What If?: Civil War, Avengers vs. X-Men, Age of Ultron

What If? est une collection de Marvel assez ancienne (les premiers sont sortis à la fin des années 1970) mettant en scène des alternatives au canon connu. Par exemple, le premier épisode de la première série montrait ce qui se serait passé si Peter Parker avait rejoint les 4 Fantastiques. Depuis cette époque, chaque décennie a eu droit à ses petites uchronies (pour la plupart en one shot), et parmi les plus récentes (publiées originellement en 2013 et 2014), What If?: Avengers vs. X-Men et What If?: Age of Ultron. Du coup, le fait que Panini ait choisi de commencer la publication de ce qui ressemble à une nouvelle collection What If? (vu qu’il y a marqué « vol. 1 » en gros sur la tranche) par ces deux-là a de quoi surprendre. D’autant qu’il se conclut sur un What If?: Civil War vieux de plus de dix ans… Enfin, on n’est plus à ça près, de toute façon.

Quoi qu’il en soit, le recueil se divise donc en trois parties.

Dans la première, le Phoenix se dirige vers la Terre, prêt à s’incarner en Hope Summers. Si les X-Men accueillent la chose de manières diverses, les Avengers tiennent unanimement, eux, à éviter la catastrophe; quitte à éliminer le futur réceptacle. L’ennui, c’est que Magneto a bien l’intention de mettre son grain de sel dans l’affaire, et n’hésitera pas à s’opposer aussi bien aux sapiens qu’il méprise qu’aux mutants qui auraient l’audace de contrarier ses plans.

Si, dans AVX, Magneto semblait s’être aligné sur les idéaux de Xavier, ici, il redevient un connard xénophobe à tendance génocidaire, qui récupère pour ses propres ambitions la puissance (incontrôlable) du Phoenix. OK, pourquoi pas (même si ça fait un peu redite avec la Dark Phoenix Saga, avec Magneto remplaçant à lui seul le Hellfire Club). Le dessin est en revanche assez inégal, tirant parfois carrément sur la caricature. Donc, je suis plutôt mitigé sur celui-ci.

Dans le Age of Ultron de 2013 (attention, spoiler), Wolverine retournait dans le passé accompagné d’Invisible Woman pour assassiner Hank Pym, avant qu’il ne crée Ultron. Dans la deuxième partie de ce recueil, cinq alternatives possibles: celles où meurent, à la place de Pym (successivement), Janet van Dyne, Tony Stark, Thor, puis Steve Rogers, et enfin une où, tout simplement, le projet « Ultron » est effacé de son cerveau.

Quatre premiers chapitres indépendants, tous dans un style visuel différent mais tous intéressants à leur façon, et qui suivent globalement le même schéma: le personnage concerné meurt, ellipse, présentation d’une situation future plus ou moins apocalyptique (le plus optimiste étant le quatrième, avec le Punisher devenant un nouveau Captain America; ouais), bastons, et dénouement. L’ennui, c’est que ces quatre chapitres ont droit à leur cross over interne dans le cinquième, au prix de facilités qui en font un vrai foutoir. Sincèrement, je pense que ce chapitre aurait pu avoir de la gueule, avec quatre à cinq fois plus de pages; parce que là, c’est expédié en une vingtaine de planches, pour certaines assez fouillies.

Enfin, troisième partie, qui nous renvoie à la belle époque de l’un des meilleurs cross over de Marvel: Tony Stark, dans le vrai monde de la réalité véritable que constitue le fictionnel monde de la fiction fictive du Civil War original (ok, la prochaine fois, je dirai juste « Terre 616 » ça ira plus vite), discute (avec Uatu?) de ce qui se serait passé s’il n’avait pas survécu à l’injection d’Extremis. Et si, donc, Captain America n’avait eu aucun antagoniste charismatique pour fédérer des héros contre lui et sa rébellion en opposition à la loi d’enregistrement des gens à pouvoirs aux USA.

Alors, autant le scénario est vraiment cool, avec en plus un découpage dynamique juste comme il faut, autant j’ai un mal de chien avec le dessin: il est encore plus caricatural que celui de la première partie. Pourtant, j’ai le sentiment que c’est le meilleur récit de ce recueil, mais c’est peut-être parce qu’il constitue une uchronie d’un arc déjà très bon à la base.

Quoi qu’il en soit, ces histoires courtes, aussi inégales soient-elles, ne sont jamais dénuées d’intérêt. Même le récit le plus faible (IMHO, le premier); certes, l’histoire en est peu créative (parce que bon, Magneto en villain qui nous refait le coup du « je veux prendre le contrôle de Phoenix » c’était un peu le scénario du plus mauvais film de la franchise), et vraiment sans surprise, mais quand même.

Est-ce pour autant un achat indispensable pour tout fan de Marvel… la réponse est dans le titre/concept: on peut totalement s’en passer, vu que ces « lignes temporelles » ne seront probablement plus jamais utilisées par la suite. Au fond, ce premier volume de What If? tient plus de la curiosité qu’autre chose, et est moins intéressant, par exemple, qu’Old Man Logan (qui avait eu droit à beaucoup plus de planches pour détailler son histoire et son background).

Au revoir; à bientôt.

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