Vrac de séries terminées (septième édition)

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Un vrac un peu rapproché du précédent, mais bon…

Cloak & Dagger (saison 2)

Tyrone est désormais un fugitif dans sa propre ville, mais continue discrètement de lutter de son côté contre la criminalité. Tandy, elle, a un peu arrêté les petites arnaques et s’est lancée dans une croisade contre les violences faites aux femmes. Brigid doit quant-à elle faire face à son dédoublement: les événements de la fin de la saison passée ont laissé des séquelles et abouti à la séparation physique de son moi sympa et de son moi agressif. Pendant ce temps, les enlèvements de jeunes femmes vulnérables se multiplient à la Nouvelle-Orléans.

Si le début a l’air de partir un peu dans tous les sens en théorie, dans la pratique, tous les événements restent liés d’une manière ou d’une autre. Soit que Tyrone ou Tandy en appelle à l’aide de son parèdre, soit que ce dernier décide de s’impliquer sans qu’on le lui ait demandé, soit que, de toute façon, Brigid étant leur contact commun dans les forces de police, ils font appel à elle à pratiquement chaque épisode (sauf quand c’est l’inverse). De fait, on ne perd jamais vraiment de vue le fil rouge de la série, à savoir la connexion entre la Cape et l’Épée.

Rien à redire sur le jeu des acteurs, mais par contre, niveau effets spéciaux et scènes d’action, ce n’est pas encore tout-à-fait ça. Enfin, je dis ça, mais ça reste beaucoup plus acceptable que quasiment tout ce qui a été fait dans le cadre du Arrowverse. Surtout, la série a une identité qui la rend à peu près unique dans le domaine des TV shows super-héroïques.

La localisation en Louisiane est un moyen d’introduire légitimement l’univers du vaudou, qui est intelligemment décalé progressivement du folklore à la pop-culture. Je songe notamment à tout un passage où les loas (enfin, Papa Legba et le Baron Samedi, surtout) vivent dans ce qui ressemble à une zone commerciale. Et j’ai trouvé très pertinent le long passage en mode beat’em up, qui a le mérite de renvoyer aux grandes heures où Konami et Capcom nous gratifiaient de jeux du genre comme X-Men ou The Punisher.

Pareillement, le fait d’avoir représenté le pouvoir de l’antagoniste principal sous la forme d’un magasin de disquaire est particulièrement pertinent. En effet, Andre Deschaine est un manipulateur mental (le thème des relations toxiques et de l’emprise abusive étant le plus important de cette saison), et il a ici été choisi de représenter la chose sous la forme de la « petite musique dans la tête » (qu’Andre peut modifier en changeant de vinyle). Ce qui est une bonne idée, dans la mesure où chaque pochette est porteuse de sens (certes pas toujours très subtil).

Bref, cette saison, si elle a quand même quelques moments de mou et, évidemment, son lot de clichés (moins que les comics, ceci dit), a le mérite d’apporter une évolution intéressante aux personnages principaux, avec une fin qui ouvre de nouvelles perspectives. Ou peut conclure le show, mais ce serait un peu dommage. Surtout à un moment où il ne reste plus, en autres séries TV Marvel, qu’un Agents of S.H.I.E.L.D. qui tire en longueur (et oui, je sais qu’une nouvelle saison de Jessica Jones arrive très bientôt; mais ce sera la dernière).

Arrow (saison 7)

Oliver Queen a été contraint de révéler publiquement qu’il était Green Arrow et a donc été incarcéré. Le problème, c’est que Ricardo Diaz s’est évadé, et qu’il menace directement sa famille. Dans le même temps, un nouveau Green Arrow est apparu et fait sa propre justice dans son coin, pendant que l’A.R.G.U.S. enquête sur un mystérieux groupe criminel dirigé par l’insaisissable Dante. En parallèle, dans le futur, William Queen recherche en compagnie de Roy Harper, dans une Star City méconnaissable, des traces de Felicity Smoak qui a mystérieusement disparu.

Comme je le disais précédemment, on a dépassé depuis trèèèèès longtemps le stade de la saison de trop. Donc on finit de s’enfoncer dans le… euh… je ne sais pas trop, en fait. Manifestement, Arrow est devenu son propre spin-off, centré sur Felicity et ses gosses, et où le rôle d’Oliver devient presque secondaire. L’étoffement de la famille Queen n’a d’ailleurs pas grand sens, mais on n’est de toute façon plus à ça près (je note quand même que Willa Holland n’a pas rempilé cette fois-ci).

