Le marronnier de la fin janvier (encore)

Sauf que ce sera un peu plus court cette année. Parce qu’en fait, il n’y avait pas tellement de nouveaux trucs qui m’intéressaient sur le papier, et que j’avais moyennement envie de m’infliger des merdes annoncées ou des anime au demeurant sympa mais que je suis à 90% sûr de ne pas aimer (voire de détester).

Et d’abord, grand absent: The Promised Neverland. Pas pour les raisons évoquées plus haut, cependant: je suis intimement persuadé que l’anime est excellent et que je l’apprécierai. Mais je veux lire le manga avant. Au moins les cinq tomes parus en VF jusqu’ici. Ce que je n’ai pas encore pris le temps de faire. Donc voilà, ça attendra.

Dororo: le seigneur de la guerre Daigo Kagemitsu a passé un pacte avec des démons pour pérenniser son pouvoir. Le prix à payer en a été la malformation de son premier-né, dépourvu de membres et défiguré, qui est abandonné aux abords d’une rivière. Des années plus tard, le jeune bandit Dororo croise le chemin de Hyakkimaru, un chasseur de monstres estropié, aveugle et muet, qui semble récupérer petit-à-petit de son intégrité corporelle à chaque démon tué. Une adaptation par MAPPA et Tezuka Production d’un manga phare de l’auteur, avec Hiroyuki Asada au chara-design. Comment envisager ne serait-ce qu’une seule seconde que ce pourrait être mauvais?

Godzilla 3: l’intrus de la bande, parce que long métrage et donc terminé. Et bah qu’est-ce que c’était naze… Bon, sur le plan purement technique, pas grand-chose à redire: il est de notoriété publique que la 3D CGI, ce n’est pas ma came, et que le studio se défend en la matière avec un budget fat, donc pas grand-chose à critiquer là-dessus. Mais qu’est-ce que le scénario est nul… et qu’est-ce que le « message » de cette trilogie est con, aussi. Le premier Godzilla (celui de 1954) délivrait un message écologiste et progressiste, certes pas de manière très subtile, mais ça passait; celui-ci, en revanche, est juste technophobe et réac’, et assène son truc de façon tellement outrée et stupide qu’il en devient juste détestable. Si au moins les persos ou les twists rehaussaient le niveau… mais même pas! Je dirais même que c’est le plus gros point noir de cette trilogie: impossible d’avoir la moindre empathie pour qui que ce soit puisque les persos sont tous TRÈS cons; impossible d’avoir la moindre surprise pour quoi que ce soit puisque les twists sont tous ULTRA prévisibles; impossible d’avoir la moindre sympathie pour le scénario puisqu’il prend ouvertement ses spectateurs pour de GROS teubés. Bref, c’est à oublier.

Domestic Girlfriend – Love x Dilemma: Natsuo découvre que la nana avec laquelle il vient de coucher est 1) la sœur de la prof dont il est amoureux et 2) la fille de la nouvelle épouse de son père. Adaptation d’un manga que j’ai très rapidement lâché (avant la fin du premier tome) parce que trop chiant et cliché à mon goût, il s’agit d’un love-triangle ultra-classique et assez basique. Sans grand intérêt donc.

Grimms Notes: Hiks (X?) est un jeune garçon qui vit dans un univers où tout est écrit à l’avance dans un grimoire personnel; sauf que le sien est totalement vierge. Avec une poignée de personnes dans la même situation, il utilise son pouvoir de faire s’incarner en lui des figures de contes de fées et autres récits afin de combattre les chaographes, qui tentent de briser la destinée établie par les grimoires. Alors, je n’ai pas joué au jeu dont c’est tiré, mais si c’est fidèle à ne serait-ce que 20%, je n’en ai aucune envie. Et je vais m’arrêter là pour l’anime, qui n’a pas grand-chose pour lui.

Mob Psycho 100 II: suite géniale d’une série animée géniale adaptée d’un manga génial. Je ne vais pas me forcer à en dire du mal juste pour le plaisir d’être con, non plus…

My Roommate is a Cat: le jeune écrivain Subaru Mikazuki souffre de misanthropie sévère et vit seul dans la maison familiale depuis la mort de ses parents dans un accident de la route, à l’époque où il était encore lycéen. Toutefois, un jour qu’il se rend sur la tombe de ces derniers, il trouve une jeune chatte à fort caractère qui ne demande pourtant qu’à être adoptée (une histoire de bouffe gratuite et de place au chaud pour dormir). C’est le début de la cohabitation entre l’écrivain asocial, qui ne connait rien aux animaux, et la petite féline, qui ne connait pas grand-chose aux humains. Que cette série est sympa! Et conçue de manière assez inhabituelle, puisque chaque épisode raconte en fait deux fois la même chose: d’abord du point de vue de Subaru, puis de celui de Haru (c’est le petit nom qu’il donne à la minette). Bien sûr, on n’échappe pas à l’anthropomorphisme, mais le résultat est du feel good pur et simple.

