Vrac de séries terminées (sixième édition)

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Beaucoup de trucs sont finis depuis un bail, mais… bah j’ai beaucoup de retard, que voulez-vous. Allez.

Black Lightning (saison 2)

Jefferson Pierce perd son poste au lycée Garfield (c’est une structure spéciale pour les chats fainéants qui bouffent des lasagnes et les gens qui se transforment en tigre vert), tandis que Tobias Whale se tire d’affaire en renforçant au passage sa position. Du coup, la ville de Freeland devient le lieu de multiples altercations entre Black Lightning et ses acolytes, d’une part, et le Gang des 100 de l’autre; plus quelques éléments extérieurs qui ont bien envie de s’incruster pour profiter de la fête. Et alors que Khalil/Painkiller et Jennifer/Lightning jouent à Roméo et Juliette au pays des méta-humains, l’ASA fait main basse sur un stock de sarcophages cryogéniques contenant chacun un détenteur de pouvoir.

Beaucoup, beaucoup, beaucoup de digressions dans cette saison, qui n’en est pourtant pas plus mauvaise que la première. Mais j’ai quand même du mal avec les concepts de type « Shazam Family » et ce trope hérité du Arrowverse impliquant que tout personnage récurrent doit impérativement devenir soit un ennemi, soit un vigilante, soit un sidekick, soit un cadavre. Pour l’heure, il n’y a que l’inspecteur Henderson, le révérend Holt et le nouveau proviseur de Garfield qui aient échappé à cette très regrettable facilité scénaristique.

Du reste, la série se contente de continuer sur sa lancée, avec plus ou moins de bonheur et sans casser trois briques, toujours avec un budget, disons, limité. La copine d’Anissa m’intrigue, et je suis assez curieux de voir ce que les scénaristes vont essayer d’en faire; Grace Choy est bien un personnage des comics, mais elle est ici vraiment très différente de son modèle original. Mais c’est l’agent Odell qui m’intéresse le plus; ne serait-ce que parce qu’il est incarné par Bill Duke.

Quoi qu’il en soit, cette saison laisse énormément de choses en suspens à sa fin, aussi une troisième saison (confirmée depuis quelques mois) ne sera pas de trop. Pour une fois.

Flash (saison 4)

Comme un samouraï robotique attaque Central City, les amis de Barry Allen libèrent ce dernier de sa prison temporelle, ce qui provoque un phénomène générant de nouveaux méta-humains. Mais tout cela n’était qu’une machination du Thinker, Clifford DeVoe, dont l’intelligence confine à la divination et qui va tenter de s’approprier ces nouveaux pouvoirs. Le tout avec des objectifs pour le moins sinistres.

La nouveauté du show, c’est que les scénaristes de la série ont enfin compris que toujours coller un speedster en antagoniste, ça devenait répétitif et chiant. Du coup, on a là l’exact contraire, à savoir un mec en fauteuil roulant. Enfin, volant. Bref, un mec qui agit plus avec sa tête qu’avec ses jambes. Tout ça aurait pu être très cool si les personnes en charge de l’écriture n’avaient pas décidé dans la foulée qu’il était grand temps que Flash commence à se parodier elle-même.

Sur le principe, je n’ai rien contre, ç’aurait même pu être une excellente idée. Enfin, si l’humour avait volé un peu plus haut que du… euh… disons, Patrick Sébastien (et encore, seulement dans les moments les plus drôles; le reste du temps, c’est pire). Sérieusement, on a même droit au coup du coussin péteur… Bon, sinon, le reste n’est franchement pas terrible, non plus. Les anciens persos ont fini de perdre le peu d’intérêt qu’il leur restait (mention spéciale à Killer Frost, qui est devenue une sorte de fêtarde vaguement gothique) tandis que les nouveaux… erf.

DeVoe n’a aucun intérêt, à part faire genre « je suis invincible car j’ai pensé à tout » et c’est juste… con. Sa femme est déjà beaucoup mieux écrite, mais malheureusement sous-exploitée. Et puisqu’on parle de sous-exploitation, Kathie Sackhoff se retrouve à jouer l’un des persos les plus moisis de sa carrière, en l’occurrence Amunet Black. Du côté des nouveaux gentils, ce n’est pas beaucoup mieux, avec l’insupportable Ralph Dibny en comic relief et Cecile Horton en empathétique.

Alors, c’est vrai que la saison devient plus sérieuse et intéressante vers sa fin. Mais qui a envie de se taper une quinzaine d’épisodes de Cyril Hanouna pour arriver à une demi-douzaine juste correcte? Sachant qu’en plus, le budget effets spéciaux est toujours aussi bas… Probablement la saison de trop, à mon avis. J’ai vraiment peur pour les suivantes, du coup.

