Le marronnier du 31 décembre (quatrième édition)

Comme chaque 31 décembre depuis l’ouverture de ce blog, c’est l’heure du bilan annuel. Je vais essayer d’être plus court que la dernière fois, mais aucune garantie. Vous voilà prévenu-e. Hm? Pourquoi cette image d’en-tête? Parce que c’est peut-être ce que j’ai écouté de plus beau cette année. Tout simplement. Bon, on commence?

Jeux vidéo

Encore moins d’achats cette année que celle qui l’a précédée, avec en fait surtout des bricoles/vieilleries démat’ chopées en promo sur Steam ou GOG à des prix dérisoires, et trois « grosses » sorties annuelles. Qu’à l’exception d’un seul, j’ai systématiquement acheté à prix cassé, d’ailleurs (parce que Dragon Ball FighterZ à 70€ sans season pass, c’était niet d’office). Du coup, ils ne sont arrivés que tardivement dans ma « playlist » (on a le droit d’utiliser ce mot pour parler de jeux, non?), bien après leur arrivée sur les étals. Sauf Street Fighter Anniversary Collection, pris en préco parce que Ultra Street Fighter IV était offert avec (et même si c’est loin d’être mon préféré de la franchise, ça reste un très bon jeu de fight).

Et je n’ai rien écrit dessus. Pour une raison principale: je ne joue pas en ligne aux jeux de combat. C’est juste que je préfère voir la tronche de la personne qui est en train de me pulvériser la face, simplement. Le souci, dans le cas présent, c’est que c’est pratiquement la seule plus-value de cette compilation par rapport aux précédentes rééditions de ces vieux SF (enfin, je dis ça, mais ça ne fonctionne que pour une minorité d’entre-eux, hein). Tous ces jeux, à l’exception du lamentable Street Fighter premier du nom, oscillent entre le très bon et l’excellent (surtout SF3.3, mon préféré), et si le portage n’est pas optimal, chacun reste quand même intéressant à jouer. Perso, j’ai surtout acheté la compil’ pour SF3.1 et 3.2, vu que c’étaient les seuls épisodes qui ne se trouvaient pas déjà dans ma collec’ perso. Quoi qu’il en soit, je ne me voyais pas trop écrire quoi que ce soit dessus, alors que je passais à côté de l’essentiel (le jeu en ligne) et que, pris indépendamment, chacun de ces jeux mériterait bien son post à lui seul (d’ailleurs, il y en aura probablement un pour SF3.3 en 2019).

Pour Dragon Ball FighterZ, même raison (sachant qu’en plus, je suis arrivé bien après la bataille): sans jouer on-line, il est difficile d’en parler en restant un minimum pertinent. Le jeu en local, ça a désormais de grosses limites, qu’on joue solo ou à deux. Donc, oui, j’ai parfaitement conscience que je n’utilise qu’un petit échantillon des possibilités offertes par le jeu, que je n’ai vu que la partie émergée d’un énorme iceberg de gameplay compétitif, mais à titre purement personnel, ça me suffit amplement. Parce que, même comme ça, le jeu est juste fantastique. Que ce soit par sa réal’ (très proche de celle des derniers Guilty Gear) ou par son gameplay (guère éloigné de celui des Persona 4: Arena). Après, j’imagine bien que, vu la simplicité de la prise en main et son côté beginner friendly, il est peut-être moins complexe et profond qu’un BlazBlue, mais ça me convient totalement. J’irai même jusqu’à dire que c’est un rêve de gosse qui se concrétise: quand j’étais ado, on devait se contenter des Butôden (en 50Hz), soit des jeux de fight certes impressionnants pour l’époque, mais loin de valoir la concurrence produite au même moment chez Capcom ou SNK (ou même Midway); là, on a un vrai bon jeu de fight équivalent aux meilleurs Street Fighter ou Fatal Fury, à tous les niveaux; donc j’adhère.

