Vrac de trucs japonais terminés (dixième édition)

Un vrac un peu plus court que d’habitude, vu que, mine de rien, je n’ai quand même pas terminé grand-chose venu du pays du soleil levant, ces derniers temps. Du coup, il y a dans le lot aussi deux ou trois trucs datant de la fin de l’année dernière; enfin, dont l’arrivée en Europe date de la fin de l’année dernière, s’entend.

Manga

Dragon Ball Extra – Comment je me suis réincarné en Yamcha: après une méga-gamelle dans les escaliers, un ado japonais se retrouve dans le corps de Yamcha (juste après le moment où les Dragon Balls ont été rassemblées pour la première fois dans le manga). Connaissant le fil de l’histoire, il va tout mettre en œuvre pour que sa nouvelle incarnation ne subisse pas le sort funeste qui l’attend, lors de l’arrivée de Vegeta & Nappa sur Terre quelques années après. C’est du fan-service. Du pur fan-service, juste du fan-service. Très bien dessiné, et tout, mais seulement ça. Alors, perso, comme beaucoup, j’ai tellement bouffé de DB/DBZ quand j’étais gamin/ado que je suis forcément ultra-réceptif à ce genre de production. Du coup, j’ai adoré; évidemment. D’autant que le dessin est vraiment très bon et que je n’ai pas constaté de maxi-fail comme avec Toyotarô. En plus, la manière dont l’histoire est amenée, bien que bourrée d’ellipses (on a la révision de l’équivalent d’une trentaine de volumes du manga d’origine, condensé en un seul; normal, donc) et pas foncièrement révolutionnaire, est à la fois logique et intéressante. Maintenant, comme je ne peux évidemment pas m’empêcher de faire ma langue de pute, trois observations plus ou moins négatives. La première, c’est que, si on est hermétique à Dragon Ball, c’est mort; aucun intérêt si on ne connait pas déjà bien le manga ou l’anime (et, malheureusement, oui, il y a des gens dans ce cas; plus qu’on ne le croit, même parmi les lecteurs de mangas). La deuxième, c’est que c’est typiquement le genre de scénario qui aurait été vachement plus intéressant à faire sous la forme d’un jeu vidéo (maintenant, c’est aussi un reproche qu’on peut faire à énormément de titres à succès en ce moment; au hasard, The Rising of the Shield Hero). Enfin, troisièmement… c’est pas un peu une impasse, sur le plan conceptuel, quand même? Parce qu’on parle d’un manga qui met en scène un fan de manga dans son manga préféré (un manga existant, qui plus est), donc niveau mise-en-abîme du fan-service, ça se pose là, et c’est tellement méta que c’est surtout un serpent qui se mord la queue: DBE ne dit rien de plus que « Dragon Ball, c’est cool » et c’est bien gentil, mais ça, on le savait déjà; sinon, on n’aurait pas acheté DBE, en fait.

Anime

Double Decker!: j’en ai déjà pas mal parlé, aussi vais-je me contenter de confirmer que c’est très, très cool, du début à la fin. Un de mes plus gros coups de cœur de l’année passée, même, mais comment pouvait-il en être autrement? Virtuellement, c’est du Tiger & Bunny avec des musiques de Yûki Hayashi, impossible que ce soit mauvais. Et ce malgré la CG (mais qui passe très bien). Bref, c’est un scénario bien ficelé avec des persos cons et un mélange dramaticomique super efficace. Et je ne m’explique pas son manque de popularité…

