globalement correcte, certains passages sont assez meh et l’identité visuelle de la série n’est pas nécessairement mémorable (on est par exemple assez loin de la personnalité d’une œuvre comme Vampire Hunter D, par exemple; n’est pas Amano qui veut, en même temps).

Il n’empêche: on partait de loin, et la série s’en sort relativement bien après son démarrage calamiteux. Reste à voir ce qui en sera fait par la suite: s’arrêter ici, sur un succès, ou la compléter d’une troisième saison (qui ne se justifie pas nécessairement mais que la fin de celle-ci ne rendrait pas incohérente, vu que pas mal de pistes ont été laissées volontairement ouvertes).

Au revoir; à bientôt.

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