Cela étant, je ne devrais peut-être pas. Parce qu’il faut bien avouer que la politique commerciale autour du jeu n’est clairement pas reluisante, avec son lot de DLC a priori indispensables à prix prohibitif (oui, un nouveau perso ajouté, c’est un indispensable, désolé). Une pratique qui n’est certes pas nouvelle chez ArcSys (les persos vendus un par un en DLC, ça se faisait sur BB ou GG sur la précédente génération de consoles) et qui a connu de bien pires avatars (au hasard, SF X Tekken); mais d’un point de vue éthique, c’est difficilement défendable. Tout comme il est indéfendable de vendre un pack de musiques à près de 15€ (surtout si c’est pour avoir droit à un remix de Cha-La Head Cha-La par Flow à la place de l’original par Hironobu Kageyama). Mais passons. De toute façon, tant que c’est mieux que le précédent DBZ du même studio, ça m’ira.

Le dernier jeu du trio, c’est Jurassic World Evolution, que je n’ai acheté que la semaine dernière, en profitant des soldes d’hiver sur Steam (je vous avais déjà dit que j’étais radin? Ben voilà, c’est fait). Je n’ai donc pas vraiment eu le temps de pousser assez le jeu pour m’en faire une opinion valable. Pour l’instant, j’aime bien, mais ça a quand même l’air assez limité, même par rapport à son ancêtre spirituel (Jurassic Park Operation Genesis). De plus, si l’idée des missions données par les différents départements est séduisante sur le papier, dans les faits, on frise souvent le n’importe quoi (ceci dit, c’est raccord avec les deux films, pour le coup). Des fioritures d’autant plus inutiles que, au fond, ce que tout le monde voulait, c’était simplement une version up-gradée de Zoo Tycoon avec plein de dinos dedans.

Du coup, à quoi ai-je joué cette année (en plus des jeux cités plus haut)? Aux deux derniers Civilization, déjà. Enfin, le VI, c’était surtout pour essayer Rise and Fall, parce que le jeu se traine encore une saleté d’IA… Enfin, j’y reviendrai peut-être avec Gathering Storm, si cette extension corrige au passage son principal problème. Un peu joué, aussi, à Tropico IV & V. Le sixième épisode, annoncé au départ pour 2018, ne sortira qu’en 2019; mais il me fait déjà de l’œil (d’ailleurs, c’est même le seul jeu annoncé pour l’année à venir que je suis à peu près sûr d’acheter, tellement rien ne me fait envie pour le moment; pas même Street of Rage 4, non; le cas Double Dragon 4 m’a bien échaudé).

Je me suis aussi essayé à Final Fantasy XV, avant de réaliser très vite que non, ce n’était clairement pas un jeu pour moi (beaucoup, beaucoup trop chiant; c’est con, parce que j’aimais bien les paysages et l’ambiance en général). Un peu de Endless Space 1 & 2, aussi, qu’il faudra que je reprenne à l’avenir, parce que ce sont deux super jeux (essayé aussi Stellaris, mais beaucoup moins accroché). Du Pinball FX 3, également, parce que j’aime bien le flipper, mine de rien (même si j’y suis très mauvais). Un peu de rétro-gaming sur console, enfin (on m’a offert une NES Mini pour mon anniv’ et une C64 Mini pour Noël; sachant que j’ai toujours une SNES Mini de branchée, ainsi qu’une SNES tout court, une Saturn et une Dreamcast… bref). Et c’est à peu près tout. Sinon, j’ai fini par lâcher Ys VIII, bien avant son terme, tout comme Sonic Mania (même si je n’exclus pas d’y revenir, sur celui-ci). Il y a bien dû y avoir quelques autres jeux, mais a priori rien de vraiment mémorable (ou dont je me souvienne vraiment, en fait). Non, le jeu sur lequel j’ai passé le plus de temps, comme l’an dernier, ben c’est peut-être Guild Wars 2, finalement.