High Score Girl: en 1991, Haruo Yaguchi est un écolier mauvais dans tous les domaines, ou presque. Mais il y en a cependant un dans lequel il excelle: les jeux vidéo. Et surtout un, en fait: Street Fighter II. Aussi quelle n’est pas sa surprise quand la « princesse » de sa classe, Akira Ôno, l’écrase à grand coup de Zangief. Commence alors pour eux une longue histoire de rivalité/amitié (ou plus) qui va les suivre tout au long de leur scolarité. Un autre grand coup de cœur de l’an dernier, découvert sur le tard vu que Netflix semble considérer que le binge watching prime sur le simulcast (grossière erreur concernant les anime, de mon humble point de vue, mais bon je ne suis pas commercial). Quoi qu’il en soit, c’est un gros, un énorme, un gigantesque bisou fait à tous ceux qui ont connu le second âge d’or du jeu d’arcade (et aussi, malheureusement, son chant du cygne). Pour pratiquement paraphraser Karim Debbache, c’est un peu l’anti-Gamers!, vu que le jeu vidéo n’est pas un simple contexte balancé à l’arrache en prétexte à une rom-com neuneue. Ici, c’est la rom-com qui est un prétexte à une histoire pour mettre en valeur ce titanesque patrimoine culturel qu’est le jeu d’arcade des années 1980/90. Haruo ne se prétend pas passionné, il l’est; et le prouve à presque chaque réplique, alignant avec réalisme les infos ou anecdotes sur tel ou tel jeu au détour de conversations de fans. Comme ce que nous faisions à la même époque, finalement. Tout y passe, des tactiques de putois avec Guile sur les premières versions de Street Fighter II au double écran de la meilleure version de Darius II, en passant par cette escroquerie qu’était le portage de Final Fight sur Super Famicom (on se croirait dans une émission de Florent Gorges ou Julien Pirou). Bref, ce paragraphe est déjà bien assez long, je ne m’étendrai pas davantage: merci, monsieur Oshikiri, de nous avoir offert ce manga (et j’espère que Omaké Books le publiera dans la foulée de Bip-Bip Boy), merci, J. C. Staff, pour cette adaptation (même si elle est visuellement un peu creepy, elle fait vraiment très bien son taff, et surtout, Etsuko Yakushimaru pour l’ending… ♥), et… j’allais dire merci Netflix, mais en fait, la traduction du sous-titrage est tellement bâclée et aléatoire qu’on se croirait sur Amazon Prime! Et cet anime méritait tellement, mais tellement mieux… Vivement une sortie DVD/BluRay pour corriger le tir.

Tsurune: on avait pu craindre que la série se limite à être du Free!! dans l’univers du tir à l’arc nippon, mais c’est quand même un peu plus que ça, avec des enjeux un peu plus développés. Sans aller casser trois pattes à un canard, non plus. Je trouve même que son perso principal est totalement sous-exploité, compte-tenu de ce qu’on sait de son passé et de sa situation familiale. C’est assez déroutant d’avoir sous les yeux un anime à la qualité technique aussi irréprochable et à la mise-en-scène contemplative aussi travaillée pour servir un propos aussi vide et insignifiant. Si bien qu’au fond, la série ressemble plus à un long spot publicitaire pour le kyûdô qu’à autre chose. Mais comme c’est vraiment très joli et que le tir à l’arc, c’est cool… voilà quoi.

Light Novel

DanMachi, volume 7: Welf et Mikoto ont formellement et officiellement rejoint la Familia d’Hestia et Bell, mais une ancienne comparse de Mikoto vient l’informer qu’elle a retrouvé la trace d’une amie longtemps disparue, Haruhime. Or, il s’avère que cette dernière est entrée au service d’Ishtar, divinité régnant sur le quartier chaud d’Orario et en constant conflit avec Freyja. Sur la lancée du volume précédent, très peu de donjon pour beaucoup d’affrontement entre divinités, où les déboires de Bell tiennent plus du dommage collatéral qu’autre chose. Parmi les nouveaux persos introduits, certains sont tellement caricaturaux qu’ils en deviennent outrancièrement détestables (même si j’ai bien conscience que c’est volontaire, c’est quand même très lourdingue), et Haruhime manque pas mal d’épaisseur pour être vraiment intéressante. Après, on continue simplement dans la lignée des volumes précédents, à ceci près, et en toute logique vu le contexte et le thème général, que les illustrations sont un peu plus osées que précédemment. Quoi qu’il en soit, était-il bien nécessaire de consacrer un volume entier à ce qui n’est, au fond, qu’une simple quête de recrutement de perso à buffering, ça…

Eh bien sur ce…

Au revoir; à bientôt.

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