Le marronnier de la fin avril (encore)

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Un peu moins de titres qu’au précédent trimestre, principalement parce que, là encore, assez peu de trucs m’intéressent. Évidemment, rien chez Amazon Prime ou Netflix, vu que je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu moindre nouvel anime en simulcast ce mois-ci chez eux (ça m’a peut-être échappé, remarquez). Et juste un seul chez Crunchyroll, maintenant que j’y pense. Bref, cette saison sera pour moi du quasi-full ADN/Wakanim. Une première.

Ace of Diamond: Act II: le Koshien du printemps est l’occasion pour Seido de briller un peu et de rencontrer les meilleures équipes de tout le pays. Et il se trouve que, parmi celles-ci, se trouve une équipe de Hokkaidô dont le pitcher a beaucoup en commun avec Satoru Furuya. Et pendant que Eijun Sawamura ronge son frein comme remplaçant, de nouveaux joueurs de première année pointent le bout de leur nez. Enfin, surtout dans les génériques, parce que les quatre premiers épisodes sont en réalité un long prologue, où ceux-ci ne font que de la figuration (à vrai dire, je ne me souviens même pas s’ils sont nommés). Mais, au moins, ça permet de se faire une petite idée du niveau de ce qu’on va avoir pour les matches en bonne et due forme. Et ça pète. Cool.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba: le jeune Tanjirô a vu sa famille massacrée par un démon et sa sœur contaminée par celui-ci. Bien déterminé à trouver un moyen de guérir cette dernière, il entre en contact avec un mystérieux groupe de combattants spécialisés dans l’élimination des monstres et s’entraine pour les rejoindre. Il s’agit de l’adaptation d’un des mangas les plus mésestimés en France, probablement du fait de sa publication erratique sous un titre peu accrocheur, à savoir Les Rôdeurs de la nuit; chez Panini, ce qui explique pas mal de choses (notamment pourquoi il est resté bloqué à 3 volumes depuis plus d’un an; à titre informatif, il y en a une quinzaine au Japon). Mais l’anime est bien, hein. Pas révolutionnaire, mais de très bonne facture, et sans fioritures, ce qui est déjà pas mal: les adaptations de mangas du Shônen Jump n’ont pas toujours cette chance.

Fruit Basket (ver. 2): à la rue depuis que son grand-père fait des rénovations dans sa baraque, Tohru Honda se retrouve, par un concours de circonstances, à loger chez les Sôma. Lesquels sont une famille un peu particulière: chacun est l’incarnation d’un représentant du zodiaque (celui du calendrier luni-solaire asiatique, pas celui de Saint Seiya) et dispose de certaines capacités pas toujours… pratiques, disons. Comme le fait de se changer en bestiole en cas de contact physique avec un représentant non-Sôma du genre opposé. Seconde adaptation d’un manga culte, celle-ci devrait en couvrir la totalité, ce qui est plutôt cool, mais… elle arrive quand même bien tard. Car le plot de l’histoire nous rappelle combien l’original commence à dater: tel qu’il est présenté, le secret des Sôma serait éventé en trente secondes chrono, à l’ère des smartphones et des réseaux sociaux. Enfin, quoi qu’il en soit, ça reste sympa à regarder, mais je le vois mal devenir l’anime de l’année.

Kono Oto Tomare!: Takezô Kurata est désormais le dernier membre du club de koto de son lycée, mais l’arrivée de deux énergumènes (le yankee Chika Kudô et la musicienne chevronnée Satowa Hôzuki) pourrait bien lui permettre de le relancer. Las, tous deux se trimballent un passif qui n’est pas nécessairement facile à porter, et Chika se trouve dans le collimateur de pas mal de monde. Les adaptations de manga sur la musique sont généralement, au mieux, décevantes; mais pour le moment, j’aime bien celle-ci. Faut voir comment ça évolue par la suite, évidemment, mais les persos (même quand ils sont secondaires) semblent assez attachants. De plus, il y a un petit côté « didactique » sur la pratique d’un instrument mal connu dans nos contrées, ce qui est toujours intéressant.