Guild Wars 2

Pas de nouvelle extension, donc pas de grosse révolution cette année, juste les modifications d’équilibrage habituelles. La plupart du temps de bon aloi, même si elles ont été parfois, disons, discutables. Genre quand il a été choisi de buffer le Holosmith au prétexte que c’était une classe sous-exploitée en WvW (c’est sûr que ce qui manquait, c’était une classe de roaming à gros DPS presque aussi résistante individuellement qu’un Spellbreaker ou un Firebrand…). Et puisqu’on en parle, le WvW a eu droit à sa petite modif’ qui fait que la barre de participation ne se vide plus à la déconnexion. Ça n’a l’air de rien, dit comme ça, mais ça limite de facto le slacking en map surpeuplée, soit l’une des plus grosses plaies de ce mode de jeu. Il reste certes encore pas mal de problèmes à régler (à commencer par les inévitables abus de certains joueurs, manifestement pas assez modérés puisqu’ils sont encore trop nombreux), mais c’est déjà une bonne avancée. En revanche, aucune nouvelle info officielle sur la fin des mondes.

Par contre, est sorti il y a quelques temps un nouveau trailer annonçant le prochain épisode de la saison 4. Lequel devait théoriquement sortir avant Wintersday, mais les développeurs n’étaient manifestement pas prêts. Et quelque part, j’ai envie de dire tant mieux pour le report, il vaut mieux une MAJ à la bourre qu’une MAJ buguée-bâclée. Il pose cependant question quant-à la suite du Living World, puisqu’il tease Kralkatorrik comme boss: reste à savoir si ce sera à la fin de cet épisode, de cette saison ou du prochain add-on. L’ennui, c’est que chaque extension s’est jusqu’ici accompagnée de quatre ou cinq nouvelles maps, et que je vois mal un nouvel espace géographique aussi vaste pour mettre en valeur le dragon de cristal, tant il est déjà omniprésent dans les régions orientales du Crystal Desert et d’Ascalon. Donc, j’ai bien envie de tabler sur la fin de la saison 4, à moins que les storytellers du jeu essaient de prendre encore une fois les joueurs à contrepieds (comme dans la saison 3, qui teasait Primordus et Jormag pour finalement torpiller le truc dans l’épisode 5).

L’annonce d’une nouvelle extension est évidemment à envisager dans les prochains mois, même s’il demeure toujours une marge d’incertitude. Le monde tyrien finira bien par disparaître un jour, mais j’espère que ce ne sera pas avant un petit moment et qu’ArenaNet aura l’occasion de produire encore au moins une extension. Les spéculations à ce sujet vont bon train mais ne sont pas étayées par grand-chose: beaucoup se contentent d’énoncer leurs propres attentes, qui ne sont pas nécessairement celles des développeurs. Certains misent sur Cantha, d’autres sur les terres à l’ouest de l’Unending Ocean (voire l’océan en question lui-même), d’autres encore sur le Dominion of Winds (qui pour le coup me paraît trop petit; ça ferait une bonne map d’épisode du Living World, par contre). Bref, on verra.

Enfin, l’année passée aura été marquée par la sortie du fameux Tyrian Tarot, magnifique jeu de cartes accompagné d’un très sympathique artbook (sur lequel je ne vais pas revenir, j’y ai déjà consacré un post).

Cinéma

Ce fut, de mon point de vue, une belle année que 2018, avec plusieurs bonnes surprises et quelques mauvaises. En fait, je pense avoir vu sensiblement la même proportion de navets, nanars, excellents films… bref, la même composition de visionnages que l’année précédente, au final, donc je serais très malvenu d’être insatisfait; malgré quelques grosses déceptions. Au premier rang, le dernier Cloverfield (une vraie cata) ou Overlord. Ready Player One n’en a en revanche pas été une, puisque j’y suis allé presque à reculons en m’attendant à une bouse; ce n’est pas le cas, puisqu’il s’agit d’un film visuellement impeccable, mais avec des idées très connes dans le scénario. Idem, pas vraiment de déception pour Jurassic World: Fallen Kingdom, même si le film s’est avéré encore plus naze que ce à quoi je m’attendais (malgré quelques très jolis plans et des SFX toujours aussi réussis).

