My Hero Academia: Two Heroes

Un peu dég’ d’avoir raté l’avant-première de Dragon Ball Super – Broly pour cause de crève carabinée, j’ai quand même réussi à trouver une séance pour My Hero Academia: Two Heroes; à moins de 50km de chez moi. Ce n’était pas gagné, d’ailleurs, vu que sa distribution a l’air assez limitée; avec, évidemment, un nombre de séances tout aussi limité: dans le cinéma en question, c’était 2 en VF et 3 en VO; et c’est tout (il y en aura peut-être quelques autres en février, remarquez). Et c’est un peu dommage, puisque si le film ne révolutionne rien, il est assez sympa.

Deku a été invité par All Might à la I-Expo, l’équivalent super-héroïque du Comic Con (attendez… quoi?). Sur place, il rencontre David Shield, l’ancien side-kick de son mentor, ainsi que sa fille Melissa, avant de retrouver « par hasard » plusieurs membres de sa classe (notamment ses rivaux Bakugo et Todoroki). Ce qui tombe plutôt bien, puisque, en coulisse, se prépare une prise d’otage visant les invités de la convention: le terrible « pas-Magneto » semble en effet très intéressé par certaines des inventions de David. Les apprentis héros seront-ils à la hauteur? Spoiler: oui.

Quand sort un long métrage au sein d’une franchise animée adaptée d’un shônen à succès du Jump, c’est en général pour faire du fan service et point barre. Aussi la plupart du temps a-t-on droit à un gaiden structuré plus ou moins comme un arc filler de la série dont il est tiré (par exemple, les films d’animation Naruto). Ici, c’est en partie le cas, avec une structure tripartite très marquée. D’abord une longue phase d’exposition où nous est présentée l’île où va se dérouler l’intrigue, ainsi que les retrouvailles « par hasard » de la classe de Deku. Puis la phase de péripéties où les héros vont tenter de damer le pion aux antagonistes. Et enfin le boss fight qui prend des proportions telles que les plus gros combats de la série semblent plutôt pâles en comparaison.

Ce dernier combat est d’ailleurs le plus gros moment de fan-service du film, puisque le but du jeu était manifestement de mettre en valeur le duo Deku/All Might, le disciple et le mentor, dans un affrontement d’anthologie. L’ennui, c’est que si Wolfram aka « pas-Magneto » est en termes de puissance brute un adversaire qui a du répondant (euphémisme), il est aussi très, très peu travaillé: c’est juste un gros thug avec un pouvoir pété (et buffé). D’ailleurs, en dehors de David et Melissa, aucun des persos introduits ici n’est mémorable. Ce qui n’est pas très étonnant, en fait: dans ce type de long métrage, la plupart des antagonistes n’apparaissent que pour disparaître définitivement avec le générique de fin (bien qu’il existe toujours des exceptions).

Quant-à David et Melissa, il y a déjà été fait allusion dans la série animée, sachant que le film est explicitement inscrit dans la chronologie de cette dernière: son action est censée se dérouler peu avant le fameux « camp d’été » de la saison 3 (donc avant que Deku ne développe ses techniques de pieds, mais après qu’il se soit entrainé avec Gran Torino). Après, est-ce que ça lui apporte quelque chose, ça… En toute honnêteté, il serait mensonger de prétendre que le film est indispensable à la compréhension de l’histoire. Ce qui ne lui ôte rien de son intérêt particulier, cependant.

Parce que, si l’histoire est TRÈS bateau, que l’introduction des persos en mode « ah tiens vous ici » dans la phase d’exposition est assez maladroite, que les antagonistes manquent de consistance et que certains persos sont mis arbitrairement sur la touche tout en étant quand même présent dans le film (comme Tsuyu ou Fumikage), ben ça reste quand même très plaisant à regarder sur grand écran. Juste pour ses scènes d’action. Bon après, c’est vrai que les musiques de Yûki Hayashi jouent beaucoup (elles réussiraient à rendre épique une vidéo de chien en train de chier), mais même en mettant à part la dimension sonore, elles restent rythmées et dynamiques, avec un final dantesque.

My Hero Academia: Two Heroes est une production calibrée et pas innovante pour deux sous: des films d’animation scénarisés comme ça, il s’en produit à la chaîne, jusqu’à saturation sur certaines franchises. Sauf qu’on est là dans le haut du panier sur le plan technique, qu’on est encore très loin de la saturation sur My Hero Academia, et qu’il y a encore et toujours les musiques de Yûki Hayashi, qui constituent à elles seules une raison valable de regarder un anime (à titre indicatif, c’est aussi lui qui est derrière celles de Double Decker!, Haikyû!!, Gundam Build Fighters, Robotic;Notes…). Du coup, je suis plutôt content d’avoir pu le voir en salle. Malgré les 20 minutes de pub et le crétin qui rallume la lumière en début de projection (ça s’est heureusement ré-éteint très vite).

Au revoir; à bientôt.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s