Tyrian Tarot

Habituellement, je ne parle jamais de goodies ici, mais vu qu’il y a un artbook avec, je me suis dit que c’était l’occasion d’inaugurer une nouvelle catégorie dans la foulée.

Cet été a été lancé un financement participatif (Indiegogo) pour un projet d’artistes de divers horizons: un jeu de tarot sur le thème de Guild Wars 2. Du coup, grosse hype de mon côté sur le moment (sans blague…), et le résultat m’est arrivé entre les mains il y a peu: un jeu de cartes de fort belle facture accompagné d’un artbook (et de quelques bricoles de tout aussi belle facture, par ailleurs). Ah, par contre, aucune illustration ici (en dehors de celle d’à côté, s’entend; comme d’hab’, quoi). Alors, si ça vous intéresse, jetez un œil au compte Twitter du collectif.

Niveau finition, le jeu est juste magnifique. Les cartes, dans un format « standard » de jeu de tarot, sont plutôt épaisses, et surtout dorées sur les bords, ce qui leur donne un aspect luxueux du plus bel effet. L’impression est par ailleurs de bonne qualité (pas d’encre baveuse à l’horizon) et l’ensemble rend vraiment honneur aux artworks: le texte est très succinct et laisse la part belle à l’image.

Ceci étant dit, si la carte est identifiable, les « modèles » représentés ne sont pas explicitement nommés. Et si certains sont très facilement reconnaissables (genre la Countess Anise, Rytlock Brimstone ou Palawa Joko), pour d’autres, c’est déjà plus compliqué. Surtout quand il s’agit d’un concept (comme l’Eternal Alchemy) ou d’un groupe (comme les Sunspears).

Fort heureusement, pour ça, il y a le Guidebook fourni avec, dont le format, proche du A5, n’est pas forcément le plus optimal qui soit, ni celui qui mette le mieux en valeur les œuvres. Ceci dit, on ne se plaindra pas trop, déjà parce qu’il existe (ce qui n’allait pas nécessairement de soi) et ensuite parce qu’il y a une version numérique. Bref. Ce Guidebook permet non seulement d’identifier plus facilement la représentation, mais aussi donne pas mal de précisions sur les interprétations et les choix des artistes.

Car nous sommes bien dans un contexte de tarot divinatoire, chaque arcane ayant un sens symbolique particulier, et pas nécessairement clair au premier abord. D’où l’utilité de ces textes explicatifs pour justifier certains choix, parce que si certains semblent évidents (Marjory & Kasmeer en Lovers, VI), d’autres auraient pu être interprétés comme des anomalies. Genre pourquoi la reine Jennah est « The Strength » (XI) et non une reine de je ne sais quel arcane mineur, ou pourquoi Caithe doit se contenter du modeste 4 de coupes quand Braham et Taimi héritent respectivement de la Lune et du Soleil (XVIII & XVIIII; et non, je n’ai pas écrit « XIX » mais c’est comme ça).

Niveau dessin, certains styles passent mieux que d’autres. J’ai personnellement un peu de mal avec le Ventari de Ragous (VIIII) ou avec le Pale Tree tout kawaii d’Angelique van der Mee (III), mais j’adhère totalement à la Scarlet Briar de Shahina (XVI) ou à l’Aurene d’Isvoc (XVII). J’aime aussi beaucoup l’idée d’avoir calé les Ley Lines en guise de Magician (I) ou de la Mystic Forge en Wheel of Fortune (X). Pour ne parler que des arcanes majeures. Parce que toutes les cartes bénéficient du même soin, quel que soit leur rang.

Qu’il s’agisse des « cups », des « swords », des « wands » ou des « pentacles » (qui remplacent les traditionnels deniers ou écus), chaque série a droit au même traitement. Le 3 de coupes est donc magnifiquement illustré du Bazaar of the Four Winds (ah oui, il y a des lieux, aussi), quand le 5 hérite de Gorseval (ah oui, il y a des bosses de raid, aussi) et le 7 de Mordremoth (ah oui, il y a de très gros dragons, aussi). Je ne vais pas toutes les énumérer, mais juste dire que, si là encore certaines me plaisent plus que d’autres, toutes sont d’excellente facture.

Parmi mes favorites, il y a l’Exalted (Page of Cups), Rata Sum (Ace of Wands), Free City of Amnoon (4 of Wands), « Making a Legendary » (6 of Wands; juste parce que c’est le Bifrost qui est représenté et que c’est ma dernière légendaire en date), Lord Faren (King of Wands; beaucoup plus classe que dans le jeu), et Tarir, the Forgotten City (4 of Pentacles; j’ai un faible pour les représentations de cités, je crois).

À celles-ci viennent s’ajouter vingt-cinq « Wild Cards » numérotées, et qui intègrent donc au jeu les divinités manquantes (Dwayna, Melandru, Lyssa…), les montures oubliées (soit toutes sauf le Griffon et à l’exception du Roller Beetle), quelques célébrités historiques (Snaff, Jora, Kalla Scorchrazor…) et les cinq Elder Dragons restants (ce qui permet d’avoir une fort jolie illustration du Deep Sea Dragon dont on ignore encore le nom « officiel » faisant face à un guerrier quaggan).

Le Guidebook comprend également, en plus, quelques artworks officiels d’ArenaNet. Cerise sur le gâteau: la boîte de rangement du jeu est superbe. Quant-aux goodies d’accompagnement (celles que j’ai eu, du moins: des stickers, des pin’s…), il est évident qu’elles n’ont pas été préparées à l’arrache et certaines bénéficient d’un soin tout particulier. Bref, Le Tyrian Tarot est une réussite, point barre.

Au revoir; à bientôt.

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