The Price of Smiles: sur une lointaine planète, une guerre fait rage entre le riche et pacifique « royaume du Sourire » (sic) et le belliqueux mais pauvre Empire de Grandiga. Sauf que la reine de Sourire n’est absolument pas au courant du conflit, vu que son entourage s’évertue à lui cacher la vérité. Son chevalier-servant Joshua part donc, sous couvert de discussions diplomatiques, au casse-pipe, aux commandes du dernier mecha à la mode doté d’un réacteur révolutionnaire. Et pour l’instant, ça pue pas mal, avec un niveau de connerie assez élevé (déjà, il faudra m’expliquer la pertinence de cacher la réalité d’une guerre à une cheffe d’État décisionnaire juste « pour qu’elle ne perde pas le sourire » … SÉRIEUSEMENT!). Côté impérial, ça n’a pas l’air beaucoup plus futé, mais ça correspond déjà plus à ce qu’on attendrait d’un pays qui joue sa survie dans le conflit. Quoi qu’il en soit, ça ne vole vraiment pas haut.

Saint Seiya – Saintia Shô: parmi les combattants au service d’Athena, il existe une garde rapprochée de la déesse constituée exclusivement de femmes, parmi lesquelles Shôko du Petit Cheval. Il s’avère que cette dernière devait être la réincarnation de la déesse Éris, mais que sa sœur a pris sa place, alors que, dans le même temps, le sanctuaire passait sous la coupe de Saga des Gémeaux. Cette fois, c’est une side-story et non une préquelle ou une suite; est-ce que c’est nécessairement mieux pour autant, difficile à dire pour l’heure. Ce n’est pas plus incohérent que les mangas de Kurumada, de toute façon. Relativement fidèle adaptation du manga éponyme, Saintia Shô version animée s’en tire techniquement plutôt bien en général, mais inégalement. Le septième épisode, par exemple, est… meh (on dirait un abrégé de CDZAbridged; ouais, faut le faire). Et permet de confirmer que, non, ce n’est inexplicablement plus Torû Furuya dans le rôle de Seiya… POURQUOI??? Même dans le très décrié Omega, c’était pourtant lui…

The Rising of the Shield Hero: en ouvrant un LN, Naofumi est catapulté dans un univers de RPG avec trois autres Japonais venus de réalités alternatives. Il se retrouve promu « héros au bouclier » de ce nouveau monde en proie aux « vagues de calamités » (en gros, des meta-events). Sauf que, pas de bol, il est aussi le plus méprisé des quatre, et, victime des machinations de la fille du souverain local, il devient un véritable paria. Parmi mes bonnes résolutions de 2019, il y avait l’abandon de l’idée d’entamer à l’avenir aussi bien de nouvelles séries à isekai/MMO que de nouvelles adaptations de LN. Ici, on a les deux, et je déroge quand même. Déjà parce que j’ai bien aimé le manga (pas lu le LN, je ne sais pas si c’est fidèle) mais surtout parce que c’est assez iconoclaste. Même si, manifestement, les aspects moraux les plus discutables seront renversés par la suite: le meilleur moyen de démolir quelque chose, c’est de le monter en épingle pour mieux le faire s’écraser après; beaucoup plus marquant qu’une simple condamnation de principe. Après, ça ne va voler très loin non plus, juste qu’on a été tellement habitué à pire dans le genre…

Bref, c’est un bilan de début de trimestre assez restreint, mais du coup, contrairement à l’année dernière, je ne devrais pas arrêter avant terme plus de la moitié des séries que je viens d’entamer. Par ailleurs, parmi celles qui continuent depuis le trimestre dernier, je pense rester sur Hinomaru Sumo (fun fact: je n’avais même pas réalisé que le manga était actuellement publié en France, tellement la com’ dessus est inexistante) et Run with the Wind (dont j’espère qu’un éditeur aura le courage de publier le roman un de ces jours; après tout, La grande traversée, de la même autrice, sort chez Actes Sud en février; et c’est le roman qui a servi de base à l’anime du même nom). Sinon, j’attends avec impatience la suite de ce qui a été un de mes coups de cœur de 2018, à savoir High Score Girl (sachant qu’Omaké Books publie cette année un manga autobiographique du même auteur). Voilà voilà.

Au revoir; à bientôt.

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