Midnight Occult Civil Servants: le jeune policier Arata Miyako a été remarqué par sa hiérarchie et muté dans un service nocturne un peu particulier. Non, pas « particulier » dans ce sens-là, laissez-moi terminer, merci. Il s’agit en réalité d’une petite brigade chargée de gérer les « menaces occultes » qui pèsent sur Tokyô (yokai, rituels mystiques, etc.). Et il s’avère qu’Arata pourrait être la réincarnation du légendaire onmyôji Abe no Seimei. À première vue, l’anime semblait avoir un mood assez « clampien » (période Tokyô Babylon, s’entend); mais on est en fait plus proche, en termes d’ambitions, du très oubliable Elegant Yokai Apartment Life. Donc, à moins que l’arrivée de Huehuecoyotl dans l’histoire ne relance vraiment l’intérêt du truc, je pense que je vais très vite lâcher l’affaire et occuper mon temps libre à autre chose.

MIX: longtemps après les événements relatés dans Touch, le club de baseball de Meisei n’est plus que l’ombre de lui-même. Mais la présence de deux enfants d’un ancien joueur de la grande époque pourrait changer la donne. Le problème, c’est que leur talent est bridé par un entraineur au garde-à-vous devant un gros sponsor, dont le fils joue déjà au poste de pitcher… et pas très bien, en plus. Alors, peut-être que c’est à cause d’un très mauvais timing (la série arrive pile à la reprise d’Ace of Diamond, et un an après Major 2nd qui proposait un concept assez proche), mais je n’arrive vraiment pas à m’y intéresser. À moins que ce ne soit à cause du chara-design de Mitsuru Adachi, auquel je n’ai jamais réussi à accrocher (les oreilles, surtout). Ou parce que tout est d’une mollesse qui rend l’anime globalement chiant. Ou parce que la voix off est aussi pénible que le clébard de la série. Ou…

One Punch Man (saison 2): on continue l’histoire pile où on l’avait laissée, et Saitama va donc poursuivre son petit bonhomme de chemin héroïque en rencontrant au passage King (le plus fort des héros de la classe S), Fubuki (la boss de la classe B) et Garoh (un mec très balèze qui se prend pour un monstre). Mouaif. Le changement de studio n’a pas franchement été à la faveur de la qualité de l’anime, qui a pas mal perdu en peps et en régularité (les deux premiers épisodes étaient d’ailleurs particulièrement mous; le troisième redresse la barre). Du coup, je ne suis pas certain de le continuer, vu que ça ne semble pas devoir beaucoup s’éloigner du manga, ni rien lui apporter, d’ailleurs. Qui plus est, j’ai vraiment beaucoup de mal avec le featuring d’Orelsan au générique; pas du tout le genre d’opening auquel j’accroche.

Sarazanmai: erf; comment résumer ça… en gros, trois collégiens rencontrent le seigneur des kappa, qui leur donne le pouvoir de se transformer en kappa pour combattre des gros monstres dans une ambiance bollywoodienne. Ou pour faire plus court: Kunihiko Ikuhara. Et évidemment, il y a un gros feeling Mawaru Penguindrum/Yurikuma Arashi dans les partis-pris esthétiques de l’anime, qui fait que, si on est resté hermétique à ces deux-là, on peut passer son chemin. Dans le cas contraire… bah, les persos de Sarazanmai sont quand même moins sympas. Enfin, ça reste Ikuhara + MAPPA, donc quoi qu’il arrive, on se trouvera toujours dans la partie supérieure du panier.

Tout ça pour dire qu’il y a peu de nouvelles séries qui aient retenu mon attention, et déjà cependant quelques déceptions (MOCS, MIX, la suite de OPM). Niveau continuations, je pense terminer au moins ce cours de The Rising of the Shield Hero, Dororo et… c’est tout, il me semble. Il faudra quand même que je jette un œil à la version TV de MS Gundam – The Origin (même si ça sent le remontage paresseux des OVA à plein nez).

Au revoir; à bientôt.

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