Ceci étant dit, si je ne devais retenir que trois des pires films que j’ai vu, ce serait sans hésitation La Nonne, The Predator et surtout, très loin devant, Robin des Bois. Après, ce ne sont évidemment pas les seuls films de merde que j’ai vu, mais ils se placent tellement au dessus des autres en matière de senteur fécale que des longs métrages comme TAU, Extinction, Fullmetal Alchemist ou Pacific Rim Uprising ne font juste pas le poids (pas faute d’avoir essayé, ceci dit). Idem pour Rampage ou The Meg, beaucoup plus nanardesques que navetesques. Il y a aussi eu deux ou trois trucs juste oubliables ou globalement « inutiles » comme les derniers Ant-Man et Sicario, qui sans être mauvais sont… voilà quoi. Idem pour les nouveaux films d’animation Godzilla, qui ne valent pas tripette.

A contrario, si je ne devais retenir que les trois meilleurs, ce serait (là encore, sans hésitation) La Forme de l’eau, Spider-Man: Into the Spider-Verse et Annihilation; avec Ghostland pas très loin derrière. Notez cependant que je n’ai pas encore vu Bumblebee, qui a l’air vraiment très prometteur (ce devrait être chose faite dans le courant de la semaine). Sinon, j’ai aussi beaucoup aimé Silent Voice (sorti depuis un bail mais que je n’ai pu voir qu’en septembre), Le Secret des Marrowbone, Bohemian Rhapsody (en dépit de ses trop nombreuses libertés), Deadpool 2, Black Panther, Avengers: Infinity War et Astérix: Le Secret de la Potion Magique. Je suis resté en revanche à peu près hermétique, à des degrés divers, à Sans un bruit, Aquaman, Venom, Les Animaux fantastiques: Les Crimes de Grindelwald ou Solo: A Star Wars Story, pour des raisons variables (mais le plus souvent scénaristiques).

Pour 2019, quelques attentes, comme Captain Marvel, Avengers: Endgame (même si je trouve le sous-titre vraiment à chier), Joker ou Spider-Man: Far From Home. J’espère aussi qu’on aura ENFIN New Mutants (et accessoirement peut-être X-Men: Dark Phoenix, en espérant que ce soit mieux que l’infâme bouse d’il y a douze ans). Kevin Feige a annoncé il y a peu qu’il espérait pouvoir commencer à intégrer au MCU certains héros Marvel exploités par la Fox à partir de 2019; ce qui peut être cool; ou pas; je n’en sais rien, en fait. Pour que ce soit vraiment intéressant, il faudrait que certains persos actuellement actifs cèdent leur place à d’autres (au hasard, Iron Man et Captain America). À part ça, je n’attends rien de particulier de Hellboy, Shazam! ou Flash, mais ça peut être fun, sait-on jamais. Bon, ça, c’était pour le pendant super-héroïque du cinéma hollywoodien, maintenant pour le reste…

Pas mal de suites ont aussi été annoncées, comme Dragon 3, Godzilla II, Star Wars IX, Ça 2, Bienvenue à Zombieland 2 et un Terminator 6 que plus personne n’attendait, sinon la boule au ventre, vu la gueule des trois derniers. Mais le retour de Linda Hamilton dans la franchise est un peu comme une lueur d’espoir et une bouffée d’air frais dans des ténèbres polluées (d’autant que le film a l’air de se placer directement dans la continuité de Terminator 2, en ignorant les autres). Quoi qu’il en soit, de la réussite de celui-ci dépendra la pérennité de la franchise, qui pourrait bien en cas de plantage retourner à la tombe; définitivement cette fois-ci.

Nicky Larson, c’est non d’office. Même pas parce que c’est une adaptation live occidentale de manga/anime, exercice où les échecs sont bien plus nombreux que les franches réussites (d’ailleurs, si vous en connaissez une, merci de l’indiquer en commentaire, je n’ai rien qui me vient à l’esprit, là, tout de suite, maintenant). C’est surtout que, alors que j’avais plus ou moins prévu d’aller assister à l’AP du film il y a deux semaines, j’ai changé d’avis au dernier moment, pour une seule raison: c’est une comédie française. Et j’en ai marre des comédies françaises en général. Donc non, je n’irai pas non plus le voir lors de sa sortie nationale. De même que je n’irai voir, jusqu’à nouvel ordre, aucun film live-action français estampillé « comédie » (simplement parce que ça me gave). Enfin, pour celui-ci, je n’ai pas trop de scrupules, vu que les premiers retours critiques crédibles (aka ni bot ni achetés) sont unanimement négatif (du moins les plus gentils; les autres sont, disons, plus agressifs).