Et si je trouvais relou les flashbacks après la deuxième saison, avec des flashforwards, c’est encore pire. Parce qu’on a du coup et dès le départ un bon gros spoil sur le fait que Oliver est mort, que Black Canary a perdu sa voix et que Star City est la grande perdante dans cette histoire. Donc, en gros, que la Arrow Team a totalement échoué… dans ce qu’on nous montre des phases du présent. Bien joué, ça, de niquer ses propres enjeux…

Mais le plus gros reproche que j’ai à formuler vis-à-vis de cette série, c’est qu’elle ne sait absolument pas quoi faire d’Adrian Paul, recruté pour jouer Dante. Le personnage est totalement sous-exploité, invisible 99% du temps, et quand il apparaît, c’est juste pour poser (et encore). Je rappelle qu’on parle quand même de Duncan McLeod, là. Quel gâchis.

Sinon, je ne vais pas revenir sur l’évolution très convenue des persos depuis plusieurs saisons, juste que… c’est chiant, quoi. Comme cette saison prise dans son ensemble, au fond. Mais, fort heureusement, ce sera apparemment l’avant-dernière. Ça n’aura jamais fait que cinq ou six de trop, au final. Sur huit. Joli score.

The Rain (saison 2)

Les pluies ont cessé d’être mortelles (et du coup le titre n’a plus aucune pertinence), mais pas de bol: le virus élaboré par Apollon a muté, et transforme petit à petit le beau royaume de Danemark en Mordor/Upside-down. Le principal souci, c’est que Rasmus en est le seul et unique porteur sain humain. Du coup, il est particulièrement convoité par Apollon, qui tient là sa solution miracle pour résoudre la crise.

Si la première saison m’avait paru assez sympa sans être particulièrement brillante, celle-ci donne à la série une saveur de Walking Dead: ça part bien, à défaut d’innover, puis ça dérive profondément dans la connerie. C’est d’autant plus navrant que la série avait, à la fin de la première saison, toutes les cartes en main pour devenir quelque chose de vraiment cool: un antagoniste clairement identifié, deux autres dans la zone grise et un des personnages principaux constituant de facto une menace ambulante.

Alors, effectivement, ce dernier aspect est probablement le point le plus développé de cette saison: Rasmus devient un danger mortel pour ceux qui le fréquentent… de manière aléatoire. Genre, par moment, il lui suffit de poser son cul par terre pour que la zone soit contaminée sur quatre hectares, et à d’autre il peut flirter avec sa copine à la cool, sans risque. Copine qui souffre en plus d’une déficience immunitaire; évidemment.

Donc l’aspect danger de contamination/etc. est ici complètement à la ramasse, et seul le fait de voir Rasmus interagir (involontairement) avec son virus façon symbiote de chez Marvel arrive à rendre le truc un peu sympa à regarder. Et encore. Parce que, pour le reste, c’est… bah clairement pas à la hauteur de la première saison (qui n’était d’ailleurs pas exceptionnelle), que voulez-vous que je vous dise.

La plupart des persos, par exemple, ne connaissent pas une évolution particulièrement intéressante. C’est notamment le cas pour Rasmus, qui devient une sorte d’Anakin Skywalker version Haiden Christensen. Idem, les antagonistes sont totalement sous-exploités (on ne reverra par exemple plus du tout le père de Simone et Rasmus après le premier épisode) et si le temps de présence de Sten est plus important que dans la première saison, le personnage n’est pas plus développé.

Quant-aux nouveaux… Kira et Fie sont également sous-exploitées, tout comme les membres du labo de Fie (à commencer par Jacob). Et Sarah est une blague. Conçue comme une sorte de négatif de Rasmus (ou comme une image de son passé), elle devient très rapidement son love-interest, avec même une sortie au parc d’attraction local… OK, paie ton cliché.

Cette saison dure six épisodes, donc deux de moins que la première, et ça se sent à tous les niveaux. Si elle propose deux ou trois trucs intéressants, dans l’ensemble, il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour la considérer comme une réussite. Ceci étant dit, sa conclusion est très ouverte, ce qui pourrait augurer du bon pour la troisième… mais c’était aussi le cas de la première, et on a vu ce que ça a donné.

Au revoir; à bientôt.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Shin Niko dit :

    J’ai lâché Arrow en début de saison 6, à lire les avis dont le le tien sur la dernière saison, j’ai vraiment bien fait. Au moins grâce à toi j’apprends qu’il arrive encore à Duncan McLeod de bosser sur autre chose que des DTV sans budget

    Aimé par 1 personne

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