Star Trek: Discovery (saison 2)

Le Discovery est contacté par l’Enterprise: Spock a en effet disparu, et le capitaine Pike aimerait bien le retrouver. D’autant qu’il est soupçonné de meurtre et que la Section 31 de Star Fleet le recherche activement. Sa sœur d’adoption Michelle Jambongrillé se décide donc à mener également sa petite enquête personnelle, et découvre que son frère était obnubilé par de mystérieux signaux spatiaux, auxquels est liée la figure quasi-mystique de l’Ange Rouge.

La série dispose de nombreux atouts, tels que des acteurs et actrices de talent et un budget manifestement conséquent vu la gueule des effets spéciaux (toujours aussi excellents pour ce type de production). Ceci étant, c’est au niveau de l’écriture, et en particulier de celle du scénario, qu’elle déconne méchamment, avec une gestion aléatoire du symbolique et du scientifique (où on arrive à du quasi-Stargate SG1). Un exemple éloquent: pourquoi maintenir aussi longtemps le mystère sur l’identité réelle de l’Ange Rouge quand le perso principal du show s’appelle Michael?

Mais pour le reste, c’est assez sympa à suivre, avec pas mal de clins d’œil très appuyés à la première série (notamment à son pilote, The Cage); déjà par la présence de Pike et Spock, mais aussi par un retour sur Talos IV (qui n’aurait théoriquement pas dû se produire, mais passons). Alors, autant j’ai été convaincu par Anson Mount en Christopher Pike (même davantage que par Jeffrey Hunter), autant Ethan Peck en Spock… désolé mais c’est non; je vois bien qu’il fait de son mieux et qu’il s’implique vraiment, mais après Leonard Nimoy et Zachary Quinto, il fait malheureusement pâle figure.

Et sinon, la fin du dernier épisode de cette saison est une vraie blague (et accessoirement une facilité pour ne rien assumer qui pourrait entrer en conflit de cohérence avec les autres éléments de la franchise). Il faut espérer que la prochaine saison redresse la barre. Et surtout que les scénaristes commencent à faire preuve de subtilité, parce que réussir à spoiler ses propres twists par le nom des persos… voilà, quoi.

Riverdale (saison 3)

Suite aux magouilles de Hiram Lodge, Archie Andrews se retrouve en taule; précisément dans la prison que Hiram a fait construire récemment et où ce dernier se livre à des activités peu recommandables. Pendant ce temps et alors que la criminalité fait rage dans la ville (plus ou moins couverte par la nouvelle mairesse et son shérif), une dangereuse secte s’installe à Riverdale, gagnant à sa cause la famille de Betty Cooper, tandis que ressurgit du passé un jeu de rôle meurtrier.

Normalement, les quatre derniers mots devraient faire bondir n’importe qui d’à peu près sain d’esprit. Non mais sérieusement: qui a eu cette idée à la con? C’était la mode dans les années 1980 d’accuser les JdR de tout et n’importe quoi, mais on en est revenu depuis un bail, de ses conneries! Alors, évidemment, j’ai été violemment catapulté hors du truc dès la mention de leur Griffons & Gargoyles (d’ailleurs, ils auraient dû essayer de trouver plus évident, comme nom; je ne suis pas certain que tout le monde ait fait le rapprochement avec D&D). Mais, encore, s’il n’y avait que ça…

Parce que tout part en vrille dans cette saison, qui mélange de manière souvent très maladroite des éléments dramatiques et pertinents avec du burlesque d’un ridicule fini. Certes, la tonalité des deux premières saisons oscillait régulièrement entre ces deux extrêmes, mais elle réussissait, la plupart du temps, à trouver le ton juste à chaque situation (sauf quelques notables exceptions). Ici, c’est simple: ça ne marche jamais.

Soit les scénaristes en font trop sur le moment (genre Archie qui se bat avec un ours au Canada??? sérieusement???), soit ils n’en font pas assez (genre que vient se faire chier Hiram dans un trou paumé comme Riverdale, puisqu’il a manifestement le bras si long?). De plus, l’histoire part dans tous les sens, avec une ligne directrice à cohérence aléatoire, multipliant les persos secondaires juste fonctionnels.

Et, surtout, la série n’a plus de véritable identité. Si les deux premières saisons multipliaient les hommages et les clins d’œil, ici, on ne se contente pas de passer à la vitesse supérieure: on grille toutes les limitations de vitesse. On a donc régulièrement des quasi-copies de Breakfast Club, Rocky, Prison Break, Les Monstres du Labyrinthe, etc. Ce qui, de facto, transforme Riverdale en une sorte de pot-pourri de pop-culture, mais sans rien qui rendrait le truc pertinent (contrairement, par exemple, à Abenobashi).

D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé, et les audiences étaient visiblement en chute libre sur la fin, plus basses que jamais. Reste, juste, le côté musical, toujours égal à lui-même, mais qui ne correspond pas aux enjeux principaux soulevés dans cette saison. Triste de se dire qu’elle demeurera la dernière prestation de feu Luke Perry (dont le personnage a juste purement et simplement disparu du script, remplacé dans sa fonction par celui de Molly Ringwald). Et dire qu’une quatrième saison est prévue…

Sur ce…

Au revoir; à bientôt.

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