Par contre, pour Alita, je crois que je ferai peut-être l’effort, même si de trailer en trailer j’ai de plus en plus peur et m’attends au pire. Mais pour Sonic, que dalle, faut pas déconner, non plus, hein. Pareil pour Pokemon: Detective Pikachu: je n’ai jamais réussi à adhérer à la franchise en jeux (vidéo ou non), alors en film, faut pas rêver. Les Maîtres de l’univers, je ne sais pas trop encore. Pourquoi pas, mais vu le peu d’infos qu’on peut avoir sur le film à l’heure actuelle, la prudence est de mise. Disons qu’il est encore trop tôt pour un « non » franc et définitif.

Et en dehors de ça, pas grand-chose de plus. Juste deux titres annoncés qui ont un peu attisé ma curiosité. Le premier est Ad Astra (aucun lien), un film de James Gray au pitch un peu passe-partout à première vue, et qui peut donc augurer du meilleur comme du pire. D’autant qu’il n’y a pas encore de trailer et que Brad Pitt, en rôle principal, c’est un peu le pile ou face, le Inglorious Basterds ou World War Z. Et puisqu’on en parle, il est aussi dans le second film, Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, où Leonardo di Caprio campe un acteur de western sur le retour en 1969 et bien à la peine dans une industrie du cinéma malmenée (notamment par les crimes de Charles Manson). Pour celui-ci, en revanche, je suis très optimiste. Tarantino, tout ça.

Séries TV

Je n’en ai pas vu tant que ça, mais je pense que c’était mon maximum. Après, c’est un peu de ma faute, aussi, vu mes goûts personnels très super-héroïques. Et dans ce domaine précis de la SF, je n’ai rien vu qui ne soit au mieux critiquable (ceux qui s’en sortaient le mieux étant Cloak & Dagger et Black Lightning; ainsi que Flash, dans une certaine mesure). Le système Marvel-Netflix a connu en 2017/2018 un effondrement spectaculaire, aussi bien sur le plan qualitatif de l’écriture qu’en interne, avec l’arrêt pur et simple de trois séries sur cinq, qui hypothèque définitivement son avenir (et si aucune annonce n’a encore été faite sur un éventuel non-renouvellement après 2019 de Jessica Jones et The Punisher, ce n’est peut-être qu’une question de temps).

Par contre, dans les autres domaines, je n’ai rien regardé (jusqu’au bout, du moins) qui n’était au moins sympa. Même Star Trek: Discovery ou The Rain, auxquelles je n’ai que modérément accroché, j’irai les recommander aux amateurs de séries du genre. Toutefois, mes préférées demeurent Dark, The Haunting of Hill House et Erased, trois séries d’horizons fort différents mais cependant toutes aussi intéressantes à leur façon. Pas mal accroché aussi à Altered Carbon (je rappelle que je n’ai pas lu les bouquins, ce qui biaise probablement mon appréciation) et Mob Psycho 100 (même si j’ai une nette préférence pour le manga et l’anime).

Pour les pires, indéniablement Legends of Tomorrow, Iron Fist et Gotham (mais faites donc une putain de vraie série Batman, bordel!). Cela dit, les dernières saisons des autres séries Marvel-Netflix n’arrivent pas très loin derrière. Et il y a le cas Riverdale. J’avais bien accroché à la première saison et franchement aimé la deuxième, pour ses prises de position radicales amenées avec pertinence (je songe notamment à la question de l’orientation sexuelle de Cheryl et de la lesbophobie de sa mère). Par contre, la saison 3 démarre très mal. Enfin, je dis « démarre » mais on en est déjà à la moitié, et ça ne sent pas bon.

Déjà, j’avais un peu de mal avec le coup de l’arrestation d’Archie suivie de son incarcération, mais, comme pour la dernière saison d’Arrow, c’était assez logique, vu la fin de la précédente. Par contre, le coup du jeu de rôle meurtrier, ça, c’est une très, très mauvaise idée. D’abord parce que ça nous renvoie aux heures sombres du dénigrement systématique des JdR dans les médias (ça aussi, c’était les années 1980), et surtout ensuite parce que… ben c’est très con, en fait. Vraiment très très con. Le problème, c’est que, quand on ruine la crédibilité d’une situation, on bousille au passage la crédibilité des enjeux. De fait, j’ai vraiment beaucoup de mal à adhérer à cette troisième saison.

Enfin, côté animation occidentale sérialisée, je ne garderai en mémoire que deux (bons) titres. Disenchantment, que j’aime beaucoup même si, ouais, on a connu Matt Groening plus inspiré, et le scénario aurait certainement mieux collé à un jeu vidéo qu’à une série TV. Lastman, pour finir, qui compte parmi ce qui s’est fait de mieux en France sur petit écran depuis très longtemps. Maintenant, côté japonais…

Anime

J’imagine que ça ne surprendra personne si je dis que j’ai vu pas mal de trucs en 2018, mais que j’en ai oublié plus de la moitié entre temps (il a fallu que je repasse sur les listes de ce qui avait été diffusé pour me rappeler que « ah oui, il y a eu ça » et ce n’est pas rassurant sur l’état de mes neurones). Parfois même des trucs assez sympas, comme Hakata Tonkotsu Ramens, qui ne cassait certes pas trois pattes à un canard, mais n’était pas dénué de qualités. Bon, pour d’autres, OK, c’était marqué « OSEF » dessus depuis le début. Genre A.I.C.O., B: The Beginning ou Sword Gai.

Parmi les titres les plus mémorables de l’année, j’en garderai surtout trois: Violet Evergarden (comme c’est original…), High Score Girl (sur laquelle je n’ai encore rien écrit, mais c’est prévu),  et Double Decker! (qui devrait d’ailleurs continuer un peu après la fin de la série). Alors oui, ça fait bizarre de me voir encenser deux animés presque full CG, mais il y a une excellente raison à cela: ils butent. Le dernier est juste la suite spirituelle de Tiger & Bunny. Quant-à HSG, c’est un plongeon à pieds joints dans le monde de l’arcade des années 1990, sur fond de romance mignonnette (mais sans le côté « factice » de Gamers!: les persos sont réellement à fond dans le truc). Quelques « mentions honorables » (enfin, parmi les trucs que j’ai vu, hein): Devilman Crybaby, Banana Fish, Tsurune, Run with the Wind, Wotakoi, Hanebado! et Planet With, tous très bons à leur façon (surtout les deux premiers).

Parmi les lanternes rouges… pas tant de titres que ça, par rapport à la masse d’anime produits cette année. Attendez, je vous arrête tout de suite: je ne suis pas en train de devenir sympa, c’est juste parce que, quand je trouve que les trois premiers épisodes sont vraiment à chier, en général, j’abandonne, sans même chercher à savoir si ça s’améliore après. Donc je ne dirai pas plus de mal de Between the Sky and Sea (en même temps, j’ai déjà dit que le début était une bonne grosse merde; qu’est-ce que vous voulez que j’ajoute de plus?). Par contre, je ne vais pas me gêner pour continuer à cracher à la gueule de ces véritables hontes que sont Gundam Build Divers et Hakyû Hôshin Engi. Le premier est juste l’une des pires séries de toute l’histoire de la franchise par son manque de… euh… ben tout, en fait (pas d’enjeu, pas de rythme, pas de perso intéressant, pas de cohérence…). Concernant le second… merde, ce truc va tellement vite que les persos ne sont même pas introduits, on a des ellipses qui le rendent incompréhensible, et l’ONA finale ne conclut RIEN (qui sait, il y en aura peut-être une autre après, voire même une nouvelle série, soyons fous…)! Un vrai putain de ratage qui me fait regretter la série dégueulasse de 1999 et dont l’histoire s’éloignait beaucoup de celle du manga; mais elle avait du sens, ELLE!

L’un des plus gros fail de l’année, sinon, c’est à mes yeux Darling in the FranXX. Je ne vais pas revenir trop longuement dessus, je me suis déjà bien assez épanché, mais… mince, quel acte manqué! La série avait un potentiel extraordinaire, de quoi devenir l’Evangelion ou le Gurren Lagann de cette décennie. Et c’est juste un pétard mouillé de plus, à ranger avec The Irresponsible Galaxy Tylor et G no Reconguista dans la boîte à déceptions (même s’il s’avère au final quand même beaucoup moins raté que ces deux-là).

Pour 2019, j’ai déjà deux ou trois titres qui commencent à plutôt bien me botter (que cette expression est désuète…). Saint Seiya: Saintia Shô, déjà. Alors, oui, c’est (encore) une « incohérence » de plus à rajouter à la liste de celles qui parsèment l’univers de la franchise, mais justement: on n’est maintenant plus à ça près, et pour l’instant, c’est clairement mieux que les deux dernières séries en date (Omega et Soul of Gold). La suite de Mob Psycho 100 m’intéresse beaucoup, évidemment, puisque j’ai adoré cette série (autant que le manga, d’ailleurs). The Rising of the Shield Hero me tente pas mal aussi, vu que j’aime pas mal le manga (pour une fois qu’on a un isekai avec un perso principal paria). Et puisqu’on en parle…

Manga/Manhua/Comics/BD

Ouais, gros tir groupé pour cette année, parce que je n’ai lu que très peu de BD (Métabaron, Jour J… c’est tout) et que j’ai beaucoup lâché de lest sur les comics (en gros, je n’ai quasiment lu que du X-Men, à un ou deux volumes près; donc ça limite vraiment beaucoup). D’ailleurs, la plupart de ces comics étaient des publications assez anciennes à l’origine (comme Age of Apocalypse). Pas lu beaucoup de manhua non plus, mais assez pour ouvrir une nouvelle catégorie ici; pour un seul (bon) titre pour le moment, mais ça devrait s’étoffer à l’avenir. Enfin bref, tout ça pour dire que l’essentiel de mes lectures de petits Mickey, ça venait de très loin à l’est.

Comme chaque année, j’ai commencé quelques nouvelles séries, qui pour certaines se sont d’ailleurs terminées assez vite, comme Éclat(s) d’âme ou Drop Frame, quand d’autres vont encore continuer leur petit bonhomme de chemin, comme les (pour l’instant) excellents Ken’en et L’Atelier des Sorciers. J’ai toujours bien un certain nombre d’autres séries encore en cours, mais je fais toujours le même constat à cette période, depuis que j’ai ouvert ce blog: j’en finis plus que je n’en entame. Même chose que pour les comics et les BD, en fait.

Ceci dit, il y a quand même des choses à côté desquelles il était impossible de passer, comme la réédition de Blame! en grand format (qui rend totalement honneur aux perspectives de Tsutomu Nihei; à ses personnages, par contre, un peu moins), ou les Emanon par Kenji Tsuruta. Bien apprécié aussi le Par-delà les étoiles de Rie Aruga, qui ne vaut certes pas Perfect World, mais reste un joli récit romantique bien plus sympathique que 90% de la production japonaise en la matière.

Par contre, je serais bien en peine de faire comme plus haut et ne garder que les trois titres terminés en 2018 que j’ai préféré et exécré. Enfin, si, à la limite, pour les préférés, ce serait Éclat(s) d’âme, Ad Astra et I am a Hero. Pour le reste, en règle générale, j’arrête systématiquement avant la fin (souvent même dès le premier volume), donc difficile de juger pour la totalité. Tout au plus m’est-il possible de dire que, oh la la, quelle surprise, le manga de Haruhi n’est pas à la hauteur du reste de la franchise, vu que pour lui, je suis quand même allé jusqu’au bout. La belle affaire.

Enfin, pour l’année prochaine… je n’attends rien de particulier, si ce n’est continuer sur ma lancée. Ce qui devrait, encore, se traduire par une baisse de mes achats et du nombre de mes lectures. Je veux dire, celle avec des petits dessins. Les autres, elles se portent très bien, avec une PAL de près d’un demi-mètre d’empilement. Misère…

Romans/Light Novels

Pour les LN, même chose que l’année précédente, et probablement que celle qui vient: je me contente de continuer à suivre le petit nombre qui m’intéresse, à savoir Durarara!!, DanMachi et Re:Zero. Et Log Horizon, mais vu qu’il n’y a pas eu de nouveau volume cette année… D’ailleurs, c’est moi ou il est quand même TRÈS lent, le rythme de publication d’Ofelbe? Je ne sais pas à quoi c’est dû, mais c’est assez frustrant, quand on sait combien le Japon dispose de volumes d’avance ou, dans le cas de Durarara!!, que le cycle est terminé depuis cinq ans.

Côté romans, je me suis lancé dans la lecture de Mawaru Penguin Drum, vu que Akata a entamé son édition (et que c’est le genre d’initiative qu’on a tout intérêt à encourager; même si c’est vrai que ça apporte peu par rapport au visionnage de l’anime). Pour rester du côté japonais de la Force, j’ai aussi pris le temps de lire trois volumes de l’édition américaine de GinEiDen (j’attends encore le volume 8), à savoir Mobilization, Flight et Tempest. Peut-être pas les tomes les plus intéressants du cycle, mais ils restent des composantes d’une des plus grandes saga de space opera romanesque.

J’avais essayé de lire Player One avant d’aller voir l’adaptation par Spielberg (possible que ça ait aidé à faire passer la pilule, vu qu’on est souvent moins enclin à reprocher à un cinéaste les défauts déjà présents dans l’œuvre adaptée). Pas un mauvais roman en soi, mais loin d’être un chef d’œuvre intemporel: il baigne tellement dans sa propre culture que son horizon en devient étriqué. J’imagine que lire ça quand on n’a pas connu cette époque ou qu’on n’a pas les références, ça doit faire un peu comme essayer d’écouter une discussion sérieuse entre historiens de l’art spécialistes du monde dravidien; en télougou.

Et puisqu’on parle de romans en liens avec le jeu vidéo, Mass Effect Andromeda: Initiation n’était pas à la hauteur de son prédécesseur. Mais ça reste une fiction décente au sein de la franchise, juste qu’on a un peu l’impression de lire le script romancé d’un DLC du jeu. Vous savez, le dernier épisode foiré d’une franchise autrefois brillante, avant que EA ne s’empare de Bioware… Enfin bref.

Pour rester dans la SF, j’ai enfin pu mettre la main sur l’édition de poche de La Porte d’Abaddon, troisième volume de The Expanse… mais que s’est-il passé? D’accord, ce n’est pas la merde absolue, mais on est quand même pas au niveau des deux premiers, là. Déception de mon côté (mais je ne suis plus à ça près de toute façon), consolée avec du Robert Silverberg. Je crois que c’est avec Peter Hamilton l’auteur que j’ai le plus lu cette année, même si je n’ai que rarement écrit de post à ce sujet ici. J’aurais peut-être dû, remarquez.

Prévisions pour 2019? Encore du Silverberg (je suis encore loin d’avoir ne serait-ce qu’effleuré la moitié de sa bibliographie), certainement du Hamilton (j’ai entamé le dernier tome du cycle de l’Aube de la Nuit; en anglais parce que c’est moins cher; je vous avais dit que j’étais radin). Et aussi du William Goldman (qui nous a récemment quitté) vu qu’on m’a offert Princess Bride pour Noël. Comme je viens de finir Hellraiser de Clive Barker, il n’est pas improbable que j’en parle assez rapidement (et que je lise d’autres écrits de l’auteur dans l’année).

Le blog

Trois ans… Bon, il n’a maintenant plus du tout la même gueule qu’au départ, mais j’avoue que je ne pensais pas le tenir aussi longtemps (en même temps, les insomnies, ça a du bon, parfois). Question fréquentation, étonnamment, le nombre de visiteurs est reparti à la hausse (d’après les stats de WordPress, c’est même sa meilleure année), sans que je sache très bien pourquoi. Ni comment. Enfin, comme les stats, ça commence à m’emmerder un peu et que ce post est déjà beaucoup trop long, je vais m’arrêter là.

Dire que j’avais dit que j’essaierais de faire plus court que l’an passé… Enfin, merci d’être passé lire ce long laïus inutile, ça fait toujours plaisir.

Au revoir; à bientôt; et bonne année.

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